Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Symphonie concertante in B flat minor, Op 8

composer

 
The Symphonie concertante is one of a series of astonishingly assured compositions produced by George Enescu in his later teens. Born in Romania in 1881, Enescu began composing when he was five, and music had been flooding out of him ever since, sometimes in scores of some size, his boyhood studies in Vienna and Paris increasing his creative confidence. The compositions from 1895–6, when he was in his mid-teens, indicate the rush in which the inspiration must have come to him: in 1895, he wrote the first two of four ‘school’ or ‘study’ symphonies (as they are known), a cantata, Vision de Saül, and the prologue of another, Ahasvérus, a Tarantelle and a sonata for violin and piano, a Ballade for violin and piano or orchestra and a Tragic Overture; the next year produced two movements of a violin concerto, the Andantino of an orchestral suite, the Third ‘School’ Symphony, a Triumphal Overture, four Divertissements for orchestra, a Fantaisie for piano and orchestra, a piano quintet and an unfinished string quartet. Most of this music remains completely unknown, although recordings of some of the ‘school’ symphonies suggest that, although at this stage Enescu’s mature voice was still only forming, the blend of craftsmanship and sheer spontaneity of invention in these early scores would repay investigation.

That mature, individual tone emerged very soon, in the Second Violin Sonata, Op 6, which Enescu composed in April 1899, at the age of seventeen: it shows an absorption of Fauré’s idiom into a musical language altogether more elusive and elliptical. One of the characteristics of the Sonata was to be repeated in the works which followed: a thematic integrity, whereby the opening theme generates the material on which the structure rests. The Octet for Strings, Op 7, would be an astonishing achievement for any composer, let alone an eighteen-year-old: its forty minutes of music, in four contrasted movements, are built on a single theme; the opening statement alone lasts four minutes before it pauses to catch its breath. The Symphonie concertante, completed on 2 November 1901, takes this process further. It is in two expansive sonata-movements linked in one huge span; the first marked Assez lent (‘Quite slow’), with an intervening section, Un peu plus animé, and the second Majestueux. As well as being one of the world’s foremost violinists, a magnificent pianist and, later, a conductor good enough to have been considered as Toscanini’s successor in New York (and he was a respected baritone and organist), Enescu was also a fine cellist, and the solo writing in the Symphonie concertante reveals his complete understanding of the instrument.

The cello line emerges from a long-held chord in the winds to spin what seems to be an endless melody: as in the Octet, it is four minutes before the soloist has fully presented the idea, at which point the orchestra picks it up for restatement; only then does the development begin – though it often seems more a rumination on motivic fragments from that opening melody, the cello singing weightlessly over transparent and luminous orchestral textures. In the section marked Un peu plus animé the cello skips virtuosically over diaphanous woodwind lines, which are brought to an abrupt stop. The cello then returns to the autumnal contemplation of material transformed from that big tune, the mood occasionally lightening to allow chuckling woodwind to the fore. Now, after a brief pause, the tune emerges in bold, heraldic outline, against the prominent brass section – and its Romanian origins are clear as never before. The change of atmosphere this statement engenders suggests that the structure is in fact a vestige of four-movement symphonic form, as in the Dohnányi Konzertstück: after the opening Assez lent, the scherzo and a slow movement, we are now audibly in a finale, on the home stretch, and the cello spins off happy tourbillons of notes as it dances towards its goal. A brief, dizzying accompanied cadenza sets off whooping brass and the orchestra brings the piece to an emphatic close.

