Concerto for piano and large orchestra

composer
1976

 
William Bolcom, born in Seattle, Washington, in 1938, is one of the most vivid characters amongst living American composers. As a performer he is a wonderfully idiomatic ragtime pianist and a stylish accompanist in all kinds of music, especially the repertoire he has pioneered with his wife Joan Morris. His refusal to segregate popular and classical idioms is an attractive feature of his Piano Concerto, a 1976 commission from the Seattle-based group PONCHO. The first performance was given at Seattle by the composer with the Seattle Symphony Orchestra under Milton Katims on 8 March 1976.

In his programme notes for the first performance of the Concerto Bolcom referred to it as ‘one of the bitterest pieces’ he had yet written. This was largely his reaction to the whole question of the American Bicentennial celebrations. With John Cage he wondered what could be celebrated with a straight face. However, it is difficult for music to be specifically ironic and Bolcom discovered that listeners enjoyed the riotous potpourri of popular tunes in his finale in much the same way that they respond to the last movement of Shostakovitch’s Fifth Symphony – at face value. He has pointed out that the Concerto is ‘a very direct piece … and in many ways a wry commentary on the Gershwin F major Concerto, particularly in its episodic form’. This does emerge, but overall, like Bolcom’s earlier ‘Commedia’ and later Fifth Symphony, the Concerto mixes styles in a way that is absolutely personal in a context where the soloist is far removed from the victorious hero of some nineteenth-century concerto scenarios.

I: Andante spianato – Allegro
The first movement opens with the simplest kind of C major walking bass from the piano in a way which recalls Milhaud, one of Bolcom’s teachers, or the opening of Copland’s Clarinet Concerto. The brass poke in some blue notes and then everyone starts to decorate. The episodes which follow alternate more dissonant styles with popular types. The piano hints at habanera, introduces pop music clichés, and then explores the sound of harmonics. There’s an intimate solo with a Spanish tinge which the piano shares around before getting into stride tempo to build to the climax. When it comes this is the opening C major texture exultant in the full orchestra followed by what the composer originally called ‘a terse, tragic coda’.

II: Regrets
If Bolcom had not told us that the second movement opens with what he calls ‘an ironic answer to the lovely clarinet beginning of the Gershwin Concerto slow movement’ we would never have guessed. There is much delicate question-and-answer between the soloist, marked ‘conversational’ to begin with, and the mood is introspective as if to create a foil for what comes next.

III: Finale
The slow movement runs straight into the finale, which is a mix-up that Bolcom tells us is ‘ridiculous and terrifying at the same time’. Charles Ives, with some of the same tunes, taught us the uninhibited enjoyment of such capers and it is notable that Bolcom completed his Concerto only two years after the Ives centenary. He has said that the finale is ‘intentionally like one of those TV cavalcades of the period, with every patriotic emblem heaved at us all at once in a mad collage’. It starts with fragments of ‘Yankee Doodle’; then introduces ‘Dixie’s Land’ and ‘Columbia the Gem of the Ocean’; then there’s a ‘pseudo-patriotic’ theme featured by the piano, but introduced just before by the cornet, which is Bolcom’s own. It feels like a nineteenth-century popular march complete with the barbershop chord routines. There’s a sentimental cornet solo in the middle, supported by bell effects, which turns into a country waltz then ups it into Broadway tempo. Occasionally the piano tries to be more sober – but not for long – and the ‘pseudo-patriotic’ theme comes back in the full orchestra with all the exhilaration of the real thing. Nobody but Bolcom could have dreamt up such a menagerie of Americana – triumphant in the end.

from notes by Peter Dickinson © 2000

Né en 1938 à Seattle (Washington), William Bolcom est l’un des plus brillants compositeurs américains actuels. Pianiste de ragtime merveilleusement idiomatique, il est aussi un fin accompagnateur dans tous les genres musicaux, mais surtout dans le répertoire qu’il a défriché avec sa femme Joan Morris. Son refus d’opérer une ségrégation entre styles populaire et classique est une séduisante caractéristique de son Concerto pour piano, commandé en 1976 par le groupe PONCHO, basé à Seattle. La première de cette œuvre fut donnée le 8 mars 1976, à Seattle, par le compositeur et l’Orchestre Symphonique de Seattle, sous la direction de Milton Katims.

