Trois Études de concert – Trois caprices poétiques, S144

composer
circa 1848

 
The Trois Études de concert—or Trois Caprices poétiques as they were called in the second edition—are merely numbered I, II and III in the manuscript. A later French edition bears an Italian title for each piece and, however appropriate they may seem, exactly whence these titles come remains a mystery. They may well have nothing to do with Liszt himself, although they were in use during his lifetime and employed in at least two editions prepared by Liszt’s students within the master’s lifetime, and thus might have had his nodded approval. In any event, it is by these Italian titles that these admired studies are universally known. II Lamento is an extended piece with a capricious introduction which returns at the close. The main body of the work presents, extends and varies a lyrical theme, which continues with a sequential development allowing the most far-reaching modulations before the most ardent climax returns the music to the original A flat major, and a rather gentle series of concluding variations.

La Leggierezza (‘Lightness’) also begins a capriccio, but quickly finds its main material in a very simple single line in each hand, and the unusual tempo direction ‘Quasi allegretto’ (which is almost always ignored in performance in favour of something more frenetic). Like the other pieces in this set, it is monothematic, but the contours of the original theme must be sensed more than observed under the delicate decoration with which it is subsequently varied. Liszt’s quiet ending did not seem sufficiently applause-gathering to the great Polish pedagogue (but very minor composer) Theodor Leschetizky (1830–1915). He embellished the piece with a new coda which used to be regularly adopted in concert. With best respects, the present writer prefers not to be a hostage to those that already find Liszt vulgar (and how this conclusion is reached specifically for Liszt without embracing many another prolific Renaissance man—Haydn, for example?—is itself a conundrum, although Liszt’s music has frequently been performed vulgarly enough), and Liszt’s gentle Picardie cadence is retained here.

Un Sospiro (‘A sigh’) is the best known of the set, and was much taught by Liszt in his later years. The felicity with which, in a single work, Liszt took the speciality of Sigismund Thalberg (1812–1871)—the technical sleight of hand whereby a melody is surrounded or supported by arpeggios such that an impression of three hands at the keyboard is given—and ennobled it once and for always with one of his finest melodic inspirations has kept this piece in demand from the beginning. (For the benefit of anyone who has not seen this piece performed, it should be mentioned that the melody notes are taken by left and right hand in turn whilst both hands maintain the flowing accompaniment.) In his masterclasses Liszt took to adding a cadenza at the fermata before the return of the theme in the home key—where it is ever more cleverly divided between the thumbs whilst the accompaniment manages to travel far and wide in both hands. The cadenza that he wrote for Auguste Rennebaum in 1875 is included at this point, but, because it would be a pity not to have them, the cadenzas that he wrote for Henrik Gobbi (date unknown) and for Lina Schmalhausen (1885) are included by way of an optional preamble. Lina Ramann preserved Liszt’s late alternative coda in the Liszt-Pädagogium, and this text is adopted here. Liszt at once preserves the mediant progressions of the transition sections of the etude in the ascending right hand whilst introducing a descending whole-tone scale in the left.

from notes by Leslie Howard © 1996

Les Trois Études de concert—ou Trois Caprices poétiques, pour reprendre l’appellation de la seconde édition—sont simplement numérotées I, II et III dans le manuscrit. Dans une édition française postérieure, chaque morceau porte un titre italien qui, quelque approprié qu’il pût sembler, demeure de provenance mystérieuse. Ces titres n’eurent peut-être rien à voir avec Liszt, même s’ils purent recevoir son approbation puisqu’ils circulèrent de son vivant et figurèrent dans au moins deux éditions préparées, toujours de son vivant, par ses étudiants. Quoi qu’il en soit, ces titres italiens sont ceux sous lesquels ces pièces sont universellement connues. Il Lamento est un vaste morceau, dont l’ouverture capricieuse revient à la cadence. Le corps fondamental de l’œuvre présente un thème lyrique, sur lequel il s’étend et varie, suivi d’un développement séquentiel qui autorise les modulations les plus considérables avant que le très ardent apogée fasse revenir la musique au la bémol majeur originel et à une série plutôt douce de varitations finales.

