Symphony No 10 in E flat major, WoO8

composer
completed in April 1857 but suppressed; first performed in Carnegie Hall on 22 March 1998 by the Bergen Youth Orchestra of New Jersey under Eugene Minor; published in 2006

 
Spohr completed his final symphony, No 10 in E flat major, WoO8, in April 1857, and the story behind it has an intriguing parallel with Sibelius’s last symphony, his eighth, with the important difference that Spohr’s work survived whereas the Finnish master is believed to have destroyed his. It would appear that both composers were worried about how their final symphonic testament would stand up to public scrutiny in comparison to their earlier ones which had won such acclaim. Spohr put this feeling into words when he wrote to his friend, the Frankfurt banker and Lieder composer Wilhelm Speyer, on 27 November 1857: ‘I recently received a request from the Philharmonic Society in London to write a symphony or other large-scale orchestral work for next season. I turned down the request because, though I have recently written some quartets worthy of my earlier ones, I do not feel myself able to write a symphony capable of being placed alongside my previous ones from my second symphony onwards. I must also take care not to sink in the estimation of the English in particular.’

It seems from this letter that Spohr’s commission from the Philharmonic Society arrived after he had shelved the tenth and he did not mention the work to Speyer. Soon after the symphony’s completion Spohr rehearsed it with his Kassel orchestra and, according to the section added to his memoirs by his second wife, Marianne Pfeiffer: ‘Despite the many beauties and new ideas it contained, it did not seem to him worthy of bringing to an end the impressive sequence of symphonies he had composed in earlier years; thus it came about that this tenth symphony was condemned by Spohr himself to eternal oblivion, if not to destruction.’ Such was Marianne’s devotion to Spohr’s memory that after his death she did not destroy the symphony but kept it unperformed and unpublished until it eventually found its way into the former Prussian State Library in Berlin, where it still remains. It was not until American conductor Eugene Minor examined the symphony and prepared a performing version that it received its premiere—at New York’s Carnegie Hall on 22 March 1998, when Mr Minor conducted his Bergen Youth Orchestra of New Jersey. It was eventually published in 2006.

The ethical question arises of whether or not to disregard the composer’s wishes, but now the symphony is in the public domain listeners can make up their own minds as to whether Spohr was right in suppressing it. Usually it is the youthful work of composers that is disinterred against their known wishes, as happened some thirty years ago with the early C minor symphony of Grieg. In Spohr’s case the problem is compounded by the composer’s attempt to overhaul his musical style radically and follow a new path. In the words of the German musicologist Hans Glenewinkel when studying the two string quartets Spohr wrote around this period, the composer made ‘his guiding principle the return to the classical ideals of his youth’.

The tenth is the most concise of all Spohr’s symphonies, with no episodic matter and only a minimum of bridge passages. It also mixes the old and the new, for along with the neoclassical formal structure Spohr’s chromatic harmonic language is completely up to date, and for the first time his orchestra includes valve horns and trumpets as well as a tuba. The first movement does away with the usual slow introduction and launches immediately, forte, into the Allegro. This first thematic group is punctuated by lighter passages focusing on the woodwind supported by pizzicato strings before the brief lyrical second subject appears. All of these elements are covered during the development section and after a straightforward reprise the music reaches a powerful conclusion.

The seamless Larghetto is dominated by the opening theme with its slight tinge of melancholy, and the main contrast arrives with the classically orientated closing motif. With the Allegretto Scherzo we hear the influence of Haydn, with unexpected pauses and dynamic contrasts reminding us of the original meaning of ‘scherzo’ as a joke. Lyricism takes over in the Trio where the woodwind sing a broad melody accompanied by running quavers from the first violins, while later on horns and trumpets add a gentle fanfare.

