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String Quartet No 2 in D major

composer
1881

 
Borodin’s two numbered string quartets, dating from the last fifteen years of his life, are still fundamentally salon-orientated, albeit on a more ambitious scale than his previous chamber works and reflecting lessons learned from the examples of Beethoven and Mendelssohn. The first quartet was explicitly ‘inspired by a theme of Beethoven’ (part of the replacement finale to the Große Fuge in the B flat major quartet, Op 130). Its doubly Germanic adoption of genre and theme did not go down well with Musorgsky or with Vladimir Stasov, the godfather and chief public advocate of the Mighty Handful. The String Quartet No 2 in D major, too, has a Beethoven connection, in that it was premiered at an Imperial Russian Musical Society concert in St Petersburg on 7 February 1882 (some sources say 9 March) alongside Beethoven’s second ‘Razumovsky’ quartet. However, by this stage in his career, Borodin had thoroughly absorbed his classical lessons and the quartet exudes a sovereign freedom of invention.

Borodin’s second string quartet is more obviously tuneful than his first and has therefore become the more popular. It was composed in the summer of 1881 and is dedicated to the composer’s wife, some say in recognition of their twenty years together. Borodin had in fact just returned from another German tour, taking in Heidelberg, so the connection may well have been on his mind.

The first movement opens with the first of many glorious melodies that run throughout the work, heard on Borodin’s own instrument, the cello, but soon passed to the first violin. With the second subject, featuring the same two instruments, comes a more energetic texture, but the tone remains more serenade-like than strenuous. These ideas submit to traditional sonata-form routines, generating little or no tension, yet radiating such warmth and generosity that few would dream of complaining.

The second movement is a one-in-a-bar scherzo, with the theme initially on the viola. Its slower second idea (swaying violin lines in thirds) is derived from the first by inversion, and the movement is remarkable above all for the freedom of its development (rather than trio) section. The contrasting theme gained an unexpected afterlife when given the famous lyrics ‘Baubles, bangles and beads’ in Robert Wright and George Forrest’s 1953 musical Kismet, set in the Persia of the Arabian Nights.

The same show also appropriated the main theme of the succeeding notturno, for the song ‘And this is my beloved’. There can hardly be any complaint at this, since one of Borodin’s hallmarks, most conspicuous in his unfinished opera Prince Igor, was precisely this kind of evocation of Oriental sultriness. The languishing cello melody over rocking, syncopated accompaniment returns us to the expressive world of the first movement. The faster central section at last allows the second violin to join in the fun, with some playful dialoguing on rising scales that briefly enliven the essentially languid mood.

The boisterous last movement outlines two motifs in the introduction, which are then combined in artful counterpoint. Seemingly in a perpetual state of becoming, thanks in part to the repeated references back to that introduction, the finale falls into a perfectly regular, textbook sonata form, while its themes gracefully effect a reconciliation between Beethovenian terseness and Russian-orientalist luxuriance.

from notes by David Fanning © 2017

Les deux quatuors numérotés de Borodine, qui datent des quinze dernières années de sa vie, sont encore complètement orientés vers la musique de salon, mais à une échelle plus ambitieuse que ses œuvres de musique de chambre antérieures et ils reflètent les leçons tirées des exemples de Beethoven et de Mendelssohn. Le premier quatuor fut explicitement «inspiré par un thème de Beethoven» (une partie du finale que Beethoven substitua à la Grande Fugue pour le quatuor en si bémol majeur, op.130). Cette double adoption germanique du genre et du thème fut mal reçue par Moussorgski et Vladimir Stassov, le parrain et le principal défenseur public du Puissant Petit Groupe. Le Quatuor à cordes nº 2 en ré majeur a lui aussi un lien avec Beethoven car il fut créé à un concert de la Société impériale russe de musique à Saint-Pétersbourg, le 7 février 1882 (le 9 mars selon certaines sources) avec le second quatuor «Razoumovski» de Beethoven. Toutefois, à ce stade de sa carrière, Borodine avait complètement assimilé ce qu’il avait appris des classiques et il se dégage de ce quatuor une souveraine liberté d’invention.

