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Cecilia, volgi un sguargo, HWV89

composer
author of text

 
The cantata Cecilia, volgi un sguardo was originally written to accompany Alexander’s Feast. It was first performed between the two parts of the ode at Covent Garden on 25 February 1736. As Handel’s setting of the Dryden text proved to be too short to make a full evening’s entertainment, he added three concertos to be played at specified points during the performance, and made a number of attempts to extend the vocal music by setting additional words taken from The Power of Music, a Cecilian ode written in 1720 by his friend Newburgh Hamilton. One of these extensions, set for tenor voice, consisted of an accompanied recitative ‘Look down, harmonious saint’ and an aria ‘Sweet accents’, often sung nowadays as a short cantata. Handel abandoned this interpolation in its original form but soon found a use for the music of the aria in Cecilia, volgi. The presence of an Italian cantata among the mixture of additions to Alexander’s Feast may seem odd, but there was a good reason for it. Anna Strada del Pò, Handel’s leading soprano in 1736, was Italian, and one of the other performers in the ode was Carlo Arrigoni, a Florentine musician who had worked in London since 1732. Arrigoni had been engaged to play the lute in Alexander’s Feast, but he had a good tenor voice and it may only have been an inability to sing in English that prevented him from being a vocal soloist in the ode. Adding an Italian cantata for Strada and Arrigoni was therefore a sensible and generous gesture on Handel’s part, giving both singers a chance to show their abilities in their native tongue.

Much of the text and a little of the musical material for Cecilia, volgi is taken from Splenda l’alba in oriente. As first composed the cantata consisted of two arias with introductory recitatives, all for Arrigoni’s tenor voice, followed by a soprano recitative for Strada and the final duet. Obviously this was not a satisfactory structure from Strada’s point of view, and so before performance Handel added another recitative for her and inserted the aria ‘Sei cara, sei bella’, the music of which was simply a slightly trimmed version of the aria ‘Sweet accents’ from the earlier abandoned addition. When the full score of Alexander’s Feast was published by Walsh in 1738, Cecilia, volgi was printed in an appendix, together with an additional aria ‘Sei del ciel’, probably inserted for the mezzo-soprano castrato Domenico Annibali when the ode and the cantata were repeated in 1737. The first aria of the cantata is modestly accompanied with continuo alone, perhaps as a deliberate contrast to the powerful chorus ‘The many rend the skies’ that preceded it at the end of Part 1 of Alexander’s Feast. It nevertheless tests the tenor voice with a highly elaborate vocal line. The next aria, based on the opening aria of Splenda l’alba in oriente and using the same text, has a lively triple-time rhythm, with an accompaniment of full strings. ‘Sei cara’, the soprano aria, has a variety of effects within itself. The main section is mostly in fast tempo, with a vocal line dominated by long, florid runs, but it is divided into two statements, each begun with the opening words set in a slow tempo, inviting additional vocal embellishment. In the middle section, originally composed as a reflection on the mysterious power of music, a new and unexpected mood of ravishing intensity is ushered in by a change to a minor key and the entry of the full strings. Shifting harmonies help to create a musical equivalent of the rapt, heavenward-gazing image of Cecilia found in many Renaissance paintings. The cantata closes in lighter style, with jaunty, syncopated rhythms bringing a sense of playfulness to the final duet. Handel’s last cantata with orchestral accompaniment celebrates the joint themes of music and virtue with engaging warmth.

from notes by Anthony Hicks © 2004

La cantate Cecilia, volgi un sguardo a été initialement écrite pour accompagner Alexander’s Feast. Elle fut initialement exécutée entre les deux parties de l’ode à Covent Garden, le 25 février 1736. Puisque la réalisation musicale du texte de Dryden était trop courte pour durer une soirée à elle seule, il ajouta trois concertos devant être joués à des endroits précis durant l’exécution. Il essaya aussi à plusieurs reprises d’élargir la musique vocale en ajoutant des textes supplémentaires comme The Power of Music, une ode à Sainte Cécile écrite en 1720 par son ami Newburgh Hamilton. Un de ses ajouts, réalisés pour une voix de ténor, consistait en un récitatif accompagné «Look down, harmonious saint», et une aria «Sweet accents», qui sont souvent exécutés de nos jours sous la forme d’une courte cantate. Haendel renonça à son interpolation dans sa forme originelle mais trouva rapidement à l’employer dans la musique d’un air de Cecilia, volgi. La présence d’une cantate italienne parmi le mélange des ajouts à Alexander’s Feast pourrait sembler étrange, mais il y avait une bonne raison. Anna Strada del Pò, la première soprano de Haendel en 1736, était italienne. Un de ses autres exécutants de l’ode était Carlo Arrigoni, un musicien florentin qui travaillait à Londres depuis 1732. Arrigoni avait été engagé pour jouer le luth dans Alexander’s Feast, mais il avait une bonne voix de ténor et ce n’est peut-être que son incapacité à chanter en anglais qui l’a empêché de devenir un soliste vocal de l’œuvre. Ajouter une cantate italienne pour Strada et Arrigoni était un geste sensible et généreux de la part de Haendel, donnant aux deux chanteurs la chance d’illustrer leurs capacités dans leur langue natale.

