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Pluto – The Renewer

composer
additional movement to Holst's The Planets; commissioned and first performed by the Hallé Orchestra under Kent Nagano on 11 May 2000; dedicated to the memory of Imogen Holst

 
‘Pluto’ received its first performance in Manchester on 11 May 2000, when Kent Nagano conducted the Hallé Orchestra. Its first London performance was at the Proms on 22 July that year. The composer Colin Matthews has written the following about ‘Pluto’:

When Kent Nagano asked me to add ‘Pluto’ to The Planets I had mixed feelings. To begin with, The Planets is a very satisfying whole, and one which makes perfect musical sense. ‘Neptune’ ends the work in a way wholly appropriate for Holst—an enigmatic composer, always likely to avoid the grand gesture if he could do something unpredictable instead. How could I begin again, after the music has completely faded away as if into outer space? And, even though Pluto was discovered four years before Holst’s death in 1934, I am certain that he never once thought to write an additional movement (he was in any case decidedly ambivalent about the work’s huge popularity). In addition, the matter of Pluto’s status as a planet has for some time been in doubt—it may well be reclassified (together with its tiny satellite Charon) as no more than an asteroid, thrown way out of the main asteroid belt between Mars and Jupiter, or ‘captured’ by the sun’s gravitational field. (Another intriguing fact about Pluto is that its elliptical orbit means that between 1979 and 1999 it was nearer to the sun than Neptune.)
Yet the challenge of trying to write a new movement for The Planets without attempting to impersonate Holst eventually proved irresistible. It quickly became clear that it would be pointless to write a movement that was even more remote than ‘Neptune’ unless the whole orchestra were to join the chorus off-stage. Nor did I feel that I should rely on the astrological significance of Pluto, which is more than a little ambiguous (not that astrologers seem to have problems with a minute planet that they have only just become aware of). In any case I am a thoroughgoing sceptic as far as astrology is concerned—I suspect that Holst’s interest too was pretty peripheral—and, apart from choosing the title ‘Pluto—the Renewer’, left that aspect to one side.
The only possible way to carry on from where ‘Neptune’ leaves off is not to make a break at all, and so ‘Pluto’ begins before ‘Neptune’ has quite faded, necessitating a slight change to the ending. And it is very fast—faster even than ‘Mercury’: solar winds were my starting point. The movement soon took on an identity of its own, following a path which I seemed to be simply allowing to proceed as it would: in the process I came perhaps closer to Holst than I had expected, although at no point did I think to write pastiche. At the end the music disappears, almost as if ‘Neptune’ had been quietly continuing in the background.
‘Pluto’ is dedicated to the memory of Holst’s daughter Imogen, with whom I worked for many years until her death in 1984, and who I suspect would have been both amused and dismayed by this venture.

Colin Matthews (b1946) first came to general attention for his work with Deryck Cooke on the performing version of Mahler’s Symphony No 10 and for his association with Benjamin Britten in his later years, and with Imogen Holst, encouraging her to explore her father’s forgotten music. As a composer Matthews has a substantial list of works, first noted for his Fourth Sonata for orchestra in 1975, and coming to wider attention with Suns Dance (1985) memorable for its sudden changes between contrasted ideas and the dramatic monolithic sound of Memorial (1993) celebrating the Thiepval war memorial. In ‘Pluto’ Matthews takes as his starting point the choral fade-out of ‘Neptune’ and almost as a flash-back produces a pianissimo world, a mercurial scurrying of chromatic runs and scales. The long-held very soft pedal points, evocative orchestral colour, and the shining effect of harp and celesta, all add to the almost tangible pictorial effect. Two great outbursts are suddenly upon us and as quickly vanish, perhaps a comet suddenly streaking into view, recalling the impact of Matthew’s earlier Suns Dance. Almost before we realize it the distant vocalizing choir floats into our hearing again, as if it had been there throughout, and Matthews is back with Holst confronting the infinite.

