Welcome to Hyperion Records, an independent British classical label devoted to presenting high-quality recordings of music of all styles and from all periods from the twelfth century to the twenty-first.

Hyperion offers both CDs, and downloads in a number of formats. The site is also available in several languages.

Please use the dropdown buttons to set your preferred options, or use the checkbox to accept the defaults.

Piano Concerto

composer
1953/5

 
The full-scale Piano Concerto Tippett was eventually to write was completed in 1955, though conceived nearly a decade earlier. During most of the intervening time he was preoccupied with The Midsummer Marriage and not surprisingly the music of that opera permeates the concerto—the expansive orchestral lines, the abundance of decoration which makes such lines throb with life, and in particular the use of a celesta to light up a realm of mystery and magic. But these features affected the orchestral as much as the piano style. For that, the surest pointer is the piano part of Tippett’s song cycle The Heart’s Assurance, completed in 1951, and especially in the music to the words ‘the meadows of her breath’ in the third song, which sounds as if it was the direct link to the opening phrases of the concerto. For the rest, while not excluding the received resources of concerto-writing, Tippett focussed on his discovery of a shimmering pianism in which the harmonies emerged from the pedalling of lines of unequal groups of short notes, as in the first song of The Heart’s Assurance. It creates an effect of hovering somewhere between the essential and the decorative. The work is unhurried, reassuring. If a climax seems imminent, it is diverted: spacious paragraphs open out into deep vistas and tiny visions. The remarkable thing is that the concerto was written when the course of European music seemed to be leading to an anxious, fragmented serialism—with the corollary that Tippett’s redefinition of English pastoralism was a quaint irrelevance. The early 1950s was a period of threat and cold austerity; here was another example of Tippett offering an antidote to all that.

The first movement is a conventional sonata-form. The gentle opening (recalling the spirit of Beethoven’s fourth concerto) burgeons into an orchestral passage epitomizing the serenity of the pastoral A flat of the movement; woodwind arabesques then reveal the still centre, a ‘tiny vision’ on muted viola, muted horns and celesta. Tippett had used a similar ensemble in The Midsummer Marriage to evoke the timeless presences that move beyond the surface realities of life. He achieves a comparable effect here, mysterious yet familiar. The spell is broken when the soloist ushers in a group of themes and motives marking the ‘second subject’. The vision unexpectedly returns at the peak of the development just before the recapitulation, and it does so again in the middle of the solo cadenza, unpredictable but reassuring reminders that the vision can never be lost. The cadenza, unusually, is placed before the recapitulation of the ‘second subject’ and after an interpolated second development section. So, despite being conventional, the design of the movement is continually being loosened up.

The slow movement has affinities with Beethoven’s fourth concerto, even if the outcome is new. The serenity of the first movement is replaced by a different vision, dense and disturbing, a kind of tournament between faceless close canons from pairs of wind instruments and manic cascades from the piano, each pursuing dogged courses until the tension eases and is released in a series of exchanges between packed high strings and the now ruminative soloist, who calms things down. It is an extraordinary conception, suggesting some programmatic basis, though Tippett never revealed one.

The finale springs to life with a key change, from B to E flat, implying now the influence of Beethoven’s ‘Emperor’ concerto. There are indeed other echoes of Beethoven’s finale but the joy and high spirits are Tippett’s own. The movement begins with a long section for orchestra alone (a foil to the almost continuous sound of the piano in the previous movement), shaped in three parts—a wealth of little motives, a central striding theme with a touch of blues harmony at the end, a codetta reintroducing the celesta. The soloist enters dramatically with a theme of his own. This turns out to be the first episode in a scheme in which the orchestral section is the rondo theme, now divided into its three parts with episodes between. The second episode is for piano and orchestra, the third for piano and the last an enchanting duet between piano and celesta. All that remains is a return of the rondo complete and a short coda carrying the music to a jubilant C major.

from notes by Ian Kemp © 2007

Achevé en 1955, ce Concerto pour piano de grande envergure avait, en fait, été conçu quelque dix ans plus tôt, dix années durant lesquelles Tippett avait été accaparé par l’opéra The Midsummer Marriage, dont la musique imprègne, on ne s’en étonnera pas, le concerto—pour preuve, les expansives lignes orchestrales, rendues grouillantes de vie par l’abondante décoration, et, surtout, l’usage d’un célesta pour illuminer tout un monde de mystère et de magie. Mais ces éléments affectèrent autant le style orchestral que pianistique, comme l’illustre incontestablement la partie de piano du cycle mélodique The Heart’s Assurance, terminé en 1951, et notamment la mise en musique des mots «the meadows of her breath» (troisième mélodie), qui semble faire directement le lien avec les phrases d’ouverture du concerto. Pour le reste, Tippett, s’il ne rejeta pas les ressources toutes faites de l’écriture concertante, se focalisa sur sa découverte d’un pianisme chatoyant, où les harmonies émergeaient de la pédalisation de lignes de groupes inégaux de notes brèves, comme dans la première mélodie de The Heart’s Assurance. D’où une impression de flottement quelque part entre l’essentiel et l’ornemental. L’œuvre est sereine, rassurante. Un apogée semble-t-il imminent qu’il est aussitôt détourné, de spacieux paragraphes donnant sur de profonds panoramas et sur de minuscules visions. Chose remarquable, ce concerto fut écrit au moment où la musique européenne semblait déboucher sur un sérialisme nerveux, fragmenté—avec, pour corollaire, la singulière incongruité de la redéfinition du pastoralisme anglais proposée par Tippett. Le début des années 1950 fut une période de menaces et de froide austérité contre laquelle Tippett nous livre ici un nouvel antidote.

