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String Quintet in B flat major, K174

composer
1773

 
After tasting operatic success on his three Italian journeys of 1770–73, culminating in the triumph of Lucio Silla in Milan, Mozart felt increasingly stifled by what he regarded as the pettiness and provincialism of Salzburg. As he wrote to a family friend a few years later: ‘Salzburg is no place for my talent. In the first place the court musicians do not enjoy a good reputation; secondly one hears nothing; there’s no theatre, no opera!—and even if they wanted to stage one, who is there to sing?’ Barely had Wolfgang and his father Leopold arrived back in his home town in March 1773 than he was itching to be on the road again. In July father and son duly travelled to Vienna in the hope of securing a permanent post at the imperial court. Ten weeks later they would return to Salzburg empty-handed. Crucially, Leopold had reckoned without Empress Maria Theresa’s long-standing antipathy to what she saw as the vulgar Mozart travelling family circus.

Yet for all its professional frustrations, 1773 was a fruitful year for the seventeen-year-old Mozart. In Vienna he produced a set of string quartets, K168–173, under the influence of Haydn’s recent quartets Opp 9, 17 and 20. Autumn saw the composition of the ‘little’ G minor Symphony, K183, the earliest of his symphonies in the regular repertoire today. Then in December he wrote his first keyboard concerto, K175, and revised and completed a string quintet, with two violas, he had begun some time between his return from Italy and his Viennese sojourn. The immediate stimulus for this relatively novel instrumental combination (the numerous quintets Boccherini composed in Madrid from around 1770 all use two cellos) seems to have been a Notturno in C major by Mozart’s Salzburg friend and colleague Michael Haydn, younger brother of Joseph. Throughout his life Mozart loved the dusky sonority of the viola, always his instrument of choice when he played chamber music with friends. Beyond that, prompted by Michael Haydn’s charming, lightweight Notturno, he was evidently eager to explore a medium that enabled him to indulge his fondness for dark, saturated textures and rich inner part-writing.

Compared with the near-contemporary quartets, K168–173, with their often consciously ‘intellectual’ tone, the String Quintet in B flat major K174 wears an air of divertimento-like relaxation. It is also more spaciously conceived than the quartets. As Charles Rosen puts it in a superb chapter on Mozart’s string quintets in The Classical Style (Faber, 1971): ‘The classical feeling for balance demanded that the fuller and richer sonority of the quintet be given a larger framework … than was fitting for the string quartet.’ In the opening Allegro moderato (the tempo designation alone implies breadth) Mozart immediately takes advantage of his enhanced resources, presenting the long-breathed opening theme on first violin, supported by a nagging, accented figure from second violin and second viola in octaves, and then repeating it on first viola. Throughout the movement he contrasts solo passages, sonorous quasi-orchestral writing and (especially in the dramatic sequences of the development) more closely woven imitative textures.

In the Adagio, the key of E flat—in which strings sound at their most mellow—and mutes for all five instruments impart a soft sheen to the sonority. This is one of the loveliest slow movements from Mozart’s teens, growing from a unison arpeggio figure that then becomes an accompaniment to the eloquent theme begun by the first violin and continued by the second. Just before the theme’s return, the idyllic mood is disrupted by a passage of startling emotional power as first viola traces a contorted chromatic line beneath grinding suspensions from the violins.

The lusty minuet makes witty—and distinctly Haydnesque—sport with a little four-note figure, while in the trio second violin and viola softly echo phrases proposed by the first pair, a charming exploitation of the new medium. Mozart drastically revised the finale when he returned to the quintet at the end of 1773, inter alia adding a new theme at the outset and turning the original beginning into a subsidiary theme. The upshot is a movement of exhilarating verve and inventiveness, with the instruments now chattering in pairs, now combining in that free, informal counterpoint that Mozart had doubtless admired in Haydn finales like those of the quartets Op 17 No 6 and Op 20 No 4.

