Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Violin Sonata in E minor, Op 82

composer
mid-August to 5 September 1918

 
The Violin Sonata in E minor Op 82 was begun in mid-August 1918 and completed by 5 September. The next day, in his correspondence with Colvin, Elgar reported that W H (Billy) Reed, leader of the London Symphony Orchestra, had stayed at Brinkwells as the sonata took shape. ‘The first movement was written’, Reed later recalled; ‘he finished this while I was there … and the opening section of the finale. We used to play up to the blank page and then he would say “And then what?”—and we would go out to explore the wood or fish in the River Arun.’

Elgar also wrote to German-born friend and musical hostess Marie Joshua. She had been especially supportive during his recent illness and was asked to accept dedication of the newly completed work. ‘It is full of golden sounds and I like it’, he commented, ‘but you must not expect anything violently chromatic or cubist.’ Mrs Joshua’s obvious delight was short-lived. She died suddenly on 10 September, five weeks before Op 82 was heard in full.

On 28 September Elgar informed Colvin that the Sonata was complete. Adrian Boult, a pupil of Nikisch, had just made his conducting debut and with typical enterprise he sought permission to present Elgar’s newest work before a gathering of the infant British Music Society. Instead, its first performance came at the composer’s London home, Severn House, Hampstead, on 15 October. Reed and pianist Anthony Bernard were the performers. The Reed/Bernard duo finally introduced the sonata at a BMS meeting on 13 March 1919 and the first ‘open’ presentation came a week later, on 21 March, this time with Reed and Sir Landon Ronald in the Aeolian Hall.

Perhaps the most succinct summation of Elgar’s Violin Sonata is in his own words, part of a letter to confidant and sometime companion Alice Stuart-Wortley. He tells her: ‘The first movement is bold and vigorous, then a fantastic, curious movement with a very expressive middle section; a melody for the violin … they say it is as good or better than anything I have done in the expressive way … the last movement is very broad and soothing, like the last movement of the second symphony.’

At the outset Elgar surprises us, adopting a foreign key, A minor, rather than E minor, a stratagem he upholds to within a bar of the movement’s end. His tempo marking is Allegro and the movement begins with a vaulting risoluto theme leading to a descending phrase in characteristic tripping (trochaic) rhythm at the ninth bar. Young detects a distant parallel between the second subjects of both this movement and the Romance (Op 1). In any event Elgar reaches his poetic subject via a section derived from inverting the opening statement. Thereupon the movement follows customary sonata lines (comparisons with Brahms readily spring to mind) before its stormy conclusion.

The second, more inward movement is titled Romance and prompted Young to conclude: ‘This is a personal utterance, owing to no one and, for that matter, influencing no one.’ It proceeds in 3/4 time and begins without sharps or flats, borrowing and reshaping Elgar’s descending motif from the Allegro. There now follows a freer, more gentle B flat major theme heard first on the violin and reiterated by the piano.

Close to Brinkwells stood a skeletal clump of trees at one time struck by lightning and resultingly gaunt, twisted and foreboding. Elgar was fascinated by the legend that these were the arrested forms of Spanish monks stricken for wanton and unspecified acts of a capricious nature. As a consequence much is made of the trees as a programmatic component in the chamber music, notably in this Romance. After an expressive climax the Romance subsides with a reference to its opening, concluding in A major.

The solemn finale begins in E major and its broad opening theme shows Elgar’s inclination towards unaccented sequence. Again there is a more animated motif and as the two contrasted themes are counterbalanced a final nod in the direction of the Romance is heard. Final impetus comes in the short-lived coda bringing the Sonata to an emphatic conclusion.

from notes by Howard Smith © 1993

La Sonate pour violon en mi mineur, op. 82 fut entamée à la mi-août de 1918 et achevée le 5 septembre. Dans une lettre adressée le lendemain à Colvin, Elgar nous apprend que W.H. (Billy) Reed, le chef du London Symphony Orchestra, était resté à Brinkwells pendant que la sonate prenait forme. «Le premier mouvement fut écrit», se rappellera Reed; «il le termina alors que je me trouvais là … tout comme la section d’ouverture du finale. Nous jouions jusqu’à la page blanche, puis il disait: «Et quoi ensuite?»—et nous partions explorer les bois ou taquiner le goujon dans la rivière Arun.»

Elgar écrivit aussi à Marie Joshua, son amie allemande et hôtesse musicienne qui l’avait particulièrement soutenu pendant sa récente maladie—il lui demanda d’ailleurs de bien vouloir accepter la dédicace de la sonate nouvellement achevée. «Elle regorge de sonorités dorées et je l’aime bien», commenta-t-il, «mais ne vous attendez à rien de violemment chromatique ou cubiste». Le plaisir manifeste de Mrs Joshua fut de courte durée: elle mourut subitement, le 10 septembre, cinq semaines avant que l’op. 82 fût joué en entier.