from notes by Lewis Foreman © 2001

La première audition mondiale de «Pluton» s’est déroulée à Manchester le 11 mai 2000 avec le Hallé Orchestra placé sous la direction de Kent Nagano. La première londonienne eut lieu aux Proms, le 22 juillet de cette année-là. Le compositeur Colin Matthews a écrit à propos de «Pluton»:

Quand Kent Nagano m’a demandé d’ajouter «Pluton» aux Planètes, j’ai éprouvé des sentiments partagés. Tout d’abord, Les Planètes forme une entité tout à fait satisfaisante qui de surcroît fait musicalement sens. «Neptune» conclut cette œuvre d’une façon éminemment appropriée pour Holst—un compositeur énigmatique toujours enclin s’il le peut à éviter les grands gestes pour quelque chose d’imprévisible. Comment recommencer après que la musique s’est complètement éteinte, comme dissoute dans l’espace? Et même si Pluton a été découverte quatre années avant que Holst ne s’éteigne en 1934, je suis certain que pas une fois il ne songea à écrire un mouvement supplémentaire (dans tous les cas, il était vraiment ambigu quant à l’immense popularité de l’œuvre). En outre, le statut de Pluton comme planète a été remis en cause depuis un certain temps—et qui plus est, il se pourrait qu’elle soit reclassifiée (avec son minuscule satellite, Charon) au titre d’astéroïde rejeté de la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter ou «capturé» par le champ gravitationnel solaire. (Un autre fait intriguant à propos de Pluton est qu’entre 1979 et 1999, du fait de son orbite elliptique, il était plus près du soleil que Neptune.)
Pourtant, l’idée de composer un nouveau mouvement aux Planètes sans essayer d’incarner Holst se trouva être finalement une entreprise irrésistible. Il apparut rapidement qu’il ne servait absolument à rien de vouloir écrire un mouvement encore plus lointain que «Neptune» à moins que tout l’orchestre ne puisse joindre le chœur en coulisse. De même n’ai-je guère été enclin à accorder à Pluton une signification astrologique nettement ambiguë (non pas que les astrologues aient éprouvé quelque difficulté avec cette minuscule planète dont ils venaient tout juste de prendre connaissance). De toute manière, en ce qui concerne l’astrologie, je suis un sceptique indéfectible—et j’ai l’impression que l’intérêt de Holst était de même largement périphérique—et hormis le titre «Pluton—le Rénovateur», j’ai mis tout cet aspect de côté.
La seule manière de poursuivre là où s’était arrêté «Neptune» consistait à ne pas faire de coupure du tout. Ainsi, «Pluton» commence avant que «Neptune» ne finisse, ce qui a nécessité une modification legère à la fin du mouvement. Et c’est rapide—plus rapide encore que «Mercure»: les vents solaires ont été mon point de départ. Le mouvement trouve rapidement sa propre identité en suivant ce qui me semble être simplement son cheminement naturel: au cours du procédé, je me suis bien plus rapproché de Holst que je n’aurais pu initialement me l’imaginer même si à aucun moment il ne m’est venu l’idée d’écrire un pastiche. À la fin, la musique disparaît presque, comme si «Neptune» avait tranquillement continué en toile de fond.
«Pluton» est dédié à la mémoire de la fille de Holst, Imogen, avec qui j’ai travaillé pendant de nombreuses années jusqu’à sa disparition en 1984 et j’ai dans l’idée qu’elle aurait été à la fois amusée et consternée par ce projet.