from notes by Richard Wigmore © 2010

Après avoir goûté aux succès lyriques au cours de ses trois voyages en Italie de 1770–1773, succès culminant dans le triomphe de Lucio Silla à Milan, Mozart s’est senti de plus en plus étouffé par ce qu’il considérait comme la mesquinerie et le provincialisme de Salzbourg. Comme il l’a écrit à un ami de la famille quelques années plus tard: «Salzbourg n’est pas un endroit pour mon talent. En premier lieu, les musiciens de la cour ne jouissent pas d’une bonne réputation; deuxièmement, on n’entend rien; il n’y a pas de théâtre, pas d’opéra!—et même s’ils voulaient en monter un, qui pourrait le chanter?» Wolfgang était à peine revenu dans sa ville natale, en compagnie de son père Leopold, en mars 1773 qu’il mourrait d’envie de reprendre la route. Au mois de juillet, le père et le fils se sont rendus comme prévu à Vienne dans l’espoir de lui assurer un poste permanent à la cour impériale. Dix semaines plus tard, ils allaient revenir à Salzbourg les mains vides. Malheureusement, Leopold avait compté sans l’antipathie que l’impératrice Marie-Thérèse éprouvait de longue date pour ce qu’elle considérait comme le vulgaire cirque familial itinérant Mozart.

Pourtant, malgré toutes ses frustrations professionnelles, l’année 1773 a été fructueuse pour Mozart, alors âgé de dix-sept ans. À Vienne, il a écrit une série de quatuors à cordes, K168–173, sous l’influence des récents quatuors, op. 9, 17 et 20, de Haydn. L’automne a vu la composition de la «petite» Symphonie en sol mineur, K183, la première de ses symphonies qui figurent au répertoire courant de nos jours. Puis, au mois de décembre, il a écrit son premier concerto pour clavier, K175, et a révisé et complété un quintette à cordes avec deux altos qu’il avait commencé entre son retour d’Italie et son séjour viennois. Le stimulant immédiat de cette combinaison instrumentale relativement nouvelle (les nombreux quintettes que Boccherini a composés à Madrid vers 1770 font tous appel à deux violoncelles) semble avoir été un Notturno en ut majeur de l’ami salzbourgeois et collègue de Mozart, Michael Haydn, frère cadet de Joseph. Tout au long de sa vie, Mozart a aimé la sonorité sombre de l’alto, l’instrument qu’il choisissait toujours lorsqu’il jouait de la musique de chambre avec des amis. En outre, à l’incitation du charmant et léger Notturno de Michael Haydn, il était évidemment avide d’explorer un moyen d’expression qui lui permettait de donner libre cours à sa passion des textures sombres et saturées et de l’écriture riche des parties internes.

Comparé aux quatuors, K168–173, presque contemporains, au caractère souvent consciemment «intellectuel», le Quintette à cordes en si bémol majeur K174 a un air de détente qui le rapproche d’un divertimento. En outre, il est conçu de manière plus spacieuse que les quatuors. Comme l’a écrit Charles Rosen dans un superbe chapitre sur les quintettes à cordes de Mozart dans The Classical Style (Faber, 1971; Le style classique, Éditions Gallimard, 1978): «Compte tenu des exigences d’équilibre du style classique, les sonorités plus pleines et plus riches du quintette devaient s’inscrire dans un cadre plus large que celui du quatuor.» Dans l’Allegro moderato initial (la seule désignation du tempo implique de la largeur), Mozart profite immédiatement de ses ressources accrues en présentant le thème initial de longue haleine au premier violon, soutenu par une figure lancinante accentuée du second violon et du second alto à l’octave, puis en le reprenant au premier alto. D’un bout à l’autre du mouvement, il fait ressortir le contraste entre les passages solistes, l’écriture sonore quasi-orchestrale et (surtout dans les séquences dramatiques du développement) les textures imitatives étroitement tissées.

