Romeo and Juliet

composer
Ballet in two tableaux, 1924/5

 
Constant spent many hours with the pianist Angus Morrison playing duets of ballet scores by Debussy, Stravinsky and others, and Morrison suggested to him the scenario for a ‘suite dansée’, Adam and Eve, in three scenes with four characters: Adam, Eve, the Serpent and the Angel. This was at a time when Diaghilev was hoping to achieve a financial success in London with a ballet based on an English subject, by an English composer. Walton had been keen to write a ballet for Diaghilev, and in November 1925 a meeting was arranged at the Savoy Hotel for him to play to the impresario, a meeting to which he also invited Lambert, perhaps for moral support. Walton was no pianist and he singularly failed to impress Diaghilev, but when Lambert played his Adam and Eve to him, he showed immediate interest. He crossed through the title in pencil and substituted the more English Romeo and Juliet. As the score consists of fairly short movements in neoclassical style, such a transformation was not as impossible as it may seem.

In March 1926 Constant travelled to Monte Carlo for the rehearsals of Romeo and Juliet for which Diaghilev had specially engaged Tamara Karsavina as Juliet, with Serge Lifar as Romeo, and had brought back Bronislava Nijinska (sister of Nijinsky) to choreograph the ballet. But when in late April, after reciting at the second public performance of the Walton–Sitwell Façade, Constant returned to Monte Carlo, arriving within two or three days of the ballet’s premiere, he was incensed to find that not only had Diaghilev made changes to Nijinska’s choreography in her absence but that he had also rejected the set designs by the up-and-coming British artist Christopher Wood in favour of two surréaliste painters, Max Ernst and Joan Miró. At a heated meeting twenty-year-old Lambert threatened to withdraw his music, but Diaghilev had his way. The ballet was first performed at Monte Carlo on 4 May 1926, Marc-César Scotto conducting. The almost bare stage dismayed audience and critics, but that was nothing compared to the strong demonstration against Ernst and Miró when it was staged a fortnight later in Paris. It had an incident-free reception in London on 21 June 1926. While, notoriety apart, the ballet was hardly a success, it established Lambert’s name as the first of only two English composers to have ballet scores performed by Diaghilev (the other being Lord Berners), and before long he was invited to be conductor of the Camargo Society and the Vic-Wells (later Sadler’s Wells) Ballet.

Romeo and Juliet is a very free treatment of the Shakespeare story, being in effect a ballet within a ballet. It is divided into two tableaux. The first takes place in a ballet classroom with the corps de ballet. Rondino: the two principal dancers arrive, realize that they are late and quickly change clothes in readiness for the class. The Gavotte and Trio is a women’s dance, the Scherzetto a men’s dance. Siciliana: the professor teaches the principals a pas de deux during which, forgetting their proper steps, they make no secret of their love. Sonatina: the lovers are separated by their scandalized friends who carry them off to the theatre where a rehearsal is due to start.

The second tableau is a rehearsal of scenes from Romeo and Juliet. Entr’acte: Prelude and preparation of the stage. Sinfonia: the first meeting of Romeo and Juliet at the ball. Alla Marcia: the nurse and the servant. Toccata: the duel between Romeo and Tybalt. Musette: balcony scene. Burlesca: Paris enters, accompanied by musicians, and searches for Juliet, his fiancée. Adagietto: the death of Juliet. Finale: the curtain falls and the enthusiastic audience imitates and applauds the principal actors. The curtain rises, but Romeo and Juliet are not there to take their call. The spectators rush on to the stage and vainly search for the lovers, who elope by aeroplane with Romeo in a leather coat and an airman’s headgear.

from notes by Stephen Lloyd © 2005

Le pianiste Angus Morrison, qui passa des heures avec Constant à jouer des duos de partitions de ballets des Debussy et autres Stravinsky, suggéra à son condisciple le scénario d’Adam and Eve, une «suite dansée» en trois scènes, avec quatre personnages: Adam, Ève, le Serpent et l’Ange. C’était l’époque où Diaghilev espérait remporter un succès financier à Londres en montant un ballet d’un compositeur anglais, sur un sujet anglais. Walton s’était montré enthousiaste à l’idée d’écrire un ballet pour Diaghilev et, en novembre 1925, une rencontre fut organisée au Savoy Hotel pour qu’il jouât son œuvre devant l’impresario – Lambert y avait été aussi convié, peut-être comme soutien moral. Walton, qui n’était pas pianiste, ne parvint étrangement pas à impressionner Diaghilev, lequel fut, en revanche, immédiatement intéressé par Lambert et son Adam and Eve. Il biffa le titre au crayon et lui substitua un Romeo and Juliet plus anglais – une transformation qui n’était, d’ailleurs, pas aussi impossible qu’on eût pu le croire, la partition étant faite de mouvements assez courts, de style néoclassique.