Le second quatuor à cordes de Borodine est plus mélodieux que le premier, c’est manifeste, et est donc devenu le plus populaire. Composé au cours de l’été 1881, il est dédié à l’épouse du compositeur, selon certains en reconnaissance des vingt ans partagés ensemble. En fait, Borodine venait de rentrer d’une autre tournée en Allemagne, notamment à Heidelberg, et il avait donc peut-être ce souvenir à l’esprit.

Le premier mouvement commence par la première des nombreuses mélodies magnifiques qui parcourent toute l’œuvre, proposée par le propre instrument de Borodine, le violoncelle, mais vite passée au premier violon. Avec le second sujet, qui apparaît aux deux mêmes instruments, vient une texture plus énergique, mais la tonalité générale fait davantage penser à une sérénade qu’à quelque chose de vigoureux. Ces idées se soumettent aux routines de la forme sonate traditionnelle, suscitant peu ou pas de tension, mais rayonnant d’une telle chaleur et générosité que rares sont ceux à qui il viendrait à l’esprit de s’en plaindre.

Le deuxième mouvement est un scherzo à un temps, avec le thème confié au début à l’alto. Sa seconde idée plus lente (aves les parties de violons qui oscillent à la tierce l’une de l’autre) est dérivée de la première par inversion, et le mouvement est surtout remarquable pour la liberté de son développement (plutôt que par son trio). Le thème contrasté a connu une nouvelle vie inattendue lorsqu’il a reçu les célèbres paroles «Baubles, bangles and beads» dans la comédie musicale Kismet écrite en 1953 par Robert Wright et George Forrest, qui se déroule dans la Perse des Mille et Une Nuits.

Le même spectacle s’est aussi approprié le thème principal du notturno suivant, pour la chanson «And this is my beloved». On ne saurait s’en plaindre, car l’une des caractéristiques de Borodine, surtout manifeste dans son opéra inachevé Le Prince Igor, était précisément ce genre d’évocation de la sensualité orientale. La mélodie langoureuse du violoncelle sur un accompagnement syncopé qui oscille nous fait revenir à l’univers expressif du premier mouvement. La section centrale plus rapide permet enfin au second violon d’entrer dans la danse, avec un dialogue enjoué sur des gammes ascendantes qui égayent un bref instant l’atmosphère essentiellement languissante.

Le dernier mouvement turbulent expose dans les grandes lignes deux motifs de l’introduction, qui s’associent ensuite en un contrepoint ingénieux. Apparemment dans un état constant de devenir, grâce en partie aux références répétées à cette introduction, le finale se glisse dans une forme sonate d’un classicisme parfait, alors que ses thèmes parviennent avec grâce à une réconciliation entre le laconisme beethovénien et la luxuriance orientaliste russe.

extrait des notes rédigées par David Fanning © 2017
Français: Marie-Stella Pâris

Die beiden bezifferten Streichquartette Borodins entstanden in den letzten 15 Jahren seines Lebens und sind ebenfalls im Wesentlichen salonorientiert, allerdings auf einem anspruchsvolleren Niveau als seine frühere Kammermusik—es wird deutlich, dass er in der Zwischenzeit von seinen Vorbildern Beethoven und Mendelssohn einiges gelernt hatte. Das erste Quartett war explizit „von einem Thema Beethovens inspiriert“ (ein Teil des Ersatz-Finales zu der Großen Fuge des Quartetts B-Dur, op. 130). Dieser zweifach deutsche Einfluss—sowohl Genre als auch Thema—wurde von Mussorgsky und Wladimir Stassow, dem einflussreichen Verfechter des mächtigen Häuflein, mit Ungnade aufgenommen. Auch das Streichquartett Nr. 2 in D-Dur hat eine Verbindung zu Beethoven, nämlich insofern, als dass bei seiner Uraufführung am 7. Februar 1882 (einige Quellen geben auch den 9. März an) im Rahmen der Konzerte der Russischen Musikgesellschaft in St. Petersburg auch Beethovens zweites „Rasumowsky-Quartett“ gegeben wurde. Inzwischen hatte Borodin jedoch den Tonsatz der Klassik völlig absorbiert und das Quartett strahlt eine souveräne Erfindungsfreiheit aus.