Dans les notes de programme qu’il rédigea pour la première, Bolcom parle de ce Concerto comme de « l’une des pièces les plus âpres » qu’il ait jamais écrites. Cette pièce fut avant tout sa réaction à la question des célébrations du bicentenaire américain, John Cage et lui se demandant ce qui pourrait être célébré avec sérieux. Toutefois, il est difficile pour la musique d’être expressément ironique et Bolcom découvrit que les auditeurs goûtaient l’exubérant pot-pourri d’airs populaires de son finale à peu près de la même manière qu’ils répondaient au dernier mouvement de la Cinquième symphonie de Chostakovitch – en le prenant pour argent comptant. Le Concerto est, souligne-t-il, « une pièce fort directe … et, à bien des égards, un commentaire désabusé sur le Concerto en fa majeur de Gershwin, notamment dans sa forme épisodique ». Ce qui apparaît effectivement, quoique d’une manière globale, et, à l’instar de sa « Commedia » antérieure et de sa Cinquième symphonie ultérieure, le Concerto mélange les styles d’une façon complètement personnelle, dans un contexte où le soliste est bien loin du héros victorieux de certains scénarios de concertos du XIXe siècle.

I: Andante spianato – Allegro
Le premier mouvement débute par la plus simple « walking bass » en ut majeur qui soit, au piano, d’une manière qui rappelle Milhaud, l’un des professeurs de Bolcom, ou l’ouverture du Concerto pour clarinette de Copland. Les cuivres lancent quelques « blue notes », puis chacun commence d’ornementer. Les épisodes suivants alternent des styles davantage dissonants et des styles populaires. Le piano insinue une habanera, introduit des clichés de musique pop, puis tente d’être sérieux avec des harmoniques. L’on remarque un solo intime, aux nuances espagnoles, que le piano partage un peu avant de prendre le tempo pour aboutir à l’apogée. Au moment où il survient, l’on retrouve la texture d’ouverture en ut majeur, exultante, au grand orchestre, suivie de ce que le compositeur qualifia originellement de « coda brusque, tragique ».

II: Regrets
Si Bolcom ne nous avait dit que le second mouvement s’ouvre sur ce qu’il appelle « une réponse ironique au charmant début, à la clarinette, du mouvement lent du Concerto de Gershwin », nous ne l’aurions jamais deviné. Il renferme un fort délicat jeu de question-réponse avec le soliste, marqué « conversationnel » pour commencer, et l’atmosphère est introspective, comme pour mettre en valeur ce qui suit.

III: Finale
Le mouvement lent aboutit directement au Finale, confusion « à la fois ridicule et terrifiante », pour citer Bolcom. Charles Ives, avec certaines des mêmes mélodies, nous a enseigné la joie sans retenue de ce genre de farces et Bolcom acheva justement son Concerto deux années seulement après le centenaire d’Ives. Ce finale « ressemble délibérément », selon le compositeur, « à l’une de ces cavalcades que l’on voyait à l’époque, à la télévision, où tous les emblèmes patriotiques nous sont jetés en même temps, dans un collage fou ». Il s’ouvre sur des fragments de « Yankee Doodle », avant d’introduire « Dixie’s Land » et « Columbia the Gem of the Ocean » ; s’ensuit un thème « pseudo-patriotique » présenté par le piano, mais introduit juste avant par le cornet, qui est celui de Bolcom. Cela ressemble à une marche populaire du XIXe siècle, avec ses accords en harmonie étroite. Un sentimental solo de cornet intervient au milieu, soutenu par des effets de cloche, avant de se muer en une valse paysanne, pour bondir dans le Broadway Tempo. Parfois, le piano tente d’être plus sobre – mais jamais longtemps – et le thème "pseudo-patriotique" revient, au grand orchestre, avec toute l’exaltation du vrai de vrai. Seul Bolcom pouvait imaginer pareille ménagerie de ce qui fait l’Amérique – triomphante, en définitive.

extrait des notes rédigées par Peter Dickinson © 2000
Français: Hypérion

William Bolcom, 1938 in Seattle im US-Bundesstaat Washington geboren, ist eine der schillerndsten Gestalten unter den lebenden amerikanischen Komponisten. Als Interpret ist er ein wunderbar idiomatischer Ragtime-Pianist und ein stilsicherer Begleiter von Musik aller Art, insbesondere dem Repertoire, das er mit seiner Frau Joan Morris initiiert hat. Seine Weigerung, populäre und klassische Formen getrennt zu halten, ist ein attraktives Merkmal seines Klavierkonzerts, das 1976 von der in Seattle ansässigen Gruppe PONCHO in Auftrag gegeben wurde. Die Uraufführung gab der Komponist mit dem Seattle Symphony Orchestra unter der Leitung von Milton Katims am 8. März 1976 in Seattle.

