Piano Quintet No 1 in A major, Op 5

composer
B28; late summer 1872; revised in 1887; revised version first performed in 1922

 
The biggest splash in Dvorák’s early composing career came on 9 March 1873 with the spectacularly successful premiere in Prague of his patriotic cantata The Heirs of the White Mountain. He had, however, been emerging gradually from the shadows as a composer through the early 1870s. During the 1860s when Dvorák was in his twenties, only close friends, such as his good friend and fellow composer, Karel Bendl, were aware that he harboured ambitions to compose. In many ways, Dvorák’s creative aspirations at this time were atypical of his Czech contemporaries; where others focused on opera and symphonic poems, Dvorák wrote two large-scale symphonies and the song-cycle Cypresses, comprising eighteen numbers, in the space of about eight months in 1865.

These were years of considerable poverty for Dvorák and he eked out a living by playing the viola in the Czech theatre in Prague and teaching music. The musical characteristics of this early phase were, to say the least, pioneering, and later in the 1860s he began writing some highly experimental string quartets climaxing in the single-movement E minor quartet (B19) completed around 1870. This extraordinary work pushes tonal and formal experiment to limits unmatched by European composers until the mid-1890s. While bold in intention, there is no doubt that these works would not have found a ready public in the Prague of the early 1870s. The search for a sympathetic audience, as Dvorák began to make his way more publicly as a composer, clearly prompted a need to mould output to expectation.

The first signs that Dvorák was moderating his style are to be found in a series of song-settings from 1871 and 1872. Apart from The Heirs of the White Mountain and the comic opera The King and the Charcoal Burner of 1871, most of Dvorák’s composing efforts were geared to smaller-scale works suitable for the salons of Prague, in particular that of Ludevit Procházka, an enthusiastic amateur pianist who took part in the performance of at least one movement from the composer’s first two piano trios (both now lost). From the same vintage was his Piano Quintet No 1 in A major, composed in the late summer of 1872. This work might also have been lost to posterity since it seems Dvorák tore up and burnt his own manuscript of the quintet. However, Procházka had taken the precaution of having a copy made and so the work survived the composer’s overly impetuous judgement of it.

The quintet shows something of the discursiveness of the early string quartets, a point noted by a critic at the premiere, but there is no doubting the confidence with which Dvorák handles the combination of piano and strings (doubly impressive since he did not possess a piano at this time), which in many places anticipates the instrumentation in the more famous second piano quintet. Unsurprisingly, at this early stage in his career, there are influences to be perceived: Liszt in the first theme, which supplies much of the developmental impetus for the movement, and perhaps Schubert in the second main melody. But overall there is a clarity to the musical argument which was much enhanced by revisions Dvorák made in 1887, including a cut of some 150 bars; if Dvorák’s later decision to leave out the second theme in the recapitulation means the end of the movement comes a touch abruptly, he nevertheless provides a suitably heroic peroration.

The intense and impressively sustained Andante sostenuto is based on a main melody of Beethovenian nobility. After a restless central section the movement comes to a magically tranquil close. In sharp contrast the finale begins in agitated fashion with a bold introduction which draws the tonality from the distant F major of the slow movement to A major, the main key of the whole quintet. There is something of the quality of a scherzo about the manner of writing, and while there is much detail for the ear to fasten onto in this wide-ranging movement, the cumulative effect of the whole does not compare with the later quintet or, indeed, the chamber works he was to write in the mid-1870s.

