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Wassermusik 'Hamburger Ebb' und Fluth'

composer

 
Telemann’s Water Music was composed for the celebrations, held on 6 April 1723, for the centenary of the founding of Hamburg’s Admiralitäts-Kollegium. In Hamburg, where the sea was such an important part of city life, the College of Admiralty was an influential and important organization. Amongst its various functions were the control of the pilot service, the placing of navigational markers, the supervision of shipping security, and the running of the maritime insurance business. Telemann was the most important composer in the city, and so it was no surprise that the authorities turned to him when they required music for such a special occasion. On 8 April the Hamburger Relations-Courier reported:

The day before yesterday … at the Niedern-Baum-Haus, which was altogether beautifully decorated, a splendid jubilee banquet was prepared, to which were invited their magnificences the Burgomasters and the Gentlemen of the Council concerned with the Admiralty and nautical matters, as well as the principal Elders of the City, Councillors and Merchants, together with its Sea Captains, 37 in number, who were entertained most lavishly. At this feast there was sung a very admirable Serenade … in the beautiful composition of Herr Telemann … ships lying offshore did not fail to add to the festivities, some by the firing of cannon, and all by flying pennants and flags …

A few days later the Stats u. Gelehrte Zeitung reported that Telemann had also composed a suite of instrumental pieces, ‘uncommonly well-suited to the occasion’, going on to list the ten movements of the Wassermusik Suite and praising their effectiveness and suitability for the occasion. Telemann’s suite was performed during the banquet as a prelude to the Schöne Composition of the Admiralty Music.

In the ten varied movements Telemann pictured the sea in all its moods and characterized figures from the world of ancient mythology who would have been familiar to any educated seafarer. At the conclusion he also brought matters firmly up to date with more earthly and topical subjects. After an extended two-part Ouverture, which splendidly depicts various faces of the sea in all its moods, we are presented with a series of tableaux. First comes Thetis, mother of Achilles and sea goddess, who is given two movements: she is portrayed gently sleeping in a Sarabande in which two recorders glide over a gentle string accompaniment; and then she is presented, wide awake, in a lively Bourrée. Once again recorders are the predominant colour, this time in a vigorous trio with two bassoons. Neptune, lord of the seas and oceans, is in love, and thus in contemplative mood in his gentle Loure, the orchestral sound coloured by two flutes. The Naiads, water nymphs, appear in a light-hearted Gavotte, with hints that their playfulness could also turn to mischievousness; and Triton, Neptune’s son and also a sea god, though of lesser importance, is pictured in jaunty form in a Harlequinade. In between three repetitions of the main stomping theme come two short episodes where the tune is taken by the bass instruments, with a guitar-like, pizzicato accompaniment provided by the upper strings. With Aeolus, lord of the winds, Telemann is on magnificently blustrous form, violently portraying a stormy ocean. Pleasant Zephir, gentle god of the west wind, redresses the balance, with his agreeable nature portrayed by two high, melodious recorders.

The last two movements bring us back to the Hamburg of real life. The ebb and flow of the tide, portrayed in a Gigue, was important not only to Hamburg’s harbour but also for a more mundane purpose: its rise and fall was the principal device for cleaning out the city’s sewers and drainage canals! The final word goes to the sailors, enjoying a good evening’s entertainment in the quayside taverns. They dance a stomping Canarie before, presumably, staggering off into the night or to the local whorehouses—and maybe, if they are unlucky, finding themselves up in front of the Admiralty authorities on a charge the next morning!

from notes by Robert King © 1997

La Wassermusik de Telemann fut composée pour les célébrations du centenaire de la fondation de l’Admiralitäts-Kollegium de Hambourg, qui se déroulèrent le 6 avril 1723. A Hambourg, où la mer influait tant sur la vie de la cité, le Collège de l’Amirauté était une organisation influente et majeure, qui comptait parmi ses diverses fonctions le contrôle du service des pilotes, le placement des balises de navigation, la surveillance de la sécurité des navires et la gestion des assurances maritimes. Telemann était le compositeur le plus important de la ville, et ce fut naturellement vers lui que les autorités se tournèrent lorsqu’elles requirent une musique pour le centenaire. Le 8 avril, le Hambourg Relations Courier rapporta:

Avant-hier … à la Niedern-Baum-Haus, entièrement et superbement décorée, un splendide banquet de jubilé fut dressé, auquel furent invités leurs magnificences les bourgmestres et les messieurs du conseil chargés de l’amirauté et des affaires nautiques, ainsi que les principaux anciens de la ville, les plus importants conseillers et marchands, et les trente-sept capitaines de la marine marchande, tous reçus fort dispendieusement. A cette fête fut chantée une très admirable sérénade … dans la magnifique composition de Herr Telemann … les bateaux au large ne manquèrent pas d’ajouter aux festivités, certains en tirant des coups de canon, tous en battant flammes et pavillons …

Quelques jours plus tard, le Stats u. Gelehrte Zeitung relata que Telemann avait également composé une suite de pièces instrumentales, «singulièrement bien adaptée à l’événement», avant de répertorier les dix mouvements de la Suite Wassermusik, louant leur efficacité et leur pertinence. Cette suite de Telemann fut interprétée durant le banquet, comme un prélude à la Schöne Composition de la Musique de l’Amirauté.