La Leggierezza («Légèreté») débute également a capriccio mais trouve rapidement son matériau principal dans une seule ligne, très simple, dans chaque main, mais aussi dans l’insolite direction de tempo «Quasi allegretto» (presque toujours ignorée des interprètes au profit de quelque chose de plus frénétique). Comme les autres morceaux de cet ensemble, cette pièce est monothématique, mais les contours du thème original doivent être pressentis, davantage qu’observés, sous la décoration délicate qui intervient ensuite. Le final paisible de Liszt ne parut pas suffisamment générateur d’applaudissements aux yeux du grand pédagogue polonais (mais compositeur très mineur) Theodor Leschetizky (1830–1915), qui orna le morceau d’une nouvelle coda, régulièrement adoptée en concert. Malgré tout son respect, l’interprète préfère ne pas être le jouet de ceux qui jugent déjà Liszt vulgaire (le comment de ce jugement spécifiquement appliqué à Liszt, et non à quantité d’autres hommes prolifiques de la Renaissance—tel Haydn—étant en soi une énigme, même si la musique de Liszt a fréquemment été interprétée de manière assez vulgaire) et conserve la douce cadence de Picardie originelle.

Un Sospiro («Un soupir»), l’œuvre la plus célèbre des trois, fut énormément enseigné par Liszt dans ses dernières années. La félicité avec laquelle il s’appropria, en une seule pièce, la spécialité de Sigismund Thalberg (1812–1871)—savoir le tour de passe—passe technique par lequel une mélodie est entourée ou soutenue par des arpèges, comme si trois mains couraient sur le clavier—pour définitivement l’ennoblir dans une de ses plus belles inspirations mélodiques valut à cette œuvre une demande constante. (Pour ceux qui n’ont jamais vu interpréter ce morceau, précisons que les notes de la mélodie sont alternativement jouées par les mains droite et gauche tandis que les deux mains maintiennent l’accompagnement fluide.) Dans ses masterclasses, Liszt commença à ajouter une cadence au fermata avant le retour du thème dans le ton usuel—où il demeure, plus que jamais, intelligemment partagé entre les pouces pendant que l’accompagnement parvient à courir dans les deux mains. La cadence qu’il écrivit pour Auguste Rennebaum en 1875 est incluse à cet endroit. Et, parce qu’il serait dommage de ne pas les avoir, les cadences composées pour Henrik Gobbi (date inconnue) et Lina Schmalhausen (1885) sont proposées sous forme de préambule optionnel. Dans le Liszt Pädagogium, Lina Ramann conserva la dernière coda de Liszt, établissant le texte adopté ici. Liszt réussit à préserver les progressions médiantes des sections transitoires de l’étude dans la main droite ascendante tout en introduisant une gamme par tons entiers descendante dans la main gauche.

extrait des notes rédigées par Leslie Howard © 1996
Français: Hypérion

Die Trois Études de concert—oder Trois Caprices poétiques, wie sie in der zweiten Ausgabe genannt wurden—sind im Manuskript lediglich mit I, II und III numeriert. In einer späteren französischen Ausgabe tragen die Stücke jeweils einen italienischen Titel und wie angemessen diese auch sein mögen, so scheint ihr Ursprung ein Geheimnis zu verbleiben. Sie können möglicherweise nichts mit Liszt selbst zu tun haben, obwohl sie zu seiner Zeit angewendet wurden. Sie wurden bei mindestens zwei Veröffentlichungen eingesetzt, die von Liszts Schülern zu Lebzeiten des Meisters vorbereitet wurden und somit seine kopfhickende Zustimmung erlebt haben mögen. Auf jeden Fall sind diese viel bewunderten Studien größtenteils unter diesen italienischen Titeln allgemein bekannt. Il Lamento ist ein erweitertes Stück mit einem kapriziösen Vorspiel, das am Ende wiederkehrt. Die Hauptpassage des Werkes präsentiert, verlängert und variiert eine lyrische Melodie, in einer sequenzierenden Entwicklung fortgesetzt, die die Musik schließlich, nach umfangreichsten Modulationen vor dem leidenschaftlichsten Höhepunkt, zur ursprünglichen Tonart As-Dur und einer eher sanften Reihe von Schlußvariationen zurückführt.

