Sept Chansons pour Gladys, Op 151

composer
26 August - 3 September 1935; inspired by events in the film Calais-Douvres in which Lilian Harvey played the role of Gladys O'Halloran, the little newspaper-seller
author of text
Humoristic poems

 
Between 1933 and 1938 Koechlin became fascinated by the stars of the early sound movies and in particular by the now-forgotten Lilian Harvey, in whose honour he composed 113 short piano pieces and the song cycle Sept chansons pour Gladys. These seven ‘pièces humoristiques’ with adulatory, faintly moralizing blank verse by Koechlin himself, celebrate Lilian’s performance as Gladys O’Halloran, the little newspaper vendor in Anatol Litvak’s film Calais-Douvres (1931). First seeing the film in the autumn of 1934 inspired four piano pieces for his album The Portrait of Daisy Hamilton (for which he also wrote a film scenario starring Lilian Harvey and himself). Then returning to the film on 26 August 1935 inspired ‘M’a dit Amour’ which grew into the cycle that marked the end of Koechlin’s 45-year songwriting career. In these songs, Koechlin made no distinction between Lilian’s screen and real-life personalities, and the ‘humorous and whimsical’ aspect can be seen in ‘Le cyclone’, where he makes an elaborate play on words between the identical surnames of Lilian Harvey and the Englishman who discovered the circulation of the blood! This point forms the only substantial climax in the cycle.

The element of sixteenth-century modal counterpoint that runs through much of Koechlin’s film music can clearly be seen in the linear ‘M’a dit Amour’, and ‘La naïade’ starts with a quotation from Beaujoyeulx’s Le balet comique de la Royne (1581), including such deliberate archaisms as ‘cuydois’ (think), ‘emmy’ (among) and ‘souëf’ (supple) in macaronic conjunction with a Latin paraphrase of Catullus at the close and the Americanism ‘lovely’ en route! Elsewhere Koechlin pokes fun at the banal endings of most commercial film scenarios and compares Lilian to Botticelli’s Venus within what must be one of the most unlikely and intriguing compositions of all time.

from notes by Robert Orledge © 2010

Entre 1933 et 1938, Koechlin a été fasciné par les vedettes des premiers films parlants et en particulier par Lilian Harvey, aujourd’hui oubliée, en l’honneur de qui il a composé cent treize courtes pièces pour piano et le cycle de mélodies Sept chansons pour Gladys. Ces sept «pièces humoristiques», sur des vers non rimés élogieux, légèrement moralisateurs, de Koechlin lui-même, célèbrent l’interprétation de Lilian dans le rôle de Gladys O’Halloran, la petite marchande de journaux dans le film Calais-Douvres (1931) d’Anatol Litvak. La première fois qu’il a vu le film à l’automne 1934, il lui a inspiré quatre pièces de son album The Portrait of Daisy Hamilton (pour lequel il a également écrit un scénario de film mettant en vedette Lilian Harvey et lui-même). En revoyant ce film le 26 août 1935, lui est venu l’inspiration «M’a dit Amour» qui a pris place dans le cycle marquant, chez Koechlin, la fin de quarante-cinq ans de carrière dans le domaine de la composition de mélodies. Dans ces mélodies, Koechlin n’a fait aucune distinction entre la personnalité de Lilian à l’écran et dans la vie réelle, et l’aspect «humoriste et fantaisiste» ressort dans «Le cyclone», où il fait un jeu de mots élaboré entre les noms de famille de Lilian Harvey et de l’Anglais qui a découvert la circulation sanguine! Ce point constitue le seul sommet substantiel du cycle.

L’élément de contrepoint modal du XVIe siècle qui se retrouve dans une grande partie de la musique de film de Koechlin est clairement visible dans le linéaire «M’a dit Amour», et «La naïade» commence par une citation du Balet comique de la Royne de Beaujoyeulx (1581), comprenant des archaïsmes délibérés comme «cuydois» (pense), «emmy» (parmi) et «souëf» (souple) en conjonction macaronique avec une paraphrase latine de Catulle à la fin et l’américanisme «lovely» en cours de route! Ailleurs, Koechlin se moque des fins banales de la plupart des scénarios des films commerciaux et compare Lilian à la Vénus de Botticelli au sein de ce qui doit être l’une des compositions les plus invraisemblables et curieuses de tous les temps.

extrait des notes rédigées par Robert Orledge © 2010
Français: Marie-Stella Pâris

Recordings

Koechlin: Le cortège d'Amphitrite & other songs
CDH55163Helios (Hyperion's budget label)

Details

No 1: M'a dit Amour
Track 2 on CDH55163 [1'20] Helios (Hyperion's budget label)
No 2: Tu croyais le tenir
Track 3 on CDH55163 [0'33] Helios (Hyperion's budget label)
No 3: Prise au piège  Tu croyais prendre et tu es prise
Track 4 on CDH55163 [1'26] Helios (Hyperion's budget label)
No 4: La naïade  Quand tu nageois emmy Syrènes et Tritons, gente naïde au corps souëf
Track 5 on CDH55163 [1'30] Helios (Hyperion's budget label)
No 5: Le cyclone  Un cyclone?
Track 6 on CDH55163 [1'39] Helios (Hyperion's budget label)
No 6: La colombe  Gladys! Gladys!
Track 7 on CDH55163 [2'00] Helios (Hyperion's budget label)
No 7: Fatum  L'Homme ne peut rien contre l'Amour, la Femme non plus
Track 8 on CDH55163 [1'30] Helios (Hyperion's budget label)

Track-specific metadata for CDH55163 track 3

Tu croyais le tenir
Artists
ISRC
GB-AJY-87-24303
Duration
0'33
Recording date
1 October 1985
Recording venue
Toronto, Canada
Recording producer
Anton Kwiatowski
Recording engineer
Anton Kwiatowski
Hyperion usage
  1. Koechlin: Songs (CDA66243)
    Disc 1 Track 3
    Release date: August 1987
    Deletion date: August 2005
    Superseded by CDH55163
  2. Koechlin: Le cortège d'Amphitrite & other songs (CDH55163)
    Disc 1 Track 3
    Release date: March 2010
    Helios (Hyperion's budget label)