Une grande partie du texte et un peu du matériau musical de Cecilia, volgi est tiré de Splenda l’alba in oriente. Telle qu’elle était initialement composée, la cantate consistait en deux airs avec des récitatifs introductifs pour la voix ténor d’Arrigoni. Ils étaient suivis par un récitatif de soprano pour Strada et le duo final. Bien évidemment, du point de vue de Strada, la structure de l’œuvre n’était guère satisfaisante, si bien qu’avant la représentation, Haendel ajouta un autre récitatif pour elle et inséra l’aria «Sei cara, sei bella», dont la musique était une version légèrement écourtée de l’air «Sweet accents», une addition antérieure à laquelle il avait renoncé. Quand la partition complète de Alexander’s Feast fut publiée par Walsh en 1738, Cecilia, volgi fut imprimée en appendice, avec l’air additionnel «Sei del ciel», probablement inséré pour le castrat Domenico Annibali, à la tessiture de mezzo, lorsque l’ode et la cantate furent reprises en 1737. Le premier aria de la cantate est accompagné légèrement par le seul continuo, peut-être pour contraster délibérément avec la puissance du chœur «The many rend the skies» qui le précédait à la fin de la Premier Partie d’Alexander’s Feast. Il s’agit néanmoins d’un test pour la voix de ténor avec une ligne vocale hautement élaborée. L’air suivant, élaboré sur l’aria initiale de Splenda l’alba in oriente et se servant du même texte, dénote un rythme ternaire animé, avec un accompagnement des cordes au complet. «Sei cara», l’air de la soprano, possède une grande variété d’effets. La section principale est écrite dans un tempo généralement rapide, avec une ligne vocale dominée par de longs traits florides. Elle se divise en deux énoncés, chacun débutant avec les mots du début énoncés dans un tempo lent, invitant des ornements vocaux supplémentaires. Dans la section centrale, initialement écrite comme une méditation sur le pouvoir mystérieux de la musique, une atmosphere nouvelle et inattendue d’une intensité fort séduisante est introduite par le biais d’une modulation en mineur et de l’entrée des cordes au complet. Des changements harmoniques contribuent à suggérer musicalement le ravissement, l’image céleste de Cécile qui regarde des cieux telle qu’on la voit dans les tableaux de la Renaissance. La cantate se conclut dans un style plus léger, avec des rythmes gais et syncopés qui introduisent une sensation ludique dans le duo final. La dernière cantate de Haendel avec accompagnement orchestral célèbre les thèmes réunis de la musique et de la vertu avec une cordialité et vivacité engageantes.

extrait des notes rédigées par Anthony Hicks © 2004
Français: Isabelle Battioni

Die Kantate Cecilia, volgi un sguardo entstand als Schwesterstück für Alexander’s Feast und wurde erstmals zwischen den beiden Teilen der Ode in Covent Garden am 25. Februar 1736 aufgeführt. Da Händels Vertonung des Drydenschen Texts für ein vollständiges Konzert nicht lang genug war, fügte er drei Concerti grossi hinzu, die an bestimmten Punkten während der Aufführung zu spielen waren. Außerdem versuchte er an verschiedenen Stellen die Vokalmusik auszudehnen, indem er weitere Textpassagen aus The Power of Music, eine Cäcilienode seines Freundes Newburgh Hamilton aus dem Jahre 1720, vertonte und anfügte. Eine solche Ergänzung war das Accompagnato-Rezitativ „Look down, harmonious saint“ und die Arie „Sweet accents“, die heute oft als kurze Kantate aufgeführt werden. Händel verwarf die Interpolation in ihrer ursprünglichen Form, verwendete die Musik jedoch bald in der Arie in Cecilia, volgi wieder. Es mag etwas seltsam anmuten, neben all den anderen Einschüben noch eine italienische Kantate in Alexander’s Feast einzuarbeiten. Es gab jedoch einen guten Grund dafür. Anna Strada del Pò, Händels Hauptsopranistin im Jahre 1736, war Italienerin und ihr Landsmann, Carlo Arrigoni, ein Musiker aus Florenz, der in London seit 1732 tätig war, gehörte ebenfalls zu den Ausführenden der Ode. Arrigoni war als Lautenspieler für Alexander’s Feast engagiert worden, hatte jedoch auch eine gute Tenorstimme. Möglicherweise waren seine mangelnden Englischkenntnisse der einzige Grund dafür, dass er nicht als Solist für die Ode engagiert worden war. Indem er also eine italienische Kantate einfügte, zeigte sich Händel Strada und Arrigoni gegenüber besonders verständnisvoll und großzügig und gab beiden Sängern die Gelegenheit, ihre Fähigkeiten in ihrer Muttersprache darzubieten.

