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Two Pieces, Op 58

composer
c1940; first performed by Medtner and Arthur Alexander; No 1 dedicated to Edna Iles; No 2 dedicated to Vitya Vronsky and Victor Babin

 
Publicly premiered by the composer with Arthur Alexander, the Two Pieces Op 58 (circa 1940) date from the time of the Third Piano Concerto. Published by Augener of London in 1946, the first, Russian Round-Dance (A Tale), is dedicated to Edna Iles, ‘the bravest and ablest besieger of my musical fortresses’ (inscription on printed copy, 30 January 1946); the second, Knight Errant, to the legendary Russian-born duo partnership Vitya Vronsky and Victor Babin. ‘In September 1940 came the Battle of Britain’, remembered Iles (‘Medtner, friend and master’, Recorded Sound, Journal of the British Institute of Recorded Sound, April–July 1978):

Our home was bombed and we took refuge in a small country house a few miles outside Birmingham. We heard from the Medtners of their disrupted life and inability either to work or rest in the chaotic conditions and deafening noise of the raids. My parents invited them the join us in the country and they accepted. They brought with them their white cat Kotia, who was devoted to them … [Later] we removed to the picturesque village of Wootton Wawen in Warwickshire, six miles from Stratford-on-Avon … The house, known by the strange name of ‘Foreign Park’was situated in an isolated spot surrounded by woods and fields, with only one solitary shop a mile distant from us … All Medtner’s mornings were devoted to composition. After an afternoon rest and tea, he would walk with Mrs Medtner [Anna], and I often accompanied them. The wild flowers which grew in the woods among the silver birches were a source of delight to him. There were of course countless discussions about music, but he had many other interests besides, especially painting and architecture (he knew all the important picture galleries of the world, as well as the great cathedrals and churches); he was also interested in poetry, philosophy and astronomy. He told me how he had spent many nights in Russia observing the stars through his telescope. He was a profound thinker, and brought wisdom and penetration to bear on any subject under discussion, and on the problems of life in general. There were days when he was in a cheerful mood, when he could be humorous and whimsical, but there were also days when he was silent and depressed, grieved by the horrors and seeming endlessness of the war, or exhausted by his work. On our return he would continue composing until the evening meal, after which we took [a] book and read aloud, with Mrs Medtner listening and copying his manuscripts meanwhile … One day he gave me the first movement of his Third Concerto, saying it was the first time he had ever given part of a work before the whole was completed. I started learning it at once and in three weeks we were playing it together on two pianos. We were also playing the Round-Dance … Whenever he had visitors he wished me to play for them. The Round-Dance was invariably included, and no one could resist the charm of this work … He presented me with the original manuscript of the Third Concerto.

Recorded in 1946 for HMV by the composer with Moiseiwitsch, the Round-Dance in E major takes the form of a (loosely ternary) khorovod—a species of brisk Russian dance-song—inflected by phrases of Anglicized speech. Knight Errant, in C minor but with many tonal digressions, is larger-scaled (44 pages against 22), more profound in melody and (sonata) working-out, and more intricate in texture. Essentially fast—Allegro risoluto (sempre al rigore di tempo)—how its opening 4/4 idea grows directly out of the 3/4 theme of the slow introduction (Andante), and is the basis subsequently of an athletic 3/4 fugato, is characteristically Medtneresque. If either piece had a story, the author wasn’t telling. ‘None of his music’, Iles says, ‘was meant to portray any programme or story, but sometimes some legend or idea in his mind could suggest the mood of a work.’ ‘We do not create anything’, Medtner believed. ‘Everything already exists. We only discover.’

from notes by Ates Orga © 1993

Présentées pour la première fois par le compositeur avec Arthur Alexander, et publiées en 1946 par Augener of London, les Deux pièces op. 58 (vers 1940) datent de l’époque du Troisième Concerto pour piano. La première, Ronde russe (conte), est dédiée à Edna Iles, «la plus vaillante et compétente assaillante de mes forteresses musicales» (inscription sur un exemplaire imprimé, 30 janvier 1946); la seconde, le Chevalier errant, au duo légendaire que formèrent Vitya Vronsky et Victor Babine, tous deux russes de naissance. «En septembre 1940, la Bataille d’Angleterre faisait rage», se souvient Iles («Medtner, un ami et un maître», Recorded Sound, Journal of the British Institute of Recorded Sound, avril–juillet 1978):

