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Concerto symphonique in A minor, Op 27

composer

 
The Concerto symphonique in A minor Op 27 was composed in 1877 at the suggestion of Leschetitsky, the teacher of the legendary pianist Anna Esipova who gave the first performance of the work on 17 December 1877 in the Symphonic Assembly of the Russian Musical Society. The concerto is dedicated to Esipova.

The first movement (Allegro energico) begins with four mighty A minor chords from the full orchestra, a gesture that owes a clear debt to the ‘Dies irae’ from Verdi’s Requiem which Nápravník had conducted in St Petersburg shortly before composing this concerto. The main theme is then introduced by the piano in octaves. There is something reminiscent of Brahms in the scope of this melody, although it has its own distinctive flavour. The woodwind takes over this theme in a more lyrical fashion, although swirling figuration from the soloist maintains the sense of energy and momentum. An expressive linking theme, based on the opening diminished fourth interval of the main motif, is repeated and then fragmented, and leads us to a subordinate melody first stated by the piano in C major (at 2'48''). The short development section begins with this subordinate theme played in E flat major by the strings, accompanied by delicate but virtuosic thirds and sixths from the piano (from 4'18''). This development section emphasizes the tight motivic construction of the movement as well as its driving energy. The recapitulation begins with the return of the main theme in C major (from 6'06''); in the repeat the soloist metamorphoses the main theme, giving it a more lyrical character (meno mosso), later imitated in dialogue with the flute. After a coda that summarizes the melodic ideas comes an exquisite chordal transition from the strings which leads directly into the second movement.

The Larghetto, in B flat major, begins with a nocturne-like theme from the piano, supported by lilting left-hand chords. An episode in G minor (poco più mosso) introduces a secondary theme in the orchestra, and is characterized by the delicate double-note figurations from the soloist which lend the music an almost impressionistic colouring. The music’s tenderness is combined with a latent passion which grows until the second theme resounds from the full orchestra supported by the piano’s figurations which are now in grandiose octaves and chords (energico). The first theme returns, this time from the orchestra, against a backdrop of the piano’s running scales and leggiero decoration.

The finale (Allegro vivace) is built on three themes. The first, in A major, is of a jocular nature, possibly having its origin in Glinka’s Kamarinskaya; the second, in F sharp minor, is a playful Russian dance; the third (meno mosso, con tenerezza) is tender and intimate, and contrasts with the merriment of the first two themes. The confessional mood of this third idea is broken off when the second theme returns, and the element of rustic buffoonery is intensified as the first two themes are heard fortissimo; the lyrical third theme then returns with an even greater sense of contrast. The piano-writing becomes increasingly virtuosic during further interplay between the first two themes which leads to a glorious statement of the third theme, grandioso and forte, played by the orchestra with flamboyant arpeggios and passagework from the soloist. (Such exalted, hymn-like culminations are typical of the finales of Russian piano concertos, as in for example Tchaikovsky’s first and Rachmaninov’s second.) The coda is thrilling and triumphant, the work closing in a whirlwind of arpeggios and octaves.

from notes by Evgeny Soifertis © 2005

Le Concerto symphonique en la mineur opus 27 fut composé en 1877 à la suggestion de Leschetizky, professeur de la pianiste légendaire Anna Essipova, qui donna la première exécution de l’œuvre le 17 décembre 1877 à la Salle de l’Assemblée de la Société musicale russe. Le concerto est dédié à Essipova.

