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The Cyprian Goddess

composer
Symphony No 3 1838/39

 
In the 1930s Bantock undertook examining tours overseas for Trinity College of Music and it was while on one of these that he wrote the The Cyprian Goddess, his third symphony, which he subtitled ‘Aphrodite in Cyprus’. Written while crossing the Pacific, the manuscript full score is dated ‘12 January 1939 Pacific Ocean. Suva (Fiji)’.

Bantock’s love affair with languages led him to study not only Latin and Greek, but also Persian. The Pagan Symphony had taken its cue from the second book of Horace’s Odes, and the opening of Ode XIX concerning Bacchus. Aphrodite is, of course, the Goddess of Love, whom he had invoked so memorably before in the Sappho Songs for contralto and orchestra. Now in The Cyprian Goddess he prefaces the score with the two Latin verses of Ode XXX in the first book, as well as a photograph of the statue of the Venus de Milo from the Louvre.

O Venus regina Cnidi Paphique
Sperne dilectam Cypron et vocantis
Ture te multo Glycerae decoram
Transfer in aedem.
Fervidus tecum puer et solutis
Gratiae zonis properentque Nymphae
Et parum comis sine te Juventas
Mercuriusque.
Venus, queen of Knidos and Paphos,
quit thy favoured Cyprus and come
to the fine temple of Glycera which
calls you with much incense.
Let the passionate child, the Graces
with their girdles untied, the nymphs,
Youth, all the less attractive without you,
and Mercury hasten with you.

The music plays continuously, but consists of a variety of contrasting sections, and the feeling of a story or succession of images is striking. Why Bantock was never commissioned to compose for the films when he writes so cinematographically is a mystery. Bantock gives us no detailed programme, but from time to time he writes a classical quotation (in English translation) above the score, thus indicating the major milestones, and effectively marking four movements, each of several sections. The first five minutes of the music can thus be regarded as an extended prelude, setting the scene, in which recurring motifs are introduced.

The first quotation (track 2) is from Theocritus: ‘Ay, but she too came, the sweetly smiling Cypris, craftily smiling she came, yet keeping her heavy anger’. Bantock marks the music liberamente and launches a long lyrical passage taken by violins in octaves; this rises to a climax, like waves breaking on a rock, and then falls quiet again. Now follows a quotation from the Smyrna Pastoral poet Bion: ‘Mild Goddess, in Cypris born—why art thou thus vexed with mortals and immortals?’ (track 3). Bantock’s marking is animando, and the texture of repeated quavers in the strings reminds us of his friend Sibelius. This is sea-music in the tradition of his earlier Hebridean Symphony and leads to a passage of repeated fanfaring trumpets reminiscent of the climax of that work. Eventually the storm subsides and quiet music leads to a violin solo launching the third section.

As the solo violin plays above a hushed accompaniment of muted strings (track 4) we have another quotation from Bion: ‘Great Cypris stood beside me while still I slumbered’. The tempo marking is lentamente; Bantock’s dream is of romance and the exotic as he soon presents a wide-spanning string tune and then contrasts it with oriental dances at first delicate, then much wilder. The opening cello and double-bass motif returns on clarinet and Bantock launches into glowing and triumphant orchestral love music and his fourth quotation, from Bion’s pupil Moschus: ‘His prize is the kiss of Cypris, but if thou bringest Love, not the bare kiss, O stranger, but yet more shalt thou win’ (track 5). The end is happy and affirmative, the material from the opening returns, no longer questioning but heroic and confident, and eventually with a quiet sunset epilogue Bantock’s vision fades from sight.

This may have been a strange work to have written at the turn of 1938/9, yet Bantock’s dream of Aphrodite and of a happier time is vivid and gripping, as Scheherazade-like he evokes an antique world. It is now almost a cliché to refer to the Freudian imagery of the sea, yet it is surely no accident that as the seventy-year-old composer’s thoughts are of love and his earlier life, he finds his most compelling metaphor in thrilling sea music. As his liner crosses the Pacific the final sunset glow is for the moment without any hint of the war and the horrors so soon to come.

from notes by Lewis Foreman © 1995

A la fin des années 1930, il prit en charge l’organisation des tournées d’examen à l’étranger pour le Trinity College of Music, et c’est à l’occasion de l’une d’entre elles qu’il composa sa troisième symphonie, La Déesse de Chypre, portant le sous-titre «Aphrodite à Chypre». Rédigée durant la traversée du Pacifique, la partition manuscrite complète est datée du «12 janvier 1939, Océan Pacifique. Suva (Fidji)».

