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Divertissement sur des motifs originaux français, D823

composer
? 1824; movement 1 published in 1826, the other two in 1827

 
Schubert is unique among great composers in having written almost as much piano music for four hands as for two. Piano duetting was a popular pastime in his day, and the prospects for having such pieces published were far healthier than they were for solo piano music, particularly when it came to works of the ambitious scope Schubert wanted to write. Several of his most significant four-hands works had their origins in his two protracted visits to Hungary, where he was employed as music-master to the daughters of Count Esterházy von Galánta at his summer residence in Zseliz (now Zveliezovce, in Slovakia). When Schubert first went there, in 1818, the younger countess, Karoline, was a girl of thirteen, but when he returned six years later she had blossomed into a young woman, and by all accounts he fell deeply in love with her. Schubert may have intended the piano duets he composed at Zseliz for his two pupils to play together, or he may have taken one of the parts himself, thereby from time to time allowing himself a degree of intimacy with Karoline. In all likelihood, the players would have assumed the primo and secondo parts by turns.

One of the four-hands works Schubert composed during his first visit to Hungary was a set of variations in E minor on a French song (D624). It was his first piano duet to appear in print, and its title-page bore a dedication to Beethoven. Schubert returned to the key of E minor, and to ostensibly French sources, for a larger work which he may have composed during his 1824 stay in Zseliz. The piece had a somewhat chequered publication history: its first movement was issued in the summer of 1826, under the grandiose title of Divertissement en Forme d’une Marche brillante et raisonée pour le pianoforte à quatre mains composé sur des motifs origineaux [sic!] Français par François Schubert. The remaining two movements appeared the following year, under a different opus number, as an Andantino varié and Rondeau brillant. In dividing the work into two halves the publisher no doubt hoped to increase his sales revenue, but also to disguise the nature of what Schubert must have intended as a large-scale sonata in three movements. Just how unfashionable such serious fare was can be seen from the fate of Schubert’s great Piano Sonata in G major D894, of 1826: although the word ‘Sonata’ was prominently displayed on the title-page of his manuscript, it did not figure at all in the first edition, which marketed the work instead as though it consisted of four disparate pieces.

In the case of the so-called Divertissement sur des motifs originaux français D823, the adjective ‘raisonée’ in connection with the opening movement was the publisher’s only hint that the piece was a rigorously argued sonata allegro. The work is seldom played in its complete form, but its slow movement, the Andantino varié in B minor, has achieved the status of a self-contained item—understandably so, since it is one of the most perfect and beautiful of all Schubert’s duets. The inspiration behind it is likely to have been Mozart’s piano duet Variations in G major K501, which have a similar chamber-music intimacy, and in which—as in Schubert’s piece—the theme returns in all its original simplicity to round the music off. Among Schubert’s variations, the second, with its toy-trumpet fanfares, has a Mendelssohnian lightness and transparency; while the third presents a continuous pattern of semiquavers in seemingly effortless counterpoint between the players’ right hands. In the deeply expressive final variation the tempo slows, and the music undergoes a sea-change into the radiant key of B major. Rather than offer a literal repeat of each half of the theme, as in the first three variations, Schubert now presents elaborately ornamented quasi-repeats, so that this is in effect two variations rolled into one. From here, the music dissolves into an abbreviated reprise of the original theme, its unadorned nature highlighted by the intricacy of the music that has preceded it.

from notes by Misha Donat © 2010

Schubert fut le seul grand compositeur à avoir écrit presque autant de pièces pianistiques à quatre mains qu’à deux. Le duo pianistique était, à son époque, un passe-temps populaire, et avait de bien meilleures chances d’être publié que les œuvres pour piano solo, surtout quand on en arrivait à des pages ambitieuses comme celles que Schubert voulait écrire. Plusieurs de ses partitions à quatre mains les plus marquantes remontent aux deux séjours prolongés qu’il effectua en Hongrie, dans la résidence d’été du comte Esterházy von Galánta, à Zseliz (l’actelle Zveliezovce slovaque). Quand il s’y rendit pour la première fois (1818) en qualité de maître de musique des filles du comte, la jeune comtesse Karoline avait treize ans mais quand il revint six ans plus tard, elle était devenue une jeune femme et, aux dires de tous, il en tomba profondément amoureux. Il a pu composer les duos pianistiques de Zseliz pour que ses deux élèves puissent les jouer ensemble, à moins qu’il ne se soit réservé une des parties, s’octroyant par là même des moments d’intimité avec Karoline. Selon toute vraisemblance, les interprètes assumaient tour à tour les parties primo et secundo.

