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Dixit Dominus, RV595

composer
c1717
author of text
Psalm 109 (110)

 
Until the late 1960s the only setting of the Psalm Dixit Dominus by Vivaldi known to exist was the splendid one for double choir, RV594, preserved in Turin. Then, unexpectedly, a second setting, similarly large in scale but this time for a single coro (with divided sopranos in some movements), was discovered in the National Library in Prague. The history of its manuscript, which survives as a set of locally copied separate parts, is complex and enigmatic. This new Dixit Dominus, RV595, was almost certainly composed for the Pietà before 1717 and may have been among the works taken back to Bohemia by Balthasar Knapp. The manuscript is dated 1738; a note in the second violin part connects the work with the Jesuit seminary of St Francis Xavier in Prague’s New Town, adjoining the square known as the Cattle Market. After the Jesuit order was suppressed throughout Bohemia in 1773 the manuscript passed to the military order of the Knights of the Cross (usually known by their German name of Kreuzherren), whose church in Prague held a vast stock of sacred works by Vivaldi and his Italian contemporaries.

It is slightly embarrassing to have to admit that no fewer than three of the movements of RV595 are closely based on material borrowed from other men. Vivaldi’s personal collection of sacred vocal music by other composers, today found alongside his own compositions in the National Library in Turin, provided an irresistible temptation for him whenever he decided, or felt obliged, to include a movement in the strict (or neo-Palestrinian) style for which he had little training or, perhaps, inclination. He must have been very wary of being found out: I deduce this from the fact that his two known borrowings from a printed source—the collection of Duetti, terzetti e madrigali a più voci published in 1705 by his fellow Venetian Antonio Lotti (an organist at the ducal church of S. Marco who later rose to become its primo maestro)—are much more heavily disguised than those of the manuscripts, mostly unattributed, in his own possession. Fortunately, Vivaldi, like Handel, was usually able to make improvements to the material he appropriated, and this is true of all three borrowings in RV595.

Dixit Dominus, Psalm 109 (110 in Protestant Bibles), is invariably the first of the five Psalms sung at Vespers on Sundays or feast days. This explains both the frequency of its setting and its tendency to festive grandiloquence. In his orchestra Vivaldi includes a trumpet in D (the keynote of the work) and a pair of oboes, exactly as in the ‘second’ Gloria, RV588, which may be contemporary with it. The Psalm gets off to a dazzling start—the pointillistic orchestration of its opening chorus (listen especially to the wind instruments) is complemented by incisive rhythms and some delicious word-painting for ‘sede’ (‘sit thou’)—in the five-part choral writing. As in his ‘other’ Dixit Dominus and both of his Gloria settings, Vivaldi casts his second movement as a patiently unfolding, slow chorus in B minor; the pedal-note at its climax supports some of the most affecting harmonies he ever wrote. A cheerful ‘Virgam virtutis’ for solo soprano in G major is succeeded by an even livelier ‘Tecum principium’ with novelty instrumentation (so beloved at the Pietà): here two solo cellos partner a pair of sopranos above. The fifth movement, bipartite, opens with a severe ‘Juravit Dominus’ for chorus (where the alto acts like a cantor, to whom the other three voices respond), followed by a very brief ‘Tu es sacerdos’; the latter is a borrowing, with small improvements, from an anonymous Dixit Dominus dated 1708 (RVAnh.27). The first soprano then has another solo (‘Dominus a dextris tuis’), before an evocation of the last trump appears in the ‘Judicabit’, giving way to a suitably agitated ‘implebit ruinas’. The ‘De torrente’ provides a lyrical interlude for solo alto, where unison violins conjure up the lapping motion of a brook. Now the Doxology begins. First we have a charming choral terzet for alto, tenor and bass, almost in the style of seventeenth-century bel canto. This is a cunning paraphrase of the martial opening section of Lotti’s Inganni dell’umanità from the collection already mentioned. The terzet leads straight into the ‘Sicut erat in principio’, which, acting out a familiar musical pun, is an abridged restatement of the opening movement. The triumphant concluding fugue on ‘Et in saecula saeculorum’ is a rescored and cleverly expanded version of its counterpart in an anonymous Laudate pueri Dominum, RVAnh.29, which dates right back to 1690.