Sa passion pour les langues conduisit Bantock à étudier non seulement le latin et le grec, mais aussi le persan et l’arabe. La Symphonie païenne avait été inspirée du deuxième livre des Odes d’Horace, et plus particulièrement du début de l’Ode XIX, évoquant Bacchus. Aphrodite est , bien sûr, la déesse de l’amour, qu’il avait déjà invoquée avec succès dans ses Mélodies sapphiques pour contralto et orchestre. Pour La Déesse de Chypre, Bantock s’inspire cette fois des deux quatrains en latin de l’Ode XXX du premier livre, qu’il reproduit en préface de la partition avec une photographie de la statue de la Vénus de Milo du Louvre.

O Venus regina Cnidi Paphique
Sperne dilectam Cypron et vocantis
Ture te multo Glycerae decoram
Transfer in aedem.
Fervidus tecum puer et solutis
Gratiae zonis properentque Nymphae
Et parum comis sine te Juventas
Mercuriusque.
Vénus, reine de Knidos et Paphos,
délaisse Chypre où tu résides et viens
au beau temple de Glycera qui
t’apelle à grand renfort d’encens.
Laisse l’enfant passionnée, les Grâces
avec leurs ceintures dénouées, les nymphes,
la jeunesse, toutes moins séduisantes sans toi,
et avec Mercure hâte-toi.

La musique, bien que jouée sans interruption, compte plusieurs sections contrastées qui donnent la nette impression de narrer une histoire ou de décrire une succession d’images. Devant une musique tellement cinématographique, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi Bantock n’eut jamais l’occasion d’écrire pour le cinéma. Sans nous donner de programme détaillé, Bantock émaille sa partition de citations classiques (traduites en anglais), indiquant ainsi les moments importants de l’œuvre et définissant quatre mouvements comportant chacun plusieurs sections. Les cinq premières minutes peuvent être ainsi considérées comme un long prélude ayant pour fonction de planter le décor et présentant un certain nombre de motifs récurrents.

La première citation (piste 2) est de Théocrite: «Oui, mais elle aussi vint, Cypris au doux sourire, vint avec astuce en souriant, et couvant pourtant sa lourde colère.» Bantock porte l’indication liberamente sur la partition et développe un long passage lyrique joué en octaves par les violons, conduisant à un point culminant où la musique se brise telle la vague sur le rocher avant de retrouver la tranquillité du début. Apparaît alors une citation de Bion: «Douce déesse, en Cypris née—pourquoi es-tu ainsi fâchée avec les mortels et les immortels» (piste 3). Le caractère est animando et la texture, avec ses croches répétées dans les cordes, n’est pas sans évoquer Sibelius. Bantock retrouve ici la veine marine de la Symphonie des Hébrides, aboutissant à une série de fanfares de trompettes qui rappelle le point culminant de cette œuvre antérieure. La tempête s’apaise enfin et un passage plus serein conduit à un solo de violon introduisant la troisième section.

Tandis que le violon soliste joue sur l’accompagnement discret des cordes étouffées intervient la seconde citation de Bion: «La grande Cypris se tenait à mes côtés alors que je sommeillais» (piste 4). Le mouvement est marqué lentamente; Bantock nous fait pénétrer dans un monde de poésie et d’exotisme à travers une ample mélodie confiée aux cordes qu’il met en contraste avec des danses orientales, tout d’abord délicates, puis beaucoup plus frénétiques. Après avoir fait passer le motif d’ouverture des violoncelles et contrebasses à la clarinette, Bantock entraîne la musique langoureuse dans un passage orchestral rayonnant et triomphant et introduit sa quatrième citation, qu'il emprunte cette fois à Moschus: «Son prix est le baiser de Cypris, mais si tu apportes l’amour, non le seul baiser, ô étranger, bien plus tu gagneras» (piste 5). C’est une conclusion heureuse et positive reprenant le matériau du début sous un jour non plus incertain, mais confiant et héroïque, la vision de Bantock se dissolvant peu à peu dans un paisible coucher de soleil final.

