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The Plow that Broke the Plains – Suite

composer

 
The underlying theme of The Plow that Broke the Plains is that of American innocence and its betrayal; and Thomson is an archetypal American ‘innocent’—knowing, sophisticated, acutely intelligent but still paradoxically innocent, childlike, morning-fresh in his perception of the world. He discards post-Wagnerian hyperbole and egomania in favour of what Wilfrid Mellers called the ‘surrealistically childlike unsentimentality’ of Satie and his own grass roots, first and foremost Baptist hymnody.

In the spontaneous yet stylish way it bears and mothers popular idioms (including cowboy songs), the music of The Plow that Broke the Plains is pretty basic Thomson. The score prefaces each movement of the ‘Suite’ with an evocative superscription:

Prelude: Prologue: This is a record of land … of soil, rather than people—a story of the Great Plains. The 400,000,000 acres of wind-swept grass lands that spread up from the Texas Panhandle to Canada. A high, treeless continent, without rivers, without streams … a country of high winds, and sun … and of little rain …

Grass: Pastorale: The grass lands … a treeless wind-swept continent of grass stretching from the broad Texas Panhandle up to the mountain reaches of Montana and to the Canadian border. A country of high winds and sun … high winds and sun … without rivers, without streams, with little rain.

Cattle: First came the cattle … an unfenced range a thousand miles long … an unchartered ocean of grass, the southern range for winter grazing, and the mountain plateaus for summer. It was a cattleman’s paradise. Up from the Rio Grande … in from the rolling prairies … down clear from the eastern highways the cattle rolled into the old buffalo range. For a decade the world discovered the grass lands and poured cattle into the plains. The railroads brought markets to the edge of the plains … land syndicates sprang up overnight, and the cattle rolled into the West.

Blues: Then we reaped the golden harvest … then we really plowed the plains … we turned under millions of new acres for war. We had the manpower … we invented new machinery. The world was our market. By 1933 the old grass lands had become the new wheat lands … a hundred million acres … two hundred million acres … more wheat!?

Drought: A country without rivers … without streams … with little rain … once again the rains held off and the sun baked the earth. This time no grass held moisture against the winds and sun … this time millions of acres of plowed land lay open to the sun.

Devastation: Baked out—blown out—and broke! Year in, year out, uncomplaining, they fought the worst drought in history … their stock choked to death on the barren land … their homes were nightmares of swirling dust night and day. Many went ahead of it—but many stayed until stock, machinery, homes, credit, food, and even hope were gone. On to the West! Once again they headed into the setting sun … once again they headed West out of the Great Plains and hit the highways for the Pacific Coast, the last border. Blown out, baked out and broke … nothing to stay for … nothing to hope for … homeless, penniless and bewildered they joined the great army of the highways. No place to go … and no place to stop. Nothing to eat … nothing to do … their homes on four wheels … their work a desperate gamble for a day’s labor in the fields along the highways, price of a sack of beans or a tank of gas … all they ask is a chance to start over and a chance for their children to eat, to have medical care, to have homes again. 50,000 a month! The sun and winds wrote the most tragic chapter in American agriculture.

from notes by Christopher Palmer © 1992

L’innocence américaine trahie est le thème sous-jacent de The Plow that Broke the Plains, et Thomson est l’archétype de l’Américain «innocent»—cultivé, sophistiqué et profondément intelligent mais paradoxalement naïf, enfantin et candide dans sa perception du monde. À l’hyperbole et à la manie égocentrique post-wagnériennes, il préfère et la «non-sentimentalité enfantinement surréaliste» de Satie, pour reprendre une formule de Wilfrid Mellers, et ses propres racines, à commencer par l’hymnodie baptiste. De par la manière spontanée, mais stylisée, dont elle porte et choie les idiomes populaires (y compris les chants de cow-boy), la musique de The Plow that Broke the Plains est bien du Thomson. Sur la partition, chaque mouvement de la «Suite» est précédé de quelques lignes évocatrices:

Prélude: Prologue: Voici l’histoire d’un pays … d’une terre, plutôt que de gens. Voici l’histoire des Grandes Plaines, des quatre cent millions d’acres de prairies balayées par les vents qui s’étendent du sud du Texas au Canada. Un continent haut, sans arbre, sans rivière, sans cours d’eau … une région de vents intenses, de soleil … et de si peu de pluie …

