Piano Quartet in A major, Op 30

composer

 
In the period between July and September 1897, Chausson was to return to chamber music to compose his Piano Quartet in A major, Op 30, dedicated to Auguste Pierret, who had courageously assured the success of the earlier Concert by standing in, at virtually no notice, for the pianist Litta.

The opening Animé in 2/2 develops into three themes: the first, given to the piano, establishes the key of A major; the second sings on the viola above keyboard sextuplets; and finally the third, plus lent, spreads its lilting rhythm over the right hand of the piano, preceded by a brief reminder of all that has gone before. The development then appears as a kind of perpetual modulation essentially based on the first theme, remaining harmonically in A major throughout, thus allowing numerous rhythmical and tonal combinations, notably C, F sharp, B and E flat. The other two themes are interwoven to add drama and heighten the contrasts and appear in the passages where psychological or musical tensions have crept in. Finally, at the end of the movement, the second subject undergoes several metamorphoses before modulating to A with the recapitulation of the first theme.

The following Très calme, also in ternary form, gives the viola, over long, gentle chords on the piano, a beautiful theme in D flat major. This is followed by a different theme in F, which sheds light on the debate. A radiant calm emanates from this gloriously poetic tune and makes this movement one of Chausson’s greatest achievements.

The Simple et sans hâte, which takes the place of a scherzo, prolongs this mood, the second motif seemingly emerging from the first, with a true elegance accentuated now and again by pizzicati or skilful modulations which give it light and shade.

At first disturbed, the final Animé becomes alert and lively. After a brief introduction, all the themes come into play: the piano provides strong rhythmic accompaniment and, after a brief reminder of the opening subject, a second theme appears, alternating between D flat and C minor. Throughout the development Chausson, true to the cyclical form so beloved of his teacher César Franck, reintroduces the work’s main themes, notably the first and third which dominate, while the tenderness of the fourth softens the impact for a few moments. The finale, however, is unambiguous, leaving the final word to the first subject which resolves in a dazzling A major. The Quartet has an infectious vitality and undeniable force which was fully appreciated when the work was premiered on 2 April 1898 at the National Society of Music by Pierret, Parent, Denoyer and Baretti.

from notes by Jean Gallois © 1997
English: Celia Ballantyne

De juillet à septembre 1897, Chausson revient à la musique de chambre et compose son Quatuor avec piano, Op 30, en la majeur, dédie «À Auguste Pierret» qui avait courageusement assuré le succès du précédent Concert en remplaçant, presque au pied levé, le pianiste Litta, défaillant. Sans être vraiment une œuvre «heureuse», l’opus 30 retrouve un sourire, une clarté qui prennent ici un relief accusé et inattendu.

L’Animé initial à 2/2 s’appuie sur trois thèmes: (A) confié au piano, impose la tonalité de la majeur; le second (B) chante à l’alto sur les sextolets du clavier; le troisième enfin (C), marqué «plus lent», déploie son rythme berceur à la main droite du piano, précédé d’un bref pont modal. Le développement apparaît alors comme une sorte de modulation perpétuelle, essentiellement basée sur (A), reposant tout entier sur la gamme de la majeur sans altérations étrangères, permettant ainsi, par son aspect «monolithique» de nombreuses combinaisons rythmiques ou tonales (ut, fa dièse, si, mi bémol notamment). Si les deux autres idées (B) et (C) interviennent aussi, c’est essentiellement pour dramatiser la pensée et accuser les contrastes: lorsqu’elles apparaissent, en effet, c’est dans les passages où naît une certaine tension psychologique ou musicale. Ainsi, à la fin du mouvement, (B) modifié semble hésiter à choisir une tonalité précise avant que s’impose celle de la, grâce à la résurgence du thème (A).

Le Très calme suivant, également de forme ternaire, confie à l’alto, sur de longs accords calmes du piano, le chant d’un beau thème (D), en ré bémol majeur. Puis vient un nouveau motif (E) en fa majeur, qui éclaire le débat. De ce long lied un peu grave où s’exprime toute la poésie de Chausson, émane une douceur irradiante qui fait de ce mouvement une des plus belles réussites du compositeur.