Dans l’Adagio, la tonalité de mi bémol majeur—où les cordes produisent leur son le plus doux—et la sourdine pour les cinq instruments donnent un lustre doux à la sonorité. C’est l’un des plus beaux mouvements lents de l’adolescence de Mozart: il commence sur une figure en arpèges à l’unisson qui devient ensuite l’accompagnement du thème éloquent présenté par le premier violon et poursuivi par le second. Juste avant le retour du thème, l’atmosphère idyllique est perturbée par un passage d’une puissance émotionnelle saisissante lorsque le premier alto trace une ligne chromatique déformée sous les suspensions grinçantes des violons.

Le vigoureux menuet s’amuse avec beaucoup d’esprit—et nettement à la manière de Haydn—avec une petite figure de quatre notes, pendant que, dans le trio, le second violon et le second alto reprennent doucement des phrases proposées par les deux premiers, une charmante mise en œuvre de ce nouveau dispositif instrumental. Mozart a radicalement révisé le finale lorsqu’il est revenu à ce quintette à la fin de l’année 1773, ajoutant notamment un nouveau thème au début et transformant le début original en thème subsidiaire. Le résultat est un mouvement d’une verve et d’une créativité exaltantes, les instruments bavardant maintenant deux par deux, s’associant dans ce contrepoint libre et informel que Mozart avait sans doute admiré dans les finales de Haydn comme ceux des quatuors op. 17 no 6 et op. 20 no 4.

extrait des notes rédigées par Richard Wigmore © 2010
Français: Marie-Stella Pâris

Nachdem er auf den drei Italienreisen 1770–73 mit seinen Opern Erfolge gefeiert hatte—der Höhepunkt dabei war Lucio Silla in Mailand—fühlte sich Mozart in Salzburg, das er als engstirnig und provinziell empfand, zunehmend eingeengt. Einige Jahre später schrieb er an einen Familienfreund: „Salzburg [ist] kein Ort für mein Talent […]—Erstens sind die Leute von der Musik in keinem Ansehen, und zweitens hört man nichts; es ist kein Theater da, keine Oper!—Wenn man auch wirklich eine spielen wollte, wer würde dann singen?“ Kaum waren Wolfgang und Leopold im März 1773 in die Heimatstadt zurückgekehrt, brannte Mozart schon wieder darauf, die nächste Reise zu unternehmen. Im Juli machten Vater und Sohn sich also nach Wien auf, in der Hoffnung, ihm einen dauerhaften Posten am kaiserlichen Hof zu sichern. Zehn Wochen später sollten sie unverrichteter Dinge nach Salzburg zurückkehren. Leopold hatte nicht mit der anhaltenden Abneigung der Kaiserin Maria Theresia gerechnet, die die Mozarts als vulgären Familienzirkus betrachtete.

Trotz aller beruflichen Frustrationen war 1773 ein fruchtbares Jahr für den siebzehnjährigen Mozart. In Wien komponierte er eine Reihe von Streichquartetten, KV168– 173, unter dem Einfluss von Haydns neuesten Quartetten, op. 9, 17 und 20. Im Herbst entstand die „kleine“ g-Moll Symphonie, KV183, die früheste seiner Symphonien, die heute regelmäßig aufgeführt werden. Im Dezember schrieb er dann sein erstes Klavierkonzert, KV175, und revidierte und vollendete ein Streichquintett (mit zwei Bratschen), das er zwischen der Italienreise und seinem Wien-Aufenthalt begonnen hatte. Die direkte Anregung für diese relativ neue Instrumentenkombination (die zahlreichen Quintette, die Boccherini in Madrid um 1770 herum komponierte, haben alle zwei Cellostimmen) scheint ein Notturno in C-Dur seines Salzburger Freundes und Kollegen Michael Haydn (der jüngere Bruder Joseph Haydns) gewesen zu sein. Mozart liebte zeit seines Lebens den dunklen Klang der Bratsche, die auch stets das Instrument seiner Wahl war, wenn er mit Freunden Kammermusik spielte. Darüber hinaus und mit dem Anstoß des charmanten, leichten Notturno von Michael Haydn war er offensichtlich sehr daran interessiert, sich mit einem Medium auseinanderzusetzen, durch das er seiner Vorliebe frönen konnte, dunkle und gesättigte Texturen und reichhaltige Mittelstimmen zu komponieren.

