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String Quartet in E minor

composer
1923/4; 2nd movement composed first and completed 12 September 1923; the whole completed 12 September 1924

 
By 1920 the seventy-five-year-old Fauré’s hearing problems could no longer be disguised and he was, at the very least, encouraged to leave his post as Conservatoire director. The remaining four years of his life contained many melancholy moments when he even longed for death. But, as his son Philippe recalled: ‘[He] could still surprise us by appearing really active. One day some friends had taken him out to dinner and he came back quite late in a mood of bravura, with his hat over one ear. A sparkling dining room, bright dresses, a breath of society atmosphere, something lively and unexpected had been enough to lift his spirits, and he declared himself ready to go and paint the town red!’ It has to be said that there is little, if anything, painted red in the String Quartet. Nonetheless, the energy can still be sensed, transferred from the social to the intellectual sphere.

On 9 September 1923 Fauré wrote to his wife: ‘I’ve started a Quartet for strings, without piano. It’s a medium in which Beethoven was particularly active, which is enough to give all those people who are not Beethoven the jitters!’ To start himself off he went back to a couple of themes from an abandoned violin concerto of 1878. The changes he made were mostly to the rhythms, but the first theme, heard here on the first violin as an answer to the viola’s opening question, now boasts a Phrygian F natural in its E minor contour instead of the original F sharp. It is a sign of his self-confidence that, at a time when Les Six were indeed painting Paris red and Schoenberg was inventing a system that would ensure German musical supremacy for a hundred years, Fauré should continue to engage with the modal writing that had served him well for so long. The movement is in sonata form, with the viola’s questioning phrase removed for the reprise and, as usual, the whole process now made more compact.

The Andante was the first movement Fauré composed, finishing it on 12 September 1923, and to that extent it lends its sober, meditative tone to the whole quartet. As in the first movement, scales and scalic fragments play a large part, set off against the occasional octave leap. There is a straightforward reprise of the opening just before halfway, but few other formal landmarks that can be heard easily. Possibly a more rewarding activity for the listener is simply to go with the dynamic highs and lows: bars of crescendo and diminuendo vastly outnumber those that are static and these changes often operate over a small period of time. In all likelihood Fauré would have echoed the remark of his pupil Ravel, that performers tended to make his crescendos too limited in range. The other feature that repays attention is the interplay of thematic fragments, nearly always generating different harmonies each time, and whose resolution is rarely what we expect.

On the day he completed the quartet, 12 September 1924, exactly a year after finishing the slow movement, Fauré mentioned to his wife the possibility of a short movement to come between the first and second, ‘but as there’s no real necessity for it, I won’t exhaust myself searching for one’. Presumably this would have been in the nature of a scherzo, as in the Franck quartet. If this was not in fact necessary, it was because the last movement, ‘light and cheerful’ in the composer’s own words, does duty for a scherzo. Again formal landmarks are probably of less value to the listener than motivic and rhythmic patterns, in particular the one introduced by the cello in the third bar, an up/down figure characterized by its distinctive rhythm, achieved by tying a quaver triplet to a duplet. This becomes especially insistent in the lead-up to the final bars, at which point, for the first and only time in the quartet, we hear unhampered triplets—clearly a deliberate self-denying ordinance. The explosion of joy they signal emphasizes a triumphant arrival in E major.

No startling interruptions, then, no sudden silences or wild diversions, no magical harmonics or moments of lush self-indulgence. Instead, Fauré perfectly realizes the prescription d’Indy offered with regard to Franck’s quartet: ‘to obtain that variety in unity which is the medium’s essential condition, a thorough maturity of spirit and talent, combined with an experienced technical grasp, is absolutely indispensable.’

from notes by Roger Nichols © 2008

En 1920, ne pouvant plus cacher ses problèmes auditifs, Fauré fut, à tout le moins, encouragé à démissionner de son poste de directeur du Conservatoire. Il avait alors soixante-quinze ans et les quatre dernières années de sa vie furent pleines de moments mélancoliques, durant lesquels il en vint même à souhaiter la mort. Mais, se rappellera son fils Philippe: «[Il] nous étonnait encore par l’apparence d’une réelle vigueur; un jour que des amis l’avaient emmené dîner, on le vit revenir fort tard, le chapeau sur l’oreille, avec un air de bravoure. Une brillante salle de restaurant, de claires toilettes, une bouffée d’air mondain, quelque chose de vif et d’inattendu avaient suffi pour lui donner une sorte d’élan joyeux, et il se déclarait tout prêt à faire la noce!» Certes, cette idée de noce ressort peu, voire pas du tout, du Quatuor à cordes. Mais son énergie, elle, est bien là, passée de la sphère sociale à la sphère intellectuelle.