from notes by Michael Talbot © 1997

Jusqu’à la fin des années 1960, le splendide RV594 pour double chœur, conservé à Turin, était la seule mise en musique vivaldienne connue du psaume Dixit Dominus. Puis, contre toute attente, une seconde mise en musique, à aussi grande échelle mais pour un seul coro (avec sopranos divisés dans certains mouvements), fut découverte à la Bibliothèque Nationale de Prague. Le manuscrit, qui survit sous forme de corpus de parties solistes copiées sur place, a une histoire complexe et énigmatique. Ce nouveau Dixit Dominus, RV595, fut presque certainement composé pour la Pietà, avant 1717, et fit peut-être partie des œuvres rapportées en Bohême par Balthasar Knapp. Le manuscrit, daté de 1738, comporte une note dans la partie du second violon, qui rattache l’œuvre au séminaire jésuite de saint François-Xavier, dans la Nouvelle Ville de Prague, près du square appelé Marché aux Bestiaux. Après la suppression de l’ordre jésuite dans toute la Bohême, en 1773, le manuscrit revint à l’ordre militaire des Chevaliers de la Croix (généralement connus sous leur nom allemand de Kreuzherren), dont l’église pragoise abritait une importante réserve d’œuvres sacrées de Vivaldi et de ses contemporains italiens.

Il est légèrement délicat de devoir admettre que pas moins de trois mouvements du RV595 reposent étroitement sur un matériau emprunté à d’autres musiciens. Vivaldi possédait une collection de musique vocale sacrée d’autres compositeurs (aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale de Turin, avec ses propres compositions), qui le tenta irrésistiblement à chaque fois qu’il décida, ou se sentit obligé, d’inclure un mouvement dans le style strict (ou néo-palestrinien), pour lequel il avait peu de formation ou, peut-être, peu de goût. Il a dû vraiment redouter d’être découvert, car les deux exemples connus d’emprunts à une source imprimée—le recueil des Duetti, terzetti e madrigali a più voci, publié en 1705 par son compatriote vénitien Antonio Lotti (organiste à l’église ducale de S. Marco, dont il réussit à devenir le primo maestro)—sont bien mieux dissimulés que ceux faits à des manuscrits, le plus souvent non attribués, en sa possession. Par bonheur, à l’instar de Haendel, Vivaldi put généralement améliorer le matériau qu’il s’appropria, et ceci vaut pour les trois emprunts du RV595.

Dixit Dominus, le psaume 109 (110 des Bibles protestantes), est invariablement le premier des cinq psaumes chantés lors des vêpres dominicales ou des jours de fêtes; ce qui explique tant la fréquence de sa mise en musique que sa tendance à la grandiloquence festive. Dans son orchestre, Vivaldi inclut une trompette en ré (la fondamentale de l’œuvre) et deux hautbois, exactement comme dans le «second» Gloria, RV588, peut-être contemporain. Le psaume prend un départ éblouissant—l’orchestration pointilliste de son chœur d’ouverture (écoutez, en particulier, les instruments à vent) étant complétée par des rythmes incisifs et un madrigalisme délicieux pour «sede» («assieds-toi»)—dans l’écriture chorale à cinq parties. Comme dans son «autre» Dixit Dominus et dans ses deux mises en musique du Gloria, Vivaldi fait de son deuxième mouvement un chœur lent en si mineur, qui se déploie patiemment; la pédale à son apogée soutient quelques-unes des plus émouvantes harmonies vivaldiennes. Un joyeux «Virgam virtutis» pour soprano solo, en sol majeur, précède un «Tecum principium» encore plus animé, avec une instrumentation nouvelle (tellement aimée à la Pietà), dans laquelle deux violoncelles solistes accompagnent deux sopranos, au-dessus. Le cinquième mouvement, bipartite, s’ouvre sur un sévère «Juravit Dominus» pour chœur (où l’alto agit comme un cantor, auquel les trois autres voix répondent), suivi d’un très bref «Tu es sacerdos», emprunté, avec de petites améliorations, à un Dixit Dominus anonyme, daté de 1708 (RVAnh.27). La première voix de soprano a ensuite un autre solo («Dominus a dextris tuis»), avant une évocation de la trompette du Jugement dernier dans le «Judicabit», qui cède la place à un «implebit ruinas», animé. Le «De torrente» offre un interlude lyrique pour alto solo, où les violons à l’unisson évoquent le clapotis d’un ruisseau. La doxologie débute alors, avec un charmant terzet pour alto, ténor et basse, presque dans le style du bel canto du XVIIe siècle. Il s’agit d’une astucieuse paraphrase de la section d’ouverture martiale de l’Inganni dell’umanita de Lotti, extrait du recueil susmentionné. Le terzet mène directement au «Sicut erat in principio» qui, exprimant une paronymie musicale familière, est une ré-énonciation abrégée du mouvement d’ouverture. La fugue conclusive triomphante sur «Et in saecula saeculorum» est une version récrite et intelligemment développée d’un passage équivalent contenu dans un Laudate pueri Dominum anonyme, RVAnh.29, qui remonte à 1690.

