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Concerto funebre

composer
1939, revised 1959

 
By the time Hartmann composed the Concerto funebre in the Autumn of 1939, he had written several notable works including the original version of his first symphony, Versuch eines Requiems (Attempt at a Requiem, on texts by Walt Whitman), the symphonic poem Miserae, the first string quartet and the opera Simplicius Simplicissimus. He seems to have started the concerto in July and continued it through the outbreak of World War II. The work was partly inspired by Hartmann’s feelings about the Nazi annexation of Czechoslovakia the previous year, and he distilled into it all his feelings of pain for his country and countrymen and his foreboding of the fate that awaited them all. He dedicated it to his four-year-old son Richard, whose fate in the coming times concerned him most of all. As he wrote many years later: ‘The date indicates the underlying character of the work, and the reason I wrote it. The four movements … are played without a break. The chorales at the beginning and end are intended to offer a sign of hope against the desperate situation of thinking people … I wanted to write down everything I thought and felt, and that gave me the form and the melodic style.’

At this stage the work was called Musik der Trauer (Music of mourning), a title that recalls Hindemith’s Trauermusik for viola and strings written three years earlier. There was no question of such a work being performed in Germany at that time, nor had any of Hartmann’s works been heard there during the previous six years; but by this time he had something of an international reputation and contacts with musicians elsewhere in Europe. The premiere took place in Switzerland, in 1940, with the St Gallen Chamber Orchestra, whose leader Karl Neracher was the soloist. The conductor was Ernst Klug, with whom Hartmann had been in correspondence for some years; Klug had aided Hartmann’s brother, also called Richard, who had decided to leave Germany, to find a safe haven in Switzerland. Long after the war, in 1959, Hartmann revised the concerto, and it was only then that it acquired the title Concerto funebre by which it has become generally known.

As Hartmann’s note mentions, the work is cast in four movements, and makes use of chorale melodies. The movements are arranged in two pairs, but played without a break. To this extent it might recall the violin concerto by Alban Berg, but the two works have little else in common apart from their sombre colouring. (In fact the Hindemith Trauermusik, also in four continuous movements and ending with a hymn-tune, may be a closer parallel.) The first movement is essentially an introduction: the melody intoned by the violin, punctuated by brief responses from the strings, is a traditional Hussite chorale, ‘You who are God’s Warriors’, a direct reference to Czechoslovakia. The simplicity of this movement is immediately contradicted by the highly emotional Adagio which follows. Phrases of the chorale are varied here, in a highly chromatic texture, the strings’ dotted rhythms taking on a slow-march character, while the solo instrument’s lament unfolds freely, plaintively, and with increasing eloquence, climaxing in an outcry in the very highest reaches of its register. The violin joins in the strings’ slow-march music to create unanimity in a deeply expressive coda.

The Allegro di molto third movement is a frenetic, highly virtuosic scherzo, like a danse macabre, dominated by hammering quaver rhythms. Hartmann deploys the full resources of his complex, expanded-tonal language from dense polyphony to obsessive ostinati, explosive chords, rapid alternations of arco and pizzicato in both solo and orchestra. The tempo increases to a feverish climax, twice interrupted by a mysterious pianissimo theme in the violin’s low register. The second appearance leads to a short and brilliant unaccompanied cadenza, and the movement concludes with a slow coda, sehr breit (very broad), harking back to the mood of the Adagio. The final movement is entitled ‘Choral’, with the qualification Langsamer Marsch. But the melody, unfolded in a series of serene responses between strings and violin, is a Russian song, variously known as ‘For the Fallen Revolutionaries’ and ‘You fell in Battle’. (Three years previously, Benjamin Britten had used this theme as the basis of his Russian Funeral for brass; eventually Shostakovich would base the third movement of his Symphony No 11 on it.) In the coda the theme melds with reminiscences of the Adagio; all seems to be fading out into silence, but a sudden loud dissonance closes the proceedings in anger.

from notes by Calum MacDonald © 2007

Le Concerto funebre pour violon et orchestre à cordes fut écrit à l’automne de 1939, par un Hartmann déjà auteur de plusieurs musiques remarquables, comme la version originale de sa première symphonie, Versuch eines Requiems (Essai de Requiem, sur des textes de Walt Whitmann), son poème symphonique Miserae, son premier quatuor à cordes et son opéra Simplicius Simplicissimus. Commencé en juillet, le concerto semble avoir été poursuivi au début de la Seconde Guerre mondiale et fut inspiré en partie par l’annexion nazie de la Tchécoslovaquie, un an plus tôt: Hartmann y distilla toute sa douleur pour son pays et pour ses compatriotes, toute ses appréhensions quant au sort de chacun; il le dédia à Richard, son fils de quatre ans, dont l’avenir l’inquiétait plus que tout. Des années plus tard, il écrira: «Cette date montre le caractère fondamental et la raison de ma pièce. Les quatre mouvements … sont joués sans interruption, les uns à la file des autres. Les deux chorals, au début et à la fin, sont là pour opposer une expression d’espoir à la situation alors désespérée des intellectuels … J’ai voulu coucher sur le papier tout ce que je sentais et ressentais, et cela m’a donné la forme et le mélos.»