Le thème de cette œuvre semble bien éloigné des préoccupations des années 1938/9. C’est un rêve fascinant que nous livre Bantock, un monde mythique qui rappelle l’univers de Sheherazade et qui s’impose comme une métaphore de sa vie et de son œuvre toute entière. Tandis que son paquebot traverse le Pacifique, les ultimes lueurs du coucher de soleil entretiennent un moment encore intact de la guerre et des horreurs à venir.

extrait des notes rédigées par Lewis Foreman © 1995
Français: Jean-Paul Metzger

Ende der 30er Jahre unternahm Bantock im Auftrag des Trinity College of Music Examensreisen ins Ausland. Bei einer solchen Gelegenheit schrieb er seine dritte Sinfonie The Cyprian Goddess, der er den Untertitel „Aphrodite in Zypern“ gab. Das Manuskript entstand auf der Überfahrt über den Pazifik und ist mit „12. Januar 1939 Pacific Ocean. Suva (Fiji)“ datiert.

Aus seiner Vorliebe für Sprachen lernte Bantock nicht nur Latein und griechisch, sondern auch persisch und arabisch. Die Pagan Symphony lehnt sich an das zweite Buch der Oden von Horaz und die Einleitung der Ode XIX über Bacchus an. Aphrodite ist natürlich die Liebesgöttin, die er so unvergeßlich in den Sappho Songs für Altstimme und Orchester heraufbeschwört hatte. Der Partitur der Cyprian Goddess gibt er ein Vorwort mit den beiden lateinischen Strophen der Ode XXX im ersten Buch sowie eine Fotografie der Venus-Statue von Milo im Louvre.

O Venus regina Cnidi Paphique
Sperne dilectam Cypron et vocantis
Ture te multo Glycerae decoram
Transfer in aedem.
Fervidus tecum puer et solutis
Gratiae zonis properentque Nymphae
Et parum comis sine te Juventas
Mercuriusque.
Venus, Königin von Knidos und Paphos,
verlasse das geliebte Zypern und komme
zum schönen Tempel von Glycera, der
dich mit viel Weihrauch ruft.
Laß das leidenschaftliche Kind, die Grazien
mit gelöstem Gürtel, die Nymphen,
die Jugend, alle viel weniger reizend ohne dich,
und Merkur eilen mit dir.

Die Musik spielt durchgehend, enthält aber eine Vielfalt an gegensätzlichen Abschnitten und das Gefühl einer Geschichte oder einer Bilderfolge ist überwältigend. Aus welchem Grund er nie für das Kino geschrieben hat, wo er so kinematografisch schreibt, ist ein Rätsel. Bantock gibt kein detailliertes Programm, sondern gelegentlich ergänzt er seine Musik durch ein klassisches Zitat (in englischer Übersetzung), womit die wichtigsten Meilensteine der Partitur gekennzeichnet werden. Damit werden auch vier Sätze mit jeweils mehreren Abschnitten markiert. Die ersten fünf Minuten des Werks können somit als ein erweitertes Vorspiel angesehen werden, als Vorbereitung, in der die sich wiederholenden Motive vorgestellt werden.

Das erste Zitat (Spur 2) ist von Theokrit: „Ja, auch sie kam, die süß lächelnde Cypris, schlau lächelnd kam sie, doch behielt ihre schwere Wut.“ Bantock bezeichnet die Musik als liberamente und leitet eine lange lyrische Passage von Violinen in Oktaven ein; dies steigt zu einem Höhepunkt an, der sich wie Wellen an einem Felsen bricht und dann wieder schweigt. Jetzt erscheint ein Zitat von Bion: „Milde Göttin, in Zypern geboren—warum ärgerst du dich so über die Sterblichen und die Unsterblichen“ (Spur 3). Bantocks Bezeichnung ist animando, und die Struktur der wiederholten Achteln in den Streichern erinnert an seinen Freund Sibelius. Das ist Meeresmusik in der Tradition seiner früheren Hebridean Symphony und sie leitet eine Passage wiederholter Trompetenfanfaren ein, die an den Höhepunkt dieses Werkes denken lassen. Schließlich legt sich der Sturm und leise Musik führt zu einem Violinsolo, das den dritten Teil ankündigt.

