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Le ramier, Op 87 No 2

First line:
Avec son chant doux et plaintif
composer
‘À Mlle Claudie Segond’, Hamelle: Third Collection p70, E minor (original key) 3/4 Andantino
author of text

 
The genesis of this song is curious, a sign surely that Fauré had become, willy-nilly, a twentieth-century artist; in 1904 the Gramophone Company of Milan commissioned a series of short works from a number of contemporary composers with the idea that each composer should accompany his work on a single-sided gramophone record. Giordano and Leoncavallo recorded their contributions, but Fauré did not; the failure of the project seems indicative of the composer being at odds with the technology of the new century. (Other composers commissioned, but not recorded, included Puccini and D’Indy.) Le ramier was one of two settings of Armand Silvestre that Fauré made in 1904 (the other was Le plus doux chemin) – his farewell to the poet after a working relationship of twenty-six years. Curiously, both poems come from the poet’s first collection, La chanson des heures (1878). The original title of the poem is Pour une voix.

This music describing a pigeon could not be more different to the ecstatic tremblings for quail and lark in La bonne chanson. This billing and cooing is much more low-key (the dropping fifth and the mezzo staccato quavers of the accompaniment are surprisingly evocative of this sound) but adorable nevertheless (cf Theodore Chanler’s song The Doves which owes much to Fauré). This is one of Fauré’s least appreciated, least sung, little gems. Like Le don silencieux, this is music that is the gateway into Fauré’s late style. As Jankélévitch puts it, ‘Fauré is on the threshold of a long and admirable old age’. Every note and every progression has been carefully planned yet seems casual and relaxed. Fauré might have been tempted to write a song in popular style for the Gramophone Company; instead he writes a song that is far from popular, but near perfection, right up to the ravishing final cadence. The music has the rueful charm of a man nearing sixty who realizes that his days as a Lothario are numbered. If he can no longer promise his lady friends the passion of La bonne chanson, he can at least offer civilized companionship, and this compliment galant.

from notes by Graham Johnson © 2005

Curieuse genèse que celle de cette mélodie—signe, assurément, que Fauré était devenu, bon gré mal gré, un artiste du XXe siècle: en 1904, la compagnie Gramophone de Milan commanda à plusieurs artistes contemporains une série de pièces courtes, avec dans l’idée que chacun accompagnerait son œuvre sur un disque à une face. Giordano et Léoncavallo enregistrèrent leurs contributions, mais pas Fauré—un échec qui semble révéler le conflit du compositeur avec la technologie du siècle nouveau. (Parmi ceux qui reçurent commande mais n’enregistrèrent pas figurent Puccini et D’Indy.) Le Ramier fut l’un des deux poèmes de Silvestre mis en musique par Fauré en 1904 (l’autre étant Le plus doux chemin)—son adieu à ce poète, après vingt-six années de collaboration. Curieusement, ces deux poèmes sont issus du premier recueil de Silvestre, La chanson des heures (1878), où Le ramier s’intitule Pour une voix.

Cette musique décrivant un pigeon est on ne peut plus éloignée des frémissements extatiques de la caille et de l’alouette dans La bonne chanson. Ici, les roucoulements sont d’une tonalité bien plus basse (la quinte desendante et les croches mezzo staccato de l’accompagnement traduisent étonnamment bien cette sonorité), ce qui ne les rend pas moins adorables (cf. le song The Doves de Theodore Chanler, qui doit beaucoup à Fauré). C’est l’un des petits bijoux de Fauré les moins appréciés, les moins chantés aussi. Comme Le don silencieux, Le Ramier est la porte du style tardif du compositeur. Pour citer Jankélévitch, «Fauré est au seuil d’une longue et admirable vieillesse». Bien que soigneusement pensée, chaque note, chaque progression semble nonchalante et détendue. Fauré eût pu être tenté de remettre à la compagnie Gramophone une mélodie de style populaire. Or il n’en fut rien et sa mélodie, tout sauf populaire, frôle la perfection, jusqu’à la ravissante cadence finale. La musique a le charme chagrin d’un quasi-soixantenaire qui réalise que ses jours de lovelace sont comptés. Et s’il ne peut plus promettre à ses amies la fougue de La bonne chanson, du moins peut-il encore leur offrir sa compagnie civilisée et ce compliment galant.

extrait des notes rédigées par Graham Johnson © 2005
Français: Hypérion

Recordings

Fauré: The Complete Songs, Vol. 3 – Chanson d'amour
CDA67335

Details

Track 30 on CDA67335 [1'50]

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