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Fra Giacomo

First line:
Alas Fra Giacomo too late! But follow me
composer
23 May 1914
author of text
1901; Fra Giacomo

 
Given Coles’s active participation in the Stuttgart opera, it is perhaps not surprising that his affinities for post-Wagnerian opera should be evinced in his last, and arguably finest, work that survives intact, Fra Giacomo, a scena for baritone and orchestra. Coles took his text from Robert Williams Buchanan’s eponymous poem, published in 1901 (in the complete edition of Buchanan’s poetry). Though now little known, Buchanan enjoyed a certain vogue at the end of the nineteenth century for his macabre, shadowy, and often disturbing verse. This was certainly true of ‘Meg Blane’, which formed the subject of Coleridge-Taylor’s choral rhapsody in 1902, and ‘Fra Giacomo’, a lurid tale of revenge, is no exception. The tale, told in the first person by a Venetian merchant (probably during the Middle Ages or the Renaissance), begins with the urgent summoning of Fra Giacomo to the merchant’s house. He is to give last rites to the merchant’s dying wife. On arrival he is too late; she has died. Fra Giacomo is, nevertheless, detained while the merchant gives an engaging account of his romantic past, how he met his wife six years ago, how he fell in love with her, saw off all-comers, and married her. Yet his wife’s pious obser­vances and regular confession caused him to mistrust her, and one day he donned a monk’s clothing and listened, in place of her normal priest, to her confession. There, digging his nails into his palms, he discovers that his wife’s lover is none other than Fra Giacomo. At this point the monk understands the real motivation for his summons. The merchant’s wife has been poisoned and, having drunk a toast to the ‘saint upstairs at rest’, Fra Giacomo is to suffer a similar fate. At the hands of the merchant, his end is violent and his body is thrown into the canal, while orders are given for all the bells to toll at the convent.

Coles’s interpretation of Buchanan’s text is nothing short of masterly. His consummate understanding of Wagner’s seamless symphonic process, in which the orchestra plays the dominant role in terms of continuity and thematic develop­ment, is highly impressive. Moreover, in common with his post-Wagnerian contemporaries Strauss, Pfitzner, and Schreker, he exhibits that innate ability to create musical ideas that concisely represent underlying pictorial or abstract images. This is potently demonstrated in the chromatically descending ‘death’ motif (synonymous with the merchant), which domi­nates the first part of the scena in a portentous C minor and forms the momentous climax of the conclusion. Fra Giacomo’s fragment of pseudo-plainsong, announced in the brass, is also highly distinctive, and is used most effectively when it under­pins the merchant’s own scheme of hearing his wife’s confes­sion (‘In the Father Confessor’s place’). Here, with a dramatic subtlety worthy of Wagner, Fra Giacomo’s guilt is revealed. In addition to the brilliant and colourful orchestration (which is often reduced to pointillistic chamber music), Coles’s tonal scheme is also worthy of comment. Though based around C minor, much of the chromatic nuance is generated by the constant interjection of D flat. This pitch not only provides an unsettling Neapolitan inflection but also a means of modula­tion to A flat, a key which features prominently across the larger canvas. Of greatest impact, however, are the statements of the ‘death’ motif during the final act of murder (‘Take this! And this! And this!’) which are juxtaposed, first in C minor, and then in C sharp minor. Furthermore it is to C sharp minor that the climax recovers (‘Come raise him up, Pietro’) before C major reasserts itself as part of a declaration of heartrending regret, marked by the entry of a plaintive solo violin.