In one of his periodic reviews of earlier works, Dvorák’s mind returned to his first piano quintet and he asked Procházka for his copy of the piece. Notwithstanding making cuts in all three movements, Dvorák still did not feel able to offer it to Simrock, his Berlin publisher, for publication (in fact, the premiere of his revised version did not take place until 1922, eighteen years after Dvorvák’s death). But as was often the case with Dvorák, the contemplation of one work led to the composition of another in the same form. He appears to have wrestled with the earlier quintet for as much as five months before concluding that it was unviable. His frustrated efforts, however, seem to have unleashed new creative energies and the new quintet was completed in a little over six weeks, from the middle of August to the beginning of October 1887.

from notes by Jan Smaczny © 2010

Couronnée d’un spectaculaire succès, la création pragoise de la cantate patriotique Les Héritiers de la montagne blanche fut, le 9 mars 1873, l’événement le plus sensationnel de la jeune carrière du compositeur Dvorák, déjà lentement sorti de l’ombre au début de la décennie. Dans les années 1860, en revanche, seuls quelques amis intimes, tel le compositeur Karel Bendl, savaient que Dvorák, alors âgé d’une vingtaine d’années, ambitionnait de composer. À bien des égards, ses aspirations créatrices détonnaient parmi celles de ses contemporains tchèques: quand tous se polarisaient sur l’opéra et les poèmes symphoniques, lui passait quelque huit mois de l’année 1865 à écrire deux symphonies d’envergure et Cyprès, un cycle de dix-huit chants.

Pour Dvorák, ce furent des années de vache maigre—il vivota en jouant de l’alto au théâtre tchèque de Prague et en enseignant la musique. Les caractéristiques musicales de cette première phase furent, à tout le moins, novatrices; plus tard, dans les années 1860, il entreprit de rédiger une série de quatuors à cordes fort expérimentaux, dont le summum fut celui en mi mineur (B19), en un seul mouvement, achevé vers 1870. Avec cette œuvre extraordinaire, l’expérimentation tonale et formelle toucha à des limites que les compositeurs européens mettront vingt-cinq ans à atteindre. Audacieuses, ces partitions n’en trouvèrent certainement pas moins un public réceptif dans le Prague des années 1870. Toutefois, le besoin de trouver un auditoire compréhensif encouragea sans conteste chez Dvorák, qui commençait à se faire connaître, un besoin de répondre aux attentes du public.

Les prodromes de cette modération stylistique apparaissent dans une série de chansons datant de 1871 et 1872. Hormis Les Héritiers de la montagne blanche et Le Roi et le charbonnier (un opéra-comique de 1871), Dvorák composa surtout des pièces à petite échelle adaptées aux salons pragois, notamment à celui de Ludevit Procházka, un pianiste amateur passionné qui participa à l’exécution d’au moins un mouvement de ses deux premiers trios avec piano (aujourd’hui perdus). De cette époque date le Quintette avec piano no 1 en la majeur, rédigé à la fin de l’été de 1872. Cette œuvre aurait pu elle aussi ne jamais passer à la postérité, Dvorák en ayant apparemment déchiré puis brûlé le manuscrit. Mais Procházka avait eu la prudence d’en faire réaliser une copie, permettant à cette pièce de survivre au jugement par trop impulsif de son auteur.

Ce quintette affiche en quelque sorte la discursivité des premiers quatuors à cordes—un élément relevé par un critique à la création de l’œuvre—mais aussi, à n’en pas douter, une combinaison piano/cordes très assurée (doublement impressionnante quand on sait que Dvorák ne possédait pas, alors, de piano), laquelle anticipe, en maints endroits, l’instrumentation du fameux Quintette avec piano no 2. En ce début de carrière, des influences sont, on ne s’en étonnera guère, perceptibles: celle de Liszt, dans le premier thème, qui fournit au mouvement une large part de l’impulsion de son développement, et celle de Schubert, peut-être, dans la seconde mélodie principale. Mais surtout, l’argument musical recèle une clarté devant beaucoup aux révisions opérées par Dvorák en 1887 (notamment une coupe de cent cinquante mesures); la décision ultérieure d’abandonner le second thème dans la réexposition fait que la fin du mouvement survient un peu brusquement, mais la péroration n’en est pas moins plutôt héroïque.