Le Simple et sans hâte suivant—qui prend alors la place d’un scherzo—poursuit heureusement cette atmosphère, clair dans son rythme et ses composantes (le second motif G semble «secreté» par le premier F), avec une réelle élégance que soulignent çà et là les pizzicati des archets ou d’habiles modulations qui l’habillent de cent couleurs.

D’abord inquiet, indécis, le final Animé expose d’entrée un motif alerte et vif. Après cette brève introduction modale, se détachent les véritables éléments constitutifs: (H) fortement rythmé, confié au piano; puis, après un furtif écho de (A), un second motif réapparaissant en valeurs longues, soit en ré bémol, soit en ut mineur. Au cours des développements, Chausson, fidèle à la «forme cyclique» chère à son maître César Franck, réintroduit les principaux thèmes de sa partition. Retour heureux, qui précise la pensée du musicien puisque ce sont les motifs les plus virils (A et C) qui l’emportent, même si la tendresse de (D) infléchit le discours pendant de brefs instants. La conclusion cependant demeure sans ambiguïté, qui laisse la parole au thème initial, faisant éclater en pleine lumière, en pleine force aussi, son éclatant la majeur, conférant ainsi à ce quatuor une vitalité, un enthousiasme, une force indéniables. C’est bien ce que comprit le public lorsque l’œuvre fut créée, le 2 avril 1898 à la S.N.M. par Pierret, Parent, Denoyer et Baretti. Elle produisit un effet immédiat et partout l’on prit plaisir à souligner «la belle envolée lyrique, les harmonies toujours distinguées, l’élégance du rythme», de la nouvelle partition, et l’on s’accorda à y voir «une indication voulue de limpidité». Cette démarche, Chausson l’eût sans doute poursuivie longtemps si l’on en juge par ses derniers ouvrages. Hélas, à cette époque, il ne lui restait qu’à peine dix huit mois d’existence. Jusqu’au fatal accident de bicyclette qui, le 10 juin 1899, mit un point final à sa création. Celle d’un grand et noble artiste.

extrait des notes rédigées par Jean Gallois © 1997

Von Juli bis September 1897, kehrt Chausson zur Kammermusik zurück und komponiert sein Klavierquartett in A-Dur (Opus 30), ein Stück mit der Widmung „À Auguste Pierret“. Dieser hatte mutig für den Erfolg des vorangehenden Konzertes gesorgt, indem er fast aus dem Stegreif anstelle des verhinderten Pianisten Litta spielte. Ohne Opus 30 ein wirklich „glückliches“ Werk nennen zu wollen, kann man sagen, daß dieses Werk in eine fröhliche Stimmung und überdies in eine Klarheit zurückkehrt, die an dieser Stelle ausgesprochen deutliche, unerwartete Konturen bekommt.

Das zu Beginn stehende Animé im 2/2-Takt stützt sich auf drei Themen: Thema (A), das dem Klavier anvertraut ist, legt die Tonart A-Dur fest. Das zweite Thema (B) wird in hoher Stimmlage über den Sextolen des Klaviers gespielt. Das dritte, mit der Tempoangabe „langsamer“ versehene Thema (C) schließlich entfaltet seinen wiegenden Rhythmus in der rechten Hand des Klaviers, wobei eine kurze modale Überleitung vorangeht. Die Durchführung erscheint im folgenden als eine Art ständige Modulation, stützt sich im wesentlichen auf Thema (A), greift auf die gesamte Tonleiter in A-Dur zurück, ist frei von fremden Alterationen und erlaubt durch seinen monolithischen Aufbau zahlreiche rhythmische oder tonale Kombinationen (insbesondere c, fis, h und es). Wenn sich zuweilen auch die beiden anderen Themen (B) und (C) zu Wort melden, dann geschieht dies deshalb, um die Gedanken dramatisieren und die Kontraste deutlicher formulieren zu können: sie tauchen in der Tat an den Stellen auf, an denen eine gewisse psychologische oder musikalische Spannung entsteht. Auf diese Weise scheint sich das modifizierte Thema (B) am Ende des Satzes nur zögerlich auf eine bestimmte Tonart festlegen zu wollen. Erst danach setzt sich A-Dur durch das wiederauftauchende Thema (A) durch.