Herbe: Pastorale: Les prairies … un continent d’herbe sans arbre, balayé par les vents, qui s’étire du sud du Texas aux montagnes du Montana et à la frontière canadienne. Une région de vents intenses et de soleil … de vents intenses et de soleil … sans rivière, sans cours d’eau, presque sans pluie …

Bétail: D’abord vint le bétail … des pâturages sans clôture sur mille miles … un océan non cartographié de prés, les prairies du Sud pour l’hivernage, les plateaux montagneux pour l’estivage. Le paradis du bouvier. Du Rio Grande … des prairies ondoyantes … des grandes routes de l’Est, le bétail déferla dans les bons vieux pâturages à bisons. Une décennie durant, le monde découvrit l’existence des prairies et déversa le bétail dans les plaines. Les voies ferrées amenèrent les marchés à la lisière des plaines … des groupements agricoles naquirent du jour au lendemain et le bétail déferla sur l’Ouest.

Blues: Alors on récolta la moisson dorée … alors on laboura vraiment les plaines … pendant la guerre, on mit en culture des millions d’acres nouveaux. On avait la main d’œuvre … on inventa de nouvelles machines. Le monde était notre marché. En 1933, les bons vieux pâturages étaient devenus les nouvelles terres à blé … cent millions d’acres … deux cent millions d’acres … encore du blé!?

Sécheresse: Une région sans rivière … sans cours d’eau … presque sans pluie … une nouvelle fois il ne plut pas et le soleil dessécha la terre. Mais cette fois, nulle herbe pour retenir l’humidité contre les vents et le soleil … cette fois, des millions d’acres de terre labourée furent offerts au soleil.

Dévastation: Desséchés par le soleil, battus par les vents et sans le sou! Année après année, sans jamais se plaindre, ils luttèrent contre la pire sécheresse de l’histoire. Leur cheptel mourut étouffée sur le sol aride … leurs maisons furent des cauchemars de poussière, tourbillonnant nuit et jour. Beaucoup partirent à temps—mais beaucoup restèrent jusqu’à ce qu’il n’y eût plus ni cheptel, ni machine, ni maison, ni crédit, ni nourriture, ni même espoir. En route vers l’Ouest! Une fois encore, ils allèrent en direction du soleil couchant … une fois encore, ils mirent cap à l’Ouest à travers les Grandes Plaines et empruntèrent les grandes routes vers la côte Pacifique, l’ultime frontière. Battus par les vents, desséchés par le soleil et sans le sou … nulle part où rester … rien à espérer … sans abri, sans le sou, abasourdis, ils rejoignirent la grande armées des routes nationales. Nulle part où aller … et nulle part où s’arrêter … rien à manger … rien à faire … leurs maisons sur quatre roues … leur travail: une loterie désespérée pour une journée de labeur dans les champs bordant les grandes routes, prix d’un sac de haricots ou d’un bidon d’essence … tout ce qu’ils demandent, c’est de pouvoir prendre un nouveau départ, que leurs enfants puissent manger, recevoir des soins médicaux, retrouver un chez-eux. Cinquante mille par mois! Le soleil et les vents écrivirent les pages les plus tragiques de l’agriculture américaine.

extrait des notes rédigées par Christopher Palmer © 1992
Français: Hypérion

Das Grundthema von The Plow that Broke the Plains ist die Unschuld Amerikas und der an ihr begangene Verrat; Thomson ist der urtypische amerikanische „Unschuldige“—kenntnisreich, kultiviert, hochintelligent, zugleich jedoch paradoxerweise unschuldig, kindlich, frisch wie der junge Morgen in seiner Wahrnehmung der Welt. Er sagt sich los von Übertreibung und Egomanie im Stile Wagners zugunsten der „surrealistisch kindlichen, unsentimentalen Haltung“ Saties, wie Wilfrid Mellers schreibt, und seiner eigenen musikalischen Prägung vor allem durch den baptistischen Kirchengesang.

Hinsichtlicher der Art und Weise, wie sie spontan, aber stillvoll populäre Idiome (darunter auch Cowboy-Lieder) aufgreift und herausarbeitet, ist die Musik von The Plow that Broke the Plains recht typisch für Thomson. In der Partitur ist jedem Satz der „Suite“ eine stimmungsvolle Kurzbeschreibung vorangestellt:

Prelude: Prologue: Dies ist eine Dokumentation des Landes … der Scholle, nicht so sehr seiner Bewohner—eine Geschichte der Prärie. Der 400 000 000 Morgen windzerzausten Graslandes, das sich vom Panhandle-Landstreifen in Texas bis nach Kanada erstreckt. Eine hochgelegene, baumlose Region ... ohne Flüsse und Bäche … ein Land der starken Winde ... der geringen Niederschläge …

Grass: Pastorale: Das Grasland … eine baumlose, windzerzauste, grasbewachsene Region, die sich vom Panhandle in Texas hinauf zu den Bergen Montanas und bis zur kanadischen Grenze erstreckt. Ein Land der starken Winde … der starken Winde und der Sonne … ohne Flüsse und Bäche, mit geringen Niederschlägen.

