Symphony No 1 in D major 'From my homeland', Op 52

composer
Autumn 1934

 
The First Symphony is truly Slavonic in both its compositional style and its musical philosophy, wherein Bortkiewicz sought to create a magnificent collage of images from his now remote homeland. We find this work permeated with a nostalgic mood, yet at the same time with a hint of anxiety for its destiny (the composer was to be an outspoken critic of the Soviet authorities throughout his life). The symphony gained a measure of popularity during the composer’s lifetime and he even made a four-hand piano arrangement which was played at one of the Society meetings. It is one of his sunnier compositions, although we catch glimpses of the melancholy that seems to pervade so many of his works. The structure of the first follows the conventional four movements and we are fortunate that the composer left a series of notes with Van Dalen that illustrated the programme behind this work (detailed in Van Dalen’s book Russische muziek en componisten, second edition, 1950, pp104/5).

The first movement, Un poco sostenuto – Allegro, immediately awakens our senses and draws us into the composer’s imagery of his country. The main theme seems to portray a heavy burden, alarming yet dignified at the same time, and this is juxtaposed with the lyricism of the second theme creating a vibrant and impressive canvas. And yet, despite the strength of this movement, it ends in quiet reflection, as if of lingering memories. As Bortkiewicz wrote: ‘the first part of the symphony is about the tragedy, the passions, the suffering, the struggle that comes to rest in the presence of the fascinating, beautiful nature. In a small Andante the immense, monotonous steppe is transformed into music. The sorrow and the longing resounds through, after which everything spreads out, like a man getting his rest while he sleeps’.

The second movement, a scherzo, seems to draw upon Ukrainian dance themes and introduces to the symphony the merriment and joviality of a popular feast, a celebration of life in the rural villages of his country, people drawn together to enjoy the music-making of the skomarokhs, the village buffoon players. Bortkiewicz wrote: ‘the scherzo is a cheerful piece in which life in a Russian village is portrayed; for example balalaika choirs, of shepherds and their flocks—exuberant cheerfulness, lusty dances and the laughter of girls. The piece is of Mozartian joviality, but nevertheless very Russian. After the trio the scherzo is repeated, as a remembrance to the happy, cheerful Russian people …’.

The third movement is a prayer tempered with an almost overwhelming sense of sorrow—a lament of exile. Like the Second Symphony of Rachmaninov, this is the heart and soul of the symphony and its sense of loneliness and loss is profound. Here, according to Bortkiewicz, ‘the composer has expressed his sorrow. After a powerful outpouring of sorrow the theme of the first part is repeated (‘Fate’); full of longing for lost happiness, this part closed with the harrowing lamentation of the cellos’.

‘The finale’, wrote the composer, ‘represents a big popular festival, an annual fair or a carnival, as a reminiscence to happier days long gone. It is a lively place, the people are full of elation, dances of wild rhythmic abandon. Suddenly a frightening silence, after which a powerful crescendo, the main theme (‘Fate’) in all its greatness resounds and gradually dies away. With an apotheosis, the symphony ends impressively with the former hymn to the Tsar’.

Here in the final movement we enjoy the spectacle of a flamboyant and impetuous Cossack dance—dynamic, expressive, rushing headlong in a whirlpool of fiery movement. Then, all of a sudden, the opening motif of the first movement returns to complete the circle, and the symphony ends in a final salute to the land that Bortkiewicz remembered, a land under the rule of the Tsars.

Van Dalen was later to conclude that ‘the work is masterly, evenly sophisticated in its instrumentation and design, very colourful and full of variation. Here is no experiment of modernism, but here speaks an intense musical soul, which only wants to give genuine art’.

from notes by Malcolm Henbury-Ballan © 2002

La 1re Symphonie est authentiquement slave, à la fois de par son style compositionnel et de par sa philosophie musicale; Bortkiewicz a cherché à créer un magnifique collage d’images de sa terre natale, désormais lointaine. L’œuvre est empreinte d’un climat de nostalgie, tout en laissant percer une pointe d’angoisse quant à son destin (le compositeur sera toute sa vie un critique virulent des autorités soviétiques). Cette symphonie a connu une certaine popularité du vivant du compositeur, et il en a même réalisé un arrangement pour piano à quatre mains, exécuté lors d’une des rencontres de la Société Bortkiewicz. C’est l’une de ses compositions les plus ensoleillées, bien que l’on y perçoive par instants cette mélancolie qui semble envahir nombre de ses œuvres. Du point de vue formel, elle respecte une structure traditionnelle en quatre mouvements, et nous avons la chance de disposer d’une série de notes, confiées par le compositeur à Van Dalen, illustrant le programme sous-jacent (détaillé dans l’ouvrage de Van Dalen: Russische muziek en componisten, 2e éd., 1950, p. 104–105).