Le 9 septembre 1923, Fauré écrivit à sa femme: «J’ai entrepris un Quatuor pour instruments à cordes, sans piano. C’est un genre que Beethoven a particulièrement illustré, ce qui fait que tous ceux qui ne sont pas Beethoven en ont la frousse!» Pour démarrer, il se reporta à deux thèmes qu’il avait écrits en 1878 pour un Concerto pour violon, abandonné depuis. Les modifications qu’il y apporta concernèrent surtout les rythmes, mais le thème initial, entendu ici au premier violon en réponse à la question liminaire de l’alto, se glorifie, dans son contour en mi mineur, d’un fa naturel phrygien au lieu du fa dièse original. Il faut voir un signe de confiance en soi dans le fait que Fauré ait poursuivi l’écriture modale, qui le servait si bien depuis si longtemps, alors même que Les Six faisaient pour de bon la noce à Paris et que Schönberg inventait un système qui allait assurer à la musique allemande un siècle du suprématie. Le mouvement est de forme sonate, avec la phrase interrogative de l’alto supprimée pour la reprise et avec, comme d’habitude, un processus densifié.

Achevé le 12 septembre 1923, l’Andante fut le premier mouvement composé par Fauré, celui qui conféra son ton sobre et méditatif à l’œuvre. Comme dans l’Allegro moderato initial, gammes et fragments de gammes jouent un rôle essentiel, lancés contre d’occasionnels sauts d’octave. Une reprise simple de l’ouverture survient juste avant la mi-parcours, fournissant à peu près le seul repère aisément audible. Peut-être l’auditeur trouvera-t-il plus gratifiant de simplement suivre les aigus et les graves dynamiques: les mesures de crescendo et de diminuendo sont considérablement plus nombreuses que les statiques, avec des changements qui s’opèrent souvent en un rien de temps. Fauré aurait certainement noté avec son élève Ravel que les interprètes tendaient à trop restreindre l’étendue de ses crescendos. On retiendra aussi le jeu entre les fragments thématiques, source d’harmonies presque toujours différentes, dont la résolution est rarement celle qu’on escomptait.

Un an jour pour jour après avoir achevé le mouvement lent, soit le 12 septembre 1924, Fauré termina le quatuor et évoqua avec sa femme l’idée d’une courte partie qui viendrait s’intercaler entre les deux premiers mouvements, «mais comme elle n’est nullement nécessaire, je ne me fatiguerai pas à la rechercher». Elle eût pris, peut-on présumer, le caractère d’un scherzo, comme dans le quatuor de Franck. Si elle était superflue, c’était parce que le dernier mouvement, «léger et plaisant», de l’aveu même du compositeur, faisait office de scherzo. Là encore, l’auditeur se soucie probablement moins des repères formels que des modèles motiviques et rythmiques, en particulier celui introduit par le violoncelle à la troisième mesure, une figure ascendante/descendante au rythme distinctif, obtenue en attachant un triolet de croches à un duolet. Cette figure devient très insistante dans la course aux dernières mesures, quand on entend, pour la première et unique fois du quatuor, des triolets libres—à l’évidence, une dissolution délibérée. L’explosion de joie qu’ils signalent amplifie l’arrivée triomphante en mi majeur.

Pas d’interruptions saisissantes, donc, pas de brusques silences ni de diversions trépidantes, pas d’harmoniques magiques ni de moments intensément complaisants. Non, Fauré applique à la perfection la recette formulée par d’Indy à propos du quatuor de Franck: «pour obtenir cette variété dans l’unité qui en est la condition essentielle, une forte maturité d’esprit et de talent, jointe à une sûre expérience de l’écriture, est tout à fait indispensable».

extrait des notes rédigées par Roger Nichols © 2008
Français: Hypérion

1920 ließen sich die Hörprobleme des 75-jährigen Fauré nicht länger verbergen, und er wurde „ermutigt“, seine Position als Direktor des Conservatoires aufzugeben. Die restlichen vier Jahre seines Lebens enthielten viele melancholische Momente, in denen er oft sogar den Tod ersehnte. Aber, so erinnert sich sein Sohn Philippe, er „konnte uns immer noch überraschen und wirklich aktiv erscheinen. Eines Tages gingen Freunde mit ihm zum Essen aus, und er kam recht spät zurück, den Hut schneidig über dem Ohr. Eine glänzende Tafel, bunte Kleider, ein Hauch von Gesellschaft, etwas Lebhaftes oder Überraschendes war genug, um seine Stimmung zu heben, und er war bereit, richtig auf den Putz zu hauen.“ Leider findet sich im Streichquartett wenig Gelegenheit, auf den Putz zu hauen. Aber diese Energie, von der geselligen in die intellektuelle Sphäre übertragen, lässt sich dennoch durchspüren.

