Piano Quintet in E minor, Op 41

composer
1916; first performed at the Société nationale in Paris on 22 February 1919, the composer at the keyboard; dedicated to Gabriel Fauré

 
Pierné's chamber music, making up about a quarter of his total output, belongs to two distinct periods: 1882–1900 and 1916–1936. The first of these ended with his Violin Sonata, dedicated to Jacques Thibaud with whom he often played it. The Piano Quintet in E minor began the second period, and was premiered at the Société nationale on 22 February 1919 with the composer at the keyboard. The work is dedicated to Gabriel Fauré.

In general, the twin influences of Massenet and Franck combine happily in Pierné’s music, the grace and melodic ease of the former being given substance by the contrapuntal tendencies of the latter. But the opening of this Quintet owes nothing to either of them. Instead, an insistently rotating four-note ostinato looks forward to the 1920s when such ostinatos became all the rage, not least under the influence of Stravinsky. Over this repeated figure floats a curious iambic rhythm, imparting if anything a sense of loss or nostalgia, as in Debussy’s Prélude Des pas sur la neige. Certainly this opening is nothing like the ‘solid’ start one expects from a forty-minute chamber work. But suddenly, impelled by Franckian piano chords, the music takes wing in a climax on octave strings, before receding again. The central theme of the movement is built more on rhythm than anything, with a triplet followed by dotted notes. For much of the time all five instruments are playing, until the four-note ostinato returns, and then the iambic tag, as the music finally sinks to rest.

Pierné had already experimented in 1910 with the Basque dance the ‘zortzico’ in his incidental music to Pierre Loti’s play Ramuntcho about Basque smugglers (Pierné’s conducting of the overture, available on YouTube, gives some idea of his tight rhythmic control). The dance has five beats in a bar, involving dotted rhythms (tum-tum-ti-tum-ti), and Ravel had used a version of it, with three beats added on the end, in the first movement of his Piano Trio of 1915. Pierné begins by alternating the 5/8 of the zortzico with standard 4/8 bars, as though breaking us in gently. But the zortzico tune, when it does come, is a delightful exercise in the popular vein—maybe even an original Basque tune, though no one has identified it as yet. Mostly the movement consists of variations on this tune in different keys and with different harmonies, but a secondary idea does emerge in the shape of a rising scale, complementing the falling pattern of the zortzico. Finally Pierné combines the two in the unusual metre of 20/8, before the music once more sinks to rest, in a long haze of D flat major.

In the slow introduction to the finale, Pierné tips his hat respectfully to Franck by revisiting tunes and rhythms from the previous two movements, starting with that of the zortzico. With increasing contrapuntal complexity comes an increase in speed, until the dam breaks—or if you prefer, the clouds disperse and a sunny E major tune emerges, Allegro vivo ed agitato. Franckian modulations carry all before them, culminating in a new theme (though again based on dotted rhythms) accompanied by trumpet-like chords on the piano. From here, all is development, interrupted by a couple of relatively peaceful oases. Dotted rhyhms continue to predominate, though the height of complexity is reached when the zortzico’s 5/8 is combined with both a 4/8 and a 3/8. The race to the end is exhilarating and triumphant.

from notes by Roger Nichols © 2014

La musique de chambre de Pierné (environ le quart de sa production) se répartit en deux périodes distinctes: 1882–1900 et 1916–1936. La première de ces périodes s’acheva sur la Sonate pour violon, que Pierné joua souvent avec Jacques Thibaud, à qui il la dédia. Inaugurant la seconde période, le Quintette avec piano en mi mineur (dédié à Gabriel Fauré) fut créé à la Société nationale le 22 février 1919, avec Pierné au clavier.