Cattle [Vieh]: Zuerst kam das Vieh … unumzäuntes Weideland, eintausend Meilen lang, ein unerforschtes Grasmeer, der Süden zum Grasen im Winter, die Hochebenen für den Sommer. Ein Paradies für den Viehzüchter. Hinauf vom Rio Grande … von der wogenden Prärie her … hinab in sicherer Entfernung von den östlichen Highways breitete das Vieh sich auf der ehemaligen Büffelweide aus. Ein Jahrzehnt lang entdeckte die Welt das Grasland und trieb Vieh in die Ebenen. Die Eisenbahn brachte Märkte an den Rand der Prärie … Landsyndikate entstanden über Nacht und das Vieh strömte in den Westen.

Blues: Dann brachten wir die goldene Ernte ein … Dann machten wir uns ans Pflügen der Prärie … Millionen Morgen Land wurden des Krieges wegen frisch umgegraben. Wir hatten die Arbeitskräfte … wir erfanden neue Maschinen. Die Welt war unser Markt. Um 1933 war aus dem alten Weideland neues Weizenland geworden … einhundert Millionen Morgen … zweihundert Millionen Morgen … Immer mehr Weizen!?

Drought [Dürre]: Ein Land ohne Flüsse … ohne Bäche … mit geringen Niederschlägen … Wieder einmal blieb der Regen aus und die Sonne versengte den Boden. Nun gab es kein Gras mehr, um die Feuchtigkeit vor Wind und Sonne zu schützen … Nun waren Millionen Morgen gepflügte Felder der Sonne ausgesetzt.

Devastation [Verwüstung]: Verdorrt—verweht—und pleite! Jahr ein, Jahr aus kämpften sie klaglos gegen die schlimmste Dürre aller Zeiten an … Ihr Vieh erstickte auf dem Ödland … ihre Behausungen waren Tag und Nacht dem alptraumhaft wirbelnden Staub ausgesetzt. Viele flohen, ehe es schlimm wurde—aber viele blieben auch, bis Vieh, Maschinerie, Heim, Kredit, Lebensmittel und auch noch die letzte Hoffnung dahin waren. Auf in den Westen! Wieder einmal zogen sie der untergehenden Sonne entgegen … Wieder einmal machten sie sich westwärts auf, aus den Prärien nahmen sie die Fernstraßen in Richtung auf die Pazifikküste, die letzte Grenze. Verweht, verdorrt und pleite … nichts, wofür es sich zu bleiben lohnte … nichts, was hoffen ließe … Heimatlos, mittellos und verwirrt gesellten sie sich zu dem großen Heer auf den Fernstraßen. Ohne Ziel … und ohne Rast. Nichts zu essen … nichts zu tun … Ihre Heimstatt auf vier Rädern … ihr Broterwerb das verzweifelte Spekulieren auf einen Tag Arbeit auf den Feldern entlang der Straße, um den Preis eines Sacks Bohnen oder eines Tanks voll Benzin … Sie wollen nichts als die Chance auf einen Neubeginn—dass ihre Kinder etwas zu essen bekommen, ärztliche Versorgung und ein Dach über dem Kopf. Jeden Monat 50 000! Die Sonne und der Wind schrieben das tragischste Kapitel in der Geschichte der amerikanischen Landwirtschaft.

aus dem Begleittext von Christopher Palmer © 1992
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Thomson: Louisiana Story – The film music of Virgil Thomson
CDH55169

Track-specific metadata for CDH55169 track 1

Prelude: Prologue
Artists
ISRC
GB-AJY-92-57601
Duration
1'51
Recording date
5 October 1991
Recording venue
All Hallows, Gospel Oak, London, United Kingdom
Recording producer
Christopher Palmer
Recording engineer
Mike Clements
Hyperion usage
  1. Thomson: Louisiana Story (CDA66576)
    Disc 1 Track 1
    Release date: February 1992
    Deletion date: April 2004
    Superseded by CDH55169
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