Das folgende Très calme, das ebenfalls eine aus mehreren Teilen bestehende Form aufweist, vertraut der Bratsche das sehr schöne Thema (D) an, das über langen, ruhigen Akkorden des Klaviers gespielt wird und in der Tonart Des-Dur notiert ist. Mit dem Thema (E) in F-Dur tritt ein neues, die Debatte anheizendes Motiv ein. Dieses lange Lied, das ein bißchen düster erscheint und in dem die ganze Poesie Chaussons zum Ausdruck kommt, verbreitet eine strahlende Sanftheit und gestaltet den Satz zu einem der schönsten Erfolge des Komponisten.

Das darauf folgende Simple et sans hâte—das im übrigen anstelle eines Scherzos steht—ist in bezug auf seinen Rhythmus und seine Komponenten klar strukturiert (wobei das zweite Motiv G durch das erste Motiv F scheinbar „verheimlicht“ wird) und verfolgt die Atmosphäre des vorangehenden Satzes auf geglückte Weise und mit wahrhafter Eleganz, die hier und da von den Pizzicati der Streicher oder von geschickten Modulationen hervorgehoben wird und dem Stück hundert Farben verleihen.

Zunächst einmal unruhigen, unentschlossenen Charakters, enthüllt das finale Animé gleich zu Beginn ein aufgewecktes, munteres Motiv. Nach dieser kurzen modalen Einleitung treten die eigentlichen konstitutiven Elemente zu Tage: Thema (H) ist stark rhythmisch und dem Klavier anvertraut.

Darauf erscheint, nach einem flüchtigen Echo von Thema (A), wiederholt ein zweites Motiv in langen Notenwerten, das entweder in des oder in c-moll notiert ist. Im Verlauf der Durchführung der Themen führt Chausson, getreu der seinem Meister César Franck geschätzten „zyklischen Form“, die Hauptthemen seiner Partitur erneut ein. Es ist dies eine glückliche, die Gedanken­führung des Musikers präzisierende Wiederaufnahme, weil es sich bei (A) und (C) um die zwei kraftvollsten, Chausson mitreißende Themen handelt, selbst wenn der sanfte Charakter von Thema (D) den Diskurs während kurzer Momente beugt. Die Schlußgruppe hingegen weist keine Mehrstimmigkeiten auf, das Anfangsthema übernimmt das Wort, hier entfaltet sich in vollem Licht und bei voller Stimme die strahlend wirkende Tonart D-Dur und verleiht dem Quartett auf diese Weise Vitalität, Enthusiasmus und unbestreitbare Ausdruckskraft. Genau in diesem Sinne hat das Publikum das Werk auch aufgefaßt, als es am 2. April 1898 an der S.N.M. von Pierret, Parent, Denoyer und Baretti aufgeführt wurde. Die Wirkung des Stückes trat augenblicklich ein, und im Hinausgehen wies man mit Freude auf die „schönen lyrischen Höhenflüge, die stets distinguiert herausgearbeiteten Harmonien und die rhythmische Eleganz“ der neuen Partitur hin und man einigte sich darauf, darin einen „gewollten Hinweis auf Klarheit“ zu sehen.

aus dem Begleittext von Jean Gallois © 1997
Deutsch: Inge Schneider

Recordings

Chausson: Concert & Piano Quartet
CDA66907Archive Service

Track-specific metadata for CDA66907 track 7

Simple et sans hâte
Artists
ISRC
GB-AJY-97-90707
Duration
3'45
Recording date
6 June 1996
Recording venue
Channel Classics Studio BV, Philipszaal Eindhoven, Netherlands
Recording producer
Arnout Probst
Recording engineer
Arnout Probst & Bert Van der Wolf
Hyperion usage
  1. Chausson: Concert & Piano Quartet (CDA66907)
    Disc 1 Track 7
    Release date: October 1997
    Deletion date: April 2014
    Archive Service
Licensing
1.Audio tour The Unknown Monet: Royal Academy of Arts, London, 2007