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Années de pèlerinage, troisième année, S163

composer
1877

 
The genesis of the Troisième Année de pèlerinage is very different from that of its two predecessors. The first (Suisse), and the second (Italie) were brought into their published shape in the mid-1850s during Liszt’s time in Weimar, although most of the pieces actually originated during the period of his young wanderings in the company of Marie d’Agoult in the 1830s. They are both volumes of intensely passionate, essentially young man’s music, whatever refinements accrued to them. The third volume, sometimes very mistakenly published with the subtitle of ‘Italie’, is the product of a fundamentally solitary person, written during the later years of his life, when he made an almost annual triangular trip through Rome, Weimar and Budapest. Five of the pieces date from 1877, but Liszt added two earlier works: numbers 5 and 6, from 1872 and 1867. Angelus! also exists in versions for harmonium, for string quartet and for string orchestra and is an innocent diatonic melody in a lilting 6/8. It forms the beginning of the arch which ends in the experience of the seventh piece, Sursum corda—the exhortation to ‘lift up your hearts’ at the Eucharist—where a benign theme endures chromatic rigours and even a burst of whole-tone harmony before the strength of faith brings the cycle to a firm and positive conclusion. Midway lies the mystical comfort of the Fountains of the Villa d’Este—an impressionistic masterpiece, years ahead of its time and much imitated, consciously or no, by Debussy and Ravel. Although this work is pictorial, its very key of F sharp major allies it to a number of Liszt’s most intimate religious reflections, particularly Bénédiction de Dieu dans la solitude, and its message is spelt out at bar 144 (at the modulation to D major) with a quotation (in Latin) from the Gospel of St John: ‘The water that I shall give him shall be in him a well of water springing up into everlasting life’ (Authorised Version, John 4: 14).

The four remaining pieces are all elegiac: the two Cypresses are both subtitled ‘Threnody’ although no specific object of lamentation is divulged. And it is clear that Liszt wrote the second under the misapprehehsion that Michelangelo had planted the first cypress at Santa Maria degli Angeli in Rome, and that he changed the title when he discovered his error. Whilst the first of the Cypresses is nominally in G minor/major, the effect of suspended tonality is present from the beginning. There is some attempt here at depicting (in 3/4) the rocking of the trees in the wind, a feature altogether absent in the second threnody which makes an oblique nod towards the traditional funeral march without ever succumbing. The other two elegies refer to Liszt’s personal acquaintances: in a broad sense in Sunt lacrymae rerum and specifically in the Marche funèbre. The first of these, originally entitled ‘Thrénodie hongroise’ refers to the rout of the Hungarian War of Independence (1848–1849) and the subsequent execution of some of Liszt’s patriotically distinguished friends (cf the earlier Funérailles) and the final title comes from words spoken by Aeneas in Virgil’s Aeneid (quoted here in the translation by W F Jackson Knight): ‘… there is pity for a world’s distress, and a sympathy for short-lived humanity.’ The music has several overtly Hungarian characteristics, especially in the matter of augmented seconds in the melodic lines. The hapless quondam archduke who became Emperor of Mexico, mistakenly believing himself to have been popularly elected, who attempted social and economic reforms, and who was eventually executed by the man he replaced, is commemorated in a powerful lament which emerges into triumphant optimism, in line with the quotation from an elegy by Propertius (Book 2, No 10) which Liszt placed at the head of the score: ‘In magnis et voluisse sat est’ (‘To have wished for great things is an accomplishment in itself’).

from notes by Leslie Howard © 1991

L’origine de la Troisième Année de pèlerinage est très différente de celle des deux qui l’ont précédée. La première (Suisse) et la deuxième (Italie) furent terminées dans leur forme publiée vers le milieu des années 1850, lorsque Liszt vivait à Weimar, mais la plupart de ces morceaux ont leur origine dans la période des vagabondages de jeunesse du compositeur avec Marie d’Agoult durant les années 1830. L’une et l’autre sont des volumes de musique essentiellement de jeune homme, intensément passionnée, quels que soient les raffinements qui aient pu y être ajoutés. Le troisième volume, qui est quelquefois publié tout à fait par erreur avec le sous-titre «Italie», est le produit d’une personne fondamentalement solitaire, écrit durant les dernières années de sa vie, quand il faisait presque annuellement un voyage triangulaire entre Rome, Weimar et Budapest. Cinq des morceaux datent de 1877, mais Liszt y ajouta deux ouvrages écrits plus tôt: les Nos 5 et 6, de 1872 et 1867. Angélus! existe aussi en version pour harmonium, pour quatuor à cordes et pour orchestre à cordes; c’est une innocente mélodie diatonique, en mesure 6/8 rythmée. Ce morceau forme le début de l’arche qui se termine avec l’expérience du septième morceau, Sursum corda—l’exhortation à «Levez vos cœurs» au moment de la Communion—où un thème bénin est soumis à des rigueurs chromatiques et même à une explosion d’harmonie à plein ton avant que la force de la foi n’amène le cycle à une conclusion ferme et positive. A mi-chemin se trouve le confort mystique des Fontaines de la Villa d’Este—un chef-d’œuvre impressionniste, très en avance sur son époque et que Debussy et Ravel, consciemment ou non, ont beaucoup imité. Bien que ce soit une œuvre picturale, elle s’apparente par son ton en fa dièse majeur à un certain nombre des réflexions religieuses les plus intimes de Liszt, en particulier à la Bénédiction de Dieu dans la solitude, et son message est bien expliqué à la mesure 144 (à la modulation de ré majeur) avec une citation (en latin) de l’Evangile de Saint Jean: «L’eau que je lui donne deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle» (Bible de 1611, Saint Jean 4: 14).