À cette époque-là, ce concerto s’appelait encore Musik der Trauer (Musique de deuil), un titre qui fait penser à la Trauermusik (Musique funèbre) pour alto et cordes écrite par Hindemith trois ans auparavant. Il était alors absolument inenvisageable de jouer ce genre d’œuvre en Allemagne, où d’ailleurs aucune pièce de Hartmann n’avait été entendue depuis six ans; mais ce compositeur jouissait d’une certaine réputation internationale et avait des contacts avec d’autres musiciens européens. La première eut lieu à Saint-Gall (Suisse), en 1940, sous la baguette du chef d’orchestre Ernst Klug, avec qui Hartmann avait correspondu pendant plusieurs années, Klug ayant aidé Richard Hartmann, le frère du compositeur, à trouver un abri sûr en Suisse. Longtemps après la guerre, en 1959, Hartmann révisa le concerto, lui donnant alors le titre sous lequel il est généralement connu: Concerto funebre.

Comme le mentionne Hartmann, l’œuvre, coulée en quatre mouvements, recourt à des mélodies de choral. Les mouvements sont disposés par deux, mais joués sans interruption, ce qui pourrait rappeler le concerto pour violon d’Alban Berg—mais hormis leur noirceur, les deux partitions ont bien peu de points communs. (En réalité, la Trauermusik d’Hindemith, elle aussi en quatre mouvements continus et s’achevant sur un air d’hymne, pourrait faire une parente plus proche.) Le premier mouvement est avant tout une introduction: la mélodie entonnée par le violon, ponctuée par de brèves réponses aux cordes, est un choral hussite traditionnel, «Vous qui êtes les guerriers de Dieu», en référence directe à la Tchécoslovaquie. La simplicité de ce mouvement est immédiatement contredite par le très émouvant Adagio, où des phrases du choral sont variées en une texture fort chromatique, les rythmes pointés des cordes prenant des allures de marche lente, cependant que le violon solo déploie librement, plaintivement sa lamentation, avec une éloquence croissante, pour culminer en un haro dans les sphères les plus aiguës de son registre. Puis il se joint à la marche lente des cordes pour susciter une unanimité dans une coda profondément expressive.

Le troisième mouvement Allegro di molto est un scherzo frénétique des plus virtuoses, semblable à une danse macabre et dominé par des rythmes de croches martelés. Hartmann déroule toutes les ressources de son complexe langage tonal expansé, qui va de la polyphonie dense aux ostinati obsessionnels, en passant par des accords explosifs, des alternances rapides arco/pizzicato (solo et orchestre). Le tempo s’accélère jusqu’à un apogée fiévreux, interrompu à deux reprises par un mystérieux thème pianissimo dans le registre grave du violon. La seconde apparition de ce thème débouche sur une brève et brillante cadenza sans accompagnement, et le mouvement s’achève sur une coda lente, sehr breit (très ample), qui renvoie au climat de l’Adagio. Le mouvement final, baptisé «choral», est qualifié de Langsamer Marsch (Marche lente). Mais la mélodie, déployée en une série de réponses sereines entre cordes et violon, est un chant russe connu sous les titres «Aux révolutionnaires tombés» et «Tu mourus au combat». (Trois ans auparavant, Benjamin Britten en avait fait la base de ses Russian Funeral pour cuivres; pour finir, Chostakovitch fondera sur lui le troisième mouvement de sa Symphonie no 11.) Dans la coda, le thème se fond aux réminiscences de l’Adagio; tout semble s’évanouir dans les silence, quand une soudaine dissonance clôt bruyamment l’œuvre dans la colère.

extrait des notes rédigées par Calum MacDonald © 2007
Français: Hypérion

Als Harmann Concerto funebre im Herbst 1939 komponierte, hatte er bereits mehrere bedeutende Werke geschrieben, darunter die Originalversion seiner ersten Symphonie, Versuch eines Requiems (auf Texte von Walt Whitman), die symphonische Dichtung Miserae, das erste Streichquartett und die Oper Simplicius Simplicissimus. Er scheint das Konzert im Juli begonnen zu haben und arbeitete während des Ausbruchs des Zweiten Weltkriegs weiter daran. Das Werk wurde zum Teil durch Hartmanns Gefühle über den Anschluss der Tschechoslowakei durch die Nazis im Vorjahr inspiriert, und er destillierte darin den Schmerz, den er für seine Heimat und seine Landsleute empfand, sowie seine unguten Gefühle über das Schicksal, das sie alle erwartete. Er widmete es seinem vierjährigen Sohn Richard, über dessen Schicksal in der bevorstehenden Zeit er sich besonders sorgte. Viele Jahre später schrieb er: „Diese Zeit deutet den Grundcharakter und Anlass meines Stückes an. Die vier Sätze … gehen pausenlos ineinander über. Der damaligen Aussichtslosigkeit für das Geistige sollte in den beiden Chorälen am Anfang und am Ende ein Ausdruck der Zuversicht entgegengestellt werden. … Ich wollte all das niederschreiben, was ich dachte und fühlte, und das ergab Form und Melos.“

