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Piano Concerto No 2 in A major, Op 189

composer
circa 1874

 
Nearly half a century separates Taubert’s first concerto and his Piano Concerto No 2 in A major Op 189 (c1874). Now in his sixties, there had not been the type of significant changes to the form of the genre that had occurred around the time of the composition of his first concerto, with Mendelssohn’s Op 25 (and Taubert’s own Op 18) revealing profound changes to the form of the concerto. However, to be sure, the concertos of Moscheles, Chopin, Schumann, Liszt, Alkan, Rubinstein, Litolff, Brahms, Tchaikovsky, and a plethora of others had manifested developments in the areas of harmonic expansion, cyclic development, and, of course, increased virtuosity.

In Taubert’s Piano Concerto No 2 the composer now expands the design to incorporate a 54-bar Andante cantabile—again featuring a unified tutti/solo presentation of thematic material—that serves as an introduction to the subsequent Allegro marcato. The incredibly beautiful, soaring cello melody of this Andante is of particular note. Perhaps Taubert was aware of the salient use of this instrument in the second movement of Clara Wieck’s Piano Concerto in A minor Op 7 (1836), as well as Schumann’s own masterpiece in the same key, Op 54 (1846). Interjections of distant, chromatic mediant areas show the composer’s thorough command of colourful, chromatic harmonic juxtapositions, and the closing section of this introduction is hauntingly beautiful. Again, Taubert’s masterful command of orchestration is present throughout this concerto, with the frequent interjections of various solo winds.

The Allegro marcato is in F sharp minor (the relative of A major, the home key as established in the Andante), progressing to the soloist’s entry with the primary theme. It is highly virtuosic, though this is nothing new at this late date, of course. Several changes of key lead us through the transition section, before the statement of the secondary theme in E major (the dominant of the relative major). Here, the movement merges into a developmental passage, with restatements of the earlier thematic material now presented in several different keys. The primary theme returns in F sharp minor at the recapitulation, and it becomes apparent that Taubert has constructed a sort of rhapsodic, whirlwind journey through many keys, with statements of the primary thematic material in various guises. As in his Op 18, gone are any vestiges of a formal end of the exposition, which, instead, merges seamlessly with the development. The secondary theme returns in A major before quickly moving to the F sharp minor tonic, largely retracing the exposition’s harmonic shifts, but now leading towards the home key. The movement is capped with a lengthy transition to the dominant of D major, the key of the subsequent Andantino.

The rather brief Andantino in 6/8 begins with a tutti, shortly joined by the soloist. The music turns subsequently to F sharp minor, recalling the key of the previous movement. D major soon returns to round out a ternary design.

The finale, Allegro vivace e leggiero, is cast in A major. Following statements of the primary theme in this key by both the soloist and orchestra, and a transition to the dominant (E major), the secondary theme is introduced by the piano. Revealing the cyclic design mentioned previously, Taubert now restates his initial theme of the entire concerto in this dominant key, creating a span across the complete design, followed by yet another earlier connection, the secondary theme of the Allegro marcato, now stated in E major. The subsequent material of the exposition is now restated in the recapitulation, in the home key.

from notes by Stephan D Lindemann © 2010

Près d’un demi-siècle sépare le premier concerto de Taubert de son Concerto pour piano no 2 en la majeur op. 189 (vers 1874). Il était alors âgé d’une soixantaine d’années, mais la forme du genre n’avait pas connu de changements aussi importants que ceux qui s’étaient produits à l’époque de la composition de son premier concerto, l’op. 25 de Mendelssohn (et le propre op. 18 de Taubert) révélant de profonds bouleversements quant à la forme du concerto. Toutefois, les concertos de Moscheles, Chopin, Schumann, Liszt, Alkan, Rubinstein, Litolff, Brahms, Tchaïkovski et d’une pléthore d’autres compositeurs avaient certes manifesté des développements dans les domaines de l’expansion harmonique, du développement cyclique et, bien sûr, d’une virtuosité accrue.