Le premier mouvement est une forme sonate conventionnelle. La douce ouverture (qui rappelle l’esprit du quatrième concerto de Beethoven) s’épanouit en un passage orchestral concentrant la sérénité du la bémol pastoral du mouvement; des arabesques aux bois viennent ensuite révéler le cœur paisible, une «minuscule vision» à l’alto avec sourdine, aux cors étouffés et au célesta. Dans The Midsummer Marriage, Tippett avait recouru à un ensemble similaire pour évoquer les présences intemporelles qui évoluent par-delà les réalités apparentes de la vie. Il atteint ici à un effet comparable, tout à la fois mystérieux et familier. Le soliste rompt le charme en inaugurant un groupe de thèmes et de motifs qui marque le «deuxième sujet». Contre toute attente, la vision revient au summum du développement, juste avant la réexposition, puis, de nouveau, au milieu de la cadenza solo—des échos imprévisibles mais réconfortants, venant rappeler que la vision ne peut jamais être perdue. La cadenza, pour changer, vient s’intercaler entre la réexposition du «deuxième sujet» et l’interpolation d’une seconde section de développement. Aussi le plan du mouvement, pour conventionnel qu’il soit, ne cesse-t-il de se relâcher.

Le mouvement lent n’est pas sans ressembler au quatrième concerto de Beethoven, malgré un dénouement inédit. À la sérénité du premier mouvement succède une toute autre vision, dense et dérangeante, une sorte de tournoi où s’affrontent les impavides canons serrés, que jouent les vents par deux, et les folles cascades pianistiques, chacun poursuivant obstinément sa route jusqu’à ce que la tension s’apaise et se décharge en une série d’échanges entre les cordes supérieures, massées, et le soliste, désormais pensif, qui calme le jeu. Voilà une conception extraordinaire, insinuant quelque base programmatique, même si Tippett n’en dévoila jamais aucune.

Le finale s’ébranle sur un changement de tonalité (si à mi bémol), qui sous-entend maintenant l’influence du concerto «l’Empereur» de Beethoven. On y trouve, de fait, des échos du finale beethovénien, mais la joie et la bonne humeur sont, elles, bien de Tippett. Le mouvement s’ouvre sur une longue section pour orchestre seul (véritable repoussoir à la quasi-permanence du piano dans le mouvement précédent), façonnée en trois parties: une profusion de petits motifs, un thème central chevauchant (avec, à la fin, une touche d’harmonie bluesy) et une codetta réintroduisant le célesta. Le soliste fait une entrée théâtrale, avec un thème à lui—en réalité, le premier épisode d’un schéma où la section orchestrale est le thème de rondo et voit désormais ses trois parties entrecoupées d’épisodes. Le deuxième épisode est pour piano et orchestre, le troisième est pour piano et le dernier est un enchanteur duo piano/célesta. Ne restent plus qu’un retour du rondo complet et une courte coda qui conduit la musique à un jubilant ut majeur.

extrait des notes rédigées par Ian Kemp © 2007
Français: Hypérion

Das großangelegte Klavierkonzert, das Tippett später schreiben sollte, wurde 1955 vollendet, obwohl es bereits ein Jahrzehnt zuvor entworfen wurde. In der Zwischenzeit war er vorwiegend mit der Komposition von The Midsummer Marriage beschäftigt, und es überrascht nicht, dass die Musik der Oper auch das Konzert durchzieht—die weit gedehnten Orchesterlinien, der Reichtum an Verzierungen, die solche Linien lebendig pulsieren lassen, und besonders die Verwendung der Celesta, um ein geheimnisvolles Zauberreich zum Strahlen zu bringen. Aber diese Merkmale beeinflussten nicht nur seinen Orchester- sondern auch seinen Klavierstil. Der deutlichste Hinweis darauf ist die Klavierstimme für Tippetts Liederzyklus The Heart’s Assurance, der 1951 fertiggestellt wurde, besonders in der Musik auf die Worte „the meadows of her breath“ im dritten Lied, die klingt, als ob sie sich direkt auf die Anfangsphrasen des Konzerts bezieht. Sonst konzentrierte Tippett sich auf seine Entdeckung einer schillernden Pianistik, deren Harmonien wie im ersten Lied von The Heart’s Assurance aus dem Halten des Pedals über unsymmetrische Gruppen kurzer Noten erwachsen. Dies bewirkt den Eindruck eines Schwebens zwischen dem Wesentlichen und der Verzierung. Das Werk ist geruhsam, beruhigend. Jede Steigerung zerstreut sich: geräumige Abschnitte geben Einblick in unergründliche Perspektiven oder winzige Visionen. Erstaunlicherweise wurde dieses Konzert in einer Zeit geschrieben, als die europäische Musik zu beklommenem, fragmentiertem Serialismus führte—mit der logischen Konsequenz, dass Tippetts Neudefinierung des englischen Pastoralstils kurios und irrelevant war. Der Anfang der 1950er Jahre war eine bedrohliche, kalt-nüchterne Periode, und hier findet sich ein weiteres Beispiel für Tippetts Bemühungen, ein Gegenmittel dafür zu liefern.