Le premier mouvement, «Un poco sostenuto – Allegro», éveille immédiatement nos sens et nous fait pénétrer dans le monde visuel associé par le compositeur à son pays. Le thème principal semble évoquer un lourd fardeau, alarmant et digne tout à la fois, qui se juxtapose au lyrisme du second thème, créant un tableau vibrant et saisissant. Pourtant, en dépit de sa force, le mouvement s’achève sur une note pensive, comme habité par des souvenirs tenaces. Comme l’écrit Bortkiewicz: «La première partie de cette symphonie traite de tragédie, de passions, de souffrances, d’une lutte qui s’apaise en présence de l’envoûtante beauté de la nature. Un court Andante voit l’immense steppe monotone se transformer en musique. La peine et la nostalgie résonnent sans fin, puis tout se dénoue, comme un homme trouvant le repos dans le sommeil.»

Le deuxième mouvement, un scherzo, est apparemment basé sur des thèmes de danse ukrainiens et introduit dans cette symphonie le climat de réjouissance et de jovialité d’une fête populaire, d’une célébration de la vie dans les villages ruraux de son pays, où les gens se réunissent pour apprécier la musique jouée par les skomarokhs, musiciens et bouffons des villages. Selon Bortkiewicz: «Le scherzo est une pièce enjouée dépeignant la vie d’un village russe: les ensembles de balalaïkas, les bergers et leurs troupeaux, la gaieté exubérante, les danses pleines de vigueur et le rire des jeunes filles. Cette pièce a une jovialité mozartienne, tout en étant très russe. Après le trio, le scherzo est repris, comme une réminiscence du peuple russe, heureux et gai …»

Le troisième mouvement est une prière tempérée par un sentiment presque écrasant de douleur, comme la plainte d’un exilé. Comme dans la 2e Symphonie de Rachmaninov, ce mouvement est le cœur et l’âme de cette symphonie, et son sentiment de solitude et de perte est profond. Ici, selon Bortkiewicz, «le compositeur exprime sa douleur. Après un puissant épanchement de douleur, le thème de la première partie est repris (‘Destin’); pleine de la nostalgie d’un bonheur perdu, cette partie se termine par la lamentation déchirante des violoncelles».

«Le finale, écrit le compositeur, représente une grande fête populaire, une foire annuelle ou un carnaval, comme le souvenir de jours heureux depuis longtemps révolus. C’est un lieu animé, les gens sont pleins d’allégresse, les danses, d’abandon rythmique effréné. Soudain, un silence effrayant, auquel succède un puissant crescendo, le thème principal (‘Destin’) résonnant dans toute sa grandeur avant de s’éteindre graduellement. Dans une apothéose, la symphonie se termine de manière imposante par l’ancien hymne au tsar.»

Ce dernier mouvement nous offre le spectacle d’une flamboyante et impétueuse danse cosaque, dynamique, expressive, déferlant en un tourbillon plein de fougue. Puis, tout à coup, le motif initial du premier mouvement revient pour achever le cycle, et la symphonie s’achève en un dernier salut à la terre que se rappelait Bortkiewicz, une terre où régnaient les tsars.

Van Dalen devait par la suite conclure que «l’œuvre est magistrale, d’une sophistication constante dans son instrumentation et son organisation formelle, pleine de couleur et de diversité. Aucune expérimentation du modernisme dans cette symphonie, c’est une âme musicale intense qui s’exprime ici, ne cherchant à offrir qu’un art authentique».

extrait des notes rédigées par Malcolm Henbury-Ballan © 2002
Français: Josée Bégaud

Der kompositorische Stil und die musikalische Philosophie der Ersten Symphonie sind wahrhaft slawisch. Bortkiewicz beabsichtigte so eine großartige Collage von Bildern seines nun weitentfernten Heimatlandes zu entwerfen. Das Werk ist von einer nostalgischen Stimmung durchdrungen, die gleichzeitig eine Angst um sein Schicksal andeutet (der Komponist kritisierte unverblümt sein ganzes Leben lang die sowjetische Staatsgewalt). Die Symphonie erlangte noch zu Lebzeiten des Komponisten einen beträchtlichen Berühmtheitsgrad und er bearbeitete sie sogar für Klavier zu vier Händen—in dieser Fassung wurde sie auf einer Veranstaltung der Gesellschaft gespielt. Es ist dies eine seiner eher „sonnigen“ Kompositionen, obwohl Momente der Melancholie, die in so vielen seiner Werke vorherrschend ist, spürbar sind. Die Struktur dieser Symphonie folgt dem traditionellen viersätzigen Muster und glücklicherweise hat der Komponist Van Dalen Aufzeichnungen hinterlassen, in denen das „Programm“ hinter dem Werk illustriert wird (Detaildarstellung in Van Dalens Buch Russische muziek en componisten, 2. Auflage, 1950, S. 104/5).