En mars 1926, Constant assista aux répétitions de Romeo and Juliet, à Monte-Carlo, où Diaghilev avait spécialement engagé Tamara Karsavina (Juliette) et Serge Lifar (Roméo), mais aussi fait revenir la chorégraphe Bronislava Nijinska, la sœur de Nijinsky. Mais lorsqu’il rentra à Monte-Carlo à la fin du mois d’avril, après avoir été récitant dans la deuxième interprétation publique de Façade de Walton–Sitwell, Constant fut furieux de constater, à deux ou trois jours de la première du ballet, que Diaghilev, non content d’avoir modifié la chorégraphie en l’absence de Nijinska, avait rejeté les décors de Christopher Wood, un Britannique prometteur auquel il préféra deux peintres surréalistes, Max Ernst et Joan Miró. Lors d’une réunion enflammée, Lambert, du haut de ses vingt ans, menaça de retirer sa musique, mais Diaghilev n’en fit qu’à sa tête et le ballet fut créé à Monte-Carlo le 4 mai 1926, sous la direction de Marc-César Scotto. La scène, presque nue, consterna le public et la critique; mais ce ne fut rien comparé à la démonstration de force qui se déchaîna contre Ernst et Miró lors de la représentation parisienne du ballet, quinze jours plus tard. La première londonienne se déroula, elle, sans incident, le 21 juin 1926. Notoriété mise à part, le ballet ne fut guère un succès, mais il fit de Lambert l’un des deux seuls compositeurs anglais dont les partitions de ballet furent interprétées par Diaghilev (l’autre étant Lord Berners) – peu après, Lambert fut invité à diriger la Camargo Society et le Vic-Wells (futur Sadler’s Wells) Ballet.

Romeo and Juliet, adapté très librement de Shakespeare, est, en réalité, un ballet dans le ballet, divisé en deux tableaux. Le premier a pour cadre une salle de classe de ballet, avec le corps de ballet. Rondino: les deux danseurs étoile arrivent, réalisent qu’ils sont en retard et se changent rapidement, prêts pour le cours. La Gavotte and Trio est une danse de femmes, le Scherzetto une dans d’hommes. Siciliana: oubliant leurs propres pas pendant le pas de deux que leur enseigne le professeur, les étoiles ne font aucun secret de leur amour. Sonatina: séparés par leurs amis scandalisés, les amants sont chassés du théâtre, où une répétition doit commencer.

Le second tableau est une répétition de scènes de Roméo et Juliette. Entr’acte: Prélude et préparation de la scène. Sinfonia: première rencontre de Roméo et de Juliette au bal. Alla Marcia: la nourrice et le serviteur. Toccata: le duel entre Roméo et Tibert. Musette: scène du balcon. Burlesca: Paris fait son entrée, accompagné de musiciens; il cherche Juliette, sa fiancée. Adagietto: la mort de Juliette. Finale: le rideau tombe et le public, enthousiaste, imite et applaudit les acteurs principaux. Mais, lorsque le rideau se relève, Roméo et Juliette ne sont pas là pour répondre à l’appel du public. Les spectateurs se ruent sur scène et cherchent les amants, en vain: tous deux s’enfuient en avion, avec un Roméo en manteau de cuir et casque d’aviateur.

extrait des notes rédigées par Stephen Lloyd © 2005
Français: Hypérion

Constant Lambert verbrachte viele Stunden mit dem Pianisten Angus Morrison beim vierhändigen Durchspielen von Ballettpartituren von Debussy, Strawinsky und anderen. Morrison schlug ihm die Handlung für eine „suite dansée“, Adam and Eve, in drei Szenen mit vier Rollen vor: Adam, Eva, die Schlange und der Engel. Zu jener Zeit dachte Diaghilew, das er in London bessere Einkünfte mit einem Ballett hätte, wenn es auf einem englischen Thema beruhen und von einem englischen Komponisten stammen würde. Walton wollte gern ein Ballett für Diaghilew schreiben, und im November 1925 wurde ein Treffen im Savoy Hotel organisiert, damit er dem Impressario vorspielen könne. Zu diesem Treffen lud Walton auch Lambert ein, vielleicht zur moralischen Unterstützung. Walton war kein Pianist und versagte völlig bei seinem Versuch, Diaghilew für sich zu gewinnen. Aber als Lambert sein Ballett Adam and Eve vorspielte, zeigte Diaghilew sofort Interesse. Er strich den Titel mit Bleistift durch und ersetzte ihn mit dem englischeren Romeo and Juliet. Da die Partitur aus ziemlich kurzen Sätzen im neoklassischen Stil besteht, war eine solche Transformation gar nicht so unmöglich, wie es scheinen mag.

