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Violin Sonata No 1 in C sharp minor

composer
1918/9

 
In spite of his preoccupation with vocal music, Bréville wrote a number of instrumental works, including sonatas for cello (1930) and viola (1944). His C sharp minor Violin Sonata, composed in 1918–19, was the first of five, the last of which was composed in 1947, when he was eighty-six – two years after his last song, and two years before his death. The score of the First Sonata is inscribed ‘à la mémoire du lieutenant Gervais Cazes’; it was premiered by no less a figure than George Enescu, accompanied by another outstanding musician, Blanche Selva, at the Société Nationale de Musique on 20 March 1920.

The work begins almost as a cabaret song: one can imagine the opening violin line, over stamping chords, sung in some smoky Spanish night-club – although after five bars the rolling, Fauréan piano-writing removes any doubt as to the composer’s nationality. The two ideas are combined as the extensive development section sets out – though it’s soon put on hold while Bréville unwraps a gorgeous lyrical melody in calm but rapt dialogue between piano and violin. The dramatic opening phrases then return for further development, where they alternate with the material from the lyrical episode – the piano harmonies just before the onset of the coda recalling Bréville’s early fascination with Wagner.

The second movement is an A–B–A structure, but Bréville, always a sucker for development, has it both ways: the B section, introduced by a brief upwards run in the violin, simply takes over the existing material, converting its 2/4 time-signature into 3/4.

The dark third movement, a Lamento marked extrêmement lent, is based on Bréville’s song Héros, je vous aime, a 1915 orchestral setting of a text by Henri de Régnier in praise of the French soldiers who had died in action in the First World War – then, of course, providing the major part of every Frenchman’s fears. Mimi Daitz doesn’t pull any punches in her discussion of Héros, je vous aime: it is, she says, ‘grandiose, bombastic, trite’. She was unable to locate the score of the orchestral version of the song and wonders if the overblown and occasionally awkward piano-writing can be ascribed to its condensation of orchestral textures – problems which are then exported into the Sonata, where for twenty-three bars the tolling piano part reproduces that of the song, with some rhythmic alterations and harmonic expansion. The violin-writing likewise suggests a vocal origin, with the influence of Fauré again plain to hear. As an instrumental duo, the music in large measure escapes the strictures levelled against the song; the emotion of this lament never quite finds a focus, although it does achieve a kind of transcendence in the lyricism of its closing pages.

The terse piano-writing of the opening of the finale, marked Modérément animé et martial, immediately recalls that of Alkan, whose reputation would already have begun to sink into obscurity when Bréville began his career – but the violin teasingly moderates the hint of anger and the movement swings on its way, alternating dance-like episodes with more lyrical material. Bréville being Bréville, he can’t resist the developmental urge, producing a tension with the essential freshness of his themes – and perhaps extending the structure beyond their carrying capacity. On the final page of the score, the piano at last pauses to deliver a chord held over four bars – and the violin substitutes the memory of Fauré for an evocation of Chausson and, behind him, their old teacher, César Franck. An unintentional homage, almost certainly, and all the more telling for it.

from notes by Martin Anderson © 2004

Malgré son attrait pour la musique vocale, Bréville a composé plusieurs œuvres instrumentales, dont des sonates pour violoncelle (1930) et pour alto (1944). Sa sonate pour violon en do dièse mineur, composée de 1918 à 1919, est la première d’une série de cinq, dont la dernière sera composée en 1947, alors qu’il a quatre-vingt-six ans, soit deux ans après sa dernière mélodie et deux ans avant sa mort. La partition de cette première sonate porte la dédicace: «à la mémoire du lieutenant Gervais Cazes». Elle est interprétée pour la première fois par le grand Georges Enesco, accompagné par l’inoubliable Blanche Selva, à la Société Nationale de Musique, le 20 mars 1920.

L’œuvre commence comme une chanson de cabaret: on pourrait imaginer la mélodie d’ouverture au violon, sur fond d’accords martelés, chantée dans une boîte de nuit espagnole enfumée; toutefois, au bout de cinq mesures, les traits au piano nous font penser à Fauré et aucun doute ne subsiste sur la nationalité du compositeur. Les deux idées se superposent au début du long développement qui suit, pour s’arrêter bientôt et laisser la place à une magnifique mélodie lyrique dans un dialogue serein mais captivant entre les deux instruments. Les phrases dramatiques de l’ouverture réapparaissent alors, pour être plus amplement développées en alternance avec l’épisode lyrique. Les harmonies au piano, juste avant le début de la coda, rappellent la fascination de jeunesse de Bréville pour Wagner.