extrait des notes rédigées par Michael Talbot © 1997
Français: Hyperion Records Ltd

Bis Ende der 1960er Jahre war die einzige bekannte Vivaldi-Vertonung des Psalms Dixit Dominus das herrliche, in Turin aufbewahrte Werk für Doppelchor, RV594. Plötzlich tauchte jedoch ganz unerwartet eine zweite Vertonung von zwar gleicher Größe, doch für nur einen einzelnen Chor auf (mit geteilten Sopranstimmen in einigen Sätzen). Die Geschichte des in der Prager Nationalbibliothek entdeckten Manuskripts, das sich aus einer Reihe unabhängiger Teile, die von tschechischen Musikern kopiert wurden, zusammensetzt, ist komplex und rätselhaft. Dieses neue Dixit Dominus, RV595, wurde mit allerhöchster Wahrscheinlichkeit dem Ospedale della Pietà gewidmet und vor 1717 komponiert. Möglicherweise war es auch eines jener Werke, die Balthasar Knapp mit nach Böhmen zurücknahm. Das Manuskript ist mit dem Datum 1738 versehen; eine Anmerkung in der Stimme der zweiten Violine bringt das Werk mit dem Jesuiten-Seminar des Heiligen Franz Xaver in der Prager Neustadt in Verbindung, das direkt an den als „Viehmarkt“ bekannten Platz angrenzt. Nachdem der Jesuitenorden im Jahre 1773 in ganz Böhmen verboten wurde, ging das Manuskript an den Militärorden der Kreuzherren über, in deren Prager Kirche ein riesiger Bestand an geistlicher Musik von Vivaldi sowie seinen italienischen Zeitgenossen aufbewahrt wurde.

Es ist ein wenig beschämend, eingestehen zu müssen, daß insgesamt drei Sätze des RV595 sehr stark auf entliehenem Material aufgebaut sind. Vivaldis persönliche Sammlung an geistlicher Musik aus der Feder anderer Komponisten—Werke, die heute neben seinen eigenen Kompositionen in der Nationalbibliothek von Turin aufbewahrt werden—stellten eine unwiderstehliche Versuchung für ihn dar, wann immer er sich dazu entschloß oder sich verpflichtet fühlte, einen Satz im strengen (oder Neo-) Palestrina-Stil einzufügen—einem Stil, in dem er wenig geschult war oder für den er vielleicht nur wenig übrig hatte. Er muß allerdings sehr darauf bedacht gewesen sein, nicht entdeckt zu werden: Ich schlußfolgere dies aus der Tatsache, daß seine zwei bekannten Anleihen aus einem veröffentlichten Werk—der 1705 erschienenen Sammlung Duetti, terzetti e madrigali a più voci von seinem venezianischen Mitbürger Antonio Lotti (einem Organisten an der herzoglichen Kirche von San Marco, der später zum primo maestro aufstieg)—wesentlich stärker getarnt und verschleiert waren als die Anleihen aus den meist anonymen Manuskripten, die sich in seinem eigenen Besitz befanden. Vivaldi war jedoch, ebenso wie Händel, für gewöhnlich in der Lage, das sich zu eigen gemachte Material zu verbessern. Dies ist auch der Fall bei den drei Entlehnungen in RV595.