Le premier mouvement (Allegro energico) débute par quatre accords puissants sur la mineur au tutti orchestral, un geste clairement inspiré du «Dies irae» du Requiem de Verdi que Nápravník avait dirigé à Saint-Pétersbourg peu de temps avant de composer ce concerto. Le thème principal est ensuite énoncé au piano en octaves. On perçoit des éléments brahmsiens notamment à travers l’étendue et l’ampleur de la mélodie même si celle-ci possède un climat distinct qui lui est propre. Les bois s’emparent du thème en un énoncé plus lyrique alors que les figurations tourbillonnantes du soliste maintiennent le sens d’énergie et d’élan. Élaboré sur l’intervalle de quarte diminuée initiale du thème principal, un thème expressive faisant office de pont est repris puis fragmenté avant de nous mener à un deuxième élément thématique présenté au piano en do majeur (à 2'48''). La courte section de développement débute par ce second thème en mi bémol majeur dévolu aux cordes et accompagné par les tierces et sixtes délicates mais virtuoses du piano (à 4'18''). Cette section de développement accentue la structure thématique serrée du mouvement ainsi que son énergie allante. La réexposition débute avec la reprise du thème principal en do majeur (à partir de 6'06''); le soliste y métamorphose le thème principal en lui conférant un caractère plus lyrique (meno messo), imité ensuite dans un dialogue avec la flûte. Après une coda reprenant les idées mélodiques apparaît une transition exquise en accords dévolus aux cordes qui nous mène directement au second mouvement.

Le Larghetto, en si bémol majeur, débute par un thème aux allures de nocturne dévolu au piano et soutenu par des accords allants à la main gauche. Un épisode en sol mineur (poco più mosso) introduit un second thème à l’orchestre caractérisé par de délicates figurations en doubles croches du soliste qui confèrent à la musique une atmosphère presque impressionniste. La tendresse de la musique est associée à une passion latente qui grandit jusqu’à ce que le second thème soit énoncé au tutti orchestral étayé par les figurations du piano qui prennent la forme d’octaves et d’accords grandioses (energico). Le premier thème revient ensuite, cette fois à l’orchestre, avec de nouveau le piano en filigrane avec ses traits de gammes et ses ornementations leggiero.

Le finale (Allegro vivace) est élaboré sur trois thèmes. Le premier, en la majeur, est d’une nature enjouée tirant peut-être son origine de Kamarinskaya de Glinka. Le second, en fa dièse mineur, est une danse russe ludique. Le troisième (meno mosso, con tenerezza) est tendre et intime, contrastant avec la gaieté des deux premiers. Le climat confessionnel de la troisième idée est rompu lorsque le deuxième thème est repris. L’élément de bouffonnerie rustique s’intensifie lorsque les deux premiers thèmes sont énoncés fortissimo. Le troisième élément thématique lyrique est ensuite repris avec un sens plus aigu des contrastes. L’écriture pour piano devient de plus en plus virtuose durant le dialogue suivant entre les deux premiers thèmes qui conduit à un énoncé glorieux du troisième, grandioso et forte, à l’orchestre sur les arpèges et traits flamboyants du soliste. (Un tel apogée exalté aux allures d’hymne est caractéristique des finales des concertos pour piano russes, ainsi qu’en témoignent la conclusion du premier concerto de Tchaïkovski et du deuxième de Rachmaninov.) La coda est époustouflante et triomphale. L’œuvre prend fin sur un tourbillon d’arpèges et d’octaves.

extrait des notes rédigées par Evgeny Soifertis © 2005
Français: Isabelle Battioni

Das Concerto symphonique in a-Moll, op. 27 wurde 1877 auf Vorschlag von Leschetitsky komponiert, dem Lehrer der legendären Pianistin Anna Esipowa, die das Werk auch am 17. Dezember 1877 bei einer Sinfonischen Versammlung der Russischen Musikgesellschaft uraufführte. Das Konzert ist Esipowa gewidmet.