En général, les influences de Massenet et de Franck se marient avec bonheur dans la musique de Pierné, la grâce et l’aisance mélodique du premier prenant corps au contact des propensions contrapuntiques du second. Pourtant, l’ouverture de ce Quintette-ci ne leur doit rien. Un ostinato de quatre notes, obstinément en rotation, regarde vers les années 1920, où ce genre de figures feront fureur, essentiellement sous l’influence de Stravinski. Au-dessus de cette figure répétée flotte un curieux rythme iambique, qui insuffle plutôt un sentiment de perte ou de nostalgie, comme dans Des pas sur la neige, le prélude de Debussy. Certes, cette ouverture n’a rien du «robuste» début qu’on pourrait attendre d’une œuvre de chambre de quarante minutes. Mais soudain, poussée par des accords pianistiques franckistes, la musique s’envole dans un apogée, sur des cordes en octaves, avant de redescendre. Le thème central du mouvement repose plus sur le rythme que sur autre chose, avec un triolet suivi de notes piquées. La plupart du temps, les cinq instruments jouent, jusqu’au retour de l’ostinato de quatres notes; survient ensuite le slogan iambique, quand la musique sombre dans le silence.

En 1910, Pierné avait déjà expérimenté le «zortzico» dans la musique de scène qu’il avait signée pour Ramuntcho, la pièce de théâtre de Pierre Loti sur des contrebandiers basques. (Sur YouTube, on peut entendre Pierné en train de diriger l’ouverture, ce qui donne une idée de sa maîtrise rythmique serrée.) Cette danse basque a cinq temps par mesure, avec des rythmes pointés (tum-tum-ti-tum-ti), et Ravel en avait utilisé une version, avec trois temps ajoutés à la fin, dans le premier mouvement de son Trio avec piano (1915). Pierné commence en alternant le 5/8 du zortzico avec des mesures standard à 4/8, comme pour nous habituer en douceur. Mais quand il arrive vraiment, l’air du zortzico est un charmant exercice dans la veine populaire—peut-être même s’agit-il d’un air basque original, bien que personne ne l’ait encore identifié. L’essentiel du mouvement consiste en variations sur cet air, dans différentes tonalités et avec différentes harmonies, mais une idée secondaire émerge sous la forme d’une gamme ascendante, en complément du modèle descendant du zortzico. Enfin, Pierné combine les deux en un inhabituel 20/8, puis la musique retombe dans le silence, dans une longue brume de ré bémol majeur.

Dans la lente introduction du finale, Pierné tire respectueusement son chapeau à Franck en revisitant des airs et des rythmes des deux mouvements antérieurs, à commencer par le zortzico. La complexité contrapuntique croissante s’accompagne d’une accélération de tempo, jusqu’à ce que le barrage cède—ou, si vous préférez, jusqu’à ce que les nuages se dissipent et qu’émerge un air ensoleillé, en mi majeur, Allegro vivo ed agitato. Des modulations franckistes triomphent et culminent dans un thème nouveau (mais toujours fondé sur des rythmes pointés), escorté d’accords pianistiques façon trompette. Dès lors, tout est développement, interrompu par deux havres relativement paisibles. Les rythmes pointés demeurent prédominants, quoique le summum de la complexité soit atteint quand le 5/8 du zortzico se combine à un 4/8 et à un 3/8. La course vers la conclusion est exaltante, triomphante.

extrait des notes rédigées par Roger Nichols © 2014
Français: Hypérion

Piernés Kammermusik, die etwa ein Viertel seines Gesamtoeuvres ausmacht, gehört zwei bestimmten Phasen an: 1882–1900 und 1916–1936. Die erste endete mit seiner Violinsonate, die Jacques Thibaud gewidmet ist, mit dem er sie oft spielte. Die zweite Phase begann mit dem Klavierquintett in e-Moll, das am 22. Februar 1919 im Rahmen der Société nationale de Musique uraufgeführt wurde, wobei der Komponist selbst am Klavier saß. Dieses Werk ist Gabriel Fauré gewidmet.

