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Sérénade 'Le bourgeois gentilhomme'

First line:
Je languis nuit et jour, et ma peine est extrême
composer
Monday 27 February 1893, Heugel 1957, F minor (original key) 9/8
author of text
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There were five performances at the Odéon of Molière’s play in 1893 but it is not certain whether Fauré’s music was used. (It had become established practice to revamp the original incidental music of Lully from 1670, and even Gounod had attempted to modify this rather than replace it.) In 1898 Fauré recycled some music written on four staves from his incidental music (he had meant to orchestrate it later) and turned it into the beautiful Sicilienne for cello and piano. The Sérénade is the first music we hear in Act I Scene 2 of the play; it is part of the music lesson of the awful Monsieur Jourdain, the ‘bourgeois gentilhomme’ himself. He is attended by both the Maistre à Danser and the Maistre de Musique. The music master says that he wishes M. Jourdain to hear the serenade that he has required to be set to music – one of his pupils has fulfilled the commission. Effortlessly offensive, M. Jourdain (who believes he merits only the very best) asks why a mere pupil, rather than the master himself, has done the job. He then asks one of his footmen (or ‘Laquais’) for his robe in order, he says, to hear the music better.

Fauré reverts to his famous madrigal style for this little known song. Semiquavers sweep gently up the keyboard and the vocal line has a courtly grace that might suggest the seventeenth century, even if the harmony does not do so. The moment that most suggests time-travel in the song is to be heard in the final bars: a rising twelve-note vocalise leads up to an elegantly turned trill leading to the final cadence. Under the fingers the pianist cannot help noticing the Sérénade’s similarity to another 9/8 song with similar dotted rhythms, and in a similarly wistful mood, the Samain setting Arpège (1897). After the performance M. Jourdain judges the song to be ‘lugubre’; he requires the music master to brighten it up, a little bit here, a little bit there. The Maistre de Musique replies with a phrase that goes completely over M. Jourdain’s head: ‘Il faut, Monsieur, que l’air soit accommodé aux paroles’.

from notes by Graham Johnson © 2005

Cinq représentations de la pièce de Molière eurent lieu à l’Odéon en 1893, mais rien ne prouve qu’elles utilisèrent la musique de Fauré. (Selon une pratique alors établie, mieux valait retaper la musique de scène originale composée par Lully en 1670, et même Gounod avait essayé de la modifier plutôt que de la remplacer.) En 1898, Fauré recycla un morceau écrit sur quatre portées, tiré de sa musique de scène (il avait eu l’intention de l’orchestrer plus tard), en sa splendide Sicilienne pour violoncelle et piano. La Sérénade est la première musique qu’on entend à l’Acte II, scène 2 de la pièce de théâtre, pendant la leçon de musique de l’affreux Monsieur Jourdain, le «bourgeois gentilhomme» en personne, auprès du Maistre à Danser et du Maistre de Musique. Ce dernier dit vouloir lui faire entendre la sérénade dont il a requis la mise en musique—une commande satisfaite par un de ses élèves. Volontiers blessant, M. Jourdain (qui estime ne mériter que le meilleur) demande pourquoi cette tâche a été effectuée par un simple élève, et non par le maître lui-même. Il demande alors sa robe à un laquais afin, dit-il, de mieux entendre la musique.

Pour cette mélodie méconnue, Fauré renoue avec son fameux style madrigalesque. Des doubles croches parcourent gentiment le clavier et la ligne vocale recèle une grâce courtoise qui pourrait suggérer le XVIIe siècle—même si l’harmonie, elle, ne le suggère en rien. C’est dans les dernières mesures que cette mélodie évoque le plus un voyage dans le temps: une vocalise ascendante de douze notes s’élève jusqu’à un trille élégamment troussé, qui mène à la cadence finale. En jouant, le pianiste ne peut s’empêcher de remarquer la ressemblance de cette Sérénade avec une autre mélodie à 9/8, dotée des mêmes rythmes pointés et sise dans un climat tout aussi mélancolique: Arpège (1897), sur un poème de Samain. L’interprétation finie, M. Jourdain juge la mélodie «lugubre» et demande au maître de musique de la ragaillardir un peu, par-ci par-là. Le Maistre de Musique répond alors en une phrase qui passe complètement au-dessus de la tête de Jourdain: «Il faut, Monsieur, que l’air soit accomodé aux paroles».

extrait des notes rédigées par Graham Johnson © 2005
Français: Hypérion

Recordings

Fauré: The Complete Songs, Vol. 3 – Chanson d'amour
CDA67335

Details

Track 20 on CDA67335 [1'21]

Track-specific metadata for CDA67335 track 20

Artists
ISRC
GB-AJY-05-33520
Duration
1'21
Recording date
4 August 2004
Recording venue
All Saints' Church, East Finchley, London, United Kingdom
Recording producer
Recording engineer
Hyperion usage
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