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The Age of Anxiety 'Symphony No 2'

composer
1948

 
Leonard Bernstein rocketed to fame overnight when he stood in for Bruno Walter at the last minute and made his debut with the New York Philharmonic in a nationally broadcast concert on 14 November 1943. Of course he never looked back and soon after that he was conducting the major orchestras although he was composing too. In 1948 he became obsessed with ‘The Age of Anxiety: a Baroque Eclogue’ a long poem published that year by W H Auden (1907-1973), who had settled in New York in 1939. In 1948 Bernstein was in Israel conducting the Israel Philharmonic during the war of independence. The Dirge from Part Two of this symphony was completed there amidst historic events and premiered at Tel Aviv by the Israel Philharmonic under George Singer with Bernstein as soloist on 28 November. The whole work was dedicated to Serge Koussevitzky who gave the premiere with Bernstein and the Boston Symphony on 8 April 1949 at Symphony Hall, Boston, during his final season with the orchestra. Because Bernstein identified so passionately with the poem, seeing himself as pianist and ‘autobiographical protagonist’ in his symphonic realization, it is worth tracing the shadowy events within the poem.

Part One
A: The Prologue – four mixed-up characters in a Third Avenue bar try to sort themselves out: Quant, son of an Irish immigrant; Malin, a medical intelligence officer in the Canadian Air Force; Rosetta, a buyer for a big department store; and Emble, who is in the Navy. A very soft duet for clarinets is followed by a scalic descent on the flute acting as a ‘bridge into the realms of the unconscious’.

B: The Seven Ages – a four-fold discussion, ‘reasonable and didactic in tone’.

The seven variations, without a common theme, arise from aspects of previous sections.

1: A lyrical piano solo ending with the scalic descent on the harp.
2: Interactions between piano and orchestra.
3: Cantabile strings without piano.
4: A miniature scherzo in five-time (3/8 + 2/8).
5: A clarinet initiates a restless agitato.
6: A wistful piano solo.
7: Woodwinds lead into a long scalic descent from the piano.

C: The Seven Stages – seven more variations representing a dream-odyssey which symbolizes the inner journey of the four characters in various relationships leading to a ‘hectic but indecisive close’.

8: A heavy passacaglia – a regular six-note figure in the bass.
9: A waltz related to the passacaglia theme, which increasingly dominates.
10: The piano leads off into rapid seven-beat figures (4/4 + 3/4).
11: The piano leads in a fugato.
12: A light moto perpetuo, mostly piano.
13: The piano retires and the passacaglia theme enters like a chorale.
14: The piano returns to dominate the ending.

Part Two
A: The Dirge – expressing the feelings of the four as they take a taxi together to Rosetta’s apartment and lament the lack of a father-figure to disentangle their problems. The piano introduces the dirge with a rising Bergian twelve-note row. Bernstein described the middle section (mostly piano solo) of this ‘strangely pompous lamentation’ as of ‘almost Brahmsian romanticism’.

B: The Masque – now the group at the apartment is ‘weary, guilty, determined to have a party, each one afraid of spoiling the others’ fun by admitting he should be home in bed’. This is a brilliant jazz-derived scherzo with an enchanting accompaniment of harp, celesta and percussion.

C: The Epilogue – the party has purged the four characters of their past and they now look towards faith as ‘something pure’, symbolized by the sound of a solo trumpet preceded by a distant piano in the orchestra playing echoes of the jazz masque. Then the tone becomes serious: a kind of chorale with interpolations, a piano cadenza recalling earlier themes, more distant piano, followed by a slow affirmation. Originally the piano was left out of the epilogue, apart from the one solo chord at the end. But in 1965 Bernstein revised this section to keep the piano involved. The opening duet for clarinets, the third variation and the main theme of the Epilogue all come from earlier works (see Leonard Bernstein by Humphrey Burton, 1994), but the overall conception behind this symphony about the individual desperately trying to make sense of his/her own destiny is a recurring theme in Bernstein’s life and work. Here, in tandem with Auden, he embodies the dilemma in a unique way.