Dans le Concerto pour piano no 2 de Taubert, le compositeur élargit maintenant le modèle pour incorporer un Andante cantabile de cinquante-quatre mesures—à nouveau une présentation tutti-solo unifiée du matériel thématique—qui sert d’introduction à l’Allegro marcato suivant. La mélodie élancée et d’une incroyable beauté de cet Andante, confiée au violoncelle, est particulièrement intéressante. Taubert avait peut-être pris conscience du rôle essentiel de cet instrument dans le deuxième mouvement du Concerto pour piano en la mineur op. 7 (1836) de Clara Wieck, ainsi que dans le propre chef-d’œuvre de Schumann à la même tonalité, op. 54 (1846). Des interjections dans des domaines médians chromatiques et distants montrent la profonde maîtrise du compositeur en matière de juxtapositions harmoniques chromatiques aux couleurs pittoresques, et la dernière section de cette introduction est d’une beauté lancinante. Une fois encore chez Taubert, il y a une maîtrise magistrale de l’orchestration du début à la fin de ce concerto, avec de fréquentes interjections de divers instruments à vent solistes.

L’Allegro marcato qui suit est en fa dièse mineur (le relatif de la majeur, tonalité d’origine établie dans l’Andante), progressant jusqu’à l’entrée du soliste avec le thème principal. Il est très virtuose, ce qui n’est bien sûr pas nouveau à cette date avancée. Plusieurs changements de tonalité nous mènent à la transition, avant l’exposition du thème secondaire en mi majeur (la dominante du relatif majeur). Ici, le mouvement fusionne dans un passage de développement avec des réexpositions de matériel thématique antérieur maintenant présenté dans plusieurs tonalités différentes. Le thème principal revient en fa dièse mineur à la réexposition, et on découvre que Taubert a construit une sorte de voyage rhapsodique tourbillonnant au travers de nombreuses tonalités, avec des expositions du matériel principal sous différentes formes. Comme dans son op. 18, tout vestige de fin formelle de l’exposition a disparu; à la place, elle fusionne sans heurts avec le développement. Le thème secondaire revient en la majeur avant de passer rapidement à la tonique fa dièse mineur en retraçant dans une large mesure les changements harmoniques de l’exposition, mais en allant maintenant vers la tonalité d’origine. Le mouvement se referme sur une longue transition à la dominante de ré majeur, tonalité de l’Andantino qui suit.

L’Andantino assez court à 6/8 commence par un tutti, vite rejoint par le soliste. La musique passe ensuite en fa dièse mineur, rappel de la tonalité du mouvement précédent. Mais on revient bientôt en ré majeur pour compléter une conception ternaire.

Le finale, Allegro vivace e leggiero, est en la majeur. À la suite d’expositions du thème principal dans cette tonalité par le soliste comme par l’orchestre, et d’une transition à la dominante (mi majeur), le thème secondaire est introduit par le piano. Révélant la conception cyclique déjà mentionnée, Taubert réexpose alors son thème initial de tout le concerto dans cette tonalité dominante, créant une travée dans l’ensemble du plan, suivie d’un autre lien antérieur, le thème secondaire de l’Allegro marcato, maintenant exposé en mi majeur. Le matériel suivant de l’exposition réapparaît alors dans la réexposition, à la tonalité d’origine.

extrait des notes rédigées par Stephan D Lindemann © 2010
Français: Marie-Stella Pâris

Das Klavierkonzert Nr. 2 in A-Dur op. 189 entstand um 1874, also erst ein knappes halbes Jahrhundert später, als Taubert mitte Sechzig war. In diesem Zeitraum hatte das Formschema des Genres keine so beträchtlichen Veränderungen erfahren wie zur Zeit des ersten Klavierkonzerts und der bahnbrechenden Veränderungen der Konzertform durch Mendelssohn und Taubert, wenngleich die Konzerte von Moscheles, Chopin, Schumann, Liszt, Alkan, Rubinstein, Litolff, Brahms, Tschaikowsky und einer Fülle weiterer Komponisten die harmonische Expansion, die zyklische Durchführung und natürlich die Virtuosität vorantrieben.