Die Solovioline spielt über einer leisen Begleitung gedämpfter Streicher (Spur 4) und es erscheint wieder ein Zitat von Bion: „Die große Cypris stand neben mir, als ich noch schlummerte“. Die Tempobezeichnung ist lentamente; Bantocks Traum ist Romanze und Exotik, wenn er zuerst eine weitspannende Streichermelodie vorstellt und dieser dann orientalische Tänze gegenüberstellt, die zuerst delikat, dann aber wilder werden. Das einleitende Motiv für Cello und Kontrabaß kehrt auf der Klarinette wieder und Bantock vertieft sich in eine glühende und triumphierende Liebesmusik des Orchesters mit seinem vierten Zitat, von Moschus: „Sein Preis ist der Kuß von Cypris, doch wenn du Liebe bringst, nicht nur den nackten Kuß, O Fremder, mehr wirst du gewinnen“ (Spur 5). Das Ende ist fröhlich und positiv, sein Material aus der Einleitung kehrt wieder, nicht länger fragend, sondern heroisch und zuversichtlich, und schließlich versinkt Bantocks Vision im stillen Epilog eines Sonnenuntergangs.

Für ein zum Jahreswechsel 1938/9 geschriebenes Werk mag es fremd erscheinen. Bantocks Traum von der Aphrodite und einer glücklicheren Zeit ist lebhaft und spannend. Wie eine Scheherezade ruft er eine mystische Welt auf, die Erinnerungen aus seinem Leben und Werk gibt er uns als eine Metapher wieder. Wie sein Schiff über den Pazifik fährt, gilt der letzte Strahl des Sonnenuntergangs dem Augenblick, ohne Hinweis auf den kommenden Krieg mit seinen Schrecken.

aus dem Begleittext von Lewis Foreman © 1995
Deutsch: Meckie Hellary

Recordings

Bantock: Orchestral Music
CDS44281/66CDs Boxed set (at a special price)
Bantock: The Cyprian Goddess & other orchestral works
CDA66810Archive Service; also available on CDS44281/6

Details

Part 1: Maestoso e sforzato – Lentamente – Poco largamente – Con più moto
Track 1 on CDA66810 [5'53] Archive Service; also available on CDS44281/6
Track 1 on CDS44281/6 CD3 [5'53] 6CDs Boxed set (at a special price)
Part 2: Liberamente – Affrettando – Tranquillo molto sostenuto
Track 2 on CDA66810 [2'37] Archive Service; also available on CDS44281/6
Track 2 on CDS44281/6 CD3 [2'37] 6CDs Boxed set (at a special price)
Part 3: Animando – Con fuoco – Con molto agitato
Track 3 on CDA66810 [3'26] Archive Service; also available on CDS44281/6
Track 3 on CDS44281/6 CD3 [3'26] 6CDs Boxed set (at a special price)
Part 4: Lentamente – Lento sostenuto – Poco lentando – Allegretto grazioso – Con fuoco – Con anima
Track 4 on CDA66810 [9'20] Archive Service; also available on CDS44281/6
Track 4 on CDS44281/6 CD3 [9'20] 6CDs Boxed set (at a special price)
Part 5: Più moto, affrettando – Tranquillo, e molto sostenuto
Track 5 on CDA66810 [3'05] Archive Service; also available on CDS44281/6
Track 5 on CDS44281/6 CD3 [3'05] 6CDs Boxed set (at a special price)

Track-specific metadata for CDS44281/6 disc 3 track 2

Part 2: Liberamente – Affrettando – Tranquillo molto sostenuto
Artists
ISRC
GB-AJY-95-81002
Duration
2'37
Recording date
17 May 1995
Recording venue
All Hallows, Gospel Oak, London, United Kingdom
Recording producer
Martin Compton
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Bantock: The Cyprian Goddess & other orchestral works (CDA66810)
    Disc 1 Track 2
    Release date: October 1995
    Deletion date: February 2011
    Archive Service; also available on CDS44281/6
  2. Bantock: Orchestral Music (CDS44281/6)
    Disc 3 Track 2
    Release date: October 2007
    6CDs Boxed set (at a special price)
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