Der erste Satz steht in konventioneller Sonatenform. Der zarte Anfang (der an die Stimmung von Beethovens viertem Konzert erinnert) entfaltet sich in eine Orchesterpassage, die die heitere Stille der As-Tonalität des Satzes versinnbildlicht; Arabesken der Holzbläser enthüllen dann den ruhigen Kern, eine „winzige Vision“ auf sordinierter Bratsche, gedämpften Hörnern und Celesta. Tippett hatte in The Midsummer Marriage ein ähnliches Ensemble verwendet, um die zeitlosen Dinge zu evozieren, die sich unter den äußerlichen Realitäten des Lebens regen. Der Zauber bricht, wenn der Solist eine Gruppe von Themen und Motiven einführt, die das „zweite Thema“ repräsentieren. Die Vision kehrt auf dem Höhepunkt der Durchführung kurz vor der Reprise unerwartet wieder und mitten in der Solokadenz noch einmal—unvorhersehbare, aber beschwichtigende Erinnerungen daran, dass die Vision nie ganz verloren gehen kann. Die Kadenz steht an einer ungewöhnlichen Stelle kurz vor der Reprise des „zweiten Themas“ und nach dem Einschub einer zweiten Durchführung. So wird dieser konventionelle Satz ständig durch seine Anlage aufgelockert.

Der langsame Satz weist eine Geistesverwandtschaft mit Beethovens viertem Konzert auf, auch wenn sie zu einem ganz neuen Resultat führt. Die heitere Stille des ersten Satzes wird durch eine ganz andere und beunruhigende Vision ersetzt, eine Art Turnier zwischen konturlosen engen Kanons von Holzbläserpaaren und manischen Kaskaden des Klaviers, die jeweils stur ihren Weg verfolgen bis die Spannung nachlässt und sich im mehrfachen Austausch zwischen dicht gepackten hohen Streichern und dem jetzt nachdenklichen, beschwichtigenden Solisten auflöst. Es ist ein außerordentliches Konzept, das vermuten lässt, dass ihm ein ein Programm zugrunde liegt, obwohl Tippett es nie enthüllte.

Das Finale erwacht mit einem Tonartenwechsel von H nach Es zum Leben, was nun den Einfluss von Beethovens fünftem, dem sogenannten „Kaiserkonzert“ impliziert. Es gibt noch weitere Anklänge an Beethovens Finale, aber die Freude und Lebenslust sind ganz und gar Tippetts. Der Satz beginnt mit einem langen Abschnitt für Orchester allein (im Ausgleich zum nahezu kontinuierlichen Klavierklang im vorhergehenden Satz), der in drei Teilen angelegt ist—eine Vielfalt kleiner Motive, einem zentralen schreitenden Thema mit einem Hauch von Bluesharmonik am Ende und eine Codetta, die wiederum die Celesta einführt. Der Solist setzt dramatisch mit einem eigenen Thema ein. Dies erweist sich als erste Episode in einem Schema, in dem der Orchesterabschnitt das Rondothema darstellt, das jetzt durch die eingefügten Episoden in seine drei Elemente geteilt wird. Die zweite Episode ist für Klavier und Orchester, die dritte für Klavier und die letzte ein bezauberndes Duett von Klavier und Celesta. Danach bleibt nur noch eine Wiederkehr des gesamten Rondothemas und eine kurze Coda übrig, die die Musik in jubilierendem C-Dur abschließt.

aus dem Begleittext von Ian Kemp © 2007
Deutsch: Renate Wendel

Recordings

Tippett: Piano Concerto
CDA67461/22CDs

Track-specific metadata for CDA67461/2 disc 1 track 1

Allegro non troppo
Artists
ISRC
GB-AJY-07-46101
Duration
16'42
Recording date
13 May 2007
Recording venue
City Halls, Candleriggs, Glasgow, Scotland
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
Phil Rowlands
Hyperion usage
  1. Tippett: Piano Concerto (CDA67461/2)
    Disc 1 Track 1
    Release date: November 2007
    2CDs
Search

There are no matching records. Please try again.