Dans ses dix mouvements variés, Telemann portraitura la mer dans toutes ses humeurs et à travers les personnages du monde de la mythologie ancienne, familier à tout marin instruit, avant de finalement aborder des questions fermement ancrées dans le monde moderne, avec des sujets plus terrestres et contemporains. Une vaste Ouverture à deux parties, qui évoque splendidement différents visages de la mer dans tous ses états, précède une série de tableaux. En premier lieu apparaît Thétis, divinité marine et mère d’Achille, qui se voit consacrer deux mouvements: d’abord dépeinte doucement endormie dans une Sarabande, où deux flûtes à bec glissent sur un paisible accompagnement joué par les cordes, elle est ensuite présentée, tout éveillée, dans une Bourrée animée. A nouveau, les flûtes à bec sont la couleur prédominante, mais cette fois dans un vigoureux trio avec deux bassons. Neptune, seigneur des mers et des océans, est d’humeur amoureuse, et donc contemplative, dans sa douce Loure, au son orchestral coloré par deux flûtes. Les Naïades, nymphes aquatiques, surgissent dans une Gavotte enjouée, qui laisse entendre que leur espièglerie pourrait aussi se transformer en malveillance. Quant à Triton, fils de Neptune et divinité marine de moindre importance, il est représenté sous des traits allègres dans une Harlequinade. Entre trois répétitions du thème principal, au rythme marqué, viennent s’intercaler deux brefs épisodes, où la mélodie est assumée par les instruments de tessiture grave, avec un accompagnement en pizzicato, de type guitare, joué par les cordes supérieures. Avec Éole, seigneur des vents, Telemann adopte une forme magnifiquement venteuse, qui dépeint violemment un océan déchaîné, avant que le plaisant Zéphyr, doux dieu du vent d’ouest, rétablisse l’équilibre par sa nature agréable, illustrée par deux mélodieuses flûtes à bec aiguës.

Les deux derniers mouvements nous ramènent au Hambourg de la vie réelle. Le flux et le reflux de la marée, figurés dans une Gigue, étaient importants non seulement pour le port de Hambourg, mais pour un dessein plus ordinaire: leurs allées et venues constituaient le principal mode de nettoyage des égoûts et canaux d’évacuation des eaux de la ville! Le mot de la fin revient aux marins: le soir, profitant d’un bon divertissement dans les tavernes en bordure de quais, ils dansent une Canarie d’un pas lourd, avant, probablement, de sortir en chancelant dans la nuit ou d’aller dans les maisons closes locales—et peut-être, s’ils sont malchanceux, de se retrouver le lendemain matin, confrontés aux autorités de l’amirauté, inculpés!

extrait des notes rédigées par Robert King © 1997
Français: Hypérion

Am 6. April 1723 zelebrierte man die Hundertjahrfeier der Gründung des Admiralitäts-Kollegium in Hamburg. Telemann komponierte zu diesem Anlaß die Wassermusik. In einer Hafen- und Handelsstadt wie Hamburg stellte das Admiralitäts-Kollegium eine wichtige und einflußreiche Organisation dar. Sein Aufgabengebiet umfaßte unter anderem die Kontrolle des Lotsenwesens, die Plazierung von Seezeichen auf der Elbe, wie auch die Überwachung von Versicherung und Sicherheit der Schiffahrt. Telemann war seinerzeit der wichtigste Komponist der Stadt, und so verwundert es nicht, daß sich die Behörden an ihn wandten, als sie Musik für einen solch speziellen Anlaß brauchten. Am 8. April 1723 berichtete der Hamburger Relations-Courier seinen Lesern:

Ehegestern, also am Dienstag, den 6. April, celebrierte eine löbl. Admiralität dieser Republique das Gedächtnis ihres vor hundert Jahren gestiffteten Collegii; Es war zu diesem Ende auff dem Niedern-Baum-Hause, welches überaus schön gezieret, ein prächtiges Jubel-Mahl angeordnet, zu welchem sowohl Ihro Magnificentzen die Hern. Bürgermeistere, und die Hn. des Rahts, welche zu der Admiralität und Convoy gehören, als auch die Präsides der Hrn. Ober-Alten, Cämerey und Comercii nebst Hrn. stadt-Capitains zur See, invitiret waren, auch an der Zahl 37 auffs köstlichste tractiret wurden. Bey diesem Festin wurde eine von der sinnreichen und galanten Feder des Hrn. Richey, Gymn. Prof. publ. sehr admirable gesetzte Serenade von der schönen Composition des Hrn. Telemann, Chor. Mus. Direct. abgesungen. Die vor dem Baum liegende Admiralitäts-Jagd ließ sich beim Gesundheits-Trincken mit ihren Stücken tapfer hören, und die vor der Stadt liegenden Schiffe feyerten auch nicht, theils mit Canoniren, alle aber mit liegenden Wimpeln und Flaggen, ihre Jubel-Freude zu bezeugen.

