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Piano Concerto in B flat major, Op 18

composer
completed on 2 October 1867 and first performed by the composer in Basle on 1 December

 
Goetz finished the full score of his Piano Concerto in B flat major on 2 October 1867, though its cadenza was only notated by him in 1873. Its first performance took place at Basle on 1 December 1867, when he made his third appearance that year in his own works. It proved to be the most successful of his orchestral works played during his lifetime, and was praised by the local press (Basler Nachrichten, 4 December 1867) as ‘evidence of his outstanding talent, crafted, melodious, fiery and reflective, with a brilliant piano part. It is effective without playing to the gallery, and is, in the best sense of the word, modern’. The review concluded with a hope that it would be taken up by the first-rank concert organizations in Germany. Attempts to have it programmed at Leipzig, Germany’s musical epicentre at the time, failed during the next two years (‘If I was a pretty girl, I would have succeeded; I’m afraid that’s all that matters there’, Goetz moaned to Joseph Widmann in November 1869). He played it twice in Zurich, on 22 December 1868 and 3 March 1874, his last appearance anywhere as a pianist. Later that year he sent it to his amanuensis Ernst Frank at Mannheim with a caveat: ‘You’ll have to look through it with care before the message becomes clear. Do so three to seven times before you decide whether or not you want to perform it in public.’ This was a strange piece of advice, as the music has little about it which implies either a hidden message or emotions of great depth; on the contrary its folksong-like immediacy and melodic warmth find a welcome with any concert audience then and now. Goetz clearly rated the concerto, especially the second and third movements (‘flawless’), but wanted no preferential treatment or favours from Frank: ‘It must come to mean something really special to you. If it does, then that’s fine and would please me much.’

Frank eventually performed the concerto on 7 November 1876. Goetz wrote some last-minute advice at the end of October: ‘How unselfish of you to spend such time-consuming hours on finger studies! I am quite ashamed and only hope you get pleasure from it. The first movement is not easy and makes most demands on virtuosity. On the whole I did not have enough strength, but you will. My music requires a Chopin technique as you find in his Etudes Opp 10 and 25, his Nocturnes, Scherzi and Polonaises. Brahms needs a Schumann technique.’ Goetz’s gratitude and modesty shine through in a final letter (4 November): ‘I must think of you and your dear fists. You are thinking more than usually of me, but whether in a friendly way is another matter. Here and there a curse will escape you at such and such a nasty place, but when the wretched passages are under control once and for all, the orchestra is there and the interplay begins, hopefully you will still find pleasure in the music and the public in you.’

Hermann Goetz’s Piano Concerto is one among many in the genre that have been overlooked, though it has had some welcome revivals in recent years. It is music which is grateful on the ear, and virtuosic in a more subtle than usual display of technical difficulties. Its themes are charming and their development imaginative. The scoring favours solos for oboe, clarinet and horn, while Goetz manages to shun the German nineteenth-century trap of dense orchestration (double winds, two each of horns and trumpets, timpani and strings). Above all, Goetz’s music is open-hearted, possessing a freshness and optimism that belie his own appalling physical condition. His melodic gift shines through, while his harmonic language attempts nothing too adventurous, even in the wake of all that Wagner was doing at the time to break the mould of conventional thought on the subject. After all, by 1867 Tristan was already two years old, so too Brahms’s German Requiem, the other work which impacted heavily on composers and audiences of the day. True, we detect the sound and musical language of Schumann and Chopin in the style, but as with all good music, Goetz’s Piano Concerto ultimately bears its own identity.

from notes by Christopher Fifield © 2010

Goetz acheva la grande partition de son Concerto pour piano en si bémol majeur le 2 octobre 1867, même s’il n’en nota la cadenza qu’en 1873. Il le créa à Bâle le 1er décembre 1867—c’était la troisième fois cette année-là qu’il se produisait dans ses propres pièces. Ce concerto, qui fut son œuvre orchestrale la plus couronnée de succès, fut salué par la presse locale: les Basler Nachrichten du 4 décembre 1867 y virent ainsi une «preuve de son remarquable talent, ciselé, mélodieux, fougueux et réfléchi, avec une brillante partie de piano. Il impressionne sans poser pour la galerie, et est, dans le meilleur sens du terme, moderne.» L’article terminait en espérant que ce concerto serait repris par les plus importantes organisations de concerts allemandes. Pendant les deux années suivantes, Goetz essaya vainement de le faire programmer à Leipzig, alors épicentre musical du pays («Si j’étais un beau brin de fille, j’aurais réussi; j’ai bien peur que ce soit tout ce qui compte ici», se plaignit-il à Joseph Widmann en novembre 1869). Il le joua deux fois à Zurich, le 22 décembre 1868 et le 3 mars 1874—son ultime apparition comme pianiste. Plus tard cette année-là, il l’envoya à son copiste Ernst Frank, à Mannheim, avec cet avertissement: «Tu devras soigneusement l’examiner avant que le message ne s’éclaircisse. Fais-le entre trois et sept fois avant de décider si tu veux ou non le jouer en public.» Voilà un bien curieux conseil, car cette musique ne sous-entend guère de message caché ni d’émotions très profondes; au contraire, son immédiateté de chant populaire et sa vivacité mélodique lui assurèrent, et lui assurent encore, un bel accueil du public. Goetz estimait, à l’évidence, ce concerto, avec un faible pour les deuxième et troisième mouvements («infaillibles»), mais il ne voulait ni traitement préférentiel ni faveurs de la part de Frank: «Il faut qu’il en vienne à signifier quelque chose de vraiment spécial pour toi. Si c’est le cas, alors parfait et j’en serais ravi.»