In seinem Klavierkonzert Nr. 2 erweitert Taubert die Struktur nun um ein 54 Takte langes Andante cantabile, wiederum mit einer vereinheitlichten Tutti/Solo-Präsentation des thematischen Materials, das als Einleitung zum Allegro marcato fungiert. Besonders bemerkenswert ist die unglaublich schöne, sich aufschwingende Cellomelodie dieses Andante. Möglicherweise kannte Taubert die auffällige Verwendung dieses Instruments im zweiten Satz von Clara Wieks Klavierkonzert in a-Moll op. 7 (1836) ebenso wie Schumanns Meisterwerk in derselben Tonart (op. 54, 1846). Mit eingeschobenen Passagen von entfernten chromatischen Medianten beweist der Komponist seine vollkommene Beherrschung farbenreicher harmonischer Gegenüberstellung, und der Schluss dieser Einführung ist von unvergesslicher Schönheit. Das ganze Konzert ist geprägt von Tauberts meisterlicher Orchestrierung mit häufigen Einwürfen von Bläsersoli.

Das anschließende Allegro marcato in fis-Moll (Paralleltonart der vom Andante definierten Grundtonart A-Dur) schreitet zum Einsatz des Solisten mit dem Haupttema fort. Es ist höchst virtuos, was auf dieser Entwicklungsstufe des Genres nicht mehr überrascht. Mehrere Tonartwechsel führen uns durch die Überleitung zum Nebenthema in E-Dur (der Dominante der parallelen Durtonart). Hier geht der Satz in eine Entwicklungspassage mit der Rückkehr früheren, nun in mehreren verschiedenen Tonarten vorgestellten Themenmaterials über. Wenn das Hauptthema in der Reprise in fis-Moll zurückkehrt, wird deutlich, dass Taubert eine Art rhapsodischer Wirbelwindreise durch zahlreiche Tonarten mit Präsentationen des thematischen Hauptmaterials in verschiedenen Verkleidungen konstruiert hat. Wie schon in seinem Klavierkonzert Nr. 1 sind alle Spuren einer formalen Beendigung der Exposition verschwunden, die vielmehr nahtlos in die Durchführung übergeht. Das Nebenthema kehrt in A-Dur zurück, bevor es schnell zur Tonika von fis-Moll überleitet und damit weitgehend die harmonischen Verschiebungen der Exposition zurückverfolgt, doch diesmal zur Grundtonart führt. Der Satz schließt mit einer längeren Überleitung zur Dominante von D-Dur, der Tonart des folgenden Andantino.

Das recht kurze Andantino im Sechsachteltakt beginnt mit einem Tutti und einer kurzen Einlage des Solisten und geht dann zum fis-Moll des vorherigen Satzes über, doch bald kehrt D-Dur zur Abrundung einer dreiteiligen Struktur zurück.

Das Finale, ein Allegro vivace e leggiero, steht in A-Dur. Nach der Präsentation des Hauptthemas in dieser Tonart durch Solist und Orchester und einem Übergang zur Dominante (E-Dur) wird das Nebenthema vom Klavier eingeführt. Taubert präsentiert nun sein einleitendes Thema des gesamten Konzerts in dieser dominanten Tonart als Brücke über den gesamten Aufbau, und dann folgt eine weitere vorherige Anknüpfung mit dem Nebenthema des Allegro marcato, diesmal in E-Dur folgen lässt. Das anschließende Material der Exposition kehrt nun in der Reprise in der Haupttonart zurück.

aus dem Begleittext von Stephan D Lindemann © 2010
Deutsch: Henning Weber

Recordings

Taubert & Rosenhain: Piano Concertos
CDA67765

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