from notes by Peter Dickinson © 2000

Du jour au lendemain, Leonard Bernstein devint célèbre en remplaçant au pied levé Bruno Walter, à l’occasion d’un concert qui marqua ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de New York et fut retransmis à travers tout le pays, le 14 novembre 1943. Dès lors, bien sûr, tout lui réussit et, peu après, il commença de diriger les principaux orchestres, tout en composant. En 1948, il était en Israël, où il dirigea l’Orchestre Philharmonique pendant la guerre d’indépendance, lorsque « The Age of Anxiety : a Baroque Eclogue » – long poème publié cette année-là par W H Auden (1907-1973), qui s’était installé à New York en 1939 – se mit à le hanter. Le Chant funèbre de la Deuxième partie de la présente symphonie fut achevé là-bas, en ces heures historiques, et créé à Tel-Aviv par l’Orchestre Philharmonique d’Israël, sous la direction de George Singer, avec Bernstein comme soliste, le 28 novembre. L’ensemble de l’œuvre fut dédié à Serge Koussevitzky, qui en donna la première avec Bernstein et l’Orchestre Symphonique de Boston, le 8 avril 1949, au Symphony Hall de Boston, lors de sa dernière saison avec cet orchestre. Bernstein s’identifia si passionnément au poème, se voyant, dans sa réalisation symphonique, comme le pianiste et le « protagoniste autobiographique », qu’il vaut la peine de retracer les évenements qui le sous-tendent.

Première partie
A: Le Prologue – quatre personnages déboussolés, dans un bar de la Troisième Avenue, tentent de s’en sortir : Quant, fils d’un immigrant irlandais ; Malin, médecin-officier de renseignements dans l’armée de l’air canadienne ; Rosetta, responsable des achats pour un grand magasin ; et Emble, qui est dans la Navy. Un très doux duo pour clarinettes est suivi d’une descente en gammes, à la flûte, qui sert de « pont menant au royaume de l’inconscient ».

B: Les Sept âges – une discussion à quatre, « au ton raisonnable et didactique ».

Les sept variations, dépourvues de thème commun, dérivent d’aspects de sections précédentes.

1: Un lyrique solo de piano, qui s’achève par la descente en gammes, à la harpe.
2: Interactions entre le piano et l’orchestre.
3: Cordes cantabile, sans le piano.
4: Un scherzo miniature à cinq temps (3/8 + 2/8).
5: Une clarinette lance un agitato animé.
6: Un mélancolique solo de piano.
7: Les bois débouchent sur une longue descente en gammes, émanant du piano.

C. Les Sept étapes – sept nouvelles variations, qui représentent un rêve-odyssée, symbole du voyage intérieur des quatre personnages, liés par diverses relations, pour aboutir à une « fin mouvementée mais peu concluante ».

8: Une lourde passacaille – une régulière figure de six notes, à la basse.
9: Une valse rattachée au thème de la passacaille, qui domine de plus en plus.
10: Le piano introduit de rapides figures à sept temps (4/4 + 3/4).
11: Le piano conduit à un fugato.
12: Un léger moto perpetuo, essentiellement au piano.
13: Le piano se retire et le thème de la passacaille fait son entrée, tel un choral.
14: Le piano revient dominer la conclusion.

Deuxième partie
A: Le Chant funèbre – expression des sentiments des quatre personnages lorsqu’ils prennent un taxi pour l’appartement de Rosetta et déplorent l’absence d’une figure paternelle à même de démêler leurs problèmes. Le piano introduit le chant funèbre par une série dodécaphonique ascendante, bergienne. Bernstein décrivit la section centrale (le plus souvent, un solo de piano) de cette « lamentation étrangement pompeuse » comme étant « d’un romantisme quasi brahmsien ».

B: Le Masque – le groupe, arrivé à l’appartement, se sent « fatigué, coupable, décidé à faire la fête, chacun redoutant de gâcher la joie des autres en reconnaissant qu’il devrait être chez lui, dans son lit ». Ce brillant scherzo, dérivé du jazz, recèle un enchanteur accompagnement de harpe, célesta et percussion.

C: L’Épilogue – la fête a débarrassé de leur passé les quatre personnages, qui se tournent désormais vers la foi comme vers « quelque chose de pur », symbolisé par le son d’une trompette solo, que précède un lointain piano, dans l’orchestre, jouant des échos du masque jazz. Puis le ton se fait sérieux : sorte de choral avec interpolations, cadenza pianistique rappelant les thèmes antérieurs, piano plus lointain, suivi d’une lente affirmation. À l’origine, le piano était exclu de l’épilogue, hormis l’unique accord solo, à la fin. Mais, en 1965, Bernstein révisa cette section afin de conserver la participation de l’instrument.