Les quatre morceaux qui restent sont tous élégiaques: les deux Cyprès sont tous deux sous-titrés «Thrénodie», bien qu’aucun objet spécifique de lamentation ne soit divulgué. Et il est évident que Liszt écrivit le second morceau avec la fausse impression que Michel-Ange avait planté le premier cyprès à Santa Maria degli Angeli à Rome, et qu’il changea le titre quand il découvrit son erreur. Alors que le premier Cyprès est nominalement en sol mineur/majeur, l’effet de tonalité en suspens est présent dès le début. Il y a dans ce morceau un effort à décrire (en 3/4) le bercement des branches d’arbre sous le vent, trait qui est totalement absent dans les deuxièmes lamentations, qui penchent obliquement vers la marche funèbre traditionnelle sans jamais le devenir vraiment. Les deux autres élégies se rapportent à des connaissances personnelles de Liszt: en général dans Sunt lacrymae rerum et explicitement dans la Marche funèbre. La première de celles-ci, dont le titre était à l’origine «Thrénodie hongroise» se rapporte à la déroute de la Guerre d’Indépendance hongroise (1848–49) et les exécutions qui en résultèrent pour certains amis de Liszt remarquablement patriotes (voir Funérailles composées auparavant) et le titre final a pour source les paroles prononcées par Enée dans l’Enéïde de Virgile: «… une pitié pour la détresse du monde et une sympathie pour une humanité éphémère.» La musique fait preuve de plusieurs caractéristiques manifestement hongroises, particulièrement en ce qui concerne les secondes augmentées des lignes mélodiques. L’infortuné vieil archiduc qui devint Empereur du Mexique, faussement persuadé qu’il avait été élu par la voix populaire, qui essaya des réformes sociales et économiques et qui fut finalement exécuté par l’homme qu’il avait remplacé est commémoré par une puissante lamentation qui se transforme en optimisme triomphant, en accord avec une citation d’une élégie de Properce (Livre 2, No 10) que Liszt plaça en exergue de la partition: «In magnis et voluisse sat est» («Dans les grandes entreprises, vouloir est déjà bien»).

extrait des notes rédigées par Leslie Howard © 1991
Français: Alain Midoux

Die Entstehungsgeschichte des Troisième année de pèlerinage unterscheidet sich stark von der seiner zwei Vorläufer. Das erste (Suisse) und das zweite (Italie) erhielten Mitte der 50er Jahre des 19. Jahrhunderts während Liszts Zeit in Weimar druckreife Form, obwohl die meisten Stücke bereits im Verlauf seiner Wanderjahre in Gesellschaft von Marie d’Agoult in den 30er Jahren entstanden waren. Beide Teile enthalten zutiefst leidenschaftliche Musik eines jungen Mannes, ungeachtet der Verfeinerungen, die im Nachhinein an ihnen vorgenommen wurden. Der dritte Teil, der manchmal fälschlich mit dem Untertitel „Italie“ veröffentlicht wurde, ist das Produkt eines fundamentalen Einzelgängers und wurde in einem späteren Lebensabschnitt geschrieben, als Liszt beinahe jährlich eine Dreistädtereise nach Rom, Weimar und Budapest unternahm. Fünf der Stücke stammen aus dem Jahr 1877, aber Liszt fügte zwei ältere Werke hinzu: die Nr. 5 und 6 von 1872 bzw. 1867. Angelus! liegt außerdem in Versionen für Harmonium, für Streichquartett und für Streichorchester vor und ist eine unschuldige diatonische Weise im trällernden 6/8-Takt. Dieses Stück steht am Anfang des Bogens, der mit dem Erlebnis des siebten Stücks Sursum corda endet—der Ermahnung, angesichts der Eucharistie die Herzen zu erheben. Darin erduldet ein gutmütiges Thema chromatische Unbilden und sogar einen Ausbruch von Ganztonharmonik, ehe die Kraft des Glaubens den Zyklus zu einem festgefügten und positiven Abschluß bringt. Auf halbem Weg dorthin erfolgt die mystische Tröstung der Wasserspiele der Villa d’Este—eines impressionistischen Meisterwerks, das seiner Zeit um Jahre voraus war und bewußt oder unbewußt von Debussy und Ravel imitiert wurde. Dieses Werk mag klangmalerisch sein, doch seine Tonart setzt es in Beziehung zu einer Reihe von Liszts intimsten religiösen Äußerungen, insbesondere zu Bénédiction de Dieu dans la solitude. Seine Botschaft wird im 144. Takt (bei der Modulation nach D-Dur) in Gestalt eines (lateinischen) Zitats aus dem Johannesevangelium verkündet: „Das Wasser, das ich ihm geben werde, das wird in ihm ein Brunnen des Wassers werden, das in das ewige Leben quillt“ (Johannes 4, 14).