Im März 1926 reiste Constant Lambert nach Monte Carlo zu den Proben für Romeo and Juliet. Diaghilew hatte für diese Inszenierung speziell Tamara Karsawina als Julia und Serge Lifar als Romeo engagiert, und als Choreographin Bronislawa Nijinska (die Schwester von Nijinsky) zurückgeholt. Als Lambert im April zwei oder drei Tage vor der Uraufführung des Balletts nach Monte Carlo zurückkehrte – inzwischen war er als Sprecher in der zweiten öffentlichen Aufführung von Waltons und Sitwells Façade aufgetreten – geriet er außer sich, als er erfuhr, dass Diaghilew nicht nur in Abwesenheit der Nijinska Änderungen an ihrer Choreographie vorgenommen, sondern auch die Bühnenbilder des aufstrebenden britischen Künstlers Christopher Wood zugunsten der zwei surrealistischen Maler Max Ernst und Joan Miró verworfen hatte. In einem stürmischen Treffen drohte der zwanzigjährige Lambert, seine Musik zurückzuziehen, aber Diaghilew setzte sich durch. Das Ballett wurde am 4. Mai 1926 in Monte Carlo uraufgeführt. Marc-César Scotto dirigierte. Die fast leere Bühne entsetzte Publikum und Presse gleichermaßen, aber das war nichts im Vergleich mit der starken Massenbekundung gegen Ernst und Miró, als das Ballett zwei Wochen später in Paris aufgeführt wurde. In London ging die Aufführung am 21. Juni 1926 ohne Aufruhr über die Bühne. Man kann das Ballett kaum einen Erfolg nennen, und daran ändert auch die Skandalpresse nichts. Aber immerhin hatte es Lambert als erster englischer Komponist geschafft, eine Partitur zu liefern, die Diaghilew in Szene setzte. Nur wenigen anderen Komponisten und nur noch einem anderen englischen, nämlich Lord Berners, ist dies gelungen. Lamberts Arbeit mit Diaghilew geschah übrigens lange bevor er die Einladung erhielt, für die Ballettunternehmen der Camargo-Society und des Vic-Wells (später Sadler’s Wells) zu dirigieren.

Das Ballett Romeo and Juliet behandelt die Shakespeare-Geschichte frei. Eigentlich ist es ein Ballett in einem Ballett. Es besteht aus zwei Tableaus. Das erste spielt sich im Probesaal einer Ballettschule ab, wo sich das Corps de Ballet versammelt hat. Rondino: die zwei Hauptdarsteller treten auf, bemerken, dass sie zu spät sind und ziehen sich schnell um, um den Probenbeginn nicht zu verpassen. Die Gavotte mit Trio ist ein Frauentanz, das Scherzetto ein Männertanz. Siciliana: Der Professor lehrt den Hauptdarstellern ein Pas de deux. Aber dabei verleihen sie ihrer eigenen Liebe Ausdruck und vergessen die eigentliche Schrittfolge. Sonatina: Die Liebenden werden von ihren schockierten Freunden getrennt und ins Theater gezerrt, wo gerade eine Probe beginnt.

Das zweite Tableau ist eine Probe von Szenen aus Romeo und Julia. Entr’acte: Präludium und Vorbereitung der Bühne. Sinfonia: das erste Treffen zwischen Romeo und Julia auf dem Ball. Alla Marcia: Die Amme und der Diener. Toccata: das Duell zwischen Romeo und Tybalt. Musette: Balkonszene. Burlesca: Paris tritt begleitet von Musikern auf und sucht nach Julia, seiner Verlobten. Adagietto: Julias Tod. Finale: Der Vorhand fällt und das begeisterte Publikum imitiert und applaudiert die Hauptdarsteller. Der Vorhand hebt sich, aber Romeo und Julia sind nicht mehr da, um den Applaus entgegenzunehmen. Die Zuschauer drängen sich auf die Bühne und suchen vergebens nach den Liebenden, die mit einem Flugzeug durchbrennen, wobei Romeo noch einmal in einem Ledermantel und einer -mütze nach der Art der Flugpioniere gesichtet wird.

aus dem Begleittext von Stephen Lloyd © 2005
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Lambert: Romeo and Juliet & other works
CDA67545

Details

Tableau 1 Movement 1: Rondino. The dancers arrive, late for class
Tableau 1 Movement 2: Gavotte and Trio. Women's dance
Tableau 1 Movement 3: Scherzetto. Men's dance
Tableau 1 Movement 4: Siciliana. The professor teaches a pas de deux
Tableau 1 Movement 5: Sonatina. The lovers are separated
Tableau 2 Movement 1: Entr'acte. The stage is prepared
Tableau 2 Movement 2: Sinfonia. Romeo and Juliet meet at the ball
Tableau 2 Movement 3: Alla Marcia. The nurse and the servant
Tableau 2 Movement 4: Toccata. The duel between Romeo and Tybalt
Tableau 2 Movement 5: Musette. The balcony scene
Tableau 2 Movement 6: Burlesca. Paris enters, searching for Juliet
Tableau 2 Movement 7: Adagietto. The death of Juliet
Tableau 2 Movement 8: Finale. The curtain falls

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