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O come chiare e belle, HWV143

composer
author of text

 
O come chiare e belle is an ‘occasional’ piece directly connected with Ruspoli’s involvement in the War of the Spanish Succession. Pope Clement XI had accepted the Bourbon claimant, Philip V, as King of Spain, thereby rejecting the claim of the Habsburg Archduke Charles and drawing upon himself the wrath of Charles’s brother, the Emperor Joseph I of Austria. In June 1707 Imperial troops secured the kingdom of Naples for the Habsburg cause and, as Milan was already under Austrian rule, the Pope was put into a highly vulnerable position. In May 1708 Imperial troops occupied the Papal town of Comacchio on the Adriatic coast, threatening the annexation of nearby Ferrara and other Papal territories. The Pope protested without effect. By August he was left with no choice but to raise his own troops to defend Ferrara and, if possible, regain Comacchio. The ambitious Ruspoli promptly offered assistance by forming a regiment of 1200 men. Ferrara was duly defended (though Comacchio remained occupied until the end of the war) and Ruspoli received his hoped-for reward by gaining the title of Prince of Cerveteri in February 1709.

Handel’s cantata was performed on 9 September 1708 and celebrates the moment when Ruspoli offered to come to the Pope’s aid. There are three characters. The shepherd Olinto (soprano) represents Ruspoli himself (Olinto was his ‘Arcadian’ pseudonym); the river Tiber (alto) represents Rome, and the allegorical character of Glory (soprano) appears to inspire Rome to renew her ancient greatness. In the imagery of the text this renewal is to be accomplished under the guidance of a ‘clement star’ who is, of course, Pope Clement himself. There are probably several topical allusions which are now obscure, but it may be noted that the references to ‘alba’ (‘dawn’) also allude to Clement (whose family name was Albani) and the rivers Ister and Orontes represent the Austrian and Turkish Empires. (‘Ister’ is the classical name for the Danube; the Orontes was the chief river of Syria. Though Turkey was not directly involved in the war at this time she was a perennial enemy of the Papacy.) The mention of the ‘lance of Jupiter united with Mars’, coupled with the statement that Urania and Clio (the muses of astronomy and history) cannot lie, suggests that there was a conjunction of the two planets at this time, but there was none between July 1707 and September 1709.

The music is full of spirited invention. A brisk and brief opening sonata leads directly into Olinto’s first aria; the image of the waters of the Tiber shimmering in the light of the ‘clement star’ is evoked by delicate overlapping figures in the violins. The Tiber’s awakening (‘Chi mi chiama?’) is accompanied by a bass line in dotted rhythm which Handel later put to good use in Alcina, and the vigorous G minor aria that follows (‘Più non spera) was rightly rescued for Il Pastor Fido. Glory’s first utterance is, surprisingly, a slow aria with a highly embellished vocal line, gently rebuking Rome for its dejected state. Brilliance returns in ‘Tornami a vagheggiar’, which marks the first appearance of the radiant tune best known from the aria in Alcina beginning with the same words. (The ritornellos were used for the aria ‘E pur bello’ in Teseo.) Olinto’s next aria refers to the alarms of war arousing Rome’s ancient heroes, but to avoid anticipating his climax Handel declines to use the obvious imagery and sets it as a formal minuet. After Glory has ecstatically praised the ‘clement star’ Olinto declares he will change his shepherd’s pipes for the trumpet of war and, with splendid effect, Handel adds a real trumpet to the score for the final aria. A brief coro for the three singers concludes.