Dixit Dominus, Psalm 109 (bzw. 110 in der evangelischen Bibel), ist nach wie vor der erste der fünf Psalmen, die bei Vespern an Sonn- oder Feiertagen gesungen werden. Dies erklärt sowohl die Fülle von Vertonungen dieses Psalms als auch ihren übertrieben feierlichen Pathos. Vivaldis Orchesterbesetzung für dieses Stück—ebenso wie für das „zweite“, möglicherweise zeitgleich entstandene Gloria, RV588—schließt eine D-Trompete (der Grundton dieses Werkes) und zwei Oboen ein. Der Beginn des Psalms ist schlichtweg brillant: Die pointillistische Instrumentierung des Eröffnungschores (achten Sie einmal besonders auf die Bläser) wird durch prägnante Rhythmen und einige hervorragende Tonmalereien für „sede“ („setze Dich“)—in der fünfstimmigen Chorpartitur—vervollkommnet. Wie auch im Falle der „anderen“ Dixit Dominus-Vertonung sowie beider Gloria-Vertonungen gestaltet Vivaldi den zweiten Satz als einen sich peu à peu entfaltenden, langsamen Chor in h-Moll. Auf den Orgelpunkt beim Satzhöhepunkt stützen sich einige der anrührendsten Harmonien, die Vivaldis Schöpfergeist je entsprungen sind. Einem fröhlichen „Virgam virtutis“ für Solosopran in G-Dur schließt sich ein noch lebhafteres „Tecum principium“ mit neuartiger Instrumentierung an (so beliebt am Ospedale della Pietà): Zwei Solocelli paaren sich hier mit zwei hohen Sopranen. Der fünfte (zweiteilige) Satz beginnt mit einem strengen „Juravit Dominus“ für den Chor (dessen Altstimme die Rolle des Kantors übernimmt, während die anderen drei Stimmen antworten), gefolgt von einem äußerst kurzen „Tu es sacerdos“, das eine „leicht aufgebesserte“ Entlehnung aus einem anonymen Dixit Dominus von 1708 ist (RVAnh.27). Der erste Sopran übernimmt dann einen weiteren Solopart („Dominus a dextris tuis“), bevor der Klang der Posaunen des Jüngsten Gerichtes in „Judicabit“ evoziert wird, der daraufhin einem angemessen bewegten „implebit ruinas“ weicht. Die Soloaltstimme bestreitet nun ein lyrisches Zwischenspiel in „De torrente“, in dem durch die Unisono-Violinen die Vorstellung eines plätschernden Baches erweckt wird. Nun beginnt die Doxologie. Zuerst erklingt ein reizendes Terzett für Alt, Tenor und Baß, fast im Stil eines Belcanto aus dem 17. Jahrhundert. Es handelt sich hier um eine geschickte Paraphrase des militärischen Eröffnungsteils von Lottis Inganni dell’umanita aus der bereits erwähnten Sammlung. Das Terzett leitet direkt zu „Sicut erat in principo“ über, das sich mit einem bekannten musikalischen Wortspiel vergnügt und eine gekürzte Wiedergabe des Anfangssatzes darstellt. Die triumphale abschließende Fuge auf „Et in saecula saeculorum“ ist eine uminstrumentierte und schlau erweiterte Version ihres Pendants in einem anonymen Laudate pueri Dominum, RVAnh.29, aus dem Jahre 1690.

aus dem Begleittext von Michael Talbot © 1997
Deutsch: Manuela Hübner

Recordings

Vivaldi: Sacred Music, Vol. 3
CDA66789
Vivaldi: The Complete Sacred Music
CDS44171/8111CDs Boxed set (at a special price)
The King's Consort Baroque Collection
KING4Super-budget price sampler — DeletedDownload currently discounted

Details

Movement 01: Dixit Dominus
Track 1 on CDA66789 [2'04]
Track 1 on CDS44171/81 CD3 [2'04] 11CDs Boxed set (at a special price)
Track 1 on KING4 [2'04] Super-budget price sampler — Deleted
Movement 02: Donec ponam inimicos tuos
Track 2 on CDA66789 [2'41]
Track 2 on CDS44171/81 CD3 [2'41] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 03: Virgam virtutis tuae
Track 3 on CDA66789 [2'19]
Track 3 on CDS44171/81 CD3 [2'19] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 04: Tecum principium
Track 4 on CDA66789 [2'05]
Track 4 on CDS44171/81 CD3 [2'05] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 05: Iuravit Dominus
Track 5 on CDA66789 [1'22]
Track 5 on CDS44171/81 CD3 [1'22] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 06: Dominus a dextris tuis
Track 6 on CDA66789 [1'41]
Track 6 on CDS44171/81 CD3 [1'41] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 07: Iudicabit in nationibus
Track 7 on CDA66789 [2'49]
Track 7 on CDS44171/81 CD3 [2'49] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 08: De torrente in via bibet
Track 8 on CDA66789 [2'36]
Track 8 on CDS44171/81 CD3 [2'36] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 09: Gloria Patri, et Filio
Track 9 on CDA66789 [1'42]
Track 9 on CDS44171/81 CD3 [1'42] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 10: Sicut erat in principio
Track 10 on CDA66789 [0'50]
Track 10 on CDS44171/81 CD3 [0'50] 11CDs Boxed set (at a special price)
Movement 11: Et in saecula saeculorum
Track 11 on CDA66789 [2'52]
Track 11 on CDS44171/81 CD3 [2'52] 11CDs Boxed set (at a special price)

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