Verglichen mit den fast gleichzeitig entstandenen Quartetten KV168–173, die oft einen bewusst „intellektuellen“ Ton anschlagen, besitzt das Streichquintett in B-Dur KV174 eine divertimento-artige Entspanntheit. Zudem ist es auch weiträumiger angelegt als die Quartette. In seinem hervorragenden Kapitel über Mozarts Streichquintette in Der klassische Stil (Faber, 1971) schreibt Charles Rosen: „Das klassische Gespür für Gleichgewicht verlangte, dass der vollere und reichhaltigere Klang des Quintetts in ein größeres Gerüst eingepasst würde als das Streichquartett.“ In dem ersten Satz, Allegro moderato (die Tempoanweisung allein deutet schon eine gewisse Breite an), nutzt Mozart sofort seine erweiterten Mittel aus und präsentiert das weitgespannte Eröffnungsthema in der ersten Violine, die von einer nörgelnden, akzentuierten Figur der zweiten Violine und der zweiten Viola eine Oktave darunter begleitet wird, und lässt es dann von der ersten Viola wiederholen. Durch den Satz hinweg stellt er Solopassagen, klangvolle orchestral empfundene Teile (insbesondere in den dramatischen Sequenzen der Durchführung) und enger gewebte imitative Strukturen einander gegenüber.

Im Adagio sorgen die Tonart Es-Dur—in der die Streicher am weichsten klingen—und die Dämpfer auf allen fünf Instrumenten für einen sanft schimmernden Klang. Es ist dies einer der schönsten langsamen Sätze des jugendlichen Mozart, der aus einem Unisono-Arpeggio entsteht, das dann zu einer Begleitung des gewandten Themas wird, welches von der ersten Violine begonnen und der zweiten fortgesetzt wird. Kurz vor der Rückkehr des Themas wird die idyllische Stimmung von einer Passage voll verblüffender emotionaler Kraft gestört, wenn die erste Viola eine verzerrte chromatische Linie unterhalb von reibenden Vorhalten der Violinen nachzeichnet.

Im munteren Menuett kommt eine kleine Vierton-Figur mit Witz—und deutlich Haydn’schen Anklängen—zum Ausdruck, während im Trio die zweite Violine und Viola Phrasen des ersten Instrumentenpaares leise wiederholen—ein reizvoller Einsatz des neuen Mediums. Mozart nahm drastische Revisionen am Finale vor, als er sich gegen Ende des Jahres 1773 dem Quintett erneut zuwandte, und fügte unter anderem ein neues Thema zu Beginn ein und machte das ursprüngliche Anfangsthema zu einem Seitenthema. Das Ergebnis ist ein Satz von beschwingender Verve und Eingebungskraft, in dem hier die Instrumente nun paarweise auftreten und dort jener freie, ungezwungene Kontrapunkt zum Einsatz kommt, den Mozart sicherlich in den Schlusssätzen Haydns—etwa der Quartette op. 17 Nr. 6 und op. 20 Nr. 4—bewundert hatte.

aus dem Begleittext von Richard Wigmore © 2010
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Mozart: String Quintets
CDA67861/33CDs

Details

Movement 1: Allegro moderato
Movement 2: Adagio
Movement 3: Menuetto ma allegretto – Trio
Movement 4: Allegro

Track-specific metadata for CDA67861/3 disc 1 track 4

Allegro
Artists
ISRC
GB-AJY-10-86104
Duration
5'36
Recording date
13 May 2009
Recording venue
St Paul's Church, Deptford, London, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Simon Eadon
Hyperion usage
  1. Mozart: String Quintets (CDA67861/3)
    Disc 1 Track 4
    Release date: September 2010
    3CDs
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