Der erste Satz, „Un poco sustenuto – Allegro“, weckt sofort die Sinne des Zuhörers und versetzt ihn in die Meta­phorik der Heimat des Komponisten. Das Hauptthema scheint eine schwere Last darzustellen, was beunruhigend und zugleich würdevoll erscheint. Dies ist dem lyrischen zweiten Thema gegenübergestellt, wodurch ein dynamisches und eindrucksvolles Gemälde entsteht. Trotz der Kraft des Satzes endet er in ruhiger Reflexion, als ob über fortbestehende Erinnerungen sinniert würde. Bortkiewicz schrieb hierzu, dass der erste Teil der Symphonie um die Tragödie ginge, die Erregungen, Leiden und Mühen, die durch das Dasein der faszinierenden und wunderschönen Natur beruhigt würden. In einem kleinen Andante sei die riesige, monotone Steppe in Musik verwandelt. Die Trauer und Sehnsucht würden jedoch noch anklingen als sich alles ausbreite, so wie ein Mann sich während des Schlafes erhole.

Der zweite Satz, ein Scherzo, scheint auf ukrainischen Tanzmelodien aufzubauen und bringt in die Symphonie die Freude und Heiterkeit eines Volksfestes ein, einer Feier des ländlichen Lebens in seiner Heimat, mit Menschen, die zusammengekommen sind, um sich an dem Musizieren der skomarokhs, der dörflichen Narren, zu erfreuen. Bortkiewicz schrieb, dass das Scherzo ein fröhliches Stück sei, in dem das russische Dorfleben dargestellt würde; so stünden etwa die Balalaika Chöre für die Hirten mit ihren Herden—überschwängliche Heiterkeit, lustvolle Tänze und Lachen der Mädchen. Das Stück habe Mozartsche Jovialität, sei aber trotzdem sehr russisch. Nach dem Trio würde das Scherzo als Gedenken an das heitere, fröhliche russische Volk wiederholt.

Der dritte Satz ist ein Gebet, das mit einem fast überwältigenden Ausdruck der Trauer verstärkt ist—ein Klagelied aus dem Exil. Wie in der Zweiten Symphonie von Rachmaninov ist dies das Herz und die Seele der Symphonie und der Ausdruck der Einsamkeit und des Verlusts ist tiefgründig. Nach Bortkiewicz habe der Komponist hier seine Trauer ausgedrückt. Nach einer überströmenden Flut des Leides würde das Schicksalsthema des ersten Satzes wiederholt, und ganz erfüllt von der Sehnsucht nach der verlorenen Freude schließe dieser Teil mit der erschütternden Klage der Celli.

Über das Finale schrieb der Komponist, dass es ein großes Volksfest darstelle, wie etwa einen Jahrmarkt oder den Karneval, und an längst vergangene, glücklichere Zeiten erinnere. Es sei ein lebhafter Ort, die Menschen seien voller Begeisterung und es würde mit wilder rhythmischer Hingabe getanzt. Plötzlich käme eine beängstigende Stille, dann ein großes Crescendo, worauf das Schicksalsthema in seiner ganzen Mächtigkeit erklänge, bevor es nach und nach verebbe. Die Symphonie ende eindrucksvoll mit einer Schlussapotheose, die aus der ehemaligen Hymne an den Zaren bestünde.

Hier, im Finalsatz, wird ein Spektakel mit einem extravaganten und impulsiven Kosakentanz dargeboten—dynamisch, expressiv und fieberhaft rasend. Dann kehrt plötzlich das Eröffnungsmotiv des ersten Satzes wieder und schließt den Kreis. Die Symphonie endet mit einem letzten Gruß an das Land, an das sich Bortkiewicz erinnerte, ein Land unter der Herrschaft der Zaren.

Van Dalen sollte später zusammenfassend feststellen, dass „das Werk in seiner Instrumentierung und Form meisterlich, gleichmäßig niveauvoll, farbenreich und voller Variation ist. Es ist dies nicht ein modernistisches Experiment, sondern es spricht hier eine intensive musikalische Seele, die nichts weiter als wahre Kunst geben möchte.“

aus dem Begleittext von Malcolm Henbury-Ballan © 2002
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Bortkiewicz: Symphonies Nos 1 & 2
CDA67338

Track-specific metadata for CDA67338 track 2

Scherzo: Vivace
Artists
ISRC
GB-AJY-02-33802
Duration
7'39
Recording date
8 February 2002
Recording venue
City Halls, Candleriggs, Glasgow, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Bortkiewicz: Symphonies Nos 1 & 2 (CDA67338)
    Disc 1 Track 2
    Release date: September 2002