Le second mouvement se déploie selon une structure en A–B–A, mais Bréville, toujours enclin au développement, choisit d’en jouer: la section B, introduite par une brève montée au violon, prend possession du matériel existant et convertit sa mesure à 2/4 en mesure à 3/4.

Le troisième mouvement est une progression plus sombre, Lamento indiqué extrêmement lent. Il est tiré d’une mélodie de Bréville, intitulée Héros, je vous aime. La chanson d’origine est une œuvre orchestrale de 1915 sur un texte d’Henri de Régnier en hommage aux soldats français morts au combat lors de la première Guerre mondiale, souci quotidien constant du peuple français. Mimi S Daitz n’est pas tendre, lorsqu’elle commente Héros, je vous aime: le résultat est, dit-elle, «grandiose, pompeux, banal». Il faut savoir que n’ayant pu retrouver la partition originale de la version orchestrale de la chanson, elle se demande si l’écriture pianistique grandiloquente et parfois maladroite n’est pas le résultat d’une condensation des textures de l’orchestre, problème qui se retrouve dans la sonate où, pendant vingt-trois mesures, le piano sonne le glas comme dans la mélodie, mais avec quelques différences dans son développement harmonique. Le violon évoque de la même manière une origine vocale, et rappelle fortement Fauré. Comme il s’agit d’un duo instrumental, la musique échappe en général aux critiques faites à la mélodie d’origine; l’émotion de ce Lamento, même si elle manque parfois de point focal, devient presque transcendante dans son lyrisme, alors que l’œuvre touche à sa fin.

La partie concise du piano dans le finale, indiquée Modérément animé et martial, rappelle irrésistiblement Alkan qui alors commençait à tomber dans l’oubli tandis que Bréville débutait sa carrière. Mais le violon adoucit l’évocation de colère par une expression facétieuse et donne forme au mouvement en alternant épisodes presque dansants et phrasés plus lyriques. Bréville étant Bréville, il ne résiste pas au développement et donne à ce mouvement une tension particulière par la fraîcheur de ses thèmes qu’il étire au-delà de leur capacité. Sur la dernière page de la partition, le piano marque enfin une pause par un accord tenu sur quatre mesures, et le violon passe du souvenir de Fauré à une évocation de Chausson, puis de leur maître à tous deux, César Franck. Hommage involontaire, c’est presque certain, mais d’autant plus éloquent.

extrait des notes rédigées par Martin Anderson © 2004
Français: Marie Luccheta

Trotz Brévilles Konzentration auf Vokalmusik schrieb er auch eine Reihe von Instrumentalwerken, einschließlich einer Sonata für Violoncello (1930) und einer für Bratsche (1944). Seine 1918–1919 komponierte Violinsonate in cis-Moll war die erste von fünf, von denen die letzte 1947 entstand, als der Komponist 86 Jahre alt war – zwei Jahre nach seinem letzten Lied und zwei Jahre vor seinem Tod. Die Partitur der 1. Sonate trägt die Widmung „à la mémoire du lieutenant Gervais Cazes“. Das Werk wurde am 20. März 1920 in der Société Nationale de Musique von keinem Geringeren als George Enescu uraufgeführt, der von einer Musikerin gleichen Kalibers begleitet wurde: Blanche Selva.

Das Werk beginnt fasst wie ein Kabarettsong: Man kann sich leicht vorstellen, wie die einleitende Violinstimme über stampfenden Akkorden in einem verräucherten spanischen Nachtklub gesungen wird. Nach fünf Takten allerdings nimmt die rollende, an Fauré mahnende Klavierbegleitung jeden Zweifel über die nationale Identität des Komponisten. Die beiden musikalischen Gedanken werden zu Beginn der umfangreichen Durchführung kombiniert. Allerdings wird dieser Durchführung bald Einhalt geboten, wenn Bréville eine prächtige lyrische Melodie in einem ruhigen aber hingerissenen Dialog zwischen Klavier und Violine entfaltet. Dann kehren die dramatischen Gesten des Anfangs zur weiteren Durchführung zurück, wo sie sich mit Material aus der lyrischen Episode einander abwechseln – die Klavierharmonien kurz vor Beginn der Koda erinnern an Brévilles ehemalige Faszination mit Wagner.