Finalement, Frank joua le concerto le 7 novembre 1876. À la fin du mois d’octobre, Goetz lui prodigua quelques conseils de dernière minute: «Comme c’est généreux à toi de consacrer autant d’heures prenantes aux études pour les doigts! J’en ai presque honte et j’espère seulement que tu en retires du plaisir. Le premier mouvement n’est pas facile et c’est celui qui exige le plus de virtuosité. Dans l’ensemble, je n’ai pas eu assez de forces mais toi, tu en auras. Ma musique requiert une technique à la Chopin, comme on en trouve dans ses Études opp. 10 et 25, dans ses Nocturnes, ses Scherzi et ses Polonaises. Brahms demande une technique à la Schumann.» La gratitude et la modestie de Goetz percent à travers une dernière lettre (4 novembre): «Je dois penser à toi et à tes petites mains. Tu penses à moi plus que d’ordinaire—amicalement ou non, ça c’est une autre affaire. Ici et là, un juron t’échappera, à tel ou tel endroit méchant, mais quand l’instant fatidique est maîtrisé une fois pour toutes, l’orchestre est là et le jeu avec lui commence, et j’espère que tu prendras, malgré tout, du plaisir à jouer et que le public en prendra à t’écouter.»

Nonobstant quelques récentes résurrections bienvenues, cette œuvre de Hermann Goetz fait partie des nombreux concertos pour piano oubliés. C’est pourtant une musique agréable à entendre et virtuose, avec une subtilité dépassant l’habituel étalage de difficultés techniques. Ses thèmes sont charmants, avec un développement imaginatif. L’écriture privilégie les solos pour hautbois, clarinette et cor, tout en parvenant à éviter le piège de l’orchestration dense, typique de l’Allemagne du XIXe siècle (doubles vents, cors et trompettes par deux, timbales et cordes). Surtout, cette musique est sincère, douée d’une fraîcheur et d’un optimisme démentant l’atroce condition physique de son auteur, dont le don pour la mélodie affleure, tandis que son langage harmonique ne s’essaye à rien de trop aventureux, même après tous les efforts de Wagner pour briser le moule des conventions dans ce domaine. Après tout, en 1867, Tristan avait déjà deux ans, de même que le Requiem allemand de Brahms, l’autre œuvre à avoir eu un énorme impact sur les compositeurs et les auditoires de l’époque. Certes, le Concerto pour piano de Goetz laisse voir, sur le plan stylistique, le son et la langue musicale de Schumann et de Chopin mais, comme toute bonne musique, il a, en fin de compte, sa propre identité.

extrait des notes rédigées par Christopher Fifield © 2010
Français: Hypérion

Goetz vollendete die Partitur seines Klavierkonzerts in B-Dur am 2. Oktober 1867, doch die Kadenz schrieb er erst 1873 nieder. Die Uraufführung fand am 1. Dezember 1867 statt, als er zum dritten Mal in diesem Jahr mit eigenen Werken auftrat. Es erwies sich als sein erfolgreichstes noch zu Lebzeiten aufgeführtes Orchesterwerk und wurde von der Lokalpresse gelobt. Die Basler Nachrichten schrieben unter dem 4. Dezember 1867, Goetz habe mit seinem Klavierkonzert einen neuen Beweis seiner vorzüglichen Begabung gegeben, und es sei nicht nur voll schöner Motive bald feurigen, bald innigen Charakters, sondern das Verhältnis der glänzenden Klavierpartie sei effektvoll ohne Effekthascherei, gediegen und doch im besten Sinne des Wortes modern. Abschließend äußert der Rezensent die Hoffnung, das Werk möge von den vorzüglichsten Konzertsälen in Deutschland angenommen werden. Im November 1869 beklagte Goetz sich bei Joseph Widmann, er habe zwei Jahre lang vergeblich versucht, das Konzert in Leipzig, damals das Zentrum der deutschen Musikszene, aufführen zu lassen: „Wäre ich ein hübsches Mädchen, so wäre es mir noch gelungen, das ist dort halt die Hauptsache.“ Er spielte es zwei Mal in Zürich, und zwar am 22. Dezember 1868 und am 3. März 1874, seinem letzten Auftritt als Pianist überhaupt. Im weiteren Verlauf dieses Jahres schickte er an seinen Sekretär Ernst Frank in Mannheim die Warnung: „Du wirst dich tüchtig hineinlesen müssen, ehe dir der Witz des Ganzen klar wird. Überlege dir drei bis siebenmal, ob du das Ding zum öffentlichen Vortrag bringen willst.“ Dies war ein seltsamer Ratschlag, denn das Werk enthält keine versteckten Botschaften oder große Gefühlstiefe; vielmehr sind seine volksliedhafte Ursprünglichkeit und melodische Wärme bei heutigen wie damaligen Zuhörern beliebt. Goetz hielt sein Konzert und vor allem den zweiten und dritten Satz für „unfehlbar“ [d.h. fehlerlos], verbat sich aber jede Vorzugsbehandlung oder Gefallen von Frank: „Es muss dir wirklich lieb geworden sein, dann ist’s recht und würde mich sehr freuen.“