Haydn again comes to mind at the start of the Allegro finale where the main theme comprises three-bar units instead of the expected regular four-bar ones—just the sort of thing the old Esterházy genius delighted in doing. With his second subject Spohr brings his symphonic output full circle as this triplet-based motif matches the one at the identical point in the finale of his very first symphony, written forty-six years earlier, which also used triplets and was in the same key of E flat major. Finally, a rumbustious few bars close Spohr’s last symphonic outing.

from notes by Keith Warsop © 2011
Chairman, Spohr Society of Great Britain

L’histoire de la dernière symphonie de Spohr—la no 10 en mi bémol majeur, WoO8, achevée en avril 1857—présente un intrigant parallèle avec celle de la huitième, et dernière, symphonie de Sibelius, à cette importante différence près que le maître finlandais, pense-t-on, détruisit la sienne. Considérant leurs symphonies passées, tellement acclamées, les deux compositeurs s’inquiétaient, semble-t-il, de la manière dont leur ultime testament symphonique résisterait à la scrutation du public. Ce sentiment, Spohr le confia à son ami Wilhelm Speyer, banquier à Francfort et compositeur de lieder, dans une lettre du 27 novembre 1857: «J’ai été récemment invité par la Société philharmonique de Londres à écrire une symphonie ou une grande œuvre orchestrale pour la saison prochaine. J’ai refusé car, même si j’ai composé ces derniers temps quelques quatuors qui s’enchaînent bien avec les précédents, je ne me sens pas le courage d’écrire une symphonie qui puisse faire suite aux précédentes, à partir de la deuxième, et je dois aussi veiller à ne pas déchoir dans l’opinion des gens, surtout des Anglais.»

D’après cette lettre, il semblerait que Spohr ait reçu la commande de la Philharmonic Society après avoir abandonné sa dixième symphonie, qu’il ne mentionne pas à Speyer. Peu après l’avoir achevée, il la répéta avec son orchestre de Kassel et, à en croire le paragrape ajouté à ses mémoires par sa seconde femme Marianne Pfeiffer: «Malgré les multiples splendeurs et idées nouvelles qu’elle renfermait, elle ne lui parut pas digne de clore l’imposante série de symphonies qu’il avait écrite et ce fut donc lui qui condamna cette symphonie—sa dixième—non pas certes à la destruction, mais à une perpétuelle dissimulation.» Marianne était si dévouée à la mémoire de Spohr qu’une fois veuve, elle ne détruisit pas la symphonie mais la conserva sans la faire jouer ni publier jusqu’à ce que la partition finisse par atterrir à l’ancienne Bibliothèque nationale de Prusse, à Berlin, où elle est toujours. Elle fut créée le 22 mars 1998 seulement, au Carnegie Hall de New York, par le Bergen Youth Orchestra du New Jersey placé sous la baguette d’Eugene Minor, le chef d’orchestre américain qui l’avait examinée et en avait préparé une version d’exécution. Elle fut finalement publiée en 2006.

La question éthique est de savoir s’il faut ou non faire fi des souhaits du compositeur mais, maintenant que cette symphonie est dans le domaine public, les auditeurs peuvent se faire leur propre opinion et dire si Spohr avait raison de vouloir la supprimer. D’ordinaire, ce sont les œuvres de jeunnesse qui sont exhumées contre la volonté manifeste de leur auteur—ainsi, la symphonie en ut mineur de Grieg, voilà trente ans. Dans le cas présent, le problème est aggravé par la tentative de Spohr de revoir radicalement son style musical pour aller dans une nouvelle voie. Comme le dit le musicologue allemand Hans Glenewinkel dans son étude des deux quatuors à cordes rédigées par Spohr à cette époque, le compositeur «se donna pour principe de retrouver les idéaux musicaux de sa jeunesse».

La dixième est la plus concise de toutes les symphonies de Spohr, sans rien d’épisodique et avec juste le minimum de ponts. Elle mélange, en outre, l’ancien et le nouveau: une structure formelle néoclassique y côtoie une langue harmonique chromatique totalement au goût du jour et, pour la première fois, Spohr inclut dans son orchestre des cors à pistons, des trompettes et un tuba. Le premier mouvement abandonne l’habituelle introduction lente pour s’élancer d’emblée, forte, dans l’Allegro. Ce premier groupe thématique est ponctué de passages plus légers se focalisant sur les instruments à vent en bois, soutenus par des cordes en pizzicato, avant l’apparition du bref second sujet lyrique. Tous ces éléments sont traités au cours du développement et, passé une reprise simple, la musique termine puissamment.