Am 9. September 1923 schrieb Fauré an seine Frau: „Ich habe ein Quartett für Streicher, ohne Klavier, begonnen. Es ist ein Genre, das Beethoven berühmt gemacht hat, was reicht, allen, die nicht Beethoven sind, eine Heidenangst einzujagen!“ Um einen Anfang zu machen, griff er auf ein paar Themen aus einem Violinkonzert von 1878 zurück, an dem er die Arbeit aufgegeben hatte. Die Änderungen, die er vornahm, betrafen hauptsächlich die Rhythmen, aber das erste Thema, das hier in der ersten Violine als Antwort auf die einleitende Frage der Bratsche zu hören ist, stellt jetzt im Rahmen seiner e-Moll-Kontur ein phrygisches f statt des ursprünglichen fis zur Schau. Es ist ein Anzeichen seines Selbstbewusstseins, dass Fauré zu einer Zeit, als Les Six tatsächlich auf den Putz hauten und Schönberg ein System erfand, das eine hundertjährige Vorherrschaft der deutschen Musik sicherte, sich nach wie vor mit der modalen Schreibweise beschäftigte, die ihm so lange gute Dienste geleistet hatte. Der Satz steht in Sonatenform, wobei das Fragemotiv der Bratsche für die Reprise ausgelassen und wie üblich der ganze Prozess kompakter gemacht wird.

Das Andante war der erste Satz, den Fauré komponierte; er war am 12. September 1923 fertig und verleiht dem ganzen Quartett seinen nüchternen, meditativen Ton. Wie im ersten Satz spielen Skalen und Skalenfragmente—gelegentlichen Oktavsprüngen engegen gesetzt—eine große Rolle. Kurz vor dem halben Wege gibt es eine Reprise, aber sonst kaum formale Marksteine, die leicht zu hören sind. Es lohnt sich für den Hörer womöglich mehr, dem dynamischen Auf und Ab zu folgen: Takte mit Crescendo und Diminuendo sind wesentlich zahlreicher als statische, und die Wechsel erfolgen oft über eine kurze Zeit. Fauré hätte wohl der Bemerkung seines Schülers Ravel zugestimmt, dass Interpreten seine Crescendi zu bescheiden ausführten. Das andere Merkmal, das Aufmerksamkeit belohnt, ist das Wechselspiel thematischer Fragmente, das nahezu immer neue Harmonien erzeugt, sie sich selten wie erwartet auflösen.

Als er am 12. September 1924, genau ein Jahr nachdem er den langsamen Satz beendet hatte, das Quartett vollendete, erwähnte Fauré seiner Frau gegenüber den möglichen Einschub eines kurzen Satzes zwischen dem ersten und zweiten, „aber da er eigentlich nicht notwendig ist, werde ich mich nicht mit der Suche danach erschöpfen“. Dieser hätte wohl wie in Francks Quartett die Form eines Scherzos angenommen. Wenn er tatsächlich nicht notwendig ist, so deshalb, weil der—in den Worten des Komponisten—„leichte und drollige“ letzte Satz die Funktion eines Scherzos übernimmt. Auch hier haben Marksteine in der Form weniger Wert für den Hörer als motivische und rhythmische, besonders das vom Cello im dritten Satz eingeführte Muster—eine Auf- und Ab-Figur, die sich durch ihren charakteristischen Rhythmus durch die Bindung einer Achteltriole an eine Duole auszeichnet. Diese wird im Schluss-Spurt zu den Abschlusstakten besonders aufdringlich, wenn wir zum ersten und einzigen Mal in diesem Quartett, ungehinderte Triolen hören—eindeutig eine absichtliche, selbstverleugnende Verordnung. Die Explosion des Jubels, die sie ankündigen, unterstreicht die triumphale Ankunft in E-Dur.

Also keine Unterbrechungen, kein plötzliches Stillschweigen oder wilde Ablenkungen, keine Zauberharmonien oder Momente üppiger Selbstgefälligkeit. Stattdessen realisiert Fauré perfekt das Rezept, das d’Indy in Bezug auf Francks Quartett gab: „… die Vielfalt in der Einigkeit zu finden, die die wesentliche Bedingung [für das Genre] ist, und eine durchdringende Reife von Geist und Talent, vereint mit versiertem technischem Geschick sind absolut unabdingbar.“

aus dem Begleittext von Roger Nichols © 2008
Deutsch: Renate Wendel

Recordings

Fauré & Franck: String Quartets
CDA67664

Details

Movement 1: Allegro moderato
Movement 2: Andante
Movement 3: Allegro

Track-specific metadata for CDA67664 track 6

Andante
Artists
ISRC
GB-AJY-08-66406
Duration
8'34
Recording date
3 December 2007
Recording venue
Potton Hall, Dunwich, Suffolk, United Kingdom
Recording producer
Jeremy Hayes
Recording engineer
Ben Connellan
Hyperion usage
  1. Fauré & Franck: String Quartets (CDA67664)
    Disc 1 Track 6
    Release date: August 2008
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