Der zweite Satz ist in A–B–A-Form, aber Bréville, der das Durchführen eben nicht lassen kann, hält sich eine Hintertür offen: der durch einen kurzen, aufwärts gerichteten Lauf der Violine eingeleitete B-Abschnitt übernimmt schlicht das existierende Material und verwandelt es vom 2/4- zum 3/4-Takt.

Der dunkle dritte Satz, ein mit extrêmement lent überschriebenes Lamento, beruht auf einem eigenen Lied von Bréville, Héros, je vous aime, eine Vertonung eines Textes von Henri de Régnier für Orchester von 1915. Der Text ehrt einen französischen Soldaten, der im I. Weltkrieg im Kampf gefallen war – ein Schicksal, vor dem damals natürlich fast jeder Franzose erheblich Angst hatte. Mimi Daitz nimmt sich in ihrer Beschreibung von Héros, je vous aime kein Blatt vor den Mund: Das Lied sei, sagt sie, „grandios, bombastisch und abgedroschen“. Sie konnte die Partitur der Orchesterfassung des Liedes nicht ausfindig machen und wundert sich, ob die schwülstige und gelegentlich ungelenke Klavierstimme darauf zurückgeführt werden kann, dass sie eine Verdichtung des Orchestersatzes sei – Probleme, die dann ebenfalls Eingang in die Sonate fanden, wo das rauschende Klavier 23 Takte lang seine Stimme aus dem Lied reproduziert, wenn auch mit einigen rhythmischen Veränderungen und harmonischen Erweiterungen. Auch bei der Violinstimme merkt man, dass ihr Ursprung in der Vokalmusik liegt, wobei der Einfluss Faurés wieder deutlich zu hören ist. Als instrumentales Duett unterliegt die Musik zu großen Teilen nicht mehr den Beschränkungen, denen sich das Lied noch unterziehen musste: Die Gefühlswelt dieses Lamentos kommt niemals richtig auf den Punkt, aber immerhin erreicht es eine Art Transzendenz in der Lyrik seiner abschließenden Seiten.

Die gespannte Klavierstimme in der Einleitung des mit Modérément animé et martial überschriebenen Schlusssatzes lässt sofort an Alkans Klavierkompositionen denken, dessen Ruf sich wahrscheinlich schon auf dem Abstieg befand, als Bréville seine Laufbahn begann. Den Anflug von Ärger lenkt die Violine aber mit verlockenden Gesten ab und der Satz setzt sich in Gang, wobei sich tänzerische Episoden mit etwas lyrischerem Material einander abwechseln. Typisch Bréville kann der Meister auch hier seinem Durchführungsdrang nicht widerstehen und schafft eine Spannung mit der ihm eigenen Frische seiner Themen – und überdehnt damit vielleicht das Formkonzept jenseits seiner inhärenten Möglichkeiten. Auf der letzten Partiturseite pausiert endlich das Klavier auf einem Akkord, der über vier Takte ausgehalten wird – und die Violine tauscht die Erinnerung an Fauré mit eine Beschwörung von Chausson aus, und hinter ihm, von ihrem alten Lehrer César Franck. Eine mit ziemlicher Sicherheit unbeabsichtigte Ehrung, und deshalb umso überzeugender.

aus dem Begleittext von Martin Anderson © 2004
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Bréville & Canteloube: Violin Sonatas
CDA67427

Details

Movement 1: Mouvement modéré
Movement 2: Gai, mais pas trop vite
Movement 3: Lamento: Extrêmement lent
Movement 4: Modérément animé et martial

Track-specific metadata for CDA67427 track 3

Lamento: Extrêmement lent
Artists
ISRC
GB-AJY-04-42703
Duration
10'00
Recording date
21 November 2003
Recording venue
All Saints' Church, East Finchley, London, United Kingdom
Recording producer
Mark Brown
Recording engineer
Julian Millard
Hyperion usage
  1. Bréville & Canteloube: Violin Sonatas (CDA67427)
    Disc 1 Track 3
    Release date: October 2004
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