Die vier übrigen Stücke sind alle elegisch: Die beiden Cypresses tragen beide den Untertitel „Threnodie“, obwohl kein bestimmtes Objekt der Klage genannt wird. Es ist klar, daß Liszt das zweite Stück in der irrigen Annahme schrieb, Michelangelo habe die erste Zypresse in Santa Maria degli Angeli in Rom gepflanzt. Jedenfalls änderte er den Titel, als er seinen Irrtum entdeckte. Die erste der Cypresses steht dem Namen nach in g-Moll/G-Dur, doch der Effekt einer aufgehobenen Tonalität macht sich von Anfang an bemerkbar. Hier wird der Versuch unternommen, (im 3/4-Takt) das Wiegen der Bäume im Wind darzustellen. Die zweite Threnodie, in der diese Besonderheit völlig fehlt, neigt verhohlen in Richtung eines traditionellen Trauermarschs, ohne ihm je ganz zu verfallen. In den beiden anderen Elegien geht es um persönliche Bekannte Liszts: bei Sunt lacrymae rerum im allgemeinen, beim Marche funèbre im besonderen. Die erste ursprünglich „Thrénodie hongroise“ betitelte Elegie bezieht sich auf die Niederlage im ungarischen Unabhängigkeitskampf (1848/49) und die anschließende Hinrichtung mehrerer patriotisch gesinnter Freunde von Liszt (siehe auch die früher entstandenen Funérailles). Der schließlich gewählte Titel ist von einem Satz abgeleitet, den Aeneas in Vergils Aeneis spricht: „Hier auch erwirbt das Verdienst sich Belohnung, Tränen das Leid, und menschliches Unheil rührt die Gemüter.“ Die Musik weist diverse offenkundig ungarische Anklänge auf, insbesondere, was die übermäßigen Sekunden in der Melodieführung angeht. Um den glücklosen ehemaligen Erzherzog, der im fälschlichen Glauben, er sei vom Volk dazu erwählt worden, Kaiser von Mexiko wurde, der soziale und ökonomische Reformen durchzusetzen versuchte und am Ende von dem Mann hingerichtet wurde, dessen Platz er eingenommen hatte, geht es im folgenden Stück. Es handelt sich um ein eindrucksvolles Klagelied, das in triumphierendem Optimismus ausklingt, gemäß dem Zitat von Properz (Elegien 3, I, 6), das Liszt der Partitur voranstellte: „In magnis et voluisse sat est“ („In großen Dingen ist schon der Wille genug“).

aus dem Begleittext von Leslie Howard © 1991
Deutsch: Anne Steeb/Bernd Müller

Recordings

Liszt: The complete music for solo piano, Vol. 12 – Années de pèlerinage III
CDA66448
Liszt: Complete Piano Music
CDS44501/9899CDs Boxed set + book (at a special price)
Moura Lympany – The HMV Recordings, 1947-1952
APR6011for the price of 1 — Download only
Musorgsky: Pictures from an Exhibition; Debussy: Estampes; Liszt: Ave Maria
Studio Master: SIGCD226Download onlyStudio Master FLAC & ALAC downloads available

Details

No 1: Angelus! – Prière aux anges gardiens
Track 15 on CDA66448 [5'30]
Track 15 on CDS44501/98 CD11 [5'30] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 2: Aux cyprès de la Villa d'Este – Thrénodie I
Track 16 on CDA66448 [4'46]
Track 16 on CDS44501/98 CD11 [4'46] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 3: Aux cyprès de la Villa d'Este – Thrénodie II
Track 17 on CDA66448 [7'43]
Track 17 on CDS44501/98 CD11 [7'43] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 4: Les jeux d'eaux à la Villa d'Este
Track 18 on CDA66448 [6'29]
Track 18 on CDS44501/98 CD11 [6'29] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
Track 20 on SIGCD226 [8'15] Download only
Track 19 on APR6011 CD1 [7'54] for the price of 1 — Download only
No 5: Sunt lacrymae rerum – en mode hongrois
Track 19 on CDA66448 [5'25]
Track 19 on CDS44501/98 CD11 [5'25] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 6: Marche funèbre – en mémoire de Maximilien I, Empereur du Mexique, d. 19 juin 1867
Track 20 on CDA66448 [4'03]
Track 20 on CDS44501/98 CD11 [4'03] 99CDs Boxed set + book (at a special price)
No 7: Sursum corda – Erhebet eure Herzen
Track 21 on CDA66448 [2'53]
Track 21 on CDS44501/98 CD11 [2'53] 99CDs Boxed set + book (at a special price)

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