Notre maison fut bombardée et l’on alla se réfugier dans une petite maison de campagne à quelques kilomètres de Birmingham. Les Medtner nous avaient dit combien leur vie était perturbée et s’étaient plaints de ne pouvoir ni travailler ni se reposer dans les conditions chaotiques et le bruit assourdissant des raids. Mes parents les invitèrent à se joindre à nous à la campagne et ils acceptèrent. Il arrivèrent avec leur chatte blanc, Kotia, qui leur était très attachée. [Plus tard] on se mit en route pour le village pittoresque de Wootton Wawen, dans le Warwickshire, à une dizaine de kilomètres de Stratford-sur-Avon. La maison, qui portait le nom étrange de «Foreign Park», était située dans un endroit assez écarté, au milieu des bois et des champs, avec seulement un magasin isolé à plus d’un kilomètre. Medtner consacrait toutes ses matinées à la composition. L’après-midi, après s’être reposé et restauré, il se promenait avec Mme Medtner [Anna], et souvent je les accompagnais. Les fleurs sauvages qui poussaient dans les bois parmi les bouleaux blancs le ravissaient. Il y avait naturellement d’innombrables discussions sur la musique, mais il avait beaucoup d’autres sujets d’intérêt, notamment la peinture et l’architecture (il connaissait toutes les galeries de peinture importantes du monde, ainsi que les grandes églises et les grandes cathédrales); il était également intéressé par la poésie, la philosophie et l’astronomie. Il me raconta qu’il avait passé de nombreuses nuits en Russie à observer les étoiles à travers son télescope. C’était un profond penseur qui éclairait de sa sagesse et de sa pénétration tous les sujets que nous abordions, mais aussi les problèmes de la vie en général. Certains jours où il était d’humeur joyeuse, il pouvait être drôle et fantasque; mais il y avait des jours où il était silencieux et déprimé, affligé par les horreurs de la guerre qui semblait ne jamais devoir finir, ou épuisé par son travail. De retour à la maison, il continuait à composer jusqu’au dîner, après quoi nous prenions notre livre que nous lisions à haute voix en compagnie de Mme Medtner qui nous écoutait tout en copiant ses manuscrits … Un jour, il me donna le premier mouvement de son Troisième Concerto, me disant que c’était la première fois qu’il donnait une partie d’une œuvre avant d’en avoir terminé l’ensemble. Je commençai aussitôt à l’apprendre et trois semaines plus tard nous la jouions ensemble sur deux pianos. Nous jouions également la Ronde … Chaque fois qu’il avait des visiteurs, il voulais que je joue pour eux. La Ronde faisait toujours partie du récital, et personne ne pouvait résister au charme de cette œuvre … Il m’offrit le manuscrit original du Troisième Concerto.

Enregistrée en 1946 par le compositeur avec Moiseiwitsch pour VSM, la Ronde, en mi majeur, reprend la forme de la khorovod—un type de danse animée du folklore russe—altérée ici par des phrases à l’élocution anglicisée. Le Chevalier errant, en ut mineur, mais avec de nombreuses digressions tonales, est une pièce plus importante (44 pages au lieu de 22), plus profonde sur le plan de la mélodie et de l’élaboration, et plus complexe quant à sa texture. D’une manière caractéristique, son premier sujet 4/4, plutôt rapide—Allegro risoluto (sempre al rigore di tempo), se déploie directement à partir du thème 3/4 de la lente introduction (Andante). Que ces pièces aient une histoire ou non, Medtner le gardait pour lui. «Sa musique», explique Iles, «n’était jamais censée représenter quelque programme ou quelque histoire, mais il arrivait que l’atmosphère d’une œuvre lui fût inspirée par une légende ou une idée qu’il avait à l’esprit». «Nous ne créons rien», disait Medtner, «tout existe déjà. Nous ne faisons que découvrir.»

extrait des notes rédigées par Ates Orga © 1993
Français: Jean-Paul Metzger

Die Zwei Stücke op. 58 (etwa 1940; 1946 von Augener of London veröffentlicht) stammen aus der Zeit seines 3. Klavierkonzertes und wurden öffentlich vom Komponisten Arthur Alexander uraufgeführt. Das erste Stück, Russian Round Dance (A Tale) ist Edna Iles gewidmet, der „tapfersten und fähigsten Belagerin meiner musikalischen Festungen“ (so lautet die Widmung auf der Druckausgabe vom 30. Januar 1946); das zweite Stück, Knight Errant ist dem legendären russischen Duo Vitya Vronsky und Victor Babin gewidmet. Edna Iles erinnert sich in „Medtner, Friend and Master“ im Journal Recorded Sound vom April–Juli 1978: „Im September 1940 fand die Schlacht um Britannien (Battle of Britain) statt“:

Wir waren ausgebombt und fanden Zuflucht in einem kleinen Landhaus wenige Kilometer vor Birmingham. Wir erfuhren, wie gestört das Leben der Medtners war und daß sie nicht in der Lage waren, zu arbeiten oder zu schlafen in dem Chaos und Lärm der Bombenangriffe. Meine Eltern luden sie ein, zu uns aufs Land zu kommen. Sie brachten ihre weiße Katze Kotia mit sich, die sehr an ihnen hing. [Später] zogen wir um in das malerische Dorf Wootton Wawen in Warwickshire, 9 Kilometer von Stratford on Avon entfernt … Das Haus mit dem seltsamen Namen „Foreign Park“ lag völlig abgelegen inmitten von Wäldern und Feldern. Es gab einen Laden einen oder zwei einsame Kilometer von uns entfernt. Den Morgen verbrachte Medtner mit Komponieren, nach seiner Mittagsruhe und dem Tee ging er mit seiner Frau Anna spazieren. Oftmals begleitete ich sie. Die wilden Blumen, die in den Wäldern unter den Silberbirken blühten, waren eine nie versiegende Quelle des Entzückens für ihn. Es fanden natürlich zahllose Gespräche über Musik statt, er hatte jedoch auch viele andere Interessen. Besonders interessiert war er an Malerei und Architektur (er kannte alle bedeutenden Gemäldegalerien der Welt, wie auch die großen Kathedralen und Kirchen); er interessierte sich ebenfalls für Dichtung, Philsophie und Astronomie. Er erzählte mir, daß er manche Nacht in Rußland damit zugebracht hatte, die Sterne durch sein Teleskop zu beobachten. Er war ein profunder Denker, und bei jedem Gesprächsthema machten sich seine Weisheit und sein Scharfsinn geltend. Es gab Tage, an denen er heiterer Stimmung war und witzig und scherzhaft sein konnte, an anderen war er schweigsam und deprimiert, entweder schwer bekümmert über die Schrecken und scheinbare Endlosigkeit des Krieges oder erschöpft von seiner Arbeit. Nach unserer Rückkehr machte er sich bis zum Abendessen wieder ans Komponieren. Nach dem Essen nahm er uns unsere Bücher aus den Händen und las laut daraus vor, während seine Frau beim Zuhören seine Manuskripte abschrieb … Eines Tages gab er mir den ersten Satz des 3. Klavierkonzertes mit der Bemerkung, daß es das erste Mal sei, daß er mir einen Teil eines Werkes gab, bevor es ganz fertiggestellt war. Ich begann sofort mit dem Üben, und innerhalb von drei Wochen spielten wir es zusammen auf zwei Klavieren. Wir spielten ebenfalls den Round-Dance … Immer wenn wir Besuch hatten, mußte ich spielen. Der Round-Dance stand dann unweigerlich mit auf dem Programm, und keiner konnte sich dem Zauber dieses Werkes entziehen … Er schenkte mir das Originalmanuskript des 3. Klavierkonzertes.

Der vom Komponisten mit Moiseiwitsch für HMV aufgenommene Round-Dance nimmt die Form eines kvorovod an, einer Art lebhaften russischen Tanzlieds, das von Phrasen in anglisierter Sprache moduliert wird. Knight Errant in c-Moll, aber mit vielen tonalen Abschweifungen, ist größer angelegt (44 pp im Vergleich zu 22), tiefergehender in seiner Melodie und Verarbeitung und verwickelter in seiner Struktur. Im wesentlichen ein schnelles Stück—Allegro risoluto (sempre al rigore di tempo)—erhebt sich das 4/4-Eröffnungsthema bezeichnenderweise unmittelbar aus dem 3/4-Thema der langsamen Einführung (Andante). Ob den Stücken eine Handlung zugrunde liegt, verrät uns Medtner nicht. „Keine seiner Musik“, sagt Iles, „soll ein Programm oder eine Handlung wiedergeben, doch könnte manchmal eine Sage oder Idee, die er im Sinn hat, die Stimmung einer Komposition suggerieren.“ „Wir erschaffen nichts“, glaubte Medtner, „alles besteht bereits. Wir entdecken nur.“

aus dem Begleittext von Ates Orga © 1993
Deutsch: Eike Hibbett

Recordings

Medtner: Music for two pianos
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Details

No 1: Russian Round-Dance 'A Tale'
No 2: Knight Errant

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