In seinem Beitrag zum Programmheft der Uraufführung bezeichnete es Bolcom als ‘eines der bittersten Stücke’, das er je geschrieben habe. Es war im wesentlichen seine Reaktion auf den ganzen Problemkreis der Feiern zum zweihundertjährigen Bestehen der USA. Wie John Cage fragte er sich, was es allen Ernstes zu feiern gebe. Doch ist es schwierig, Musik eindeutig ironisch zu gestalten, und Bolcom stellte fest, daß das Publikum das turbulente Potpourri populärer Melodien im Finale in ähnlicher Weise für bare Münze nahm und ebenso genoß wie den letzten Satz von Schostakowitschs Fünfter Sinfonie. Er hat darauf hingewiesen, daß das Konzert ‘ein sehr direktes Stück’ ist, und ‘speziell durch seinen episodischen Aufbau in vielerlei Hinsicht ein ironischer Kommentar zu Gershwins F-Dur-Konzert’. Das ist wohl herauszuhören, aber insgesamt mischt Bolcoms Konzert ebenso wie seine vorangegangene ‘Commedia’ und seine spätere Fünfte Sinfonie verschiedene Stile auf eine Art, die ihm absolut eigen ist, in einem Kontext, in dem der Solist alles andere darstellt als den siegreichen Helden mancher Konzertszenarien des 19. Jahrhunderts.

I: Andante spianato – Allegro
Der erste Satz beginnt mit einem Laufbaß der schlichtesten Art in C-Dur vom Klavier, der an Milhaud erinnert, einen von Bolcoms Lehrern, oder an den Anfang von Coplands Klarinettenkonzert. Das Blech meldet sich mit einigen blue notes zu Wort, und dann beginnen alle mit Verzierungen. Die folgenden Episoden wechseln eher dissonante Stile mit populären ab. Das Klavier deutet eine Habanera an, bietet Klischees aus der Popmusik dar und versucht sich dann an Ernsthaftem mit Flageolett-Tönen. Ein intimes Solo mit spanischen Anklängen wird vom Klavier rundum verteilt, ehe es ein stride-Tempo anschlägt, um zum Höhepunkt aufzubauen. Wenn der schließlich einsetzt, besteht er aus dem einleitenden C-Dur-Material, unbändig vom ganzen Orchester dargeboten; es folgt, was der Komponist ursprünglich eine ‘knappe, tragische Coda’ genannt hat.

II: Regrets
Wenn Bolcom uns nicht mitgeteilt hätte, daß der zweite Satz mit etwas beginnt, das er ‘eine ironische Antwort auf die wunderbare Klarinette am Anfang des langsamen Satzes von Gershwins Konzert’ nennt, wären wir nie darauf gekommen. Es gibt viel feinfühliges Frage-und-Antwort-Spiel zwischen Solist und Orchester, das zu Beginn mit ‘conversational’ [im Plauderton] bezeichnet wird, und die Stimmung ist versonnen, als wolle sie sich vom Folgenden abheben.

III: Finale
Der langsame Satz geht ohne Unterbrechung ins Finale über, dessen Konfusion Bolcom als ‘lächerlich und erschreckend zugleich’ beschreibt. Charles Ives hat uns unter Verwendung einiger der gleichen Melodien beigebracht, welch ungehemmte Freude solche Kapriolen bringen, und es ist bezeichnend, daß Bolcom sein Konzert nur zwei Jahre nach den Gedenkfeiern zu Ives’ hundertstem Geburtstag fertiggestellt hat. Dem Komponisten zufolge erinnert das Finale ‘bewußt an die damals üblichen Bildfolgen im Fernsehen, die einem, zur wilden Collage zusammengestellt, jedes erdenkliche patriotische Emblem entgegenschleudern’. Es beginnt mit Fragmenten von ‘Yankee Doodle’, stellt dann ‘Dixie’s Land’ und ‘Columbia the Gem of the Ocean’ vor; als nächstes ist ein ‘pseudopatriotisches’ Thema aus Bolcoms eigener Feder zu hören, vom Klavier herausgehoben, aber kurz zuvor vom Kornett eingeführt. Das Ganze gleicht von der Stimmung her einem volkstümlichen Marsch aus dem 19. Jahrhundert, komplett mit alterierten Akkorden im barbershop-Stil. In der Mitte steht ein sentimentales Kornettsolo, unterstützt von Glockeneffekten, das sich in einen ländlichen Walzer verwandelt, um dann ein flottes Broadway-Tempo anzuschlagen. Gelegentlich bemüht sich das Klavier um mehr Ernst, aber nicht lange, und das ‘pseudopatriotische’ Thema kehrt im ganzen Orchester zurück, mit dem ganzen Hochgefühl von wahrem Patriotismus. Niemand anders als Bolcom hätte sich solch eine Menagerie musikalischer Amerikana ausdenken können – am Ende ein Triumph.

aus dem Begleittext von Peter Dickinson © 2000
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Bernstein: The Age of Anxiety; Bolcom: Piano Concerto
CDA67170

Track-specific metadata for CDA67170 track 21

Finale
Artists
ISRC
GB-AJY-00-17021
Duration
7'15
Recording date
17 January 2000
Recording venue
Ulster Hall, Belfast, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Bernstein: The Age of Anxiety; Bolcom: Piano Concerto (CDA67170)
    Disc 1 Track 21
    Release date: September 2000