Le Larghetto, d’une seule coulée, est dominé par le thème inaugural, nué de mélancolie, le contraste principal survenant avec le motif conclusif, d’orientation classique. Le Scherzo Allegretto dévoile une influence haydnienne, avec des pauses inattendues et des contrastes de dynamique nous rappelant qu’à l’origine, le mot «scherzo» désignait une plaisanterie. Le lyrisme reprend le pas dans le Trio, où les instruments à vent en bois chantent une ample mélodie, accompagnés d’incessantes croches aux premiers violons, les cors et les trompettes venant ensuite ajouter une tendre fanfare.

Haydn, nous revient en tête au début du finale Allegro, où le thème principal comprend des unités de trois mesures au lieu des quatre attendues—le genre même de choses que le vieux génie d’Esterházy se délectait à faire. Avec son second sujet, Spohr boucle sa production symphonique, ce motif à base de triolets renvoyant à celui, au même endroit, du finale de sa toute première symphonie, écrite quarante-six ans auparavant, qui utilisait aussi des troilets et était dans la même tonalité de mi bémol majeur. Enfin, quelques mesures exubérantes viennent clore cette ultime symphonie.

extrait des notes rédigées par Keith Warsop © 2011
Chairman, Spohr Society of Great Britain
Français: Hypérion

Spohr vollendete seine letzte Sinfonie Nr. 10 in Es-Dur WoO8 im April 1857. Beachtenswert ist die historische Parallele zu Sibelius’ achter und letzter Sinfonie, jedoch mit dem wichtigen Unterschied, dass Spohrs Werk überlebt hat, während Sibelius es vermutlich vernichtet hat. Offenbar waren beide Komponisten besorgt über die Aufnahme ihres sinfonischen Testaments im Vergleich zu ihren so hoch geschätzten früheren Werken dieses Genres. Spohr fasste seine Gefühle in Worte, als er am 27. November 1857 an seinen Freund, den Frankfurter Bankier und Liederkomponisten Wilhelm Speyer schrieb: „Von der Philharmonischen Gesellschaft in London bekam ich unlängst eine Aufforderung, ihr für die nächste Saison eine Sinfonie oder ein anderes großes Orchesterwerk zu schreiben. Das habe ich abgelehnt, denn obgleich ich in letzter Zeit einige Quartette geschrieben habe, die sich den früheren ebenbürtig anschließen, so getraue ich mir doch keine Sinfonie mehr zu schreiben, die den früheren, von der Zweiten an, an die Seite gestellt werden könnte, und so muß ich doch auch dafür sorgen, daß ich in der Meinung, besonders der Engländer, nicht herabsinke.“

Aus diesem Brief und der Tatsache, dass er die zehnte Sinfonie nicht erwähnt, lässt sich folgern, dass Spohr den Auftrag der Philharmonic Society erhielt, nachdem er sie bereits zu den Akten gelegt hatte. Kurz nach der Vollendung probte er sie mit seinem Orchester in Kassel. In der von seiner zweiten Frau Marianne geb. Pfeiffer stammenden Ergänzung seiner Memoiren heißt es: „Ungeachtet der darin enthaltenen mannichfachen Schönheiten und neuen Gedanken schien sie ihm jedoch nicht geeignet, die stattliche Reihe seiner früher geschriebenen Symphonien würdig zu beschließen, und so wurde durch ihn selbst, diese seine zehnte Symphonie, zwar nicht zur Vernichtung, aber zu ewiger Verborgenheit verurtheilt.“ Aus lauter Ergebenheit gegenüber Spohrs Andenken vernichtete Frau Marianne die Sinfonie nicht, sondern verwahrte sie unaufgeführt und unveröffentlicht, bis sie ihren Weg in die Preußische Staatsbibliothek, die heutige Staatsbibliothek zu Berlin fand, wo sie sich immer noch befindet. Am 22. März 1998 jedoch, nachdem der amerikanische Dirigent Eugene Minor sie untersucht und eine aufführungsreife Fassung hergestellt hatte, erlebte sie ihre Uraufführung unter seiner Leitung mit seinem Bergen Youth Orchestra von New Jersey in der Carnegie Hall in New York, und im Jahr 2006 wurde sie schließlich veröffentlicht.