from notes by Anthony Hicks © 1985

O come chiare e belle est une œuvre de circonstance associée directement à l’engagement de Ruspoli dans la Guerre de succession espagnole. Le Pape Clément XI avait accepté le prétendant au trône de la lignée des Bourbons, Philippe V, comme roi d’Espagne, rejetant de fait la demande de l’archiduc Charles pour les Habsbourg. Il s’attira la colère du frère de Charles, l’Empereur Joseph I d’Autriche. En juin 1707, les troupes impériales s’emparèrent du royaume de Naples pour le placer dans le giron de la cause habsbourgeoise dont Milan faisait déjà parie. Le Pape était donc placé dans une position des plus vulnérables. En mai 1708, les troupes impériales occupèrent la ville papale de Comacchio sur la côte de l’Adriatique, menaçant d’annexer Ferrare et d’autres territoires papaux voisins. Les protestations du Pape demeurèrent sans effet. En août, il ne lui restait plus d’autre choix que de lever sa propre armée pour défendre Ferrare et si possible regagner Comacchio. L’ambitieux Ruspoli offrit rapidement son soutien et réunit un régiment de 1200 hommes. Ferrare fut dûment défendue (Comacchio demeura occupée jusqu’à la fin de la guerre) et Ruspoli reçut la récompense qu’il attendait en étant fait Prince de Cerveteri en février 1709.

La cantate de Haendel fut exécutée le 9 septembre 1708 pour célébrer le moment où Ruspoli offrit de voler au secours du Pape. Elle est écrite pour trois personnages : le berger Olinto (soprano) incarne Ruspoli (Olinto était son pseudonyme «arcadien»), la rivière Tiber (alto) représente Rome et le personnage allégorique de Gloire (soprano) apparaît pour convier Rome à renouer avec son ancienne grandeur. Dans l’imagerie de ce texte, ce renouveau s’accomplit sous les auspices d’une «étoile clémente» qui bien entendu n’est autre que le Pape Clément. Il existe probablement plusieurs allusions liées à l’actualité de l’époque qui sont maintenant perdues. Il faut cependant noter que les références à l’aube, «alba» font allusion à Clément (dont le nom de famille était Albani) et que les rivières Ister et Orontes représentent les empires autrichien et turc. («Ister» est le nom classique du Danube tandis que l’Orontes était le fleuve principal de Syrie. Si la Turquie n’était pas directement engagée dans ce conflit, elle n’en demeurait pas moins l’ennemi perpétuel de la Papauté.) La mention de la «lance de Jupiter unie avec Mars» associée à l’affirmation que Urania et Clio (les muses de l’astronomie et de l’histoire) ne peuvent se reposer, suggère une conjonction des deux planètes, bien qu’il semble qu’aucune n’ait eu lieu entre juillet 1707 et septembre 1709.

La musique fait preuve d’une invention pleine d’esprit. Une sonate initiale allante et concise conduit directement au premier air d’Olinto; l’image des eaux du Tibre scintillant à la lumière de «l’étoile clémente» est évoquée par de délicats motifs qui se chevauchent aux violons. Le Tibre s’éveille («Chi mi chiama?») sur un accompagnement en rythme pointé de la ligne de basse—Haendel s’en servit à nouveau dans Alcina—et l’air vigoureux qui s’ensuit, en sol mineur («Piu non spera») fut sauvegardé—à juste titre d’ailleurs—de Il Pastor Fido. Tançant gentiment Rome de son piteux état, les premiers mots de la Gloire se font sur une aria lente dotée d’une ligne vocale hautement ornée. Le brio réapparaît dans «Tornami a vagheggiar» qui marque le premier énoncé de la mélodieux radieuse plus connue sous l’air de Alcina débutant par les mêmes mots. Les ritornellos furent exploités dans l’air «E pur bello» de Teseo. S’ensuit un air d’Olinto qui évoque les prémonitions de guerre s’élevant des anciens héros de Rome, et évite d’anticiper tout paroxysme. Haendel se refuse à exploiter les imageries auxquelles on penserait d’emblée et préfère le mettre en musique sous la forme d’un menuet. Après que Gloire a délivré ses louanges extatiques à «l’étoile clémente», Olinte déclare qu’il changera les flûtes des bergers pour les trompettes de la guerre, et avec un effet splendide, Haendel ajoute une vraie trompette à la partition de la dernière aria. Cette œuvre prend fin sur un coro concis des trois chanteurs.