Zu diesem Zeitpunkt hieß das Werk Musik der Trauer, ein Titel, der an Hindemiths Trauermusik für Viola und Streicher erinnert, die drei Jahre zuvor geschrieben worden war. Ein solches Werk konnte damals keinesfalls in Deutschland aufgeführt werden, und in den vorhergehenden sechs Jahren war auch kein anderes Werk Hartmanns dort zu hören gewesen, aber er besaß bereits internationales Ansehen und hatte Kontakte mit Musikern in anderen Ländern Europas. Die Uraufführung fand 1940 in St. Gallen in der Schweiz unter der Leitung des Dirigenten Ernst Klug statt, mit dem Hartmann schon seit einigen Jahren korrespondiert hatte. Klug hatte Hartmanns Bruder, der ebenfalls Richard hieß, und sich entschlossen hatte, Deutschland zu verlassen, geholfen, in der Schweiz Zuflucht zu finden. 1959, lange nach dem Krieg, revidierte Hartmann das Konzert, und erst dann erhielt es den Titel Concerto funebre, unter dem es allgemein bekannt wurde.

Wie Hartmanns Anmerkung erwähnt, ist das Werk in vier Sätzen und macht von Choralmelodien Gebrauch. Die Sätze sind in zwei Paaren angelegt, werden aber ohne Pause gespielt. Insoweit mag es an das Violinkonzert von Alban Berg erinnern, aber die beiden Werke haben sonst außer ihrer düsteren Färbung wenig gemein. (Hindemiths Trauermusik, das ebenfalls in vier ununterbrochen gespielten Sätzen angelegt ist und mit einer Kirchenweise schließt, ist wohl eine engere Parallele.) Der erste Satz fungiert als Einleitung: die Melodie, die die Violine, von kurzen Einwürfen der Streicher unterbrochen, intoniert, ist der traditionelle Hussitenchoral „Die ihr Gottes Streiter seid“, eine direkte Anspielung auf die Tschechoslowakei. Die Schlichtheit dieses Satzes steht im Widerspruch mit dem folgenden hoch emotionalen Adagio. Hier werden in einer chromatisch angereicherten Struktur Phrasen aus dem Choral variiert; die punktierten Rhythmen der Streicher nehmen den Charakter eines langsamen Marsches an, während das Klagelied des Soloinstruments sich frei und schmerzlich entfaltet und mit zunehmender Eloquenz bis zu einem Aufschrei in seinem höchsten Register steigert. Die Violine stimmt in die langsame Marschmusik der Streicher mit ein, um in einer ausdrucksstarken Coda Übereinstimmung zu schaffen.

Der dritte Satz, Allegro di molto, ist ein frenetisches, äußerst virtuoses Scherzo, einem Danse macabre ähnlich, der vom Rhythmus pochender Achtel dominiert wird. Hartmann setzt die vollen Ressourcen seiner komplexen, tonal erweiterten Musiksprache ein—von dichter Polyphonie bis zu besessenen Ostinati, explosiven Akkorden und raschem Wechsel zwischen arco und pizzicato für Solisten und Orchester. Das Tempo steigert sich zu einem fiebrigen Höhepunkt, zweimal von einem mysteriösen pianissimo-Thema im tiefen Register der Violine unterbrochen. Sein zweites Auftreten führt in eine kurze, brillante unbegleitete Kadenz, und der Satz schließt mit einer langsamen Coda, sehr breit, die zur Stimmung des Adagios zurückkehrt. Der letzte Satz trägt den Titel „Choral“ mit der Beschreibung Langsamer Marsch. Aber die Melodie, die sich in einer Serie stiller Wechselgesänge zwischen Streichern und Violine entfaltet, ist das russische Lied „Für die gefallenen Revolutionäre“. (Drei Jahre zuvor hatte Benjamin Britten dieses Thema als Grundlage für sein Russian Funeral für Blechbläser verwendet, und Schostakowitsch sollte später den dritten Satz seiner 11. Symphonie darauf aufbauen.) In der Coda verschmilzt das Thema mit Reminiszenzen an das Adagio; alles scheint in Schweigen zu versinken, aber eine plötzliche laute Dissonanz schließt das Werk zornerfüllt.

aus dem Begleittext von Calum MacDonald © 2007
Deutsch: Renate Wendel

Recordings

Hartmann: Concerto funebre
CDA67547

Details

Movement 1: Introduction: Largo
Movement 2: Adagio
Movement 3: Allegro di molto
Movement 4: Choral: Langsamer Marsch

Track-specific metadata for CDA67547 track 2

Adagio
Artists
ISRC
GB-AJY-07-54702
Duration
7'00
Recording date
27 November 2006
Recording venue
Henry Wood Hall, London, United Kingdom
Recording producer
Andrew Keener
Recording engineer
David Hinitt
Hyperion usage
  1. Hartmann: Concerto funebre (CDA67547)
    Disc 1 Track 2
    Release date: September 2007
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