L’Andante sostenuto, intense et remarquablement tenu, se fonde sur une mélodie principale à la majesté beethovénienne. Au terme d’une section centrale nerveuse, le mouvement trouve une conclusion magiquement tranquille. En total contraste, le finale s’ouvre sur un mode agité, avec une audacieuse introduction qui entraîne le lointain fa majeur du mouvement lent vers la majeur, le ton principal du quintette. Il y a dans cette écriture comme une qualité de scherzo et s’il y a, dans ce vaste mouvement, beaucoup de détails auxquels l’oreille peut s’accrocher, l’effet cumulatif global est sans comparaison avec celui du quintette ultérieur ou, il est vrai, des œuvres de chambre du Dvorák des années 1875.

Durant une de ses récurrentes phases de révision, Dvorák repensa à son Quintette avec piano no 1, dont il demanda la copie à Procházka. Mais malgré les coupes opérées dans les trois mouvements, il ne se sentit toujours pas prêt à le proposer à Simrock, son éditeur berlinois (en fait, la création de cette version révisée ne survint pas avant 1922, soit dix-huit ans après la mort du compositeur). Comme souvent chez lui, cependant, reconsidérer cette œuvre l’amena à en composer une autre dans la même forme. Il passa, semble-t-il, cinq longs mois à se débattre avec le quintette ancien avant de le décréter non viable. Ces vaines tentatives libérèrent toutefois des énergies créatrices neuves et, en un peu plus de six semaines (de la mi-août au début d’octobre 1887), il acheva un nouveau quintette.

extrait des notes rédigées par Jan Smaczny © 2010
Français: Hypérion

In seiner frühen Kompositionslaufbahn erregte Dvorák das größte Aufsehen am 9. März 1873 mit seiner spektakulären patriotischen Kantate Die Erben des Weißen Berges. Er war jedoch schon im Verlauf der 1870er Jahre zusehends als Komponist in den Vordergrund getreten. In den 1860er Jahren, als Dvorák in seinen Zwanzigern war, wussten nur seine engsten Freunde wie der mit ihm befreundete Komponist Karel Bendl von seinen Ambitionen zum Komponieren. In vieler Hinsicht war Dvoráks kompositorisches Bestreben für einen tschechischen Komponisten seiner Zeit untypisch; während andere sich auf große Opern und Symphonische Dichtungen konzentrierten, schrieb Dvorák 1865 in circa acht Monaten zwei große Symphonien und den Liederzyklus Zypressen, der achtzehn Nummern umfasst.

Dies waren Jahre von beträchtlicher Armut für Dvorák, in denen er sich einen mageren Lebensunterhalt verdiente, indem er im tschechischen Interimstheater in Prag Bratsche spielte und Musikunterricht gab. Die musikalischen Charakteristiken dieser frühen Phase waren zumindest pionierhaft, und später in den 1860er Jahren begann er mit der Komposition äußerst experimenteller Streichquartette, die in dem einsätzigen Quartett in e-Moll (B19) ihren Gipfelpunkt erreichten. Dieses außerordentliche Werk erreicht ein Niveau tonaler und formaler Experimente, das andere europäische Komponisten erst Mitte der 90er Jahre erreichen sollten. Trotz ihrer gewagten Intentionen wäre es Anfang der 1870er Jahre zweifellos unmöglich gewesen, in Prag eine aufnahmebereite Öffentlichkeit zu finden. Dvoráks Bedürfnis, ein sympathisches Publikum zu finden, als er mehr und mehr als Komponist seinen Weg zu machen begann, veranlasste eindeutig eine Notwendigkeit seine Waren den Erwartungen anzupassen.