Frank führte das Kozert schließlich am 7. November 1876 auf. Goetz schickte ihm Ende Oktober einen Ratschlag letzter Minute: „Aber wie liebenswürdig und wie aufopfernd von Dir: Dich auf so zeitraubende Fingerstudien einzulassen! Gewiss, ich bin ganz beschämt und hoffe nur, dass Du Freude damit erlebst. Der erste Satz ist nicht leicht, er ist derjenige, der die meiste Bravour erfordert. Ich hatte meistens nicht genug Kraft dafür, daran wird es Dir nicht fehlen. Ich habe eben diejenige Technik dort angewandt, über die ich unmittelbar gebot, und das ist so etwa die mittlere Chopin-Technik, wie man sie aus seinen Etüden opp. 10 & 25, aus seinen Nocturnes, Scherzi, Polonaisen etc. bekommt. Brahms hat vielmehr überall die Schumann-Technik angewandt, die von jener durchaus verschieden.“ Goetz’ Dankbarkeit und Bescheidenheit werden aus einem letzten Brief vom 4. November erkennbar: „In diesen Tagen muss ich ganz besonders viel an Dich denken und an meine Klavierpassagen unter Deinen lieben Fäusten. Du denkst wohl auch mehr an mich jetzt als sonst, ob aber etwas freundlich, ist eine andere Frage. Hier und da wird Dir wohl ein Fluch entfahren sein über die eine oder die andere böse Stelle; aber wenn die fatalen Dinger erst einmal festsitzen in den Fingern und dann das Orchester hinzukommt, und das lustige Spiel beginnt zwischen Klavier und Orchester, dann hast Du vielleicht auch noch Freude daran und das Publikum zugleich an Dir auch.“

Hermann Goetz’ Klavierkonzert gehört zu den vielen übersehenen Werken dieses Genres, obwohl es in den letzten Jahren einige willkommene Aufführungen erlebt hat. Diese Musik belohnt das Ohr, und sie ist virtuos auf eine subtilere Weise als die übliche Zurschaustellung technischer Schwierigkeiten. Die Themen sind charmant und werden einfallsreich entwickelt. Die Orchestrierung bevorzugt Soli für Oboe, Klarinette und Waldhorn, und Goetz vermeidet die im 19. Jahrhundert übliche Falle allzu dichter Besetzung (verdoppelte Holzbläser, je zwei Hörner und Trompeten, Kesselpauken und Streicher). Vor allem ist Goetz’ Musik offenherzig und voller Frische und Optimismus, was so ganz und gar nicht seinem elenden Gesundheitszustand entsprach. Seine melodische Begabung leuchtet hervor, während er sich auf keine übermäßigen harmonischen Abenteuer einlässt zu einer Zeit, als Wagner in dieser Hinsicht alle traditionellen Brücken hinter sich abreißt und Tristan immerhin schon zwei Jahre alt ist wie auch Brahms’ Deutsches Requiem, das ebenfalls stark auf die damaligen Komponisten und Zuhörer einwirkte. Sicherlich entdecken wir in Goetz’ Stil die Klangfarben und die musikalische Sprache von Schumann und Chopin, doch wie alle gute Musik steht dieses Klavierkonzert auf eigenen Füßen.

aus dem Begleittext von Christopher Fifield © 2010
Deutsch: Henning Weber

Recordings

Goetz & Wieniawski: Piano Concertos
CDA67791

Details

Track-specific metadata for CDA67791 track 1

Mässig bewegt
Artists
ISRC
GB-AJY-10-79101
Duration
16'50
Recording date
17 September 2009
Recording venue
City Halls, Candleriggs, Glasgow, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Goetz & Wieniawski: Piano Concertos (CDA67791)
    Disc 1 Track 1
    Release date: November 2010
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