Enescu did think of calling the work a cello concerto (the manuscript solo part bears that designation) but, perhaps recognizing that he had written something very different from the standard showpiece, chose its present title instead – a gift to the critics at its poorly received first performance, when it was labelled a Symphonie déconcertante. With a century of hindsight – during which, inexplicably, cellists have generally ignored it – we can see it as an innovative, and moving, masterpiece.

from notes by Martin Anderson © 2005

La Symphonie concertante est une de ces compositions, étonnamment assurées, que George Enescu écrivit à la fin de son adolescence. Né en Roumanie en 1881, Enescu commença de composer à l’âge de cinq ans, pour ne plus s’arrêter: jamais la musique ne se tarit en lui, avec des partitions parfois assez conséquentes, les études qu’il mena, enfant, à Vienne et à Paris, n’ayant fait que renforcer sa confiance créatrice. Ses œuvres de 1895–6, composées en pleine adolescence, révèlent avec quelle hâte l’inspiration devait lui venir: en 1895, il écrivit les deux premières de ses quatre symphonies dites «d’école» ou «d’étude», une cantate, Vision de Saül, et le prologue d’une autre, Ahasvérus, une Tarentelle et une sonate pour violon et piano, une Ballade pour violon et piano ou orchestre, ainsi qu’une Ouverture tragique; l’année suivante vit naître deux mouvements d’un concerto pour violon, l’Andantino d’une suite orchestrale, la Symphonie «d’école» no 3, une Ouverture triomphale, quatre Divertissements pour orchestre, une Fantaisie pour piano et orchestre, un quintette avec piano et un quatuor à cordes (également inachevé). Toute cette musique demeure en grande partie inconnue, même si les enregistrements de certaines symphonies «d’école» laissent présager que le mariage entre connaissance du métier et absolue spontanéité de l’invention dont elles témoignent vaudrait d’être étudié – et ce même si ce sont seulement des pages de jeunesse, où la voix de la maturité d’Enescu est encore en pleine formation.

Ce ton mature, personnel apparut très vite, dès la Sonate pour violon no 2, op. 6 composée en avril 1899 (Enescu avait alors dix-sept ans), qui montre l’assimilation de l’idiome fauréen dans un langage musical autrement plus évasif et elliptique. L’une des caractéristiques de cette sonate – à savoir l’intégrité thématique – devait ressurgir dans les œuvres postérieures, où le thème d’ouverture génère le matériau fondateur de la structure. L’Octuor à cordes, op. 7 semblerait étonnant chez n’importe qui, alors chez un jeune homme de dix-huit ans: ses quarante minutes de musique, réparties en quatre mouvements contrastés, reposent sur un thème unique; à elle seule, l’énonciation d’ouverture dure quatre minutes avant de s’arrêter pour souffler. La Symphonie concertante, achevée le 2 novembre 1901, développe ce même processus; elle est constituée de deux mouvements de sonate dilatés, réunis en un immense pan et marqués Assez lent pour le premier, avec une section intermédiaire (Un peu plus animé), et Majestueux pour le second. S’il fut l’un des grands violonistes mondiaux, un pianiste magnifique et, plus tard, un chef d’orchestre suffisament doué pour être considéré comme le successeur de Toscanini à New York (sans oublier qu’il était un baryton et un organiste respecté), Enescu fut aussi un bon violoncelliste, et l’écriture solo de sa Symphonie concertante révèle une totale compréhension de cet instrument.

La ligne de violoncelle émerge d’un long accord tenu aux vents, pour filer ce qui semble être une mélodie sans fin: comme dans l’Octuor, il faut quatre minutes au soliste pour complètement présenter l’idée, dont l’orchestre s’empare alors pour la réénoncer. C’est seulement après que débute le développement, même s’il ressemble souvent plus à une rumination de fragments motiviques issus de cette mélodie initiale, le violoncelle chantant comme en apesanteur par-dessus des textures orchestrales transparentes, lumineuses. Dans la section marquée Un peu plus animé, le violoncelle effectue des bonds virtuoses sur des lignes diaphanes, aux bois, brutalement interrompues. Puis il retourne à la contemplation automnale du matériau né de la transformation de cet air imposant, le ciel s’éclaircissant parfois pour permettre aux bois gloussants de percer. Passé une courte pause, l’air surgit dans un contour hardi, héraldique, contre la proéminente section des cuivres – là, ses origines roumaines sont plus évidentes que jamais auparavant. Ainsi que le suggère le changement de climat provoqué par cette énonciation, la structure est ici un vestige d’une forme symphonique à quatre mouvements, comme dans le Konzertstück de Dohnányi: après l’Assez lent d’ouverture, le scherzo et un mouvement lent, nous sommes maintenant, clairement, dans une finale, dans la dernière ligne droite, et le violoncelle file de joyeux tourbillons de notes à mesure qu’il danse vers son but. Une cadenza accompagnée, brève et éblouissante, fait crier les cuivres et l’orchestre conclut la pièce avec emphase.