Der erste Satz (Allegro energico) beginnt mit vier mächtigen A-Moll-Akkorden des gesamten Orchesters, eine Geste, die deutlich dem „Dies irae“ aus Verdis Requiem entnommen wurde, ein Werk, das Nápravník kurz vor der Komposition dieses Konzerts in St Petersburg dirigiert hatte. Das Hauptthema wird dann vom Klavier in Oktaven vorgestellt. In den Ausmaßen dieser Melodie spürt man einen Hauch von Brahms, auch wenn sie ihren ganz eigenen Charakter bewahrt. Die Holzbläser übernehmen das Thema, tragen es aber etwas lyrischer vor, während die wirbelnden Gesten des Solisten ein Gefühl von Energie und Triebkraft aufrechterhalten. Ein ausdrucksstarkes Überleitungsthema, das auf der einleitenden verminderten Quarte aus dem Hauptmotiv beruht, wird wiederholt und dann fragmentiert und führt uns zu einer Nebenmelodie, die zuerst auf dem Klavier und in C-Dur (bei 2'48'') erklingt. Der kurze Durchführungsabschnitt beginnt mit dieser Nebenmelodie, die nun von den Streichern und in Es-Dur gespielt wird. Delikate aber virtuose Terzen und Sechsten des Klaviers begleiten das Geschehen (von 4'18''). Dieser Durchführungsabschnitt betont die enge motivische Verschränkung des Satzes sowie seine treibende Energie. Die Reprise beginnt mit der Rückkehr zum Hauptthema in C-Dur (von 6'06''). In der Wiederholung verwandelt der Solist das Hauptthema und verleiht ihm einen lyrischeren Charakter (meno mosso). Später wiederholt sich das im Dialog mit der Flöte. Nach der Koda, in der die melodischen Gedanken zusammengefasst werden, kommt eine exquisite Akkordüberleitung in den Streichern, die direkt zum zweiten Satz führt.

Das Larghetto, in B-Dur, beginnt mit einem nächtlichen Thema in der Klavierstimme, wobei die linke Hand mit wiegenden Akkorden das Thema stützt. Eine Episode in g-Moll (poco più mosso) stellt ein zweites Thema im Orchester vor und zeichnet sich zudem durch delikate Klavierpassagen mit Doppelgriffen aus, die der Musik fast schon eine impressionistische Färbung verleihen. Die Zartheit der Musik geht mit einer latenten Leidenschaft einher, die anwächst, bis sich die Spannung im geballten Vortrag des zweiten Themas durch das gesamte Orchester entlädt. Die Klavierstimme, die sich jetzt in grandiosen Oktaven und Akkorden äußert (energico), unterstützt hier das Geschehen. Auf dem Hintergrund flinker Läufe und leger gespielter Gesten des Klaviers kehrt das erste Thema wieder zurück, diesmal im Orchester.

Der abschließende Satz (Allegro vivace) beruht auf drei Themen. Das erste, in A-Dur, hat einen scherzhaften Charakter und kommt womöglich ursprünglich aus Glinkas Kamarinskaja. Das zweite, in fis-Moll, ist ein spielerischer russischer Tanz. Das dritte Thema (meno mosso, con tenerezza) ist zärtlich und innig und unterscheidet sich deutlich von der Ausgelassenheit der ersten zwei Themen. Die beichtende Stimmung dieses dritten Gedankens wird durch die Rückkehr des zweiten Themas unterbrochen, und das Element rustikaler Possenreißerei steigert sich noch mehr beim Einsatz der ersten zwei Themen im fortissimo. Dann erklingt wieder das lyrische dritte Thema, wobei der Gegensatz hier noch stärker wirkt. Die Klavierstimme entwickelt sich im weiteren Wechselspiel zwischen den ersten zwei Themen zunehmend virtuos, was zu einer strahlenden Darbietung des dritten Themas überleitet, das diesmal grandioso und forte vom Orchester gespielt und von flamboyanten Arpeggios und schnellen Läufen des Solisten begleitet wird. (So ein begeisterter, hymnenartiger Höhepunkt ist für die Schlusssätze russischer Klavierkonzerte typisch, wie zum Beispiel in Tschaikowskys erstem und Rachmaninows zweitem.) Die Koda ist spannend und triumphierend, das Werk endet in einem Wirbelsturm von Arpeggios und Oktaven.

aus dem Begleittext von Evgeny Soifertis © 2005
Deutsch: Elke Hockings

Recordings

Nápravník & Blumenfeld: Works for piano & orchestra
Studio Master: CDA67511Studio Master FLAC & ALAC downloads available

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