Die ersten Anzeichen, dass Dvorák seinen Stil zu modifizieren begann, finden sich in einer Reihe von Liedvertonungen von 1871 und 1872. Abgesehen von Die Erben des Weißen Berges und der komischen Oper Der König und der Köhler von 1871 onzentrierte sich Dvorvák mehr auf kleinere Werke, die besser für die Prager Salons geeignet waren, besonders den von Ludevit Procházka einem enthusiastischen Laienpianisten, der in der Aufführung von zumindest einem Satz aus einem der ersten beiden (heute verschollenen) Klaviertrios Dvoráks spielte. Aus der gleichen Zeit stammt sein Klavierquintett Nr. 1 in A-Dur, das im Spätsommer 1872 komponiert wurde. Dieses Werk könnte gleichfalls der Nachwelt verloren gegangen sein, denn Dvorák verriss und verbrannte anscheinend sein eigenes Manuskript. Procházka hatte jedoch zur Vorsicht eine Kopie anfertigen lassen, und das Werk überlebte daher die allzu impulsive Einschätzung des Werkes durch den Komponisten.

Das Quintett ist ähnlich weitschweifig wie die frühen Streichquintette, wie ein Kritiker bei der Premiere bemerkte, aber am Selbstvertrauen, mit dem Dvorák die Kombination von Klavier und Streichinstrumenten handhabt (umso eindrucksvoller, als er zu jener Zeit kein Klavier besaß) lässt sich nicht zweifeln, und an vielen Stellen antizipiert es die Instrumentation im berühmten zweiten Klavierquintett. Es überrascht nicht, dass so früh in seiner Karriere verschiedene Einflüsse hörbar sind: Liszt im ersten Thema, das einen Großteil des Durchführungsmaterials motiviert, und in der zweiten Hauptmelodie vielleicht Schubert. Insgesamt ist die musikalische Verarbeitung durchsichtig und wurde in Revisionen, die Dvorák 1887 machte—einschließlich der Streichung von etwa 150 Takten—wesentlich verbessert. Und obwohl Dvoráks spätere Entscheidung, in der Reprise das zweite Thema auszulassen, ein eher abruptes Ende bedeutet, liefert er denoch ein angemessen heroisches Schlusswort.

Das intensive und eindrucksvoll getragene Andante sostenuto basiert auf einer Hauptmelodie von beethovenscher Noblesse Vornehmheit. Nach einem rastlosen Mittelteil schließt der Satz mit zauberhafter Ruhe. Im krassen Gegensatz dazu beginnt das Finale aufgeregt mit einer imposanten Einleitung, die die Tonalität vom entfernten F-Dur des langsamen Satzes nach A-Dur, die Grundtonart des ganzen Quintetts rückt. Die Schreibweise hat Anklänge an ein Scherzo, und obwohl dieser weitreichende Satz dem Hörer viele Details zum Auflauschen bietet, lässt sich die Gesamtwirkung weder mit dem späteren Quintett noch den Kammermusikwerken vergleichen, die er Mitte der 1870er Jahre schreiben sollte.

Während einer periodischen Durchsicht früherer Werke kehrten Dvoráks Gedanken zum ersten Klavierquintett zurück, und er bat Procházka um seine Kopie des Stückes. Trotz der Striche, die er in allen drei Sätzen anlegte, glaubte Dvorvák nicht, dass er es seinem Verleger Simrock in Berlin zur Veröffentlichung anbieten konnte (und die Uraufführung dieser revidierten Fassung fand sogar erst 1922, 18 Jahre nach dem Tode des Komponisten statt). Aber wie so oft bei Dvorák führte die Betrachtung eines Werkes zur Komposition eines anderen in derselben Form. Er scheint mit dem frühen Quintett nahezu fünf Monate gerungen zu haben, bevor er zum Schluss kam, dass es sich nicht lohnte. Seine frustrierten Bemühungen schiennen jedoch neue kreative Energie zu liefern, und das neue Quintett wurde von Mitte August bis Anfang Oktober 1887 in nur etwas über sechs Wochen fertig gestellt.

aus dem Begleittext von Jan Smaczny © 2010
Deutsch: Renate Wendel

Recordings

Dvořák: Piano Quintets Opp 5 & 81
CDA67805

Details

Movement 1: Allegro ma non troppo
Movement 2: Andante sostenuto
Movement 3: Allegro con brio

Track-specific metadata

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