extrait des notes rédigées par Anthony Hicks © 1985
Français: Isabelle Battioni

O come chiare e belle ist ein „Gelegenheitswerk“, das einen direkten Zusammenhang mit Ruspolis Beteiligung am spanischen Erbfolgekrieg hat. Papst Clemens XI. hatte den Thronanwärter der Bourbonen, Philip V., als König von Spanien akzeptiert, damit den Habsburger Erzherzog Karl zurückgewiesen und so den Zorn dessen Bruders, Kaiser Joseph I. von Österreich, auf sich gezogen. Im Juni 1707 sicherten die kaiserlichen Truppen das Königreich Neapel für die Habsburger Sache, so dass der Papst, da Mailand sich bereits unter österreichischer Herrschaft befand, in eine sehr prekäre Lage gebracht wurde. Im Mai 1708 besetzten die kaiserlichen Truppen die päpstliche Stadt Comacchio an der Adriaküste und drohten mit der Annexion des nahe gelegenen Ferrara sowie anderer päpstlicher Territorien. Der Papst protestierte, jedoch ohne Erfolg. Im August hatte er dann keine andere Wahl mehr, als seine eigenen Truppen aufzustocken um Ferrara zu verteidigen und, wenn möglich, Comacchio zurückzuerobern. Der ehrgeizige Ruspoli bot sofort seine Hilfe an, indem er ein Regiment von 1200 Männern zur Verfügung stellte. Ferrara wurde entsprechend verteidigt (obwohl Comacchio bis zum Ende des Krieges besetzt blieb) und Ruspoli erhielt seine erhoffte Auszeichnung: im Februar 1709 erhielt er den Titel „Prinz von Cerveteri“.

Händels Kantate wurde am 9. September 1708 aufgeführt und bejubelt den Augenblick, in dem Ruspoli dem Papst seine Hilfe anbot. Es treten drei Figuren auf. Der Hirte Olinto (Sopran) stellt Ruspoli selbst dar (Olinto war sein „arkadisches“ Pseudonym); der Tiber (Alt) repräsentiert Rom und die allegorische Figur der Gloria (Sopran) scheint Rom dazu zu inspirieren, ihre alte Größe wiederherzustellen. In der Metaphorik des Textes soll diese Wiederbelebung unter der Leitung eines „milden Sterns“ stattfinden, der natürlich Papst Clemens selbst ist. In dem Werk sind wahrscheinlich mehrere solcher aktueller Anspielungen, die heute unverständlich sind, hervorgehoben sei jedoch, dass die Verweise auf „alba“ („Sonnenaufgang“) auch auf Clemens anspielen (dessen Familienname Albani war) und dass die beiden Flüsse Ister und Orontes jeweils das österreichische und das türkische Kaiserreich darstellen. („Ister“ ist der klassische Name für die Donau; Orontes war der Hauptfluss Syriens. Obwohl die Türkei am Krieg nicht direkt beteiligt war, war sie doch dem Papsttum stets feindlich gesinnt.) Die Bemerkung, dass „die Lanze des Jupiter mit Mars vereint“ sei sowie die Aussage, dass Urania und Clio (die Musen der Astronomie und der Geschichte) nicht lügen könnten, lassen darauf schließen, dass in der Zeit eine Konjunktion der beiden Planeten stattgefunden haben könnte, zwischen Juli 1707 und September 1709 war dies jedoch nicht der Fall.