Im Allgemeinen ist der Doppeleinfluss von Massenet und Franck in Piernés Musik eine günstige Kombination—der Erstere trat mit Anmut und melodischer Ungezwungenheit hervor, während die kontrapunktischen Tendenzen des anderen für Substanz sorgten. Zu Beginn dieses Quintetts tritt jedoch weder der eine noch der andere in Erscheinung. Stattdessen antizipiert ein insistierendes, sich drehendes Vierton-Ostinato die 1920er Jahre, als derartige Ostinati sehr in Mode kamen, nicht zuletzt durch Strawinsky. Über dieser Repetitionsfigur schwebt ein kurioser jambischer Rhythmus, wodurch sich ein Verlustgefühl oder eine Nostalgie einzustellen scheint, ähnlich wie in Debussys Prélude Des pas sur la neige. Dieser Beginn ist jedenfalls nicht der „solide“ Anfang, den man von einem vierzigminütigen Kammermusikwerk erwarten würde. Plötzlich jedoch, vorangetrieben von gleichsam Franck’schen Klavierakkorden, hebt die Musik in einem Höhepunkt auf Streicher-Oktaven ab, bevor sie dann wieder abflaut. Das zentrale Thema ist in erster Linie auf Rhythmus aufgebaut, wobei punktierte Töne auf eine Triole folgen. Zumeist spielen alle fünf Instrumente, bis das Vierton-Ostinato zurückkehrt, dann die jambische Figur, bis die Musik schließlich zur Ruhe hinabsinkt.

Pierné hatte bereits 1910 mit dem baskischen Tanz „Zortzico“ in seiner Bühnenmusik zu Pierre Lotis Stück Ramuntcho über baskische Schmuggler experimentiert (Piernés Dirigat der Ouvertüre ist auf YouTube zu hören und demonstriert seine straffe rhythmische Leitung). Der Tanz hat fünf Schläge pro Takt und punktierte Rhythmen (tam-tam-ti-tam-ti), und Ravel hatte in dem ersten Satz seines Klaviertrios von 1915 eine etwas abgeänderte Version davon verwendet (wobei noch drei Schläge hinten angefügt wurden). Pierné beginnt damit, dass er den 5/8-Takt des Zortzico mit einem standardmäßigen 4/8-Takt alterniert, als ob er seine Hörer behutsam an den Tanz heranführen wollte. Die Zortzico-Melodie stellt sich schließlich als reizvolle populäre Musik heraus; vielleicht handelt es sich sogar um eine ursprünglich baskische Melodie, obwohl sie bisher noch nicht identifiziert worden ist. Der Satz besteht zum größten Teil aus Variationen über diese Melodie in verschiedenen Tonarten und mit unterschiedlichen Harmonien, doch tritt auch eine zweite Idee in Form einer aufsteigenden Tonleiter hervor, die die abfallende Bewegung des Zortzicos ergänzt. Schließlich kombiniert Pierné die beiden in einem ungewöhnlichen 20/8-Takt, bevor die Musik in einem langen Des-Dur-Schleier wiederum zur Ruhe hinabsinkt.

In der langsamen Einleitung zum Finalsatz lüftet Pierné ehrerbietig seinen Hut vor Franck, indem er sich auf Melodien und Rhythmen der beiden vorangegangenen Sätze zurückbezieht; dabei beginnt er mit dem Zortzico. Mit zunehmender kontrapunktischer Komplexität zieht auch das Tempo an, bis der Damm bricht oder, anders ausgedrückt, die Wolken sich verziehen und eine sonnige E-Dur-Melodie, Allegro vivo ed agitato, erklingt. Franck’sche Modulationen reißen alles mit sich und gipfeln in einem neuen Thema (das jedoch wiederum auf punktierten Rhythmen basiert), welches von trompetenartigen Akkorden des Klaviers begleitet wird. Ab hier befindet sich alles in Bewegung, wobei zwei relativ friedvolle Oasen für Abwechslung sorgen. Punktierte Rhythmen herrschen weiterhin vor, obwohl die Komplexität einen Höhepunkt erreicht, wenn der 5/8-Rhythmus des Zortzico mit sowohl einem 4/8- als auch einem 3/8-Rhythmus kombiniert wird. Die Jagd zum Ende hin ist belebend und triumphierend.

aus dem Begleittext von Roger Nichols © 2014
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Pierné: Piano Quintet; Vierne: String Quartet
Studio Master: CDA68036Studio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

Movement 1: Moderato molto tranquillo
Movement 2: Sur un rythme de Zortzico
Movement 3: Lent – Allegro vivo ed agitato

Track-specific metadata

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