Le duo d’ouverture pour clarinettes, la troisième variation et le thème principal de l’Épilogue proviennent tous d’œuvres antérieures (cf. Leonard Bernstein de Humphrey Burton, 1994), mais la notion cachée derrière cette symphonie – celle de l’individu tentant désespérément de donner un sens à sa destinée – est un thème récurrent dans la vie et l’œuvre de Bernstein. Ici, de conserve avec Auden, il exprime ce dilemme d’une manière unique.

extrait des notes rédigées par Peter Dickinson © 2000
Français: Hypérion

Leonard Bernstein wurde über Nacht berühmt, als er in letzter Minute für Bruno Walter einspringen mußte und am 14. November 1943 sein Debüt mit den New Yorker Philharmonikern in einem landesweit ausgestrahlten Konzert gab. Wie wir wissen, war das der Anfang einer steilen Karriere, und bald darauf leitete er die bedeutendsten Orchester, komponierte aber dennoch weiter. Im Jahre 1948 beschäftigte er sich eingehend und mit unermüdlichem Interesse mit ‘The Age of Anxiety: a Baroque Eclogue’, einem langen, in jenem Jahr veröffentlichten Gedicht von W H Auden (1907-1973), der sich 1939 in New York niedergelassen hatte. Bernstein hielt sich 1948 in Israel auf, wo er während des ersten israelisch-arabischen Krieges das Israel Philharmonic Orchestra dirigierte. Der Trauergesang aus dem 2. Teil der vorliegenden Sinfonie wurde dort inmitten historischer Ereignisse vollendet und am 28. November in Tel Aviv vom Israel Philharmonic unter der Leitung von Georg Singer mit Bernstein als Solist uraufgeführt. Das ganze Werk war Serge Kussewitzky gewidmet, der am 8. April 1949, in seiner letzten Saison mit dem Boston Symphony Orchestra, die Uraufführung in der Bostoner Symphony Hall leitete, mit Bernstein am Klavier. Weil sich Bernstein so stark mit dem Gedicht identifizierte und sich in seiner sinfonischen Umsetzung selbst als Pianist und ‘autobiographischer Protagonist’ sah, lohnt es, den im Gedicht angedeuteten Ereignissen nachzuspüren.

Teil 1
A: Prolog – vier konfuse Gestalten sitzen in einer Bar an der Third Avenue und versuchen ihre Probleme zu lösen: Quant, der Sohn eines irischen Einwanderers; Malin, Mediziner im Nachrichtendienst der kanadischen Luftwaffe; Rosetta, Einkäuferin bei einem großen Kaufhaus; und Emble, der in der Marine dient. Einem ausgesprochen leisen Duett für Klarinetten folgt eine abwärts gerichtete Flötenskala, die als ‘Brücke ins Reich des Unbewußten’ dient.

B: Die sieben Zeitalter – eine Diskussion zu viert, ‘vernünftig und in lehrhaftem Ton’.

Die sieben Variationen ohne gemeinsames Thema ergeben sich aus Aspekten der vorangegangenen Abschnitte.

1: Ein lyrisches Klaviersolo, das mit der absteigenden Skala auf der Harfe endet.
2: Interaktionen zwischen Klavier und Orchester.
3: Cantabile-Streicher ohne Klavier.
4: Ein Miniaturscherzo im Fünfertakt (3/8 + 2/8).
5: Eine Klarinette initiiert ein rastloses Agitato.
6: Ein wehmütiges Klaviersolo.
7: Holzbläser leiten über zu einer langen absteigenden Skala auf dem Klavier.

C: Die sieben Stadien – weitere sieben Variationen stellen eine Traumodyssee dar, welche die innere Reise der vier Gestalten in verschiedenen Beziehungen symbolisiert und in einem ‘hektischen, aber ergebnislosen Schluß’ mündet.