from notes by Jeremy Dibble © 2002

Coles contribuait diligemment aux activités de l’Opéra de Stuttgart si bien qu’il n’est guère étonnant si ses affinités pour l’opéra post-wagnérien sont perceptibles dans la dernière œuvre qu’il ait écrite, sans aucun doute la meilleure, Fra Giacomo, une scène pour baryton et orchestre. Coles retint le texte d’un poème éponyme de Robert Williams Buchanan publié en 1901 (dans la collection complète de la poésie de Buchanan). Auteur quelque peu oublié de nos jours, Buchanan jouissait d’une certaine popularité à la fin du XIXe siècle (une situation comparable, à peu de choses près, à celle de Henley) pour ses vers macabres, obscurs et souvent bouleversants. Ceci est certainement vrai de «Meg Blane», le sujet de la rhapsodie chorale écrite par Coleridge-Taylor en 1902, et de «Fra Giacomo», un conte noir de vengeance. Relaté à la première personne par un marchand vénitien (l’action se situe probablement au Moyen Âge ou durant la Renaissance), ce conte débute par l’injonction pressante faite à Fra Giacomo de se rendre au plus tôt chez le marchand. La femme de ce dernier se mourrant, il doit lui donner les derniers sacrements. Mais il arrive trop tard, elle a déjà rendu l’âme. Fra Giacomo est néanmoins retenu par le marchand qui lui fait le récit animé de son histoire de cœur passée, comment il rencontra sa femme il y six ans de cela, comme il s’éprit d’elle, évinça les autres soupirants et finit par l’épouser. Et pourtant sa femme observait une vie si pieuse, des confessions tellement régulières qu’il en vint à ne plus lui faire confiance. Un jour il revêtit un habit de moine et écouta sa confession, à la place du prêtre habituel. Ce fut là que, meurtrissant ses mains de ses ongles, il découvrit que l’amant de sa femme n’était autre que Fra Giacomo. C’est alors que le moine comprend le véritable dessein derrière sa présence. La femme du marchand a été empoisonnée, et Fra Giacomo ayant bu un toast «au repos de la sainte», subit le même sort. Livré aux mains du marchand, il connaît une fin violente. Son corps est jeté dans le canal tandis que des ordres sont donnés pour que toutes les cloches du couvent sonnent.

La manière dont Coles interpréta le texte de Buchanan est absolument magistrale. Sa compréhension consommée du procédé symphonique continu propre à Wagner, à savoir que l’orchestre joue un rôle dominant en termes de continuité et de développement thématique, est impressionnante. De plus, comme ses contemporains post-wagnériens tels Strauss, Pfitzner et Schreker, il s’illustre par une capacité innée à créer des idées musicales qui représentent de manière concise des idées sous-jacentes abstraites ou illustratives. Une démonstration probante se trouve être le motif chromatique et descendant de la «mort» (synonyme du marchand) qui domine la première partie de la scena en un ut mineur prémonitoire de mauvais augure, et qui forme un apogée capital lors de la conclusion. Tout aussi distinctif, le fragment de pseudo chant grégorien de Fra Giacomo, annoncé aux cuivres, est exploité à son mieux lorsqu’il étaye la propre machination du marchand qui écoute la confession de son épouse («In the Father Confessor’s place», «À la place du Père Confesseur»). C’est alors qu’avec une subtilité dramatique digne de Wagner, transparaît la culpabilité de Fra Giacomo. Outre l’orchestration brillante et colorée (qui est souvent réduite à une musique de chambre pointilliste), le schéma tonal de Coles mérite d’être aussi souligné. Tournant généralement autour de ut mineur, une grande partie de la nuance chromatique est générée par l’interjection constante de ré bémol. Cette hauteur présente non seulement une inflexion napolitaine déstabilisante, mais elle permet aussi de moduler vers la bémol, une tonalité largement représentée dans le cadre architectural plus vaste. Les énoncés du motif de la mort produisent un impact beaucoup plus grand, notamment au cours du dernier acte du meurtre («Take this! And this! And this!», «Prends ceci! Et ceci! Et ceci!») où ils sont juxtaposés, d’abord en ut mineur, puis en ut dièse mineur. De plus, c’est en ut dièse mineur que l’apogée s’apaise («Come raise him up, Pietro», «Viens, lève-le, Pietro») avant que le ut majeur ne s’affirme au sein d’une déclaration d’un regret sincère, marqué par l’entrée d’un solo plaintif du violon.

