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Suite bergamasque, L82

composer
circa 1890; revised for publication in 1905

 
The Suite bergamasque has always been a favourite of mine, ever since I first played it at the age of fourteen. Its third movement is Debussy’s biggest hit, Clair de lune, but the rest is also very atmospheric and it makes a wonderful whole. It was written fifteen years before it was published in 1905, by which time Debussy’s style had changed considerably. He thus insisted on writing the date 1890 on the title page. The whole set went through many revisions and even changes of titles—Clair de lune first being called Promenade sentimentale (a good thing he changed it!), and the final Passepied starting life as Pavane.

With three movements having titles borrowed from the Baroque, it might be thought that the main influence of this suite was the music of that period—especially that of Couperin and Rameau for whom Debussy had the greatest admiration and from whom he liked to trace his musical lineage. However the biggest clue lies rather in the adjective ‘bergamasque’. This links it to the world of the Commedia dell’arte and also to the poet Verlaine, whose poem Clair de lune alludes to ‘masques et bergamasques’ and an idyllic Arcadia (Debussy set this poem twice to music). Verlaine’s cycle, Fêtes galantes, was in turn inspired by the elegant and frivolous world portrayed by the painter Jean-Antoine Watteau.

The opening Prélude is marked Moderato (tempo rubato), and it is important to give it the requested rhythmic freedom. Debussy, like most French composers, insisted on being faithful to his score, but realized that after exactitude comes talent. It has some beautiful changes of colour, and a great sense of space. There is an almost direct quote from Fauré’s setting of Clair de lune in bar 33. The Menuet requires good contrast between the staccato and legato touches as well as the ability to create a fanciful mood. The long sustained passage of fifteen bars before the coda has a great sense of sweep and should be played as one continuous line.

What would Debussy say if he knew his Clair de lune had been used in the soundtrack of at least fourteen major films and even in a TV commercial for Lexus automobiles (mutilated beyond belief)? It made him mad enough to be labelled an ‘Impressionist’ composer. Of all the pieces recorded here, you could probably apply that adjective most appropriately to this masterpiece, yet it still doesn’t seem quite right. I prefer how the French pianist Jacques Février described it: ‘The first to date of the great sonorous landscapes of Debussy.’ Its hushed stillness at the beginning is almost unbearably beautiful. Thinking how to interpret it, I am reminded of what Debussy said about metronome marks and why he so rarely used them: that they are all right for one bar, ‘like roses for the span of a morning’. Debussy told the pianist Maurice Dumesnil to use a general flexibility in this piece, and not to confuse the harmonies by using too much pedal. The harmony in fact is the melody here—it is not just a pretty tune. The C flat that is introduced the last time the theme appears must pierce us with its feeling of regret.

The Passepied is not at all in the standard Baroque metre for this dance (3/8), but it does bring us back to the aristocratic, noble colour of the other movements. Its main difficulty lies in playing the left hand staccato while phrasing the right hand (similar to Chabrier’s Idylle and Reynaldo Hahn’s song Quand je fus pris au pavillon). Debussy evidently held back this work from the publishers for months because he wasn’t happy with the last few bars. I think he finally got them perfect.

from notes by Angela Hewitt © 2012

La Suite bergamasque a toujours été l’une de mes œuvres préférées, depuis que je l’ai jouée pour la première fois à l’âge de quatorze ans. Son troisième mouvement, Clair de lune, est le plus grand succès de Debussy, mais le reste est aussi très évocateur et l’ensemble est merveilleux. Il la composa quinze ans avant sa publication en 1905, époque à laquelle le style de Debussy avait beaucoup changé. Il insista donc pour que la date 1890 figure sur la page de titre. Le recueil connut de nombreuses révisions et même des changements de titre—Clair de lune s’appelant tout d’abord Promenade sentimentale (il a bien fait de le changer!) et le Passepied final ayant vu le jour sous le titre Pavane.

Trois des mouvements ayant des titres empruntés au baroque, on pourrait penser que l’influence principale de cette suite provenait de la musique de cette époque là—en particulier celle de Couperin et de Rameau pour qui Debussy éprouvait une très grande admiration et dont il aimait se dire l’héritier musical. Toutefois, l’indice le plus important est plutôt l’adjectif «bergamasque». Il la relie à l’univers de la Commedia dell’arte et aussi au poète Verlaine, dont le poème Clair de lune fait allusion aux «masques et bergamasques» et à une Arcadie idyllique (Debussy mit deux fois ce poème en musique). Le cycle de Verlaine, Fêtes galantes, fut à son tour inspiré par le monde élégant et frivole représenté par le peintre Jean-Antoine Watteau.