Nun stellt sich die ethisch schwierige Frage, ob man den Wunsch des Komponisten achten sollte, doch nach der Veröffentlichung, können wir uns selbst ein Urteil darüber bilden, ob Spohrs Entscheidung, sie zu unterdrücken, berechtigt war. Normalerweise sind es die Jugendwerke, die entgegen den überlieferten Wünschen ihrer Verfasser ans Licht geholt werden, wie dies vor rund dreißig Jahren mit Griegs früher Sinfonie in c-Moll geschah. In Spohrs Fall wird das Problem jedoch dadurch vielschichtiger, dass er versuchte, seinen Stil radikal zu überdenken und neue Wege zu gehen. Der deutsche Musikwissenschaftler Hans Glenewinkel kommentierte nach dem Studium der beiden um dieselbe Zeit entstandenen Streichquartette: „Rückkehr zu den klassischen Idealen seiner Jugend ist das Motto.“

Spohrs zehnte Sinfonie ist seine kompakteste, ohne jedes episodische Material und mit einem Minimum an Überbrückungen. Außerdem mischt sie Altes mit Neuem, denn entlang dem neoklassischen Aufbau ist die chromatisch-harmonische Sprache absolut zeitgemäß, und zum ersten Mal hat sein Orchester Ventilhörner, Trompeten und eine Tuba. Der erste Satz verzichtet auf die übliche langsame Einleitung und setzt forte mit dem Allegro ein. Die erste Themengruppe wird von leichteren Passagen mit Schwerpunkt auf den Holzbläsern und Unterstützung durch pizzicato gespielte Streichinstrumente unterbrochen, bevor das kurze, lyrische Nebenthema erscheint. Alle diese Elemente werden in der Durchführung behandelt, und nach einer geradlinigen Reprise kommt der Satz zu einem kraftvollen Abschluss.

Das nahtlose Larghetto wird vom einleitenden, leicht melancholischen Thema dominiert, und der Hauptkontrast trifft mit dem klassisch ausgerichteten Schlussmotiv ein. Im Allegretto-Scherzo hören wir Einflüsse von Haydn mit unerwarteten Pausen, und die dynamischen Kontraste erinnern an die eigentliche Bedeutung von „Scherzo“ als „Spaß“. Im Trio gibt Lyrik den Ton an, wenn die Holzbläser eine breite, von schnellen Achteln auf den ersten Geigen unterstützte Melodie singen, und später gesellt sich eine zarte Fanfare der Hörner und Trompeten hinzu.

Ebenfalls an eine Vorliebe des alten Haydn erinnert der Beginn des Allegro-Finale, wo das Hauptthema aus dreitaktigen statt der erwarteten regulären viertaktigen Einheiten besteht. Mit dem zweiten Thema schließt Spohr seinen sinfonischen Zyklus, denn dieses auf Triolen aufbauende Motiv entspricht demjenigen an der gleichen Stelle im Finale seiner ersten, sechsundvierzig Jahre früher komponierten Sinfonie, die ebenfalls Triolen verwendet und ebenfalls in Es-Dur steht. Spohrs letzter Ausflug in das sinfonische Genre schließt mit einigen wenigen turbulenten Takten.

aus dem Begleittext von Keith Warsop © 2010
Chairman, Spohr Society of Great Britain
Deutsch: Henning Weber

Recordings

Spohr: Symphonies Nos 8 & 10
CDA67802

Track-specific metadata for CDA67802 track 8

Scherzo: Allegretto – Trio
Artists
ISRC
GB-AJY-11-80208
Duration
5'59
Recording date
16 April 2010
Recording venue
Auditorio Stelio Molo, Lugano, Switzerland
Recording producer
Ben Connellan
Recording engineer
Michael Rast
Hyperion usage
  1. Spohr: Symphonies Nos 8 & 10 (CDA67802)
    Disc 1 Track 8
    Release date: February 2011