Enescu se posa réellement la question de savoir s’il allait intituler cette œuvre «concerto pour violoncelle» (la partie solo du manuscrit porte d’ailleurs cette appellation) mais, sentant peut-être qu’il avait écrit quelque chose de très éloigné du modèle courant, il opta finalement pour Symphonie concertante – une aubaine pour les critiques qui rebaptisèrent Symphonie déconcertante cette pièce mal accueillie à sa création. Avec un siècle de recul – un siècle durant lequel les violoncellistes l’ont généralement, et sans que l’on sache pourquoi, ignorée –, cette œuvre nous apparaît comme un chef-d’œuvre novateur et émouvant.

extrait des notes rédigées par Martin Anderson © 2005
Français: Hypérion

Die Symphonie concertante stammt aus einer Reihe erstaunlich versierter Kompositionen, die George Enescu in seinen späten Jugendjahren schrieb. Enescu wurde 1881 in Rumänien geboren und begann im Alter von fünf Jahren zu komponieren. Seitdem floss Musik aus seiner Feder, manchmal in Form beachtlich groß angelegter Werke. Sein kreatives Selbstbewusstsein wurde durch seine musikalischen Unterweisungen in Wien und Prag im Kindesalter noch bestärkt. Die Kompositionen von 1895–96, d.h. aus seinen mittleren Jugendjahren, zeigen die Eile, mit der ihn die Inspiration heimsuchte: 1895 schrieb er die ersten zwei von vier „Schul“- oder „Studien“-Sinfonien (wie sie heißen), die Kantate Vision de Saül, einen Prolog für eine andere Kantate namens Ahasvérus, eine Tarantelle, eine Sonate für Violine und Klavier, eine Ballade für Violine und Klavier oder Orchester, und eine Tragische Ouvertüre. Im nächsten Jahr schuf er zwei Sätze eines Violinkonzertes, das Andantino für eine Orchestersuite, die dritte „Schul“-Sinfonie, eine Triumphierende Ouvertüre, vier Divertissements für Orchester, eine Fantasie für Klavier und Orchester, ein Klavierquintett und ein unvollendetes Streichquartett. Der größte Teil dieser Musik ist bis heute völlig unbekannt. Eine weitere Erkundung würde sich aber sicher lohnen. Man braucht sich nur Aufnahmen von einigen seiner „Schul“-Sinfonien anzuhören. Schon in diesen frühen Partituren erkennt man eine interessante Mischung aus Handwerk und schierer Spontaneität der Einfälle, auch wenn sich Enescus Persönlichkeit zu jenem Zeitpunkt gerade einmal zu bilden begann.

Der reife, individuelle Ton entwickelte sich schon sehr früh, wie zum Beispiel in der zweiten Violinsonate op. 6, die Enescu, gerade einmal siebzehnjährig, im April 1899 komponierte. Hier hört man den Einfluss von Fauré auf eine musikalische Sprache, die deutlich ausweichender und elliptischer ist. Eines der Merkmale jener Sonate, nämlich die thematische Einheit, bei der das Anfangsthema das gesamte strukturbildende Material liefert, sollte auch in den folgenden Werken wieder auftauchen. Auf das Streichoktett op. 7 könnte jeder Komponist stolz sein, ganz zu schweigen von einem Achtzehnjährigen. Die 40 Minuten Musik in vier kontrastierenden Sätzen beruhen auf einem einzigen Thema: allein das einleitende Thema zieht sich über vier Minuten hin, bevor es zum Luftholen eine Pause einlegt. Die am 2. November 1901 abgeschlossene Symphonie concertante geht diesbezüglich noch einen Schritt weiter. Sie besteht aus zwei ausgedehnten Sonatensätzen, die zu einem einzigen musikalischen Bogen verbunden sind. Der erste Satz ist mit Assez lent überschrieben und hat einen eingeschobenen Teil Un peu plus animé. Der zweite Satz hat die Überschrift Majestueux. Enescu war nicht nur einer der führenden Violinisten der Welt, ein ausgezeichneter Pianist und später ein Dirigent von ausreichendem Kaliber, dass man ihn als Nachfolger von Toscanini in New York in Erwägung zog (er war auch ein bekannter Bariton und Organist), sondern er war auch ein feiner Cellist. An der Solostimme der Symphonie concertante kann man erkennen, das der Komponist das Instrument durch und durch kannte.