Le Prélude initial est marqué Moderato (tempo rubato) et il est important de lui donner la liberté rythmique requise. Comme la plupart des compositeurs français, Debussy insistait pour qu’on soit fidèle à sa partition, mais comprenait qu’après l’exactitude vient le talent. Elle présente de magnifiques changements de couleurs et une grande impression d’espace. À la mesure 33 se trouve une citation presque exacte du Clair de lune de Fauré. Le Menuet exige un bon contraste entre staccato et legato ainsi que la capacité de créer une atmosphère fantaisiste. Le long passage soutenu de quinze mesures avant la coda donne une impression d’ampleur et doit être joué comme une ligne continue.

Que dirait Debussy s’il savait que son Clair de lune a été utilisé dans la bande sonore d’au moins quatorze films importants et même dans une publicité pour les voitures Lexus (mutilée au-delà de toute imagination)? Cela le rendait fou d’être étiqueté compositeur «impressionniste». De tous les morceaux enregistrés ici, c’est à ce chef-d’œuvre que l’on pourrait sans doute appliquer cet adjectif avec le plus d’à-propos et pourtant il ne semble pas tout à fait approprié. Je préfère la description du pianiste français Jacques Février: «Premier en date des grands paysages sonores debussystes.» Son calme feutré au début est d’une beauté presque incroyable. En pensant à la façon de l’interpréter, je me souviens de ce que Debussy pensait des indications métronomiques et de la raison pour laquelle il les employait si rarement: elles sont bonnes pour une mesure, «comme les roses l’espace d’un matin». Debussy disait au pianiste Maurice Dumesnil d’utiliser une souplesse générale dans cette pièce et de ne pas noyer les harmonies en utilisant trop de pédale. Ici, l’harmonie est en fait la mélodie—ce n’est pas juste un air joli. Le do bémol qui survient à la dernière apparition du thème doit nous transpercer avec son sentiment de regret.

Le Passepied ne respecte en rien le mètre standard de cette danse dans la musique baroque (3/8) mais nous ramène à la couleur aristocratique et noble des autres mouvements. Sa principale difficulté consiste à jouer la main gauche staccato tout en phrasant avec la main droite (comme Idylle de Chabrier et la mélodie de Reynaldo Hahn Quand je fus pris au pavillon). Debussy se retint manifestement pendant des mois de confier cette œuvre aux éditeurs car il n’était pas satisfait des dernières mesures. Je pense qu’il a finalement atteint la perfection.

extrait des notes rédigées par Angela Hewitt © 2012
Français: Marie-Stella Pâris

Die Suite bergamasque ist, seit ich sie im Alter von 14 Jahren zum ersten Mal gespielt habe, immer eines meiner Lieblingsstücke gewesen. Der dritte Satz, Clair de lune, ist Debussys größter Hit, doch auch die anderen Stücke sind sehr atmosphärisch und verbinden sich zu einem wunderschönen Ganzen. Die Suite entstand 15 Jahre bevor sie 1905 veröffentlicht wurde und in der Zwischenzeit hatte sich Debussys Stil erheblich gewandelt. Er bestand deshalb darauf, auf der Titelseite das Jahr 1890 zu notieren. Der Zyklus wurde etliche Male überarbeitet und auch die Titel wurden mehrfach geändert—Clair de lune hieß zunächst Promenade sentimentale (ein glücklicher Umstand, dass er diesen Titel änderte!) und der letzte Satz, Passepied, trug zunächst den Namen Pavane.

Da drei Sätze mit barocken Titeln versehen sind, könnte man denken, dass auch die Musik vom Barock inspiriert ist, insbesondere von Couperin und Rameau, die Debussy sehr schätzte und in deren musikalische Abstammungslinie er sich gern einreihte. Den wichtigsten Anhaltspunkt liefert jedoch das Adjektiv „bergamasque“. Dadurch wird eine Verbindung zu der Sphäre der Commedia dell’arte und auch zu dem Dichter Verlaine hergestellt, dessen Gedicht Clair de lune an die „masques et bergamasques“ und ein idyllisches Arkadien anspielt (Debussy vertonte das Gedicht gleich zweimal). Die Inspirationsquelle zu Verlaines Zyklus Fêtes galantes wiederum war die elegante und frivole Welt, die der Maler Jean-Antoine Watteau darstellte.

Das erste Stück, Prélude, ist mit der Anweisung Moderato (tempo rubato) versehen und es ist wichtig, ihm diese rhythmische Freiheit zu geben. Wie die meisten französischen Komponisten verlangte auch Debussy, dass man seinem Notentext treu bleiben möge, doch sah er auch ein, dass nach der Exaktheit das Talent kommt. Es finden hier mehrere wunderschöne Farbwechsel statt und es stellt sich ein großes Raumgefühl ein. In Takt 33 erklingt ein fast direktes Zitat von Faurés Vertonung von Clair de lune. Im Menuet muss der Kontrast zwischen Staccato und Legato deutlich herausgearbeitet und auch eine phantasievolle Stimmung erzeugt werden. Die lang anhaltende 15-taktige Passage vor der Coda besitzt einen besonderen Spannungsbogen und sollte als eine fortlaufende Linie aufgefasst werden.