Colin Matthews (né en 1946) a accédé pour la première fois aux feux de la rampe lors de la réalisation de l’édition pratique de la Symphonie no 10 de Mahler en collaboration avec Deryck Cooke, puis pour son association avec Benjamin Britten durant les dernières années de sa vie et ensuite avec Imogen Holst qu’il encouragea à explorer le répertoire oublié de son père. Comme compositeur, Matthew possède un catalogue important qui toucha pour la première fois le grand public avec Suns Dance (1985), une œuvre mémorable pour ses changements soudains d’idées contrastées, et avec la sonorité monolithique et dramatique de Memorial (1993) célébrant le monument [«memorial» en anglais] aux morts de Thiepval. Dans «Pluton», Matthews prend comme point de départ la diminution chorale de «Neptune» et presque comme un flash-back, il produit un univers pianissimo, une frénésie changeante de traits et gammes chromatiques. Les longs points d’orgue extrêmement doux, la couleur orchestrale évocatrice et l’effet scintillant de la harpe et du célesta, tout concourt à une impression d’illustrations quasiment tangibles. Deux éclats formidables nous atteignent soudainement, puis se dissolvent tout aussi rapidement, peut-être une comète qui nous était apparue, rapide comme l’éclair; ces éclats ne sont pas sans évoquer l’impact de Suns Dance que Matthew avait écrit auparavant. Avant même que nous ne nous en rendions véritablement compte, les nimbes du chœur vocalisant se font à nouveau entendre, comme s’ils ne nous avaient jamais quittés. Matthew a rejoint Holst. Tous deux confrontent l’infini.

extrait des notes rédigées par Lewis Foreman © 2001
Français: Isabelle Battioni

„Pluto“ wurde am 11. Mai 2000 in Manchester uraufgeführt, wo Kent Nagano das Hallé Orchestra dirigierte. Die erste Londoner Aufführung fand anläßlich der BBC Proms am 22. Juli desselben Jahres statt. Der Komponist Colin Matthews hat über „Pluto“ folgendes geschrieben:

Als Kent Nagano mich aufforderte, The Planets durch „Pluto“ zu ergänzen, hatte ich gemischte Gefühle. Erstens ist The Planets ein ausgesprochen zufriedenstellendes Ganzes, das musikalisch in sich geschlossen wirkt. „Neptune“ beendet es auf eine für Holst vollkommen angemessene Art—er war ein rätselhafter Komponist, dem immer zuzutrauen war, daß er die große Geste mied, wenn er statt dessen etwas Unvorhersehbares tun konnte. Wie kam ich dazu, da wieder einzusetzen, wo die Musik vollkommen ausgeklungen, wie im Weltraum zerronnen war? Und obwohl Pluto vier Jahre vor Holsts Tod 1934 entdeckt wurde, bin ich sicher, daß er keinen Gedanken daran verschwendet hat, einen weiteren Satz zu komponieren (er war bezüglich des Riesenerfolgs von The Planets ohnehin skeptisch). Außerdem ist es seit einiger Zeit umstritten, ob Pluto tatsächlich als Planet gelten kann—es besteht die Möglichkeit, daß man ihn (und seinen winzigen Satelliten Charon) neu klassifizieren wird, als bloße Asteroiden, die sich aus dem Hauptasteroidengürtel zwischen Mars und Jupiter gelöst haben oder vom Gravitationsfeld der Sonne „eingefangen“ wurden. (Eine weitere faszinierende Tatsache in Bezug auf Pluto ist die, daß er wegen seiner elliptischen Bahn zwischen 1979 und 1999 der Sonne näher war als Neptun.)
Aber die Herausforderung, einen neuen Satz für The Planets zu schreiben, ohne Holst nachahmen zu wollen, erwies sich am Ende als unwiderstehlich. Sehr rasch wurde klar, daß es zwecklos gewesen wäre, einen Satz zu schreiben, der noch ferner als „Neptune“ klingt, es sei denn, man hätte das ganze Orchester zum Chor hinter die Bühne verlegt. Auch war mir nicht danach, mich auf die astrologische Bedeutung Plutos zu verlassen, die in hohem Maße vieldeutig ist (nicht, daß die Astrologen Probleme mit einem winzigen Planeten hätten, von dessen Existenz sie gerade erst erfahren haben). Auf jeden Fall bin ich in Sachen Astrologie reichlich skeptisch—ich habe den Verdacht, daß auch Holsts Interesse ziemlich peripher war—und habe bis auf die Wahl des Titels „Pluto—The Renewer“ [Der Erneuerer] diesen Aspekt außer Acht gelassen. Die einzig mögliche Art, weiterzumachen, wo „Neptune“ aufhört, besteht darin, keine Unterbrechung zuzulassen. Darum beginnt „Pluto“, während „Neptune“ noch nicht ganz verklungen ist, was einer geringfügigen Änderung am Ende erfordert. Und sein Tempo ist schnell—schneller noch als „Merkur“: Sonnenwinde waren mein Ausgangspunkt. Der Satz nahm bald eine eigene Identität an und folgte einem Pfad, auf dessen Verlauf ich keinen Einfluß zu nehmen schien: Dabei kam ich Holst wohl näher, als ich erwartet hatte, obwohl ich nirgendwo daran gedacht habe, Pasticcio zu schreiben. Am Ende verklingt die Musik fast so, als hätte „Neptune“ im Hintergrund leise weitergespielt.
„Pluto“ ist dem Gedenken von Holsts Tochter Imogen gewidmet, mit der ich bis zu ihren Tod 1984 viele Jahre zusammengearbeitet habe und die vermutlich über dieses Unterfangen sowohl amüsiert als auch bestürzt gewesen wäre.