Die Violoncellostimme schält sich aus einem lang ausgehaltenen Akkord in den Bläsern heraus und entfaltet eine Melodie, die endlos zu sein scheint: wie im Oktett dauert es vier Minuten, bis der Solist den ganzen musikalischen Gedanken vorgestellt hat. An diesem Punkt übernimmt das Orchester den Faden mit einer Wiederholung dieses Gedankens. Erst dann beginnt die Durchführung – allerdings könnte man glauben, es handle sich hier eher um ein Grübeln über motivische Fragmente aus der einleitenden Melodie. Dabei singt das Violoncello schwerelos über den durchsichtigen und leuchtenden Orchestertexturen. Im Abschnitt mit der Bezeichnung Un peu plus animé springt das Violoncello virtuos über transparente Holzbläserlinien, die zu einem jähen Halt gebracht werden. Das Violoncello widmet sich daraufhin wieder einer reflektierenden Betrachtung über Material, das aus der großen Melodie abgeleitet wurde. Bisweilen hebt sich die Stimmung, wenn die scherzenden Holzbläser in den Vordergrund treten. Auf dem Hintergrund eines gebieterischen Blechbläsersatzes kehrt nach einer kurzen Pause die Hauptmelodie in tapferer, heraldischer Gestalt zurück – und die rumänischen Wurzeln des Werkes treten deutlicher wie nie zuvor zutage. Der durch diese Geste hervorgerufene Stimmungswechsel weist darauf hin, dass hier tatsächlich ein Überbleibsel der viersätzigen sinfonischen Form den strukturellen Rahmen bildet, wie auch in Dohnányis Konzertstück: Nach dem einleitenden Assez lent, dem Scherzo und einem langsamen Satz befinden wir uns nun hörbar in einem Schlusssatz, im Endspurt, und das Violoncello spult seinem Ziel entgegentanzend fröhliche Notenwirbel ab. Eine kurze, schwindelerregende, vom Orchester begleitete Kadenz setzt keuchende Blechbläser in Gang, und das Orchester bringt das Stück zu einem emphatischen Abschluss.

Enescu überlegte sich wirklich, ob er das Werk als Cellokonzert bezeichnen sollte (auf dem Manuskript der Solostimme steht tatsächlich diese Bezeichnung), aber er wählte schließlich den oben genannten Titel, vielleicht weil er einsah, dass er etwas geschaffen hatte, das sich von dem sonst üblichen Virtuosenstück völlig unterschied. Der Titel erwies sich als ein gefundenes Fressen für die Rezensenten, die das Werk nach der schlecht aufgenommenen Uraufführung in eine Symphonie déconcertante umtauften. Nach einem Jahrhundert, in dem aus unerfindlichen Gründen die meisten Cellisten das Werk ignorierten, können wir nun im Nachhinein das Stück als ein innovatives und bewegendes Meisterwerk wertschätzen.

aus dem Begleittext von Martin Anderson © 2005
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Dohnányi, Enescu & Albert: Cello Concertos
Studio Master: CDA67544Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Track-specific metadata for CDA67544 track 6

Movement 2: Majestueux – Plus vite
Artists
ISRC
GB-AJY-00-54406
Duration
7'40
Recording date
18 December 2004
Recording venue
Caird Hall, Dundee, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Dohnányi, Enescu & Albert: Cello Concertos (CDA67544)
    Disc 1 Track 6
    Release date: September 2005
Search

There are no matching records. Please try again.