Einige Tage später meldete die Stats u. Gelehrte Zeitung des Hollsteinischen unpartheyischen Correspondenten, daß Telemann außerdem eine Suite mit Instrumentalstücken komponiert hatte. Im folgenden führt der Artikel die zehn Sätze der Wassermusik auf und lobt ihre Wirkung und Angemessenheit in höchsten Tönen. Telemanns Suite wurde während des Banketts als Präludium für die „Schöne Composition“ der Admiralitäts-Musik gespielt.

In den zehn Sätzen unterschiedlichen Charakters hat Telemann ein Bild vom Meer und dessen Stimmungsumschwüngen entworfen. Dazu zog er Götter aus der Antike heran, die jedem gebildeten Seefahrer bekannt gewesen sein müssen. In den Schlußteil brachte er auch greifbar aktuelle, weniger erhebende Themen mit ein. Nach einer in zwei Teile erweiterten Ouverture, die auf großartige Weise all die unterschiedlichen Gesichter des Meeres beschreibt, erhält der Hörer eine ganze Reihe von Tableaux. Als erstes kommt Thetis, Mutter von Achilles und Göttin des Meeres. Ihr sind zwei Sätze gewidmet: sanft schlummernd wird sie in einer Sarabande dargestellt, in der zwei Blockflöten behutsam über der Streicherbegleitung schweben; dann wird sie, dieses Mal hellwach, in einer lebhaften Bourrée verkörpert. Auch hier sorgen die Blockflöten für die dominante Klangfarbe, dieses Mal innerhalb eines kräftigen Trios mit zwei Fagotten. Neptun, König der Meere, ist verliebt und deshalb in nachdenklicher Stimmung in seinem Loure, einem ländlichen Tanz, der von zwei Blockflöten untermalt wird. Die Najaden, die Wassernymphen, erscheinen in einer unbeschwerten Gavotte, die Hinweise darauf enthält, daß ihre Verspieltheit gegebenenfalls auch in Unfug ausarten könnte; und dann ist da noch Triton, Neptuns Sohn (ebenfalls ein Gott des Meeres, aber von geringerer Bedeutung), der auf muntere Art in einer Harlequinade dargestellt wird. Zwischen den drei Wiederholungen des stapfenden Schrittes voranschreiten­den Hauptthemas gibt es zwei Episoden, in denen die Melodie von den Baßinstrumenten zusammen mit einer gitarrenähnlichen Pizzicatobegleitung der Streicher übernommen wird. Mit Äolus, dem König der Winde, der auf leidenschaftliche Weise einen stürmischen Ozean verkörpert, befindet sich Telemann ebenfalls in stürmischer Form. Der angenehme Zephyr, milder Gott des Westwindes, bringt die Waagschalen wieder ins Gleichgewicht. Zephyrs angenehme Natur wird durch zwei hohe, melodiöse Blockflöten wiedergegeben.

Die letzten zwei Stücke bringen uns zurück ins wahre Leben Hamburgs. Die Gezeiten, dargestellt in einer Gigue, waren nicht nur für den Hamburger Hafen von Bedeutung, sondern dienten hauptsächlich einem profanen Zwecke: Ebbe und Flut sorgten für die Reinigung von Abwasserleitungen und für die gesamte Kanalisation der Stadt! Das letzte Wort ist den Matrosen vorbehalten, die einen fröhlichen Abend in den Schenken am Hafen verbringen. Sie tanzen eine stampfende Canarie, bevor sie entweder in die dunkle Nacht oder in eines der örtlichen Freudenhäuser davonwanken—und vielleicht am nächsten Morgen, wenn sie Pech haben sollten, von den Behörden der Admiralität angeklagt werden!

aus dem Begleittext von Robert King © 1997
Deutsch: Atlas Translations

Recordings

Handel & Telemann: Water Music
CDA66967Archive Service
The King's Consort Baroque Collection
KING4Super-budget price sampler — Deleted

Details

Movement 01: Ouverture
Movement 02: Sarabande: Die schlafende Thetis
Movement 03: Bourrée: Die erwachende Thetis
Movement 04: Loure: Der verliebte Neptunus
Movement 05: Gavotte: Spielende Najaden
Movement 06 & 07: Harlequinade. Der schertzende Tritonus – Der stürmende Aeolus
Track 3 on KING4 [3'15] Super-budget price sampler — Deleted
Movement 06: Harlequinade: Der schertzende Tritonus
Movement 07: Der stürmende Aeolus
Movement 08: Menuet: Der angenehme Zephir
Movement 09: Gigue: Ebb' und Fluth
Movement 10: Canarie: Die lustigen Bots Leute

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