La Leggierezza („Leichtigkeit“) beginnt ebenfalls als ein Capriccio, findet jedoch schnell sein Hauptmaterial in einer sehr einfachen Zeile für jede Hand und trägt die ungewöhnliche Tempo-Anweisung „Quasi allegretto“ (die in Konzerten fast immer zu Gunsten etwas eher frenetischem ignoriert wird). Wie die anderen Stücke in diesem Satz ist es monothematisch, jedoch müssen die Konturen der ursprünglichen Melodie unter der zarten Dekoration, mit der sie später variiert wird, eher gefühlt als observiert werden. Liszts stiller Abschluß schien dem berühmten polnischen Schulmeister (aber wesentlich unbedeutenderem Komponisten) Theodor Leschetizky (1830–1915) nicht in ausreichendem Maße applauserntend gewesen zu sein. Er versah das Stück mit einer neuen Koda, die bei Konzerten damals regelmäßig übernommen wurde. Mit allem Respekt hat der Verfasser nicht die Absicht, Geisel jener zu werden, denen Liszt ohnehin schon vulgär erscheint (und wie diese Folgerung im besonderen auf Liszt bezogen werden kann, ohne viele andere sehr produktive Männer der Renaissance—Haydn zum Beispiel?—einzubeziehen, stellt schon in sich ein Rätsel dar, obwohl Liszts Musik häufig vulgär genug vorgetragen worden ist), und Liszts sanfte Pikardische Kadenz wird hier beibehalten.

Un Sospiro („Ein Seufzer“) ist das bekannteste Werk dieser Reihe, und wurde von Liszt in seinen späteren Jahren oft gelehrt. Die Glückseligkeit mit der Liszt in einem einzigen Werk die Spezialisierung von Sigismund Thalberg (1812–1871) übernahm—die technische Fingerfertigkeit, durch die die Musik mit Arpaggios umgeben oder unterstützt wird, sodaß der Eindruck dreier Hände auf der Tastatur entsteht—und es ein für alle mal mit einer seiner feinsten melodischen Inspirationen adelte, haben die Forderung nach diesem Stück von Anfang an nie verblassen lassen. (Für denjenigen, dem dieses Stück noch nicht direkt vorgespielt wurde, soll hier bemerkt werden, daß die Noten der Melodie von der linken und rechten Hand abwechselnd gespielt werden, während beide Hände die fließende Begleitung aufrechterhalten.) In seinen Meisterklassen fügte Liszt der Fermate vor der Rückkehr der Melodie zur Haupttonart—wo sie auf immer glänzendere Art zwischen den Daumen aufgeteilt wird, während die Begleitung umfangreiche Ausschweifungen beider Hände bewältigt, eine Kadenz hinzu. Die Kadenz, die er für Auguste Rennebaum 1875 schrieb, ist nun hier eingeschlossen, aber, denn es wäre eine Sünde, sie nicht zu haben, die Kadenzen, die er für Henrik Gobbi (Datum unbekannt) und Lina Schmalhausen (1885) schrieb, werden durch eine fakultative Präambel eingeschlossen. Lina Ramann bewahrte Liszts späte alternative Koda im Liszt-Pädagogium, und diese ist hier übernommen worden. Liszt erhält die medianten Progressionen der Durchgangspassagen der etude in der aufsteigenden rechten Hand aufrecht und stellt gleichzeitig einen absteigende Ganztonleiter der linken vor.

aus dem Begleittext von Leslie Howard © 1996
Deutsch: Hypérion

Recordings

Liszt: Complete Piano Music
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Simon Barere – His celebrated live recordings at Carnegie Hall, Vol. 2 – 9 March 1947
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Liszt: Piano Music
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Details

No 1 in A flat major: Il lamento
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No 3 in D flat major: Un sospiro
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No 3 in D flat major: Un sospiro, with cadenza and revised coda
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No 3bis in D flat major: [two short cadenzas]
Track 4 on CDA67015 [0'44]
Track 4 on CDS44501/98 CD6 [0'44] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 3ter: Un sospiro, two further cadenzas
Track 9 on CDA67414/7 CD3 [0'29] 4CDs for the price of 3 — Last few CD copies remaining
Track 9 on CDS44501/98 CD87 [0'29] 99CDs Boxed set + book (at a special price)

Track-specific metadata for APR7302 disc 1 track 17

No 3 in D flat major: Un sospiro
Artists
ISRC
GB-SAM-09-30217
Duration
4'38
Recording date
15 May 1928
Recording venue
Victor Recordings, United Kingdom
Recording producer
Recording engineer
Hyperion usage
  1. Harold Bauer – The complete recordings (APR7302)
    Disc 1 Track 17
    Release date: November 2008
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