Parmi les œuvres à quatre mains rédigées par Schubert lors de son premier séjour hongrois figure une série de variations en mi mineur sur un chant français (D624). Ce fut son premier duo pianistique imprimé et il porte en page de titre une dédicace à Beethoven. Schubert renoua avec le ton de mi mineur, et avec des sources apparemment françaises, pour une pièce plus imposante datant peut-être de son second séjour à Zseliz (1824). L’histoire de sa publication est un peu en dents de scie: son premier mouvement parut à l’été de 1826, sous le titre grandiloquent de Divertissement en Forme d’une Marche brillante et raisonée pour le pianoforte à quatre mains composé sur des motifs origineaux [sic!] Français par François Schubert. Les deux derniers mouvements parurent l’année suivante, sous un autre numéro d’opus, avec les libellés Andantino varié et Rondeau brillant. Par cette scission en deux moitiés, l’éditeur espérait sans doute augmenter ses ventes, mais aussi travestir la nature de ce que Schubert avait conçu comme une sonate d’envergure en trois mouvements. Ce genre de matériau sérieux était fort peu en vogue, comme l’atteste le sort réservé à la grande Sonate pour piano en sol majeur D894 (1826) de Schubert: le mot «Sonate» avait beau figurer bien en évidence sur la page de titre du manuscrit, il n’apparaît nulle part dans la première édition, qui commercialisa l’œuvre en quatre morceaux disparates.

Dans le cas du Divertissement sur des motifs originaux français D823, l’adjectif «raisonée», relatif au mouvement inaugural, fut la seule allusion de l’éditeur au fait que la pièce était un rigoureux allegro de sonate. Ce Divertissement est rarement joué sous sa forme complète mais son mouvement lent, l’Andantino varié en si mineur a acquis le statut de morceau autonome—et pour cause, c’est l’un des plus parfaits et des plus beaux duos de Schubert. Ce dernier s’inspira probablement des Variations pour duo pianistique en sol majeur K501 de Mozart, douées d’une semblable intimité de musique de chambre—et où le thème revient pareillement clore la pièce, dans toute sa simplicité. La deuxième des variations schubertiennes, avec ses fanfares pour trompette d’enfant, a une légèreté et une transparence mendelssohniennes; la troisième arbore un schéma continu de doubles croches dans un contrepoint, apparemment facile, entre les mains droites des interprètes. Dans la variation finale, profondément expressive, le tempo ralentit et la musique subit un changement radical en passant au ton radieux de si majeur. Au lieu d’une reprise littérale de chaque moitié du thème, comme dans les trois premières variations, Schubert propose dans celle-ci des quasi-reprises à l’ornementation élaborée, si bien que ce sont comme deux variations roulées en une. À partir de là, la musique se dissout en une reprise abrégée du thème original, son dépouillement étant exacerbé par la complexité de ce qui a précédé.

extrait des notes rédigées par Misha Donat © 2010
Français: Hypérion

Schubert hat wie kein anderer großer Komponist fast ebenso viel Klaviermusik für zwei Hände wie für vier geschrieben. Vierhändiges Klavierspiel war damals ein beliebter Zeitvertreib, und Werke für vier Hände hatten bei weitem bessere Aussicht auf Veröffentlichung als zweihändige Stücke vor allem dann, wenn sie das von Schubert angestrebte anspruchsvolle Format hatten. Mehrere seiner vierhändigen Werke haben ihren Ursprung in zwei ausgedehnten Aufenthalten in Ungarn, wo er als Musiklehrer der Töchter von Graf Eszterházy von Galánta an dessen Sommerresidenz in Zelis (heute Zveliezovce in der Slowakei) engagiert war. Als Schubert dort zum ersten Mal eintraf, war die jüngere Komtesse Karoline erst dreizehn Jahre alt, doch als er sechs Jahre später zurückkehrte, war sie zur jungen Frau aufgeblüht, und Schubert verliebte sich Hals über Kopf in sie. Möglicherweise waren die von ihm in Zelis komponierten Duette für seine beiden Schülerinnen gedacht, oder er übernahm gelegentlich einen Teil selbst, um Karoline näher kommen zu können. Höchstwahrscheinlich spielten sie primo und secondo abwechselnd.