Ein Großteil des Texts und auch ein kleiner Anteil des musikalischen Materials von Cecilia, volgi stammt aus Splenda l’alba in oriente. In ihrer ursprünglichen Form bestand die Kantate aus zwei Arien, jeweils mit einleitenden Rezitativen, für Arrigonis Tenorstimme, gefolgt von einem Rezitativ für Sopran und dem Schlussduett. Natürlich war dies für Strada keine ideale Aufteilung, so dass Händel vor der Aufführung für sie noch ein Rezitativ und die Arie „Sei cara, sei bella“ (eine etwas verkürzte Fassung der Arie „Sweet accents“ des früheren, verworfenen Einschubs) hinzufügte. In der Walsh-Ausgabe der Partitur des Alexander’s Feast von 1738 ist Cecilia, volgi im Anhang zusammen mit „Sei del ciel“ abgedruckt. Letzteres wurde wahrscheinlich für den Mezzosopran-Kastraten Domenico Annibali eingefügt, der bei der Wiederholungsaufführung der Ode und der Kantate 1737 mitwirkte. Die erste Arie der Kantate wird lediglich von der Continuo-Gruppe begleitet. Möglicherweise fällt die Besetzung deshalb so bescheiden aus, damit der Kontrast zu dem großartigen vorangehenden Schlusschor des ersten Teils von Alexander’s Feast, „The many rend the skies“, umso stärker wirkt. Trotzdem hat die Tenorstimme in der Arie eine besonders kunstvolle Melodie zu bewältigen. Die nächste Arie hat einen lebhaften Dreierrhythmus und der Solist wird von dem gesamten Streicherapparat begleitet. Sowohl der Text als auch das musikalische Material basieren auf der ersten Arie von Splenda l’alba in oriente. In „Sei cara“, der Sopran-Arie, kommen mehrere Effekte zum Ausdruck. Der Hauptteil ist fast durchgängig in schnellem Tempo zu musizieren, wobei der Vokalpart lange, verzierte Läufe hat, jedoch in zwei Teile geteilt ist, die jeweils mit den Anfangsworten in langsamen Tempi beginnen, die sich wiederum sehr für Verzierungen eignen. Im Mittelteil, der ursprünglich die Funktion hatte, über die geheimnisvolle Kraft der Musik zu reflektieren, wird eine neue und unerwartete Stimmung von besonderer Intensität mit einer Molltonart und dem Einsatz der gesamten Streicher eingeleitet. Mit Harmoniewechseln wird das selbstvergessene, gen Himmel schauende Bild der Cäcilia, wie es in vielen Renaissance-Gemälden zu sehen ist, musikalisch dargestellt. Die Kantate endet in einem leichteren Ton; schwungvolle, synkopierte Rhythmen verleihen dem Schlussduett eine spielerische Note. In seiner letzten Kantate mit Orchesterbegleitung feiert Händel die hier gekoppelten Sujets der Liebe und Tugend auf reizende Art und Weise.

aus dem Begleittext von Anthony Hicks © 2004
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Handel: An Ode for St Cecilia’s Day
CDA67463
Handel: Essential Handel
KING6Super-budget price sampler — Download only
Handel: An Ode for St Cecilia’s Day
This album is not yet available for downloadSACDA67463Super-Audio CD — Deleted
The King's Consort Collection
KING7Super-budget price sampler — Deleted

Details

No 1. Recitative: Cecilia, volgi un sguardo
Track 16 on CDA67463 [0'32]
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No 2. Aria: La Virtute è un vero nume
Track 17 on CDA67463 [5'02]
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No 3. Recitative: Tu, armonica Cecilia
Track 18 on CDA67463 [0'39]
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No 4. Aria: Splenda l'alba in oriente
Track 19 on CDA67463 [6'08]
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No 5. Recitative: Carco sempre di gloria
Track 20 on CDA67463 [0'35]
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No 6a. Aria: Sei cara, sei bella
Track 21 on CDA67463 [3'13]
Track 21 on SACDA67463 [3'13] Super-Audio CD — Deleted
No 6b. Aria: Un puro ardor
Track 22 on CDA67463 [2'44]
Track 4 on KING6 [2'44] Super-budget price sampler — Download only
Track 22 on SACDA67463 [2'44] Super-Audio CD — Deleted
Track 3 on KING7 [2'44] Super-budget price sampler — Deleted
No 6c. Aria: Sei cara
Track 23 on CDA67463 [3'27]
Track 23 on SACDA67463 [3'27] Super-Audio CD — Deleted
No 7. Recitative: È ben degna di lode
Track 24 on CDA67463 [0'21]
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No 8. Duetto: Tra amplessi innocenti
Track 25 on CDA67463 [6'08]
Track 25 on SACDA67463 [6'08] Super-Audio CD — Deleted

Track-specific metadata for CDA67463 track 21

No 6a, Aria: Sei cara, sei bella
Artists
ISRC
GB-AJY-04-46321
Duration
3'13
Recording date
26 June 2003
Recording venue
St Jude-on-the-Hill, Hampstead Garden Suburb, London, United Kingdom
Recording producer
Ben Turner
Recording engineer
Philip Hobbs
Hyperion usage
  1. Handel: An Ode for St Cecilia’s Day (CDA67463)
    Disc 1 Track 21
    Release date: September 2004
  2. Handel: An Ode for St Cecilia’s Day (SACDA67463)
    Disc 1 Track 21
    Release date: September 2004
    Deletion date: December 2011
    Super-Audio CD — Deleted
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