Colin Matthews (geb. 1946) erregte zum ersten Mal allgemeine Aufmerksamkeit, als er mit Deryck Cooke an der Spielfassung von Mahlers Zehnter Sinfonie arbeitete, außerdem durch seine Zusammenarbeit mit Benjamin Britten in dessen letzten Lebensjahren und mit Imogen Holst, die er dazu anregte, die vergessene Musik ihres Vaters zu erforschen. Als Komponist hat Matthews eine umfangreiche Werksliste aufzuweisen. Er ist beim breiteren Publikum mit Suns Dance (1985) bekannt geworden, das vom plötzlichen Wechsel zwischen kontrastierenden Ideen gekennzeichnet ist, und mit dem dramatisch monolithischen Klang von Memorial (1993) zur Feier des Kriegsdenkmals von Thiepval. In „Pluto“ nimmt Matthews den chorischen Ausklang von „Neptune“ als Ausgangspunkt und schafft fast wie eine Rückblende eine Pianissimo-Welt, ein quecksilbriges Dahineilen chromatischer Läufe und Tonleitern. Die lange ausgehaltenen, sehr leisen Orgelpunkte, die Erinnerungen weckende Orchesterklangfarbe und der schimmernde Effekt von Harfe und Celesta tragen allesamt zu einer beinahe spürbaren bildhaften Wirkung bei. Zwei große Ausbrüche kommen unversehens über uns und sind ebenso schnell wieder vorbei—vielleicht ein Komet, der plötzlich ins Blickfeld gerät—, so daß man sich an die Wucht von Matthews’ Suns Dance erinnert fühlt. Fast ehe wir es bemerken, ist der ferne Vokalise-Chor erneut hörbar, so als wäre er die ganze Zeit da gewesen, und Matthews ist wieder dort angelangt, wo Holst sich dem Unendlichen stellt.

aus dem Begleittext von Lewis Foreman © 2001
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Holst: The Planets; Matthews: Pluto
CDH55350
Holst: The Planets; Matthews: Pluto
This album is not yet available for downloadSACDA67270Super-Audio CD — Deleted

Details

Track-specific metadata for CDA67270 track 8

Artists
ISRC
GB-AJY-01-27008
Duration
6'22
Recording date
28 March 2001
Recording venue
Bridgewater Hall, The, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Holst: The Planets; Matthews: Pluto (CDA67270)
    Disc 1 Track 8
    Release date: June 2001
    Deletion date: November 2007
    Superseded by CDH55350
  2. Holst: The Planets; Matthews: Pluto (CDH55350)
    Disc 1 Track 8
    Release date: October 2008
  3. Holst: The Planets; Matthews: Pluto (SACDA67270)
    Disc 1 Track 16
    Release date: June 2001
    Deletion date: September 2005
    Super-Audio CD — Deleted
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