Das zweite Streichquartett Borodins ist melodiöser gehalten als das erste und ist daher populärer. Es entstand im Sommer 1881 und ist der Frau des Komponisten gewidmet—einigen Quellen zufolge zur Feier ihrer zwanzigjährigen Beziehung. Borodin war tatsächlich gerade von einer weiteren Deutschlandreise wiedergekehrt—diesmal hatte er sich in Heidelberg aufgehalten—, so dass ihm diese Verbindung durchaus präsent gewesen sein könnte.

Der erste Satz beginnt mit der ersten von vielen wunderschönen Melodien, die sich durch das Werk ziehen; sie erklingt zunächst auf Borodins eigenem Instrument, dem Cello, wird dann aber bald an die Violine weitergegeben. Das zweite Thema erklingt auf denselben Instrumenten und ist energischer gehalten, doch der Ton bleibt eher serenadenartig als rührig. Diese musikalischen Ideen fügen sich in die traditionelle Sonatenform ein, wobei kaum Spannung aufkommt, jedoch eine derartige Wärme und Großzügigkeit ausgestrahlt wird, dass sich wohl niemand beschweren würde.

Der zweite Satz ist ein schnelles Scherzo, in dem das Thema zunächst von der Bratsche zu hören ist. Das langsamere zweite Thema (wiegende Geigenpassagen in Terzen) leitet sich insofern von dem ersten ab, als dass es eine Umkehrung dessen ist; der Satz ist in erster Linie für seine freie Durchführung (anstelle eines Trios) bemerkenswert. Dem kontrastierenden Thema wurde ein unerwartetes Nachleben zuteil, als Robert Wright und George Forrest es 1953 in ihrem Musical Kismet, das in dem Persien von Tausendundeiner Nacht spielt, verwendeten und mit dem berühmten Text „Baubles, bangles and beads“ versahen.

Für dasselbe Stück wurde auch das Hauptthema des darauffolgenden Notturno wiederverwendet, und zwar für das Lied „And this is my beloved“. Dem ist kaum etwas entgegenzuhalten, da eines von Borodins Markenzeichen—am deutlichsten in seiner unvollendeten Oper Prinz Igor zu beobachten—eben diese Art der Darstellung von orientalischer Sinnlichkeit war. Die schmachtende Cellomelodie über einer wiegenden, synkopierten Begleitung führt uns in die expressive Welt des ersten Satzes zurück. In dem schnelleren Mittelteil darf die zweite Violine schließlich an dem Vergnügen teilhaben, während mehrere spielerische Dialoge auf aufsteigenden Tonleitern kurz die hauptsächlich traumverlorene Stimmung beleben.

Das ausgelassene Finale umreißt in der Einleitung zwei Motive, die dann in einen kunstvollen Kontrapunkt verstrickt werden. Der Satz scheint sich in einem ständigen Zustand des Werdens zu befinden, was sich teilweise aus den wiederholten Hinweisen auf die Einleitung ergibt, und er fällt in eine völlig reguläre, lehrbuchmäßige Sonatenform, wobei die Themen eine elegante Aussöhnung zwischen Beethoven’scher Knappheit und russisch-orientalischer Üppigkeit erwirken.

aus dem Begleittext von David Fanning © 2017
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Favourite Classics
CDH55001
Favourite Encores for string quartet
CDH55002

Details

Track-specific metadata for CDH55001 track 10

Movement 3: Notturno: Andante
Artists
ISRC
GB-AJY-99-00110
Duration
6'36
Recording date
16 March 1989
Recording venue
St Barnabas's Church, North Finchley, London, United Kingdom
Recording producer
Tony Faulkner
Recording engineer
Tony Faulkner
Hyperion usage
  1. Favourite Classics (CDH55001)
    Disc 1 Track 10
    Release date: May 1999
  2. Favourite Classics (CDH88030)
    Disc 1 Track 10
    Release date: September 1989
    Deletion date: May 1999
    Superseded by CDH55001
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