Le 28 septembre, Elgar informa Colvin de l’achèvement de la Sonate. Adrian Boult, un élève de Nikisch, venait de faire ses débuts de chef d’orchestre et, avec l’audace qui le caractérisait, il demanda l’autorisation de présenter la toute nouvelle œuvre d’Elgar à une réunion de la British Music Society naissante. Ce furent cependant Reed et le pianiste Anthony Bernard qui la créèrent le 15 octobre, à Londres, chez Elgar (Severn House, Hampstead), avant de la jouer lors d’une assemblée de la BMS le 13 mars 1919; la première présentation «publique» survint une semaine plus tard (21 mars) à l’Aeolian Hall avec, cette fois, Reed et Sir Landon Ronald.

Le résumé le plus concis de la Sonate pour violon se trouve peut-être chez Elgar lui-même, dans une lettre adressée à sa confidente et compagne d’un temps Alice Stuart-Wortley: «Le premier mouvement est hardi et vigoureux, puis un mouvement fantastique, curieux, avec une section médiane très expressive; une mélodie pour le violon … on la dit plus belle ou meilleure que tout ce que j’ai fait dans la manière expressive … le dernier mouvement est fort ample et apaisant, comme le dernier mouvement de la deuxième symphonie.»

Au début, Elgar nous surprend en adoptant une tonalité étrangère à l’harmonie (la mineur au lieu de mi mineur), un stratagème qu’il conserve à une mesure de la fin du mouvement. Ce dernier, marqué Allegro, s’ouvre sur un outrecuidant thème risoluto menant à une phrase descendante (neuvième mesure), au caractéristique rythme sautillant, trochaïque. Young décèle un lointain parallèle entre les deuxièmes sujets de ce mouvement et de la Romance (op. 1). Quoi qu’il en soit, Elgar atteint son sujet poétique par le biais d’une section dérivée de l’inversion de l’énonciation initiale. Après quoi le mouvement suit les lignes de sonate habituelles (des comparaisons avec Brahms nous viennent spontanément à l’esprit) avant une tempétueuse conclusion.

Le deuxième mouvement, plus intime, s’intitule Romance et amena Young à conclure: «Voilà une énonciation personnelle, qui ne doit rien à personne et qui, d’ailleurs, n’influence personne.» Il évolue dans une mesure à 3/4 et s’ouvre sans dièses ni bémols, en refaçonnant le motif descendant de l’Allegro. S’ensuit un thème en si bémol majeur plus libre, adouci, joué au violon et réitéré au piano.

Près de Brinkwells se dressait un squelettique bouquet d’arbres frappés par la foudre, dépouillés, déjetés et sinistres. Elgar fut fasciné par une légende invérifiée selon laquelle ces silhouettes figées étaient celles de moines espagnols foudroyés pour avoir commis des actes licencieux non spécifiés, d’une nature changeante. Voilà pourquoi il fit des arbres une composante programmatique de sa musique de chambre, notamment de cette Romance. Passé un apogée expressif, cette dernière s’efface dans une référence à l’ouverture pour s’achever en la majeur.

Le solennel finale commence en mi majeur, son ample thème initial attestant le penchant d’Elgar pour la séquence non accentuée. On retrouve un motif plus animé et, alors que les deux thèmes contrastés sont contrebalancés, un ultime signe s’élève en direction de la Romance. L’élan final survient dans l’éphémère coda, qui amène la Sonate à une conclusion vigoureuse.

extrait des notes rédigées par Howard Smith © 1993
Français: Hypérion

Die Komposition der Violinsonate in e-Moll op. 82 wurde Mitte August 1918 begonnen und am 5. September abgeschlossen. Am nächsten Tag berichtete Elgar in einem Brief an Colvin, dass W. H. (Billy) Reed, Konzertmeister des London Symphony Orchestra, in Brinkwells zu Besuch war, als die Sonate Gestalt annahm. „Komponiert wurde der erste Satz“, erinnerte sich Reed später. „Er [Elgar] schloss ihn ab, als ich da war … wie auch den Anfangsabschnitt des Schlusssatzes. Wir spielten gewöhnlich bis zur leeren Seite, dann pflegte er zu sagen: ‚Und was kommt nun?‘—und wir gingen raus, um den Wald zu erforschen oder im Fluss Arun zu angeln.“

Elgar unterhielt auch einen Briefwechsel mit seiner in Deutschland geborenen Freundin und Gastgeberin musikalischer Soireen, Marie Joshua. Sie hatte Elgar in seiner letzten Krankheitsphase besonders unterstützt und wurde nun gebeten, die Widmung des kürzlich abgeschlossenen Werkes anzunehmen. „Es ist voller goldener Klänge und ich mag es“, schrieb Elgar, „du darfst aber nichts irrsinnig Chromatisches oder Kubistisches erwarten“. Marie Joshua freute sich über die Widmung offensichtlich sehr, konnte sich aber nicht lange daran erfreuen. Am 10. September verstarb sie plötzlich, fünf Wochen bevor das Werk op. 82 als Ganzes zu hören war.