Eines der während des ersten Aufenthalts in Ungarn komponierten Stücke für vier Hände war ein Satz von Variationen in e-Moll über ein französisches Lied (D624), Schuberts erstes im Druck erschienenes Klavierduett, mit einer Widmung an Beethoven auf der Titelseite. Schubert kehrte zur Tonart e-Moll und zu vermutlich französischen Quellen in einem größeren Werk zurück, das er vielleicht 1824 während seines Aufenthalts in Zelis komponierte und das eine etwas verwickelte Veröffentlichungsgeschichte erlebte: Der erste Satz erschien im Sommer 1826 mit dem grandiosen Titel Divertissement en Forme d’une Marche brillante et raisonée pour le pianoforte à quatre mains composé sur des motifs origineaux [sic!] Français par François Schubert. Die beiden übrigen Sätze erschienen im folgenden Jahr mit einer anderen Werknummer als Andantino varié und Rondeau brillant. Mit der Aufteilung des Werks in zwei Hälften hoffte der Verleger zweifellos, einerseits seine Einnahmen zu steigern, andererseits jedoch auch zu verschleiern, dass Schubert offenbar eine groß angelegte Sonate in drei Sätzen geplant hatte. Wie unpopulär solch seriöse Kost damals war, lässt sich am Schicksal von Schuberts großartiger Klaviersonate in G-Dur D894 ermessen: Obwohl das Wort „Sonate“ auf der Titelseite der Handschrift eine prominente Position einnimmt, fehlt es vollkommen in der ersten Druckausgabe, die den Eindruck von vier getrennten Stücken vermittelt.

Im Fall des so genannten Divertissement sur des motifs originaux français D823 war die Bezeichnung „raisonée“ in Verbindung mit dem ersten Satz der einzige Hinweis des Verlegers, dass es sich bei dem Werk um eine rigoros argumentierte Sonata Allegro handelt. Es wird in seiner vollständigen Form nur selten aufgeführt, doch der langsame Satz, das Andantino varié in h-Moll, hat den Status eines selbständigen Stücks und eines der vollkommensten und schönsten Duette von Schubert erlangt. Die Inspiration kam wahrscheinlich von Mozarts Variationen für Klavierduett in G-Dur KV501 mit ähnlich kammermusikalischer Intimität, wo das Werk wie bei Schubert durch das in all seiner ursprünglichen Einfachheit zurückkehrende Thema abgerundet wird. Schuberts zweite Variation mit ihren Spielzeugtrompetenfanfaren ist von Mendelssohnscher Leichtigkeit und Transparenz, während die dritte ein durchgängiges Muster von Sechzehnteln in scheinbar mühelosem Kontrapunkt zwischen den rechten Händen der Spieler präsentiert. In der höchst ausdrucksstarken letzten Variation verlangsamt sich das Tempo, und die Musik schwenkt zur strahlenden Tonart H-Dur über. Statt wörtlicher Wiederholungen der beiden Hälften des Themas, wie bei den ersten drei Variationen, bietet Schubert nun aufwendig verzierte quasi-Wiederholungen, so dass es sich eigentlich um zwei in einem Stück zusammengefasste Variationen handelt. Nun löst die Musik sich zu einer verkürzten Reprise des Originalthemas auf, dessen unverzierte Natur durch die vorhergehende Komplexität hervorgehoben wird.

aus dem Begleittext von Misha Donat © 2010
Deutsch: Henning Weber

Recordings

Schubert: Piano Duets
CDA67665

Details

Movement 2: Andantino varié in B minor
Track 2 on CDA67665 [9'13]

Track-specific metadata for CDA67665 track 2

Andantino varié in B minor
Artists
ISRC
GB-AJY-10-66502
Duration
9'13
Recording date
14 February 2010
Recording venue
Potton Hall, Dunwich, Suffolk, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Schubert: Piano Duets (CDA67665)
    Disc 1 Track 2
    Release date: November 2010
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