Sept Improvisations, Op 150

composer
begun 9 December 1916, completed 12 February 1917; dedicated to Eugène Gigout

 
Saint-Saëns wrote his Sept Improvisations, Op 150, between 9 December 1916 and 12 February 1917 whilst recovering in bed from bronchitis and gave their first performances in Marseille, Nice and Lyon a month or so later. With the exception of the Fantaisie pour Orgue-Aeolian of 1906 they are his first organ works since the Trois Préludes et Fugues, Op 109, written eighteen years earlier. It is to Périlhou, his friend and former pupil from the Neidermeyer school, that we should be eternally grateful for reawakening Saint-Saëns’ interest in the organ following his disillusionment and ultimate resignation from La Madeleine in 1878. Subsequent to the appointment of Périlhou as Organiste Titulaire of Saint-Sevérin at the beginning of 1891 Saint-Saëns was in the habit, accompanied by Fauré, of visiting him at the tribune each Sunday he was in Paris. The three friends would each contribute improvisations to the service before going out to lunch, Saint-Saëns often ‘dazzling his hearers with the magic of his magnificent improvisations’, according to Félix Raugel. Louis Vierne wrote of how Saint-Saëns loved to play the instrument at Saint-Sevérin and his contribution was clearly considered significant enough that in November 1897 he was given the title of honorary organist.

On completion of the Improvisations and before their first public performance Saint-Saëns went with Périlhou to the organ of the Temple de l’Étoile to play through them. The church’s organist, Alexandre Cellier, recalled in 1954 how Saint-Saëns had remarked on this occasion how enjoyable it was to play the organ; a comment he would scarcely have made in the years between 1878 and 1891. Whilst it would not be at all surprising to find the Op 150 set dedicated to Périlhou, it was in fact Gigout that received their dedication. Gigout, another of his Neidermeyer friends, was regarded by Saint-Saëns as one of the finest improvisers of his generation. Périlhou had retired in 1914 and as Gigout had been professor of organ at the Paris Conservatoire since 1911, where he included Saint-Saëns’ works among the repertoire, it seems at least possible that the set was intended to have some didactic value. Three of the set are titled and use plainchant themes. ‘Feria Pentecostes’ is based on the first hymn of Lauds for Pentecost, Beata nobis gaudia; ‘Pro martyribus’ employs three phrases from the Offertory of the Mass for a martyr, Gloria et honore coronasti eum; ‘Pro defunctis’ quotes from the Offertory of the Requiem, Domine Jesu Christe. It is interesting to note that in these movements Saint-Saëns colours his harmony with the mixolydian or aeolian modes whilst in the freely written pieces his language is more contemporary. Not since the Messe, Op 4, and the Six Duos, Op 8, had he used chant in his written compositions. The first piece is similarly unusual for its ambiguous whole-tone tonality.

from notes by Andrew-John Smith © 2011

Saint-Saëns a écrit ses Sept Improvisations, op. 150, entre le 9 décembre 1916 et le 12 février 1917, alors qu’il se remettait d’une bronchite dans son lit; il les a créées à Marseille, Nice et Lyon environ un mois plus tard. À l’exception de la Fantaisie pour Orgue-Aeolien de 1906, ce sont ses premières œuvres pour orgue depuis les Trois Préludes et Fugues, op. 109, composés dix-huit ans plus tôt. Nous devons une éternelle reconnaissance à Périlhou, ami et ancien élève de Saint-Saëns à l’École Niedermeyer, pour avoir réveillé son intérêt pour l’orgue à la suite de ses désillusions et finalement de sa démission de la Madeleine en 1878. Après la nomination de Périlhou au poste d’organiste titulaire de Saint-Séverin au début de l’année 1891, Saint-Saëns avait l’habitude, accompagné de Fauré, de lui rendre visite à la tribune chaque dimanche où il était à Paris. Les trois amis jouaient chacun des improvisations durant l’office avant d’aller déjeuner, Saint-Saëns éblouissant souvent ses auditeurs par la magie de ses magnifiques improvisations, selon Félix Raugel. Louis Vierne a raconté combien Saint-Saëns aimait jouer l’instrument de Saint-Séverin et il est clair que sa contribution était jugée assez importante pour que, en novembre 1897, il reçoive le titre d’organiste honoraire.

Lorsqu’il a eu achevé les Improvisations et avant leur première exécution publique, Saint-Saëns est allé les jouer avec Périlhou sur l’orgue du Temple de l’Étoile. L’organiste de ce temple, Alexandre Cellier, s’est souvenu en 1954 combien Saint-Saëns avait apprécié jouer cet orgue en cette circonstance; il n’aurait probablement pas fait cette remarque entre 1878 et 1891. Il n’y aurait rien eu de surprenant à ce que l’opus 150 soit dédié à Périlhou, mais c’est en fait Gigout qui en fut le dédicataire. Saint-Saëns considérait Gigout, un autre de ses amis de l’École Niedermeyer, comme l’un des meilleurs improvisateurs de sa génération. Périlhou avait pris sa retraite en 1914 et comme Gigout était professeur d’orgue au Conservatoire de Paris depuis 1911, où il incluait des œuvres de Saint-Saëns au répertoire, il semble au moins possible que ce recueil ait été conçu pour avoir une valeur didactique. Trois des improvisations portent un titre et utilisent des thèmes de plain-chant: «Feria Pentecostes» repose sur le premier hymne de Laudes pour la Pentecôte, Beata nobis gaudia; «Pro martyribus» utilise trois phrases de l’offertoire de la messe pour un martyr, Gloria et honore coronasti eum; «Pro defunctis» cite l’offertoire du Requiem, Domine Jesu Christe. Il est intéressant de noter que, dans ces mouvements, Saint-Saëns colore son harmonie avec les modes mixolydien et éolien, alors que dans les pièces écrites librement son langage est plus contemporain. Depuis la Messe, op. 4, et les Six Duos, op. 8, il n’avait plus utilisé le plain-chant dans ses compositions écrites. La première pièce est aussi inhabituelle pour sa tonalité anhémitonique ambiguë.

extrait des notes rédigées par Andrew-John Smith © 2011
Français: Marie-Stella Pâris

Recordings

Saint-Saëns: Organ Music, Vol. 2 – La Madeleine, Paris
CDA67815
Organ Fireworks, Vol. 3
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Details

No 1: E major
No 2: Feria Pentecostes
No 3: E flat major
No 4: A major
No 5: Pro martyribus
No 6: Pro defunctis
No 7: A minor

Track-specific metadata

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