Am 28. September informierte Elgar Colvin über den Abschluss der Sonatenkomposition. Der kurz zuvor erstmals als Dirigent aufgetretene Nikischschüler Adrian Boult bat Elgar mit dem für ihn typischen Unternehmergeist um Erlaubnis, dessen neuestes Werk in einer Versammlung der kürzlich gegründeten British Music Society vorstellen zu dürfen. Die erste Aufführung fand aber im Londoner Haus des Komponisten, Severn House in Hampstead, am 15. Oktober statt. Die Interpreten waren Reed und der Pianist Anthony Bernard. Am 13. März 1919 stellte das Duo Reed-Bernard die Sonate schließlich auch in einer Versammlung der BMS vor, und die erste „öffentliche“ Aufführung erfolgte eine Woche später, am 21. März, in der Aeolian Hall, diesmal durch Reed und Sir Landon Ronald.

Die vielleicht treffendste Beschreibung von Elgars Violinsonate findet man in den in einem Brief an Elgars Vertraute und zeitweilige Partnerin Alice Stuart-Wortley festgehaltenen Worten des Komponisten selbst. Elgar schrieb an Alice: „Der erste Satz ist forsch und lebhaft, dann ein spukhafter, merkwürdiger Satz mit einem sehr ausdruckstarken Mittelteil: eine Melodie für die Violine … man sagt, dieser Mittelteil sei so gut wie, wenn nicht sogar besser als, alles andere, was ich bisher an expressiver Musik komponiert habe … der letzte Satz ist sehr breit und besänftigend, wie der letzte Satz der 2. Sinfonie.“

Zu Beginn überrascht uns Elgar mit der entlegenen Tonart a-Moll anstelle von e-Moll, ein Kunstgriff, an dem er bis zu einem Takt vor Satzende festhält. Die Tempoanweisung für den Satz lautet Allegro, und ein springendes, mit risoluto überschriebenes Thema eröffnet ihn. Darauf folgt im neunten Takt eine absteigende Phrase mit einem typisch hinkenden (trochäischen) Rhythmus. Young erkennt eine ferne Verwandtschaft zwischen dem zweiten Thema sowohl dieses Satzes als auch der Romance (op. 1). Wie dem auch sei, erreicht Elgar sein poetisches Thema über einen Abschnitt, der auf der Umkehrung des Anfangsgedanken beruht. Danach folgt der Satz den üblichen Sonatenvorgaben (Vergleiche mit Brahms drängen sich häufig auf) und kommt zu einem stürmischen Abschluss.

Der zweite, stärker nach innen gerichtete Satz trägt den Titel Romance und veranlasste Young zur Schlussfolgerung: „Das ist eine persönliche Äußerung, die weder von einer bestimmten Person angeregt wurde, noch, was das anbetrifft, sich an eine bestimmte Person richtet.“ Der Satz entfaltet sich im 3/4-Takt und beginnt ohne Vorzeichen. Dabei wird Elgars absteigendes Motiv aus dem Allegro übernommen und umgeformt. Darauf folgt ein freieres, sanfteres Hauptthema in B-Dur, das zuerst in der Violine zu hören ist und dann vom Klavier wiederholt wird.

In der Nähe von Brinkwells standen vom Blitz getroffene und deshalb kahl, verzerrt und unheimlich aussehende Baumstammreste. Elgar war von einer unbelegten Legende fasziniert, die besagt, jene Baumstämme seien die erstarrten Formen spanischer Mönche. Dieser Zustand sei deren Strafe für Wollust und nicht genauer beschriebene Handlungen kapriziöser Art. Die Bäume bildeten also eine erhebliche programmatische Komponente in Elgars Kammermusik, besonders in dieser Romance. Nach einem leidenschaftlichen Höhepunkt und einer Erinnerung an den Satzanfang klingt die Romance in A-Dur aus.

Der feierliche Schlusssatz beginnt in E-Dur, und sein breites Anfangsthema zeigt Elgars Neigung zu fließender Reihung. Wieder gibt es auch ein lebhafteres Motiv, und wenn die beiden kontrastierenden Themen Ausgleich finden, klingt noch einmal die Romance an. Die letzte Aufregung erfolgt in der kurzen Koda, die die Sonate zu einem emphatischen Abschluss bringt.

aus dem Begleittext von Howard Smith © 1993
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

1917 - Works for violin & piano
Studio Master: SIGCD376Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available
Elgar: Piano Quintet & Violin Sonata
CDH55301

Details

Movement 1: Allegro
Movement 2: Romance: Andante
Movement 3: Allegro non troppo

Track-specific metadata for CDH55301 track 3

Allegro non troppo
Artists
ISRC
GB-AJY-93-64503
Duration
8'48
Recording date
10 December 1992
Recording venue
Henry Wood Hall, London, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Antony Howell
Hyperion usage
  1. Elgar: Piano Quintet & Violin Sonata (CDA66645)
    Disc 1 Track 3
    Release date: April 1993
    Deletion date: May 2006
    Superseded by CDH55301
  2. Elgar: Piano Quintet & Violin Sonata (CDH55301)
    Disc 1 Track 3
    Release date: September 2007
Licensing
1.Audio tour Millais: Van Gogh Museum, Amsterdam, 2008
Search

There are no matching records. Please try again.