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Piano Concerto No 2 in F minor

composer
1897; first performed by Clotilde Kleeberg at the Paris Opéra on 30 January 1898, Paul Taffanel conducting; published by Heugel

 
Published by Heugel—a firm that remained faithful to Dubois throughout his career—the Piano Concerto No 2 in F minor was premiered at the Paris Opéra on 30 January 1898 by the pianist Clotilde Kleeberg (1866–1909), who had also given the first performance of Dubois’s set of solo piano pieces Poèmes sylvestres. The orchestra was conducted by Paul Taffanel. Le Ménestrel reviewed the event on 6 February in terms highly laudatory for both performer and work:

Mlle Clotilde Kleeberg then played the Second Piano Concerto in F minor of M. Théodore Dubois, which was receiving its first hearing. The work is interesting, very modern in style and happily proportioned; the solo instrument does not misuse its predominance and often assumes a concertante role, taking its place in the symphonic movement. Unfortunately, the auditorium of the Opéra is so resistant to music that the piano could barely be heard in the course of the first movement. The Adagio that follows is attractive in colour, and its conclusion, con sordini, produces a felicitous effect; Mademoiselle Kleeberg played it very nicely, as she did the Allegro scherzando, which is nimble, lively, and elegant in rhythm. Its only fault—a rare one—is that it is too brief. The obligatory cadenza, instead of coming at the end of a movement as is usual, here appears at the start of the finale, Allegro con fuoco, a fast and cheerful piece with an attractive fugal passage, which ends the work on a warm note that invites applause. It certainly received that on this occasion, as did its excellent interpreter, who, with her stylishness, her virtuosity, her grace, succeeded in bringing out all its qualities of charm and colour.

The first movement of the concerto is by far the most extended, notably because it is founded on a multitude of themes and motifs which ensure variety. The initial tutti, a worthy heir to the thunderous openings of the Grieg and Schumann concertos, is assigned to the orchestra. It is answered by a second theme in Franckist harmonies. A false entry from the piano, with a simple but effective octave scale, leads to a reprise of the tutti. The soloist then presents a new theme of his own—one of Dubois’s finest melodic inspirations in this concerto—which is at once taken up and varied. The second theme displays a similar caressing lyricism, recalling Chopin in its elegant decorations and its delicately swaying accompaniment. A refined development with skilful harmonic progressions reintroduces the initial themes and motifs in extremely rich orchestral textures. Virtuosity does not seem to be the principal preoccupation of the composer, who has clearly taken into account the modern phenomenon of the symphonic concerto, in which the discursive role of the orchestra is preponderant. The passagework that punctuated the Concerto-capriccioso is much rarer here and is almost always superimposed on elaborate thematic working.

The second movement—a traditional but concise ternary form—is again based on a theme of great sensuality, although Dubois asks for it to be played ‘with gravity’. A presentation of this theme in bare octaves on the piano recalls the austere recitatives of Liszt or Chopin, but here its purpose is to prepare the climax of this Adagio: a reprise on full strings of the principal theme, on which the soloist superimposes a demanding motif of swirling runs. Without overusing this formula, Dubois concludes the movement in an atmosphere of tranquillity with witty harmonic twists characteristic of his style, which is never as smoothly conventional as one imagines.

The brief scherzo, typically French, manages in its own way to combine the elegance of a motif that Saint-Saëns and Pierné would not have disowned with monumental tuttis enlivened by agitated solo passagework. Rarely enough for its period, this movement might almost be thought too short, for the enjoyment it gives is still far from palling when it comes to an end. The soloist launches the finale with a written-out cadenza that recapitulates all the themes heard earlier. After this, the last movement is free to deploy its shimmering virtuosity in the manner of Saint-Saëns, with a few skilful contrapuntal passages thrown in.

from notes by Alexandre Dratwicki © 2013
English: Charles Johnston

Publié par Heugel—éditeur qui restera fidèle à Dubois pendant toute sa carrière—, le Concerto nº 2 en fa mineur fut créé à l’Opéra de Paris, le 30 janvier 1898, par la pianiste Clotilde Kleeberg (1866–1909), également créatrice du cycle pianistique de Dubois intitulé Poèmes sylvestres. À cette occasion, l’orchestre était placé sous la direction de Paul Taffanel. Le Ménestrel du 6 février rendit compte de cet événement en termes très élogieux, tant pour l’interprète que pour l’ouvrage:

Mlle Clotilde Kleeberg nous a fait entendre ensuite le Deuxième Concerto de piano en fa mineur de M. Théodore Dubois, dont c’était la première audition. L’œuvre est intéressante, de style bien moderne et d’heureuses proportions, l’instrument solo n’abusant pas de sa prédominance et devenant souvent concertant en prenant sa place dans le mouvement symphonique. Par malheur, cette salle de l’Opéra est si réfractaire à la musique, qu’on n’entendait guère le piano pendant le cours du premier morceau; l’adagio qui suit est d’une jolie couleur et sa conclusion, con sordini, produit un heureux effet; mademoiselle Kleeberg l’a fort joliment joué, ainsi que l’allegro scherzando, qui est léger, vivace, d’un rythme élégant, et dont le seul défaut—défaut rare—est d’être trop court; la cadenza obligatoire, au lieu de terminer un morceau, selon l’ordinaire, se trouve ici en tête du finale, allegro con fuoco, à l’allure vive et allègre, avec un joli passage fugué, qui termine l’œuvre d’une façon chaleureuse et qui appelle les applaudissements. Ils ne lui ont pas manqué, non plus qu’à son excellente interprète, qui en a fait ressortir par son style, par sa virtuosité, par sa grâce, toutes les qualités de charme et de couleur.

Le premier mouvement du Concerto est de loin le plus développé, notamment parce qu’il s’appuie sur une multitude de thèmes et motifs qui en assurent la variété. Le tutti initial, digne héritier des fracassantes amorces des concertos de Grieg ou Schumann, est ici confié à l’orchestre. Un second thème aux harmonies franckistes lui répond. Fausse entrée du piano, par une gamme en octave simple mais efficace, et reprise du tutti. Le soliste présente alors un thème personnel—l’une des belles trouvailles mélodiques de Dubois dans ce concerto—immédiatement repris et varié. Le second thème est d’un lyrisme tout aussi caressant, qui rappelle Chopin tant par ses décorations distinguées que par son accompagnement délicatement balancé. Un développement raffiné et d’une belle progression harmonique réintroduit les thèmes et motifs initiaux dans des textures orchestrales extrêmement riches. La virtuosité ne semble pas la préoccupation principale du compositeur qui tient compte de la modernité du concerto symphonique, dans lequel le rôle discursif de l’orchestre est prépondérant. Les traits qui émaillaient le Concerto-capriccioso se font ici beaucoup plus rares et sont—presque toujours—superposés à un travail thématique élaboré.

Le second mouvement—une forme ternaire traditionnelle mais concise—s’appuie lui aussi sur un thème d’une grande sensualité, quoique Dubois en demande l’exécution avec gravité. Une présentation de ce thème en octaves à vide du piano rappelle les récitatifs dépouillés d’un Liszt ou d’un Chopin, mais c’est ici pour mieux préparer le climax de cet Adagio: une reprise par toutes les cordes du thème principal auquel le soliste superpose un exigeant trait tournoyant. Sans abuser de la formule, Dubois achève en toute quiétude, par quelques clins d’œil harmoniques caractéristiques de son style, jamais si policé qu’on le croit.

Le bref scherzo, typiquement français, parvient à sa manière à concilier l’élégance d’un motif que Saint-Saëns et Pierné n’auraient pas désavoué avec quelques tuttis monumentaux agités de traits pianistiques. Chose rare à cette époque, ce mouvement pêcherait presque par excès de concision tant le plaisir qu’il dégage est loin d’être épuisé tandis qu’il s’achève. Le soliste engage le final par une cadence notée destinée à récapituler l’ensemble des thèmes déjà entendus. Le dernier mouvement peut alors déployer sa virtuosité chatoyante à la manière de Saint-Saëns, sans omettre quelques passages contrapuntiques heureusement formulés.

extrait des notes rédigées par Alexandre Dratwicki © 2013

Das Klavierkonzert Nr. 2 in f-Moll wurde von Heugel herausgegeben—ein Verlag, der Dubois während seiner gesamten Karriere treu blieb—und am 30. Januar 1898 an der Pariser Opéra von der Pianistin Clotilde Kleeberg (1866–1909) uraufgeführt, die auch die erste Aufführung von Dubois’ Soloklavierzyklus Poèmes sylvestres gegeben hatte. Das Orchester wurde von Paul Taffanel geleitet. Am 6. Februar lobte Le Ménestrel sowohl die Interpretin als auch das Werk in den höchsten Tönen:

Mlle Clotilde Kleeberg bot dann das Zweite Klavierkonzert in f-Moll von M. Théodore Dubois dar, das hier zum ersten Mal gehört wurde. Das Werk ist interessant, im Stil sehr modern und von geglückten Proportionen; das Soloinstrument missbraucht seine Vorrangstellung nicht und nimmt oft eine konzertante Rolle innerhalb des symphonischen Satzes ein. Leider ist der Opernsaal für Musik derart unempfänglich, dass man das Klavier im Laufe des ersten Satzes kaum hören konnte. Das darauffolgende Adagio besitzt reizvolle Klangfarben und sein Schluss, con sordini, erzeugt einen gelungenen Effekt; Mademoiselle Kleeberg spielte ihn sehr schön, ebenso wie das Allegro scherzando, das anmutig, lebhaft und rhythmisch elegant ist. Es hat nur einen Fehler—einen seltenen Fehler: es ist zu kurz. Die obligatorische Kadenz steht nicht, wie gewöhnlich, am Ende eines Satzes, sondern erscheint hier zu Beginn des Finales, Allegro con fuoco, ein schnelles und fröhliches Stück mit einer hübschen fugierten Passage, die das Werk in warmer Art und Weise beendet und zum Applaus aufruft. Den bekam es auch, und seine exzellente Interpretin ebenso, die mit ihrem Stil, ihrer Virtuosität und Anmut alle Qualitäten des Werks, seinen Charme und seine Farben hervorbrachte.

Der erste Satz des Konzerts ist bei weitem der längste, in erster Linie weil ihm zahlreiche Themen und Motive zugrunde liegen, die für Abwechslung sorgen. Das Anfangstutti, in der Tradition der donnernden Eröffnungspassagen der Konzerte von Grieg oder Schumann, ist hier dem Orchester übergeben. Es antwortet darauf ein zweites Thema mit Harmonien, die an Franck erinnern. Ein „falscher“ Einsatz des Klaviers mit einer schlichten, aber wirkungsvollen Tonleiter in Oktaven leitet in die Reprise des Tutti. Der Solist präsentiert dann ein neues, eigenes Thema—eine der schönsten melodischen Trouvaillen von Dubois in diesem Konzert—, das sofort aufgegriffen und variiert wird. Im zweiten Thema kommt eine ähnlich zärtliche Lyrik zum Ausdruck, die mit ihren eleganten Verzierungen und ihrer sanft wiegenden Begleitung an Liszt erinnert. Eine raffinierte Durchführung mit geschickten harmonischen Fortschreitungen führt die Anfangsthemen und -motive in äußerst reichhaltigen Orchestertexturen wieder ein. Virtuosität scheint hierbei nicht das Hauptanliegen des Komponisten zu sein, dem das moderne Phänomen des symphonischen Konzerts offenbar bekannt ist, wo die diskursive Rolle des Orchesters ausschlaggebend ist. Die virtuosen Passagen, die immer wieder im Concerto-capriccioso auftreten, sind hier sehr viel seltener und fast immer von komplexen thematischen Strängen überlagert.

Dem zweiten Satz—in traditioneller, aber prägnanter dreiteiliger Form—liegt wiederum ein sehr sinnliches Thema zugrunde, obwohl Dubois anweist, es „ernsthaft“ zu spielen. Eine Darbietung dieses Themas durch das Klavier in leeren Oktaven erinnert an die schmucklosen Rezitative Liszts oder Chopins, doch soll hier damit der Höhepunkt dieses Adagios besser vorbereitet werden: eine Reprise des Hauptthemas, gespielt vom gesamten Streicherapparat, was von dem Solisten mit einem anspruchsvollen, wirbelnden Motiv überlagert wird. Ohne diese Formel überzustrapazieren, schließt Dubois den Satz in Ruhe und mit charakteristischem harmonischem Augenzwinkern ab, das nie so konventionell ist, wie man zunächst denkt.

Das kurze Scherzo ist typisch französisch und kombiniert erfolgreich in seiner eigenen Weise die Eleganz eines Motivs, das Saint-Saëns oder Pierné nicht verschmäht hätten, mit monumentalen Tutti-Passagen, die durch pianistische Merkmale bewegt sind. Dieser Satz, der für seine Zeit recht ungewöhnlich war, könnte fast als zu knapp betrachtet werden, da der Genuss, der sich beim Hören einstellt, am Ende alles andere als erloschen ist. Der Solist beginnt das Finale mit einer ausgeschriebenen Kadenz, in der alle zuvor gehörten Themen zusammengefasst werden. Danach kann der letzte Satz seine Virtuosität im Stile von Saint-Saëns schillern lassen, wobei noch einige geschickt konstruierte kontrapunktische Passagen eingeworfen werden.

aus dem Begleittext von Alexandre Dratwicki © 2013
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Dubois: Piano Concertos
Studio Master: CDA67931Studio Master FLAC & ALAC downloads available

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