8: Eine gewichtige Passacaglia – eine regelmäßige, aus sechs Noten bestehende Figur im Baß.
9: Ein Walzer, verwandt mit dem Passacaglia-Thema, das zunehmend dominiert.
10: Das Klavier führt schnelle Figuren im Siebenertakt (4/4 + 3/4) ein.
11: Das Klavier spielt die führende Rolle in einem Fugato.
12: Ein leichtes Moto perpetuo, größtenteils piano gehalten.
13: Das Klavier zieht sich zurück, und das Passacaglia-Thema setzt choralartig ein.
14: Das Klavier kehrt wieder und beherrscht den Schluß.

Teil 2
A: Der Trauergesang – er drückt die Gefühle der Vier aus, als sie gemeinsam ein Taxi zu Rosettas Wohnung nehmen und das Fehlen einer Vaterfigur beklagen, die ihre Probleme entwirren könnte. Das Klavier stellt den Trauergesang mit einer ansteigenden Zwölftonreihe im Stil von Alban Berg vor. Bernstein hat den (vorwiegend als Klaviersolo konzipierten) Mittelteil dieser ‘seltsam pompösen Wehklage’ als von ‘beinahe Brahmsscher Romantik’ beschrieben.

B: Das Maskenspiel – nun ist die Gruppe in der Wohnung ‘müde, schuldbewußt, zum Feiern entschlossen; jeder von ihnen hat Angst, den anderen den Spaß zu verderben, indem er zugibt, daß er eigentlich zu Hause im Bett sein sollte’. Dies ist ein brillantes, aus Jazzelementen abgeleitetes Scherzo mit bezaubernder Begleitung aus Harfe, Celesta und Schlagzeug.

C: Der Epilog – das Fest hat die Vier von ihrer Vergangenheit gereinigt, und sie betrachten den Glauben nun als ‘etwas Reines’, symbolisiert durch den Klang einer Solotrompete; ihr voran geht ein fernes Klavier im Orchester, das Echos des Jazz-Maskenspiels vorträgt. Dann wird der Tonfall ernst: eine Art Choral mit Einwürfen, eine Klavierkadenz, die an vorangegangene Themen erinnert, weiteres fernes Klavier, gefolgt von einer langsamen Bekräftigung. Ursprünglich war im Epilog kein Klavier vorgesehen, außer für den einen Solo-Akkord am Schluß. Bernstein hat diesen Abschnitt jedoch 1965 dahingehend überarbeitet, daß das Klavier beteiligt bleibt.

Das einleitende Duett für Klarinetten, die dritte Variation und das Hauptthema des Epilogs stammen alle aus früheren Werken (siehe Leonard Bernstein von Humphrey Burton, 1994), aber das Gesamtkonzept der Sinfonie, das davon handelt, wie das Individuum seinem Schicksal verzweifelt einen Sinn abzugewinnen versucht, kommt als Thema in Bernsteins Leben und Werk mehrfach vor. Hier verleiht er zusammen mit Auden dem Dilemma einzigartigen Ausdruck.

aus dem Begleittext von Peter Dickinson © 2000
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Bernstein: The Age of Anxiety; Bolcom: Piano Concerto
CDA67170

Details

Part 1 A. The Prologue: Lento moderato
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 1: L'istesso tempo
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 2: Poco più mosso
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 3: Largamente, ma mosso
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 4: Più mosso
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 5: Agitato
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 6: Poco meno mosso
Part 1 B. The Seven Ages. Variation 7: L'istesso tempo
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 08: Molto moderato, ma movendo
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 09: Più mosso. Tempo di Valse
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 10: Più mosso
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 11: L'istesso tempo
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 12: Poco più vivace
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 13: L'istesso tempo
Part 1 C. The Seven Stages. Variation 14: Poco più vivace
Part 2 A. The Dirge: Largo
Part 2 B. The Masque: Extremely fast
Part 2 C. The Epilogue: L'istesso tempo – Adagio/Andante – quasi cadenza – Lento molto

Track-specific metadata for CDA67170 track 17

Part 2, B. The Masque: Extremely fast
Artists
ISRC
GB-AJY-00-17017
Duration
4'29
Recording date
17 January 2000
Recording venue
Ulster Hall, Belfast, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Bernstein: The Age of Anxiety; Bolcom: Piano Concerto (CDA67170)
    Disc 1 Track 17
    Release date: September 2000
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