Die Musik sprüht nur so vor geistreichen Einfällen. Eine kurze und bündige Eröffnungssonata leitet direkt über in Olintos erste Arie; das Bild des im Licht des „milden Stern“ schimmernden Tibers wird durch zarte, einander überlappende Violinfiguren evoziert. Das Erwachen des Tibers („Chi mi chiama?“) wird von einer punktierten Basslinie begleitet, die Händel später noch einmal in der Oper Alcina verwendete, und die folgende, lebhafte Arie in g-Moll („Più non spera“) wurde zurecht für Il Pastor Fido wiederbelebt. Die erste Äußerung der Gloria ist überraschenderweise eine langsame Arie mit einer ungeheuer verzierten Vokallinie, in der sie Rom für seinen traurigen Zustand leise tadelt. Der Glanz kehrt jedoch mit „Tornami a vagheggiar“ zurück, wo die strahlende Melodie zum ersten Mal erscheint, die durch die Arie aus Alcina, die mit denselben Worten beginnt, wohl am berühmtesten geworden ist. (Die Ritornelli kehren in der Arie „E pur bello“ in Teseo wieder.) Die nächste Arie Olintos bezieht sich auf den Kriegsalarm, der die Helden des alten Roms erregte. Um jedoch den Höhepunkt nicht vorwegzunehmen, arbeitet Händel hier nicht mit den üblichen Stilmitteln, sondern setzt das Stück als formelles Menuett. Nachdem Gloria den „milden Stern“ geradezu ekstatisch gelobt hat, erklärt Olinto, dass er seine Schäfer-Flöten gegen eine Kriegstrompete eintauschen will. Händel fügt der letzten Arie eine richtige Trompete hinzu, was einen brillanten Effekt hat. Das Werk endet mit einem kurzen coro der drei Sänger.

aus dem Begleittext von Anthony Hicks © 1985
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Handel: Il Duello Amoroso
CDH55136

Details

No 01. Aria: O come chiare e belle (Olinto)
Track 1 on CDH55136 [4'11]
No 02. Recitative: Ma quel che più (Olinto/Tebro)
Track 2 on CDH55136 [0'57]
No 03. Aria: Chi mi chiama (Tebro)
Track 3 on CDH55136 [2'35]
No 04. Recitative: Dell'arcadi foreste (Olinto/Tebro)
Track 4 on CDH55136 [0'57]
No 05. Aria: Più non spero (Tebro)
Track 5 on CDH55136 [3'05]
No 06. Recitative: Per te non più rubella (Olinto/Tebro)
Track 6 on CDH55136 [1'22]
No 07. Aria: Caro Tebro (Gloria)
Track 7 on CDH55136 [3'49]
No 08. Recitative: Si, la Gloria (Gloria)
Track 8 on CDH55136 [0'41]
No 09. Aria: Tornami a vagheggiar (Gloria)
Track 9 on CDH55136 [2'37]
No 10. Recitative: Tebro, tu non rispondi? (Olinto)
Track 10 on CDH55136 [0'33]
No 11. Aria: Al suon che destano (Olinto)
Track 11 on CDH55136 [1'19]
No 12. Recitative: Di stupor, di diletto (Tebro/Gloria)
Track 12 on CDH55136 [1'01]
No 13. Aria: Io torno a sperare (Tebro)
Track 13 on CDH55136 [2'55]
No 14. Recitative: Di si giuste speranze (Gloria)
Track 14 on CDH55136 [0'43]
No 15. Aria: Astro clemente (Gloria)
Track 15 on CDH55136 [2'22]
No 16. Recitative: Tebro, ti dissi il vero (Olinto/Tebro)
Track 16 on CDH55136 [1'06]
No 17. Aria: Alle voci del bronzo guerriero (Olinto)
Track 17 on CDH55136 [3'07]
No 18. Trio: Viva, viva! (Olinto/Tebro/Gloria)
Track 18 on CDH55136 [0'36]

Track-specific metadata for CDH55136 track 16

No 16, Recitative: Tebro, ti dissi il vero (Olinto/Tebro)
Artists
ISRC
GB-AJY-03-13616
Duration
1'06
Recording date
5 December 1984
Recording venue
St Barnabas's Church, North Finchley, London, United Kingdom
Recording producer
Martin Compton
Recording engineer
Antony Howell
Hyperion usage
  1. Handel: Il Duello Amoroso (CDH55136)
    Disc 1 Track 16
    Release date: July 2003
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