Was würde Debussy wohl dazu sagen, wenn er wüsste, dass sein Clair de lune in den Soundtracks zu mindestens 14 großen Filmen und sogar in einer Fernsehwerbung für Personenkraftwagen der Firma Lexus (in unglaublich verstümmelter Form) verwendet worden ist? Es regte ihn schon auf, als „impressionistischer“ Komponist abgestempelt zu werden. Von allen hier vorliegenden Werken passt jenes Adjektiv auf dieses Meisterstück wahrscheinlich am besten, doch ist es trotzdem nicht ganz treffend. Mir gefällt die Beschreibung des französischen Pianisten Jacques Février besser: „Die erste der großen klingenden Landschaften Debussys.“ Die gedämpfte Stille zu Beginn ist fast unerträglich schön. Wenn ich überlege, wie es zu interpretieren ist, muss ich daran denken, wie sich Debussy über Metronomangaben äußerte und warum er sie nur so selten machte—sie seien zutreffend für einen Takt, „wie Rosen für den Verlauf eines Morgens“. Debussy wies den Pianisten Maurice Dumesnil an, dieses Stück mit größerer Flexibilität aufzufassen und die Harmonien nicht durch zuviel Pedal zu verwischen. Die Harmonie ist in diesem Falle auch die Melodie—und es handelt sich dabei nicht nur um eine hübsche Weise. Das Ces, das eingeführt wird, wenn das Thema zum letzten Mal erklingt, muss den Hörer mit seinem Reuegefühl durchbohren.

Der Passepied steht nicht im standardmäßigen Barock-Metrum dieses Tanzes (3/8), doch transportiert er uns zu der aristokratischen, noblen Farbe der anderen Sätze zurück. Die Hauptschwierigkeit liegt hierbei darin, dass die linke Hand ein Staccato zu spielen hat, während die rechte Hand phrasiert (ähnlich wie in Chabriers Idylle und Reynaldo Hahns Lied Quand je fus pris au pavillon). Debussy hielt dieses Werk offenbar mehrere Monate zurück, bevor er es zur Publikation freigab, weil er mit den letzten Takten nicht zufrieden war. Ich finde, er bekam sie schließlich perfekt hin.

aus dem Begleittext von Angela Hewitt © 2012
Deutsch: Viola Scheffel

Recordings

Debussy: Suite bergamasque, Estampes, Children's Corner & Pour le piano
CDA66495Archive Service
Debussy: Piano Music
CDS44061/33CDs Boxed set (at a special price) — Archive Service
Debussy: Solo Piano Music
Studio Master: CDA67898Studio Master FLAC & ALAC downloads available
Caprices & Fantasies
CDH55130Archive Service
Harold Bauer – The complete recordings
APR7302Download only
Harriet Cohen – The complete solo studio recordings
APR7304Download only
Moura Lympany – The HMV Recordings, 1947-1952
APR6011for the price of 1 — Download only
Percy Grainger – The complete 78-rpm solo recordings
APR7501Download only
Stephen Hough's French Album
CDA67890

Details

Movement 1: Prélude
Track 7 on CDA67898 [4'20]
Track 1 on CDA66495 [4'10] Archive Service
Track 1 on CDS44061/3 CD1 [4'10] 3CDs Boxed set (at a special price) — Archive Service
Movement 2: Menuet
Track 8 on CDA67898 [4'30]
Track 2 on CDA66495 [3'44] Archive Service
Track 2 on CDS44061/3 CD1 [3'44] 3CDs Boxed set (at a special price) — Archive Service
Movement 3: Clair de lune
Track 15 on CDA67890 [4'55]
Track 9 on CDA67898 [5'36]
Track 11 on CDH55130 [4'22] Archive Service
Track 3 on CDA66495 [4'32] Archive Service
Track 3 on CDS44061/3 CD1 [4'32] 3CDs Boxed set (at a special price) — Archive Service
Track 4 on APR7302 CD2 [4'29] Download only
Track 16 on APR7501 CD4 [4'24] Download only
Track 3 on APR7304 CD3 [4'26] Download only
Track 22 on APR6011 CD1 [4'48] for the price of 1 — Download only
Movement 4: Passepied
Track 10 on CDA67898 [4'01]
Track 4 on CDA66495 [3'35] Archive Service
Track 4 on CDS44061/3 CD1 [3'35] 3CDs Boxed set (at a special price) — Archive Service

Track-specific metadata for CDA67898 track 10

Passepied
Artists
ISRC
GB-AJY-13-89810
Duration
4'01
Recording date
15 December 2011
Recording venue
Jesus-Christus-Kirche, Berlin, Germany
Recording producer
Ludger Böckenhoff
Recording engineer
Ludger Böckenhoff
Hyperion usage
  1. Debussy: Solo Piano Music (CDA67898)
    Disc 1 Track 10
    Release date: October 2012
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