extrait des notes rédigées par Jeremy Dibble © 2002
Français: Isabelle Battioni

Mit Coles’ aktivem Mitwirken an der Stuttgarter Oper im Hinterkopf ist es vielleicht nicht überraschend, dass seine Affinität zur post-Wagner-Oper in seinem letzten und wahrscheinlich besten Werk, Fra Giacomo, an den Tag gelegt werden sollte. Es handelt sich hierbei um eine scena für Bariton und Orchester. Coles entnahm den Text aus Robert Williams Buchanans namengebendem Gedicht, veröffentlicht im Jahre 1901 (in der Gesamtausgabe der Lyrik Buchanans). Obwohl er heute kaum bekannt ist, war Buchanan (ähnlich wie Henley) am Ende des 19. Jahrhunderts aufgrund seiner makabren, zwielichtigen und oft aufwühlenden Verse en vogue. Dieses war sicherlich zutreffend für „Meg Blane“, das zum Thema der Rhapsodie für Chor von Coleridge-Taylor (1902) wurde, und „Fra Giacomo“, eine gespenstische Vergeltungsgeschichte, ist keine Ausnahme. Die Geschichte, die in der ersten Person von einem venezianischen Kaufmann (wahrscheinlich im Mittelalter oder in der Renaissance) erzählt wird, beginnt mit der drängenden Aufforderung, dass Fra Giacomo zum Haus des Kaufmanns kommen möge. Er soll seiner sterbender Frau die letzte Salbung geben. Er kommt jedoch zu spät: sie ist tot. Fra Giacomo wird trotzdem aufgehalten, da der Kaufmann ihm auf gewinnende Art und Weise von seiner romantischen Vergangenheit erzählt, wie er seine Frau vor sechs Jahren kennenlernte, wie er sich in sie verliebte, alle anderen Freier vertrieb, und sie heiratete. Jedoch machten ihn die frommen Gewohnheiten und regelmäßige Beichte seiner Frau misstrauisch, so dass er sich eines Tages Mönchskleider anlegte und anstelle des Priesters ihre Beichte anhörte. Er findet heraus, dass der Geliebte seiner Frau kein anderer ist als Fra Giacomo. Nun versteht der Mönch, warum er gerufen wurde. Die Kaufmannsfrau wurde vergiftet, und Fra Giacomo soll ein ähnliches Schicksal erleiden, nachdem er auf die „oben ruhende Heilige“ angestoßen hat. Er ist dem Kaufmann ausgeliefert und findet ein grausames Ende. Seine Leiche wird in den Kanal geworfen, und gleichzeitig wird angeordnet, dass alle Glocken des Klosters läuten sollen.

Coles’ Interpretation des Textes von Buchanan ist meisterlich. Sein vollkommenes Verständnis der nahtlosen symphonischen Prozesse Wagners, in denen das Orchester die dominierende Rolle spielt, was Kontinuität und thematische Entwicklung anbetrifft, ist sehr eindrucksvoll. Außerdem beweist er, ebenso wie seine post-Wagner-Zeitgenossen Strauss, Pfitzner und Schrecker, jene angeborene Fähigkeit, musikalische Ideen zu schaffen, die die zugrunde liegenden bildlichen oder abstrakten Ideen exakt repräsentieren. Dies wird mit dem absteigenden chromatischen „Todesmotiv“ (gleichbedeutend mit dem Kaufmann) hochwirksam demonstriert. Es dominiert im ersten Teil der scena mit einem unheilvollen c-Moll, und formt den bedeutsamen Höhepunkt des Schlusses. Fra Giacomos pseudo-gregorianisches Fragment, das durch die Blechbläser angekündigt wird, ist ebenfalls sehr charakteristisch, und wird effektiv eingesetzt, als es die Schilderung des Kaufmanns unterstreicht, wie er die Beichte seiner Frau angehört hat („am Ort des Beichtvaters“). Hier wird mit einer dramatischen Feinsinnigkeit, die eines Wagners würdig wäre, Fra Giacomos Schuld aufgedeckt. Neben der brillanten und farbenreichen Orchesterbehandlung (die oft auf pointilistische Kammermusik reduziert ist) sollte Coles’ tonales Gerüst auch Beachtung finden. Obwohl es hauptsächlich auf c-Moll basiert, werden die chromatischen Nuancen durch ständige Unterbrechungen in Des-Dur erreicht. Diese Tonart sorgt nicht nur für eine ruhelose neapolitanische Komponente, sondern bedeutet auch eine Möglichkeit, nach As-Dur zu modulieren, einer Tonart, die im größeren Rahmen recht prominent ist. Am wirkungsvollsten sind jedoch die Äußerungen des „Todesmotivs“ während des eigentlichen Mordes („Nimm dies! Und dies! Und dies!“), die übereinandergelegt sind—zunächst in c-Moll und dann in cis-Moll. Außerdem findet der Höhepunkt in cis-Moll statt („Komm, und richte ihn auf, Pietro“), bevor ein C-Dur eine herzzerreißende Trauer ausdrückt, die mit dem Einsatz einer klagenden Solovioline beginnt.

aus dem Begleittext von Jeremy Dibble © 2002
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Coles: Music from Behind the lines
CDH55464Composers of World War I

Details

Track 2 on CDH55464 [13'22] Composers of World War I

Track-specific metadata for CDA67293 track 2

Artists
ISRC
GB-AJY-02-29302
Duration
13'22
Recording date
13 December 2001
Recording venue
City Halls, Candleriggs, Glasgow, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
John Timperley
Hyperion usage
  1. Coles: Music from Behind the lines (CDA67293)
    Disc 1 Track 2
    Release date: June 2002
    Deletion date: December 2011
    Superseded by CDH55464
  2. Coles: Music from Behind the lines (CDH55464)
    Disc 1 Track 2
    Release date: July 2014
    Composers of World War I
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